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mercredi 1 février 2012

Le 'Triomphant' Hollande se fait enfariner par une faible femme

Hollande frappé dans sa dignité présidentiable


Hollande, attentif aux symboles et présages,
est passé du mauvais côté du rideau de fumée socialiste


Alors que François Hollande se trouvait à la tribune du Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris (XVe), le candidat socialiste s'est fait enfariner. Le candidat s'apprêtait à signer la charte sur le mal logement de la fondation Abbé Pierre, quand une femme a surgi sur la tribune avant de vider sur lui un sac plein de farine.
Elle a aussitôt été sèchement maîtrisée par le service de protection du candidat socialiste. Dans un premier temps le candidat socialiste a continué à signer la charte. Visiblement énervé, François Hollande, l'air humilié, s'est retiré en coulisses.
VOIR et ENTENDRE
les violences du service d'ordre musclé sur la jeune mère de famille:


La 'Redoutable' avait également une pancarte pour dénoncer un déni de justice.
Après quelques minutes, le candidat est ressorti, propre sur lui et a repris la parole.
"Je suis heureux d'avoir signé le contrat social de la Fondation AbbéPierre malgré cet acte isolé qui n'honore pas son auteur", a twitté peu après le candidat socialiste.

Hollande a en quelque sorte son attentat de l'Observatoire !
A chacun selon son niveau...

lundi 14 juin 2010

Le PS fait du poujadisme sur les rémunérations des élus et ministres

Le cas des Bleus souligne les incohérences de l'opposition

L'UMP a dénoncé lundi "le populisme" et les "grandes tirades" du Parti socialiste, notamment sur les rémunérations des élus et ministres et sur le cumul des mandats.

Appelé lors d'un point presse à commenter le "plafonnement global des rémunérations" des élus et ministres, proposé dimanche par la première secrétaire du PS Martine Aubry, Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP, a estimé que ces déclarations relevaient du "populisme".
"Mme Aubry jette ce type de phrase en pâture sans dire ce qu'elle y met", a-t-il ajouté. "La République a besoin pour la diriger de personnels élus qui viennent de toutes les catégories socio-professionnelles et de tous les horizons".
"Si on n'y prend pas garde, on pourrait à la limite ne pas avoir de cadres du privé ou de gens qui viennent de professions libérales" mais "à l'inverse avoir une assemblée nationale peuplée de fonctionnaires qui ne sont pas représentatifs de l'ensemble de la population", a ajouté M. Paillé.
"Si on veut faire un travail de fond, faisons-le dans la sérénité et pas sous le feu des projecteurs à la faveur d'un ou deux événements hyper médiatisés", a-t-il dit en allusion à la polémique autour des rémunérations publiques cumulées par l'ex-ministre Christine Boutin. Mme Boutin est incitée au bénévolat (lien PaSiDupes), mais les Bleus dorés sur tranche seraient éligibles à une prime spéciale de 300.00 euros chacun en cas de victoire au Mondial 2010. Et ils sont 24, plus le staff... (lien PaSiDupes)

Hamon-le-benoît réfute

Réagissant à l'accusation de populisme,
le porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon a toujours un reste de fumée à dresser en rideau : "Quand il s'agit de geler les salaires des fonctionnaires, l'UMP trouve cela juste et normal et quand il s'agit de plafonner les rémunérations des ministres et des élus, elle trouve que cela relève du poujadisme". Sauf que nombre de fonctionnaires sont logés, tels les chefs d'établissements scolaires, mais aussi leurs adjoints, et encore leurs intendants et leurs CPE: une astreinte d'un weekend sur quatre justifie-t-elle ce privilège ?

Hamon parle comme le facteur à temps (très) partiel du NPA
L'UMP n'"a pas de problème" pour "faire les poches de tous les Français" (y compris celles des patrons et des riches?), prétend l'amer Hamon - lequel n'a jamais exercé de responsabilité ministériel - mais "quand il s'agit d'aller regarder ce qu'il y a dans les poches des élus, ça devient du poujadisme ou du populisme", a-t-il amalgamé. Suggère-t-il qu'on lui conteste son poste d'enseignement à l'Université, avec bac +3 ? Et la rémunération afférente ?Pour combien d'heures effectives ? Devant combien d'étudiants militants, le temps de la photo ?
En définitive, le socialiste Hamon esquive et accuse pour ne pas répondre. Ainsi le PS a-t-il toujours une catégorie sociale ou un groupe socio-professionnel à livrer en pâture à l'opinion: la presse militante ne va d'ailleurs pas tarder à relancer l'opinion contre les membres du gouvernement. Lire PaSiDupes

La majorité épingle les incohérences de l'opposition poujadiste


Outre que la communiste Buffet dénonce les inégalités sociales, mais prend le parti des Bleus logés dans un palace de l'opulente afrique où la pauvreté n'est que légende, le PS vilipende Christine Boutin pour la rémunération de son travail, mais approuve l'emploi fictif de Benoît Hamon à l'Université (attendons-nous d'ailleurs à ce qu'il en ressorte dipômé...) ou la Fédération française de football qui fait voyager les compagnes de joueurs en jet privé: lire le précédent article de PaSiDupes.
Tout pour les Bleus qui ne marquent pas de buts mais la portion congrue pour les ministres qui dépassent les 35h... Pourquoi ne pas remettre leur éviction des palais nationaux aux calendes grecques: à l'arrivée de la gauche au pouvoir ?

Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a estimé que, sur le cumul des mandats, le PS souhaitait "une position extrêmement intransigeante pour tout le monde" tout en "ne se (l'appliquant) pas". Evoquant les "grandes tirades jamais suivies d'effet", M. Lefebvre a demandé des "éléments concrets qui montrent une vraie volonté" du PS. Sans doute les ministres de Jospin étaient-ils logés en campus universitaire comme de simples footeux espagnols ?...

Martine Aubry
a reculé sur les retraites face aux irresponsables sur son flanc gauche, puis sur le non cumul des mandats, face aux sénateurs:
les feux de recul du PS sont très sollicités !
Le PS ne fouille que certaines; sinon, il garde les mains dans les poches.

mardi 29 juillet 2008

Christine Boutin mobilise pour le logement

Les associations militantes campent sur leurs positions

Après des mois de préparation, Christine Boutin, la ministre du Logement, présentait en Conseil des ministres hier mercredi son projet de loi de « mobilisation pour le logement ». La ministre a également l'intention «organiser à la rentrée des débats citoyens avec les Français pour les faire réagir à son projet. En l'espace de cinq ans, 5 lois ont déjà été votées sur le logement et aucun n’a jamais recueilli l’approbation des partis et donc des associations satellites. Pourtant, selon la ministre, le nouveau projet marquera une véritable « rupture ».

Une « rupture » qui s'articule autour de quatre axes
:

1- construire plus de logements,

2- favoriser l'accession des plus modestes à la propriété,

3- permettre l'accès au parc HLM à plus de personnes

4- et lutter contre l'habitat indigne.


Ce vaste programme, qui correspond aux besoins, comme aux revendications, ne parvient pourtant pas à faire l'unanimité
en ces temps de contestation systématique et de crise. Vent debout, le collectif des associations unies (France Terre d’asile, Fondation Abbé-Pierre, ATD-
Quart-Monde... ) ou les Enfants de Don Quichotte estiment que ce projet est une « régression » et réclament son retrait. Pas de détail ! C’est aussi leur raison d’être qui est en jeu.


La facilitation de l'accession à la propriété concerne les quatre axes de lutte

Sur l’ensemble de 26, un article en particulier concentre la polémique, au détriment du reste: celui qui permet un assouplissement de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain), la fameuse disposition votée sous Lionel Jospin en 2000, obligeant les communes de plus de 3.500 habitants à avoir 20 % de logements sociaux. Cette obligation, louable dans les débats télévisés et à la tribune des meetings, est apparue irréaliste sur le terrain, ne serait-ce que pour des raisons de prix du foncier sur certaines communes.

Le projet de loi prévoit que l'accession sociale à la propriété pourra être comptabilisée dans ces 20 % sociaux. N’est-il pas en effet cohérent que les logements construits afin d’aider les Français modestes à devenir propriétaires, soient eux aussi pris en compte ? Cela colle à la logique d’une « France de propriétaires » promise par le candidat Nicolas Sarkozy et à laquelle le Chef de l’Etat reste attaché. Mais ce n'est pas du goût de tout le monde. « Les ménages les plus modestes ne sont pas en mesure d'accéder à la propriété », s'emporte le collectif des associations. Quant à Jean-Luc Laurent, vice-président MRC du Conseil Régional d'Ile-de-France, qui redoute probablement leur embourgeoisement, il assure, sans excès ni preuve, que le gouvernement organise « le démantèlement du logement social ». Déjà en 2006 la majorité avait présenté un amendement en ce sens mais, face au tollé, avait dû faire machine arrière.


Autre problème en ces temps de disette budgétaire: la question du financement.

Pour mener à bien son projet Christine Boutin veut récupérer 800 millions d'euros des caisses du 1% logement (l’argent versé par les entreprises et qui représente une manne de 4 milliards d’euros). Ces sommes serviront pourtant à financer la réhabilitation et la construction de logements. Or, les partenaires sociaux qui gèrent ce budget ne souhaitent pas qu’une partie de leurs ressources soit employée tout aussi utilement par le gouvernement, que l’on sache clairement à quoi et sans leur avis. L’intérêt bien compris des mal-logés n’est donc pas un argument en soi suffisant. Les partenaires sociaux ne désirent pas partager leurs prérogatives, lesquelles s’exercent sur des fonds dont ils n’assurent pourtant pas la constitution.


La maison à 15 euros par jour
est la mesure la plus emblématique des 26 articles que comporte le projet de loi et elle a d’ailleurs déjà été mise en oeuvre. C’est du concret sur lequel les associations garde le silence. Christine Boutin s’emploie à en vendre 10.000 en 2009.


La ministre souhaite par ailleurs mettre un terme à cette situation inadmissible des locataires dont la situation a évolué et ont désormais des revenus qui ne justifient plus leur présence en HLM : ils devront donc quitter leur logement d'ici trois ans. Considérant la situation que d’aucuns jugent préoccupante, les plafonds de revenus seront abaissés pour prétendre à un logement social. Objectif: s'assurer que ce sont bien ceux qui en ont le plus besoin qui ont accès à une HLM. Toutes ces mesures visent à supprimer les occupations abusives de logements sociaux et à fluidifier un marché saturé. 1,3 million de Français et de sans papiers sont en attente d’un logement.

lundi 14 avril 2008

Réforme de l’Etat : logement, ambassades, armée, dans l’œil du cyclone

La gauche s’est gardée d’approuver bruyamment...
Le Président est à l’écoute et fait ce qu’il a promis. Ce qui s’applique aux postes d’enseignants -et de personnels non enseignants- de l’Education Nationale est également valable dans d’autres ministères.
Pour évaluer plus justement la propagande de la gauche relayée par ses journalistes militants dans toutes les rédactions de la presse écrite et radio-télévisuelle, il convient de mettre en valeur ce que les partisans évacuent, au profit de tous les sujets compassionnels touchants les plus défavorisés, les femmes et les enfants. Tandis que les vieillards sont tombés dans l’oubli depuis la canicule, les scolaires sont en revanche au centre de toutes les attentions et manipulations : le joli mois de Mai oblige !

Logement : les aides ciblées
Telle que la presse transmet l’information, la communication du gouvernement n’est pas très satisfaisante, lorsque les Français apprennent que les plafonds de ressources pour l'accès au logement social vont être abaissés de 10 % et les «surloyers» relevés. Ici ‘abaisser’ veut en effet dire que les possibilités d’accession vont donc 'augmenter'.
C’était une priorité des Français, qui y ont consacré un quart de leurs revenus l'an passé. Pas question, indique le cabinet de Christine Boutin, ministre du Logement, de remettre en cause les objectifs affichés depuis un an, à savoir la construction de 500 000 logements, dont 120 000 sociaux, l'accession populaire à la propriété et l'application du droit au logement.
Quatre axes de travail devraient être avancés.
1- Le premier concerne les aides au logement (allocation logement, APL). Conçues comme un coup de pouce à la location, elles ont donné lieu à des abus. L'Élysée pourrait proposer une remise à plat du système, et notamment un encadrement plus strict des publics visés. Huit millions de personnes perçoivent l'APL.
2- Les dispositifs d'investissement locatif défiscalisés (Robien, Borloo, etc.), qui ont soutenu la construction de neuf pendant plusieurs années, devraient aussi subir un aménagement. Les professionnels anticipent la suppression de la zone C (zones rurales et communes de moins de 50 000 habitants) où se sont concentrées les tensions locatives. D'autre part, le mécanisme de défiscalisation dans les DOM-TOM (Girardin) pourrait être suspendu le temps que le marché immobilier locatif se détende dans ces zones-là.
3- Également dans la ligne de mire, la gouvernance du 1 % logement organisme de collecte auprès de 217 000 entreprises qui gère plus de 3,5 milliards d'euros, permettant notamment de financer la rénovation urbaine et le logement social. Les comptes du «1 %» ont été pointés du doigt par le rapport Attali et par la Cour des comptes. «Entre le montant de la collecte et celui qui est injecté dans le secteur du logement, l'écart s'est creusé», constate un observateur. Bercy n'exclut pas de récupérer tout ou partie de la collecte. Christine Boutin a souhaité à plusieurs reprises «plus de transparence» et, pourquoi pas, «l'instauration d'un contrôle parlementaire».
4- Enfin, ce sont les plafonds de ressources d'accès au logement social qui devraient baisser de 10 %. Les organismes HLM craignent une déconnexion de ces plafonds du pouvoir d'achat des ménages. Cette mesure aurait pour effet mécanique de diminuer la file d'attente. Les surloyers payés par les ménages dont les revenus ont augmenté depuis leur entrée dans le parc social devraient par ailleurs être revus à la hausse. Objectif : éviter de transformer les HLM en «ghettos» de pauvres, selon un expert.

Affaires Étrangères : des ambassades communes
Le ministère des Affaires étrangères n'est pas épargné. On y prévoit 900 départs à la retraite dans les trois ans à venir sur un effectif total de 16 000 personnes (dont 4 000 en France et 12 000 à l'étranger), sachant que seul un emploi sur deux (comme dans toute la fonction publique) sera remplacé.
Un plan de départ très spécifique concerne actuellement les ambassadeurs, trop nombreux pour le nombre de postes. Il s'achève en juin et le ministère aimerait bien le voir suivi d'un autre, ce qui permettrait de faire partir plus de monde, le problème du Quai d'Orsay étant sa pyramide des âges. Le ministère a mis en route des chantiers de grande envergure, en l'occurrence la création des ambassades communes avec d'autres pays. Le Mozambique (avec sa capitale Maputo) et le Bangladesh vont voir rapidement l'ouverture d'ambassades communes à la France et à l'Allemagne. Des discussions sont en cours avec l'Espagne et l'Italie pour mettre en commun des locaux et du personnel. Afin de mieux identifier les missions culturelles de la France, qui varient souvent d'un pays à l'autre (à la différence de l'Allemagne qui dispose d'un Institut Goethe un peu partout), le ministère entend créer une seule et unique entité clairement identifiée.
Enfin, deux pays vont servir de galop d'essai à des ambassades tests. Il s'agit du Sénégal (avec Dakar) et de l'Allemagne (avec Berlin). L'objectif affiché est de voir comment il est possible de s'organiser pour être plus productif.

Armée : des réductions de postes à double détente
Les armées ne sont pas porteuses et qui sont les Françaisqui savent qu’elles font également l’objet de restructurations ?
La réforme des armées est une fusée à deux étages.
Il y a d'abord les réductions d'effectifs qui découlent de la révision générale des politiques publiques. Rien n'est encore totalement bouclé mais le chiffre retenu actuellement est celui de 48 000 suppressions de postes, dont 15 000 externalisations. Et ce, essentiellement sur la prochaine loi de programmation militaire (LPM), entre 2008 et 2014. Ces coupes dans les rangs ne doivent concerner que le «soutien», les grandes infrastructures de la défense, ce qu'Hervé Morin appelle le «back-office».
Mais il va falloir compter aussi avec les conclusions du livre blanc commandé par Nicolas Sarkozy, qui devrait être bouclé fin avril. Deux scénarios sont actuellement à l'étude, selon le «contrat opérationnel» retenu.
- Si ce contrat est de pouvoir projeter 30 000 hommes en opérations extérieures, seuls 2 500 postes seraient supprimés.
- Si le contrat tombe à 20 000 hommes, grâce à l'amplification des réorganisations que cela permettrait, ce sont pas moins de... 22 000 postes qui pourraient être supprimés, et qui s'ajouteraient aux 48 000 de la RGPP. Un scénario intermédiaire est actuellement à l'étude.
Dire que le gouvernement Fillon ne fait rien pour les Français, n'est-ce pas injuste ?