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mercredi 15 août 2018

Des mal-logés ont manifesté devant l'appartement de fonction de Benalla

Ces mal-logés se sont-ils rassemblés spontanément devant la dépendance de l'Elysée?

Le bâtiment du 11 quai Branly, à Paris, dépendance de l'Elysée où devait être logé Alexandre Benalla
Les appartements du palais de l'Alma occupent un vaste quadrilatère 
sur le quai Branly, contigu au musée du quai Branly.
L’attribution des quelques 60 appartements du 11 quai Branly, à Paris, relève de la compétence du directeur de cabinet. 

Ce bâtiment, situé quai Branly, abrite une soixantaine de logements que Patrick Strzoda peut attribuer au personnel de l'Elysée, à des hauts-fonctionnaires ou des favoris, comme Alexandre Benalla. Pendant longtemps, ses bénéficiaires ne payaient ni loyer, ni charges, ni impôts..

Quelques dizaines de militants de l'association Droit au logement (DAL) et de personnes mal-logées ont manifesté à Paris mardi 14 août. 
Et ils ont choisi pour leur action un lieu symbolique : ce bâtiment du 11 quai Branly où se trouve le logement de fonction qui avait été attribué à Alexandre Benalla, rapporte Le Parisien.

Rendez-vous au ministère

"Monsieur Macron, nous aussi, on veut un logement", ont scandé les manifestants. Le DAL réclame un relogement pour 300 familles de région parisienne, mal-logées ou à la rue.

Cette référence à l'affaire Benalla n'a pas été infructueuse: l'Elysée a aussitôt baissé pavillon. "On a obtenu ce qu’on voulait, a affirmé une militante au Parisien. Nous avons rendez-vous jeudi avec le directeur de cabinet du préfet et avec le ministère du Logement."

L'Elysée avait reconnu avoir attribué à Alexandre Benalla un des appartements de cette résidence.  Mediapart avait publié une liste récente des protégés de Macron qui y sont hébergés. 
C'est aussi là qu'habitaient Anne Pingeot et Mazarine, la fille cachée de François Mitterrand.

samedi 27 septembre 2014

Livret A : les Français s'en détournent toujours plus

Le rythme des retraits s'accélère

Les retraits ont encore été supérieurs aux dépôts en août
Les détenteurs d'un Livret A ont retiré 480 millions d'euros: pour le 4e mois consécutif,le nombre des retraits a dépassé celui des dépôts en août, selon des données publiées mardi par la Caisse des dépôts. Sur les huit premiers mois de l'année, la collecte nette (les dépôts moins les retraits) reste positive et atteint 710 millions d'euros, très loin du niveau enregistré sur la même période de 2013 (15,57 milliards d'euros).

Le taux de rémunération du Livret A est en effet passé de 1,25% à 1%, un niveau historiquement à compter du 1er août.
Hollande n'aura réussi qu'une seule baisse, celle de la rémunération du livret d'épargne populaire. 
Jamais ce placement, réglementé par l'Etat, n'aura aussi peu rapporté. 

Le Livret A  souffre de la déflation 

Cette baisse était justifiée par le "ralentissement de l'inflation" (1,2%, hors tabac), nous disait-on, pour ne pas affoler la population en appelant un chat un chat. 

Le Livret de développement durable (LDD) a pour sa part réussi à attirer l'épargne des Français en août
, les dépôts ayant dépassé les retraits à hauteur de 130 millions d'euros. 
Or, il est menacé, car dans le sillage du Livret A, le Livret développement Durable (LDD) sera aussi ramenés à 1%, ainsi que le Livret Bleu, le Compte Épargne Logement (CEL), jusqu'aux Livrets d'Épargne Populaires (LEP)...

Un Français sur deux prêt à riposter aux attaques de la "gauche sociale"
Fin juillet, un Français sur deux (51%) se déclarait incité à épargner sur un autre type de produit que la baisse du taux du Livret A à 1,0%, selon un sondage IFOP pour Dimanche Ouest France. A l'inverse, 39% n'envisageaient pas de changer d'attitude sur le Livret A.
Déjà engagé au mois de mai, le mouvement de décollecte du Livret A s'est renforcé dans un contexte de baisse de la rémunération du placement (1,55 milliard d’euros). Dès juin, alors que la menace était pendante, la collecte nette avait été négative de 50 millions d'euros sur le Livret A et le Livret de développement durable (LDD)

Avec une collecte nette positive de 1,64 milliard d'euros depuis le début de l'année, il reste toutefois loin de ses niveaux enregistrés dans les premiers mois de 2013 (7,49 milliards d'euros), ce qu'il faut sans doute prendre pour une satisfaction... Début janvier, Pierre Moscovici avait laissé entendre que le taux de rémunération ne devrait pas passer sous les 2%. En juillet, avant la baisse du taux de rémunération à 1,25 % au premier août, la collecte nette sur le livret A (les dépôts moins les retraits) a fortement ralenti à 380 millions d’euros… une chute de 82 % sur un an.
Et en 2012, le Livret A avait enregistré une collecte nette de 28,16 milliards d'euros, tandis que celle du Livret de développement durable (LDD) a atteint 21 milliards, selon des chiffres publiés mardi par la Caisse des dépôts (CDC). Un record en 194 années d'existence. En effet, en 2011, les deux placements avaient d'abord bénéficié du relèvement de leurs plafonds par le gouvernement, mais l'engouement pour les deux livrets était retombé avec la perspective d'une casse de son taux, effectivement passé de 2,25 % à 1,75 % le 1er février 2013.

DAL pourrait s'alarmer de l'insuffisance de logements
mais loin de reprendre de l'activité, l'association d'extrême gauche reste étrangement impassible face à la décollecte préjudiciable au secteur du bâtiment. Depuis août 2013, Jean-Baptiste Eyraud, son meneur, un ancien militant maoïste qui a fait partie de la Gauche prolétarienne et membre du Comité des mal-logés, n'a plus bougé une oreille (lien).   
Au total, 369,6 milliards d'euros étaient encore en dépôt fin août sur un Livret A ou un LDD. De quoi relancer la construction sociale?
Mais Cécile Duflot, la ministre Europe Ecologie-les Verts (EELV) de Jean-Marc Ayrault, et sa loi Alur (loi pour l'Accès au logement et un urbanisme rénové) sont passées par là... Estimant que la loi coûte au pays entre 0,4 et 0,5 point de croissance, le premier ministre de Hollande, Manuel Valls, a remis sur la table la partie de la loi qui pèse le plus sur la relance de la construction et la croissance !

mardi 10 septembre 2013

Logement: le projet de loi Duflot navre l'ensemble des analystes

Quand l'idéologie met les politiques hors sol

Duflot en un combat douteux pour défendre sa loi

Pour ouvrir, verrouiller
La ministre du Logement présente sa copie à l'Assemblée nationale aujourd'hui
Le projet vise à mieux encadrer les locations en en plafonnant le montant. Parmi les mesures annoncées figure la création d'une Garantie universelle des loyers (Gul). Publique et obligatoire sur l'ensemble du parc privé, elle se substituera à la caution, d'ici au 1er janvier 2016 et, selon elle, devrait protéger les propriétaires des impayés.
La ministre du Logement espère également, avec cette mesure, inciter les propriétaires à louer les biens aujourd'hui vacants, évalués à 3,5 millions de logements dans l'Hexagone.

Les députés, qui ont déposé quelque 1.300 amendements pour un débat qui va durer toute la semaine, vont se faire l'écho des polémiques et débats entre professionnels de l'immobilier, représentants des propriétaires et des locataires, et associations de défense des mal-logés et sans-abri -qu'ils soient en situation régulière ou non- autour de ce projet de loi pour l'Accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR).

Détail des mesures 
phares :

L'encadrement des loyers.
Dans les zones dites "tendues", marquées par un fort déséquilibre entre offre et demande de logements, les loyers ne pourront excéder de plus de 20% un "loyer médian", calculé grâce aux données collectées par des observatoires locaux des loyers.
"Mais localement, les préfets pourront prendre la décision d'abaisser ce pourcentage" de 20%, avait précisé la ministre dans un entretien avec Métro vendredi. "Très concrètement, dans les secteurs les plus tendus comme l'Ile-de-France, le plafond pourra être ramené à 10%, 15% ou 18% de plus que le loyer médian."

L'instauration d'une garantie universelle des loyers (GUL), publique et financée, d'ici au 1er janvier 2016, à parité par locataires et propriétaires - au moyen, pour commencer, d'une cotisation de 1 à 2% sur le loyer -, qui devra indemniser ces derniers en cas d'impayés de loyer.

Le projet de loi, qui comporte 84 articles, prévoit aussi
de nombreuses autres mesures, notamment contre l'habitat insalubre, ainsi que le transfert aux intercommunalités des plans locaux d'urbanisme, ce qui inquiète nombre de maires.

VOIR et ENTENDRE Cécile Duflot, pacifiste et idéologue archaïque:

Cécile Duflot assure que son projet va mettre un terme à "l'exagération de la spéculation immobilière"
Il faut "remettre le logement dans un système régulé, parce que c'est un bien de première nécessité, et parce qu'aujourd'hui, il faut redonner du pouvoir d'achat aux ménages", a-t-elle expliqué.

Promoteurs et associations sceptiques

"Dret dans l'pentu, voilà l'expression parfaite pour la semaine qui vient!" s'est exclamée dans un tweet la ministre, exprimant ainsi, par cette métaphore montagnarde, sa volonté d'affronter les critiques que suscite sa réforme, à droite et à gauche.

Les représentants des bailleurs et agents immobiliers, relayés par la droite, jugent que les contraintes pousseront les propriétaires à déserter l'investissement dans le secteur locatif privé, aggravant la pénurie de logements.
Ainsi, pour le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, ce projet "est une attaque en règle contre les propriétaires". Et la GUL est une "mesure collectiviste qui va donner un sentiment d'impunité aux mauvais payeurs".

Plus nuancé, le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, ancien ministre du Logement, juge que ce dispositif "n'est pas abouti". Il faut "qu'il y ait l'obligation, quand le locataire est de mauvaise foi, de poursuivre (en justice, ndlr), sinon on va être dans une déresponsabilisation totale", a-t-il plaidé.

Nathalie Kosciusko-Morizet et plusieurs députés UMP, dont Benoist Apparu, autre ancien ministre du Logement, reprochent pour leur part au projet de loi d'oublier Paris.

De leur côté, les associations contre le mal-logement redoutent que l'encadrement des loyers n'aboutisse, au mieux, qu'à stabiliser ces derniers à un niveau élevé. Un Collectif de 34 associations "unies pour une nouvelle politique publique du logement" a adressé lundi une lettre ouverte aux députés pour leur demander de "recadrer le projet de loi vers une orientation plus sociale".

Un discours repris par le Front de Gauche: "Certaines mesures vont dans le bon sens, comme la GUL, mais demandent à être précisées. Mais le texte est très insuffisant, et peut engendrer des effets pervers sur l'encadrement des loyers", a résumé le chef de file des députés FG, André Chassaigne.

Le PS soutient le texte, de même que, sans surprise, les écologistes, parti de Cécile Duflot. Mais cela ne va pas sans tiraillement: le député PS de Paris, Christophe Caresche, propose ainsi de remettre à plat le système de gestion de la GUL, "disposition intéressante sur le principe", mais qui peut déboucher sur "une hausse incontrôlée du prélèvement sur les propriétaires et locataires".

La presse n'en croit pas ses oreilles
VOIR et ENTENDRE l'effarement d'Axel de Tarlé sur Europe 1 pour qui la garantie universelle sur les loyers impayés, sorte de sécurité sociale du logement, déresponsabilise totalement les locataires:
Reste à voir si les nouvelles "régulations" qu'elle propose vont vraiment apaiser les prix et simplifier la vie des locataires ou, comme le craignent de nombreux professionnels, produire l'effet inverse, en accroissant un peu plus la pression sur les propriétaires et en déresponsabilisant les locataires avec ce CMU du logement.
VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze dénoncer l'économie administrée et organisation de la pénurie par le gouvernement sur BFMTV:

Une véritable usine à gaz qui pourrait coûter 2 milliards d'euros.

La date d'entrée en vigueur de la mesure n'a pas été choisie au hasard. "Pourquoi, en effet, attendre le 1er janvier 2016 si la mesure est si performante ?" ironise Georges Isaac. Et ce dernier de constater que la GUL, si elle est votée en l'état, ne produira pleinement ses effets "dévastateurs" qu'en 2018, soit après la prochaine élection présidentielle.

mercredi 26 décembre 2012

Noël: Cécile Duflot n'a pas où faire crécher les sans-abri

Hollande au chaud contemple sa base au froid



Duflot parle si haut qu'elle n'entend rien

DAL a invité les sans-abri à se chauffer
auprès de la gauche sociale

Réclamant la réquisition de logements vacants, des manifestants ont offert un pied-de-biche doré à la ministre.

"Petit Papa Noël, n'oublie pas de nous reloger". 
Mardi, à l'appel de l'association Droit au Logement (DAL), plusieurs dizaines de familles de mal-logés  - tenus à distance -  ont fêté Noël à proximité du ministère du Logement. Ces familles, reconnues prioritaires au Droit au logement opposable (DALO), instauré en 2008, sont en attente de relogement, selon le DAL. Derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire "Ni miette, ni bla-bla: respectez nos droits", un sapin décoré de guirlandes avait été installé et des cadeaux ont été distribués aux enfants.

Un cadeau à la ministre Cécile Duflot (EELV)

L'association partisane de la "gauche forte",
tendance Chavez


"On a remis un cadeau à la ministre du Logement, mais qui n’a pas pu se déplacer aujourd’hui parce que nous l’avons prévenue un peu tardivement", s'auto-flagelle DAL. 
"Nous lui avons remis un pied-de-biche avec une clé", explique à Europe 1 Jean-Marc Ayrault  Jean-Baptiste Eyraud, président du DAL. "C’est une manière de dire qu’il faut accélérer les réquisitions. On les attendait pour la fin de l’année; malheureusement, ça risque de ne pas arriver avant le mois de mars, voire le mois d’avril," commente le showman de l'école Jeudi Noir de Julien Bayou (anarchiste rigolo de Génération précaire, puis directeur de la communication d'Eva Joly dans le cadre de la primaire écologiste, est nommé directeur de la mobilisation en 2012)




Que sont les promesses de la ministre devenues ?
Fin novembre, Cécile Duflot (EELV) s'était dite prête à réquisitionner les bâtiments même privés, exemples au hasard ceux de l'Eglise et de la SNCF, si les 19.000 places mobilisées cet hiver pour les sans-abri se révèlent insuffisantes. Mais le passage des paroles aux actes tarde. "Il nous a été répondu que la ministre faisait tout son possible et qu’en tous cas elle était très déterminée à faire appliquer la loi Dalo, le droit à l’hébergement et le droit de réquisition", gronde Jean-Baptiste Eyraud, reçu avec une délégation par la chef de cabinet de la ministre du Logement, tant Duflot est occupée dans les media ou incompétente. "Nous on sort avec un peu d’espoir, mais en tout cas très vigilants, prêts à réagir et à trouver des solutions pour des personnes qui sont aujourd’hui en difficulté de logement." 

Les 330.000 logements vacants sont-ils en état ? 
En juin dernier et dans la seule Ile-de-France socialiste, on recensait plus de 27.500 ménages prioritaires venus des quatre coins du monde en attente d'un nouveau toit depuis au moins 6 mois. Or, toujours en Ile-de-France, et selon l’INSEE, pas moins de 330.000 logements vacants sont recensés. Un chiffre qui grimpe à 2,4 millions au plan national.

La base passe Noël aux pieds de la ministresse invisible
La misère venue du monde entier
Le porte-parole de l'association Droit au logement (DAL), Jean-Baptiste Eyraud, au milieu d'enfants et de familles accueillies mais mal-logées, à Paris, mardi 25 décembre 2012.

Ces familles "parquées dans des hôtels précaires ou dans des taudis" passaient
leur 3e Noël dans la rue [malgré leur hébergement en hôtels aux frais de la communauté].


La misère accueillie
a froid,
mais attise l'activisme de gauche



La loi Dalo de 2008 permet aux familles démunies de faire un recours auprès d'une commission de médiation, quelle que soit leur origine nationale. 
A cette dernière de décider si l'Etat a l'obligation ou non de reloger les demandeurs. Jean-Baptiste Eyraud a assuré  que toutes les familles présentes - et sélectionnées pour la manifestation - étaient "des prioritaires Dalo en attente de relogement".

François Hollande s'était pourtant engagé en avril 2012 à faire respecter cette loi, dans une lettre adressée au DAL : "Si les Français m'accordent leur confiance, la loi instituant le droit au logement opposable devra être respectée, en premier lieu par l'Etat."

Que sont devenus les Enfants de Don Quichotte ?

L'indignation d'Augustin Legrand (ci-contre) a-t-elle changé de raison sociale ?

Et Josiane Balasko ?
Et Jean Rochefort ?

Et Albert Jacquard,
Et Guy Bedos ?


Balasko et Bedos ne se manifestent plus...
Aux côtés des sans-abri du Tiers Monde,
mais entre eux, 
à deux pas...


VOIR et ENTENDRE un reportage de M6 sur les activistes nantis de MACAQ ou Jeudi Noir, intermittents du théâtre politique subventionné sur le créneau du sans-abri, les débuts de la campagne médiatique saisonnière du "Ministère de la crise du logement" et sur les actions des associations MACAQ et Jeudi noir, chaque 31 décembre (2006, ici):

M6 reportage Ministère de la crise du logement par macaq

N.B. En 2000, Julien Boucher, un "agité du bocal", selon Libération, était adhérent du PS et intégra " la gauche socialiste " de Jean-Luc Mélenchon et entra en conflit avec Delanoë qui lui supprima la subvention de la mairie socialiste. En 2012, il est toutefois directeur de campagne d’Agnès Pannier, candidate PS (17% des suffrages exprimés) à la législative dans la 4e circonscription de Paris.
Pour tous,
mais après les socialistes...
Dans le même temps, la future ministre de Hollande, Delphine Batho (PS) refuse de céder son logement social parisien à une famille défavorisée ... (lien PaSiDupes)
Et, en novembre 2011, Chevènement refuse de libérer son logement social parisien (lien PaSiDupes)


Ces intégristes ont-ils cessé toute activité depuis le "printemps français" de 2012 ?

Et ...Torreton, pas même  un p'tit loft disponible en partage ?


lundi 9 avril 2012

Présidentielle: la gauche lance des mal-logés dans la campagne


Le réseau du logement  se mobilise pour le weekend de Pâques




 
Le directeur de communication d'une candidate à la présidentielle,
Julien Bayou, manifeste à Paris dans  le 18e arrondissement



Une réquisition-spectacle

Les quelques personnes  sous influence sont encadrées par un petit nombre de manifestants: ce ne sont plus des sans-abri mais des mal-logés.
Les altermondialistes d'ATTAC, DAL et Jeudi noir instrumentalisent la misère à des fins électorales, à quinze jours du 1er tour de la présidentielle : c'est le délai que s'accordent habituellement les syndicats lorsqu'ils lancent des salariés dans des mouvements de grève.
Et l'agence de presse française n'est pas de reste en titrant en des termes guerriers que ce sont les mal-logés qui " passent à l'offensive "...

Ne sont-ils pas drôles les rimailleurs ?

Pâques au balcon, réquisition !"
On reconnaît bien là l'humour malheureux du jeune animateur du collectif Jeudi noir, Julien Bayou (ci-dessus, alors qu'il manifestait hier dimanche, pendant la campagne présidentiellequi a affublé la septuagénaire Gro-Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie les Verts, de lunettes rouges ? Il participa à la création de l'association Sauvons les riches et ne pouvait donc se rapprocher du PS avant le second tour.
Ce jeune directeur de la communication de l'ex-magistrate retraitée a participé à la fondation de Génération précaire et Jeudi noir a ouvert en janvier 2007 le Ministère de la Crise du Logement, avec les associations Macaq et Droit au Logement (DAL).

Et revoilà l'association Droit au Logement (DAL) et le collectif Jeudi Noir
Ensemble, ils ont interpellé les candidats, en occupant dimanche plus de quatorze heures une clinique désaffectée au pied de la butte Montmartre à Paris, là où habite le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë.
Commencée dans la discrétion vers 23h00 samedi, cette occupation s'est achevée dimanche vers 13h30 par l'évacuation des occupants, mal-logés et militants, sans incident et sans interpellation, rapporte l'A*P.
"Notre but est de placer le logement au coeur de la campagne", avait expliqué au début de l'opération Manuel Domergue, militant de Jeudi Noir, qui aurait voulu faire de la clinique Duhesme "le bâtiment emblématique de la fin de campagne".
Dans la matinée,  invité d'Europe 1 et i>télé pour les fêtes de Pâques, l'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, a apporté un soutien charitable mais implicite aux squatteurs, jugeant "dommage que, dans une société civilisée comme la nôtre, il soit nécessaire de faire des coups de force pour faire entendre des problèmes réels".

Une " offensive " concertée
Jeudi, les professionnels de l'immobilier s'étaient déjà insurgés contre le silence des politiques, lors d'un colloque organisé par les huit fédérations du secteur et la Fondation Abbé Pierre.
Pour les activistes de DAL et de Jeudi Noir, seule une opération coup de poing est susceptible de mobiliser les candidats. DAL est réglé comme une horloge et ne se renouvelle pas, Jean-Baptiste Eyraud, son animateur politique, semble avoir une troublante prédilection pour le milieu médical, puisqu'il avait déjà mené une opération semblable lors de la campagne 2002, dans une ancienne clinique du XIe arrondissement de Paris, où il était parvenu à rester près de deux semaines, avec une centaine de personnes.
"Il faut mettre la pression et pousser la question des mal-logés qui est traitée uniquement sous l'angle des classes moyennes, alors que sont oubliés les jeunes, les migrants ou encore les salariés pauvres", argumente le porte-parole du DAL, le très compassionnel Jean-Baptiste Eyraud, dix ans plus tard, bien que son agitation de 2002 n'ait pas profité à Jospin. Sans doute, avec ses quelques amis issus du catholicisme social, de l'extrême-gauche et des milieux alternatifs, cherche-t-il à servir à nouveau les intérêts de la droite ?

Des actions sporadiques au moment d'élections

Présidentielles 2012
A la faveur de la nuit, 25 personnes, dont quatre familles volontaires et six enfants, ont donc investi l'ancienne clinique de soins palliatifs Duhesme, un immeuble de cinq étages dans le XVIIIe arrondissement. La plupart sont reconnus prioritaires Dalo (Droit au logement opposable) et aucune opération n'est jamais menée sans son lot d'enfants, de préférence à bras sous les caméras. "Le logement est salubre, à l'abandon depuis trois ans et il n'y a pas de projet pertinent, il est donc légitime qu'on l'occupe", avait commenté Simon Cottin-Marx, de Jeudi Noir.
"Un immeuble vide à Paris, une clinique désaffectée, c'est un non-sens", avait insisté Jean-Baptiste Eyraud. Selon lui, il y aurait en France trois millions de personnes "en grande difficulté de logement", alors qu'on recenserait quelque 2,1 millions de logements vacants. Il ne précise pas quelle est la proportion de clandestins parmi les trois millions, évalués à la louche.
Depuis son expulsion en février 2011 de la rue Matignon, près de l'Elysée, Jeudi Noir cherchait une nouvelle cible à occuper. Il avait tenté deux occupations, boulevard de la Madeleine (IIe), puis rue de Châteaudun (IXe), mais la police, prévenue très tôt, les avait immédiatement expulsés.

Un rituel électoral
C'est la deuxième occupation à laquelle coopèrent DAL et Jeudi Noir. La dernière remonte au 31 décembre 2006, avec le long squat d'un immeuble rue de la Banque (IIe), devenu plusieurs années le QG officieux des mal-logés parisiens.
Entre mars 2008 et juin 2009, des étudiants avaient occupé un immeuble au 69 rue de Sèvres. Puis, entre octobre 2009 et octobre 2010, Jeudi Noir avait organisé une occupation place des Vosges, dans un hôtel particulier voisin des vastes appartements occupés par des socialistes nantis, des riches que Hollande aime pourtant mais qu'il ne viendrait pas à l'idée de tracasser : Dominique Strauss-Kahn et la richissime Anne Sinclair ou Jack Lang.

Ca s'appelle un coup médiatique
A défaut d'avoir maintenu le siège suffisamment longtemps pour interférer dans la campagne, les militants se réjouissaient dimanche d'avoir permis "un coup de projecteur" sur la douloureuse question du logement.
Des associations qui doivent justifier les subventions qui les entretiennent, sans obligation de résultats ni astreinte au 35 heures...

dimanche 25 mars 2012

La gauche sociale bloquée par des mal-logés à Paris

La socialiste Anne Hidalgo interpellée par des mal-logés le 21 mars 2012



Le nombre de personnes en situation irrégulière en France
est estimé entre 400 000 et 500 000 étrangers


Légaux ou non, des " mal-logés parisiens " manifestent contre Anne Hidalgo


Ils ont bloqué le bus de l'élue socialiste en tournée de visite du nouveau mobilier urbain qui suivait une conférence de presse.
Anne Hidalgo avait invité les journalistes à une visite en bus des nouveaux prototypes de mobilier urbain installés dans la capitale.

Les mal-logés se sont invités au départ de la visite: derrière le Paris high-tech, derrière la ville ultra-moderne, la réalité des centaines de milliers mal-logés parisiens, dont un grand nombre de clandestins, qui arrivent en surnombre, sans les ressources pour se loger.

VOIR et ENTENDRE la gauche sociale en panne en plein Paris:

Après l'obtention d'un rendez-vous demain avec le cabinet du maire, les manifestants du Collectif des Mal Logés en Colère ont permis au bus de repartir.

Auto-censure de la presse "insolente"

Malgré la présence en nombre de journalistes, la presse n'a pas fait état de cette entrave à la libre circulation qui visait la municipalité socialiste.


Or, Delphine Batho, porte-parole de François Hollande, occupe un logement social


Et cette proche de Sa Cynique Majesté Royal (ci-contre au côté de Jean-Luc Mélenchon) refuse de le céder à une famille défavorisée...

Lien PaSiDupes : "Delphine Batho (PS) s'incruste dans son logement du parc social parisien"

En 2010, la production de logements administrés par la Ville PS de Paris, premier bailleur social parisien (Paris Habitat OPH), déjà bien insuffisante, est passée de 2606 à 508 unités, soit une réduction de plus de 75% en un an !

Paris, certes arrivera à 20% de logements « au titre de la loi SRU » en 2014, mais, depuis 2001, seulement 12.222 PLAI (prêt locatif aidé d'intégration) ont été agrées, contre 13 000 PLS. Or les PLS (prêt locatif social), les plus chers des logements sociaux, sont inaccessibles en termes de loyer à la plupart des ménages parisiens, alors que 80% des demandeurs de logement sociaux ont des ressources correspondant à celles du PLAI.

jeudi 2 février 2012

Une "mal logée" violemment jetée au sol par le service d'ordre de la gauche dite "molle"

Des gros bras de Hollande exercent des violences sur une femme

Terrassée parce que femme ?

L'entarteur de Sa Cynique Majesté Royal avait-il été violemment plaqué au sol, en 2006 ?

Qu'a donc fait de plus Claire Seguin ?
Est-ce une terroriste ? Simplement une prof de lettres de 45 ans, un peu gauchiste sur les bords, les bords certes extrêmes de la gauche que ne renient pas Mélenchon, Poutou et Arthaud.

Ils étaient à quatre hommes pour la maîtriser
La réaction du service d'ordre est manifestement disproportionnée à l'action de la ménagère.
Lien PaSiDupes: "
Le 'Triomphant' Hollande se fait enfariner par une faible femme "

Le candidat, qui n'a pas été blessé, avait alors dédramatisé ce geste de colère.
Pourtant, il évoqua aussitôt l' "irresponsabilité" de cette femme, qui bien que prononcée à chaud et a priori, fut effectivement retenue contre la "mal logée" animée par un "vent de révolte" à laquelle l'ex-concubine du candidat invita tous les défavorisés.

Le jésuite aurait depuis fait dire qu'il n'a pas l'intention de déposer plainte.
La malheureuse désespérée a été déclarée "apparemment" psychologiquement perturbée, mais que dire des sus-nommés ?

Le candidat Hollande peut-il incarner plus longtemps la "gauche sociale" ?
Riton Emmanuelli (photo de droite) et Jumbo-Hamon, autres socialistes radicaux, sont-ils psychologiquement équilibrés ?
Solidaires, vont-ils condamner les violences des nervis du service d'ordre ?


Le sort réservé aux opposants du PS

Avant d'être placée en garde à vue dans un commissariat du XVe arrondissement, la manifestante a été "admise" mercredi soir à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris (IPPP).
En URSS, pour les opposants, ils avaient le goulag.

Le PS se justifie de l'internement de la Lilloise "en raison de son état", mais est-ce la cause de son coup de sang ou la conséquence de sa désespérance ? L'irresponsabilité des services sociaux de la ville n'est-elle pas cruellement mise en cause ?

ENTENDREla contestataire interpeller Martine Aubry, maire de Lille, le 15 décembre 20011:

Il est clair que cette dame ne bénéficie pas de l'écoute à laquelle elle a droit, bien qu'elle s'efforce de sensibiliser la mairie à son cas depuis plusieurs semaines. Pourtant, Claire Seguin s'exprime de façon tout à fait sensée et semble avoir toute sa tête.
L'enfarineuse pourrait-elle porter plainte pour coups et blessures contre la garde rapprochée hollandiste ?

mercredi 1 février 2012

Le 'Triomphant' Hollande se fait enfariner par une faible femme

Hollande frappé dans sa dignité présidentiable


Hollande, attentif aux symboles et présages,
est passé du mauvais côté du rideau de fumée socialiste


Alors que François Hollande se trouvait à la tribune du Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris (XVe), le candidat socialiste s'est fait enfariner. Le candidat s'apprêtait à signer la charte sur le mal logement de la fondation Abbé Pierre, quand une femme a surgi sur la tribune avant de vider sur lui un sac plein de farine.
Elle a aussitôt été sèchement maîtrisée par le service de protection du candidat socialiste. Dans un premier temps le candidat socialiste a continué à signer la charte. Visiblement énervé, François Hollande, l'air humilié, s'est retiré en coulisses.
VOIR et ENTENDRE
les violences du service d'ordre musclé sur la jeune mère de famille:


La 'Redoutable' avait également une pancarte pour dénoncer un déni de justice.
Après quelques minutes, le candidat est ressorti, propre sur lui et a repris la parole.
"Je suis heureux d'avoir signé le contrat social de la Fondation AbbéPierre malgré cet acte isolé qui n'honore pas son auteur", a twitté peu après le candidat socialiste.

Hollande a en quelque sorte son attentat de l'Observatoire !
A chacun selon son niveau...

dimanche 15 août 2010

Les Roms brouillent la ligne de partage gauche-droite

Des élus de gauche comme de droite prônent la fermeté

Suite aux tirs sur les forces de l'ordre et à plusieurs jours de troubles à Grenoble du fait de la mort d'un braqueur issu de la communauté des gens du voyage, le gouvernement a décidé d'évacuer 300 camps de Roms en situation illégale.
Lire PaSiDupes sur le contrôle des camps illégaux


Vendredi 13 août à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), la préfecture a annoncé l'expulsion d'un camp de gens du voyage.

Le samedi 14 août au matin à Montreuil (Seine-Saint-Denis), une expulsion de Roms également en situation irrégulière a eu lieu dans la banlieue parisienne. L'une et l'autre ont suscité des réactions tantôt politiciennes, tantôt réalistes, qui ont en commun une transversalité nouvelle.
Ce phénomène de transgression des lignes politiques semble avoir échappé à la presse coincée dans ses schémas éditoriaux.

Un UMP se range aux côtés des Roms

C'est Libération qui s'empare de l'information

Et c'est aussi un villepiniste qui retient l'attention bienveillante de ce quotidien d'opposition. Jean-Pierre Grand, député UMP, proteste en effet contre l'expulsion des squatters de Montreuil, le samedi 14.

L'élu de l'Hérault ne s'était pas ému jusqu'ici du sort des clandestins soutenus par la gauche aux côtés de DAL ou RESF. Mais depuis que le dimanche 20 mai l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a lancé son mouvement "République solidaire" Grand estime que "cette politique de démembrement des camps illégaux tournait à l'ignoble". Soutenant une situation illégale, le député, matinal, s'est interrogé: "Peut-on être un député de la République et laisser faire cela sans réagir quand on découvre que les forces de l'ordre, intervenant très tôt le matin, trient les familles, les hommes d'un côté, les femmes et enfants de l'autre, avec menace de séparer les mères et les enfants?".

Dans son élan, J.-P. Grand a appelé à la démission du préfet
, assurant que "tous les Républicains ne pourront que condamner ces méthodes qui rappellent les rafles pendant la guerre". Une façon de stigmatiser ceux qui désapprouvent le député 'République solidaire': selon lui, ce ne sont plus des républicains !

70 Roms, dont une vingtaine d'enfants, occupaient pourtant illégalement un bâtiment dans le quartier du Haut Montreuil depuis deux jours. Seize d'entre eux ont été interpellés et amenés au commissariat de Montreuil. Avant leur remise en liberté dans l'après-midi, avec obligation pour la plupart de quitter le territoire, plusieurs enfants regroupés avec leurs mères près du commissariat avaient demandé: "libérez nos papas !", note le compassionnel Libération.
Il se trouve en outre que M. Grand avait justement adressé début août un courrier à Nicolas Sarkozy. Il l'invitait "à revoir sa politique" en matière d'accueil des gens du voyage afin de répondre aux besoins des familles se déplaçant groupées. Or, c'est précisément quelques jours plus tard que le groupe de Roms ouvrait ce squat. Et le député pu donc s'emparer d'une situation parisienne pourtant bien éloignée de l'Hérault. "Cela ne règle pas le problème car ces familles, après quelques jours d'errance, se regroupent à nouveau", a-t-il ajouté.

Des élus de gauche se rangent aux côtés du gouvernement

Et c'est cette fois Le Figaro qui s'empare de l'information...
Le quotidien de droite compense l'omission de Libération.

Malgré l'indignation du PS (lire PaSiDupes), des maires socialistes demandent en effet l'expulsion de camps illégaux de gens du voyage.
Certains maires de gauche se retrouvent coincés entre leur attachement aux consignes de leur parti et le pragmatisme de terrain qu'ils revendiquent.

=> A Anglet
(Pyrénées-Atlantiques), l'intervention de la police a été décidée après une requête du maire PS de la ville, Jean Espilondo, devant la justice. «Il a tout fait pour qu'ils partent d'eux-mêmes. Il les a appelés, il les a reçus dans son bureau, mais rien n'y a fait», déplore-t-on à la municipalité d'Anglet. Des élus municipaux précisent que les gens du voyage occupaient illégalement un terrain, alors que la ville tient à leur disposition une «aire de grand passage», obligation légale pour les villes de plus de 5000 habitants. «Il n'y a aucun discours de stigmatisation, juste une volonté de faire respecter la loi», explique Jean Espilondo. Il s'agit donc d'un problème local comme il en existe tant d'autres. Mais cette affirmation que la gauche accepte d'un des siens, elle la refuse d'un autre.
La polémique nationale sur la décision gouvernementale de réduction du nombre des camps illégaux de Roms apparaît très artificielle, comme l'indique la municipalité d'Anglet. «Les collectivités locales n'ont pas attendu que Nicolas Sarkozy s'empare de cette question pour tenter d'y répondre», fait en effet valoir un proche du maire d'Anglet, contredisant ainsi la campagne du PS, qui a dénoncé vendredi l'«agitation frénétique» du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux. «Il vient de faire un premier bilan des camps de Roms évacués (…) En quoi ces actions règlent-elles le problème? La constatation de l'illégalité de ces occupations était souvent très ancienne, mais les préfectures, lucides sur la stérilité de l'action, avaient différé l'exécution», déplore le PS. Des propos que Jean-Pierre Grand (villepiniste) ne renierait pas.

À gauche, certains approuvent ostensiblement la décision du chef de l'État.

Ainsi, le maire PRG (Radicaux de gauche) de Carrières-sous-Poissy (Yvelines), Eddie Aït, a-t-il écrit cette semaine à Nicolas Sarkozy pour lui demander d'évacuer les camps de Roms installés dans son département. « En tant qu'élu de gauche, et dans un souci de salubrité et de sécurité publique, je demande leur évacuation et leur expulsion dans les meilleurs délais», explique Eddie Aït. Encore un élu anti-républicain réclamant une politique « ignoble ».

Libération ne fait pas état du malaise au PS

Le PS assume sa politique d'entrave du gouvernement
Rue de Solferino, on est conscient des problèmes de sécurité que peuvent poser les camps de Roms. Un membre de la direction, maire d'une ville confrontée à ces questions, le reconnaît: «On sait bien que lorsque l'un de ces camps s'installe, la courbe des cambriolages augmente
Mais il est hors de question d'emboîter le pas du chef de l'État, dont les socialistes ­dénoncent devant l'opinion «l'approche communautariste qui stigmatise injustement et indistinctement des Français, des étrangers, une écrasante majorité de citoyens et de résidents sans histoire, un mode de vie qu'il convient de respecter».

Les élus de gauche s'emploient sur le terrain à contrecarrer la politique de contrôle des Roms illégaux.

Ainsi, la communauté urbaine de Lille, que préside Mar­tine Aubry, n'est pas seulement attentive à plaire aux musulmans. Elle s'est aussi engagée à parquer quelque 200 Roms dans des « villages d'insertion ». Or, ils ne sont aujourd'hui qu'à moitié occupés. Le premier secrétaire du PS a-t-elle vu en grand et sacrifié une centaine de logements sociaux non communautaristes ?

=> À Montreuil, dans la paisible Seine-Saint-Denis, la municipalité dirigée par Dominique Voynet (Verts) a elle aussi mis en place un programme d'insertion des Roms qui coûte presque un million d'euros par an à la ville. C'est un choix qui fait grincer les familles de mal logés en attente depuis de longues semaines. «Cette politique n'est pas toujours facile à expliquer et le discours tenu au sommet de l'État ces derniers jours la met clairement en danger », dénonce-t-elle pour les caméras. Mais, parallèlement, Dominique Voynet a expulsé à la fin juillet des familles de Roms qui occupaient illégalement un terrain, précise Le Figaro.
Lire PaSiDupes sur le choix municipal des Roms

La liberté de la presse n'apporte aucune garantie d'indépendance idéologique.

Le pluralisme, en revanche, assure une information complète. Mais c'est au public de faire le travail des journalistes, tous professionnels et « décrypteurs » qu'ils prétendent être. La lecture de la presse relève du puzzle: les journaux font du tri sélectif des diverses prises de position. Leur récupération est tellement grossière qu'elle est plus que jamais nauséabonde et malsaine.