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mercredi 15 janvier 2020

Municîpales: la candidate Hidalgo, c'est "qui veut gagner des millions?"

La socialiste verte rase gratis : elle promet 20 milliards pour loger les classes moyennes

Si elle était réélue, la maire de Paris créerait une société mixte qui achèterait 30.000 logements pour les louer aux familles



Elle promet 20 % de moins que le prix du marché. La magie, ce serait pour demain: contrairement à ses promesses de 2014 et après six ans de socialisme à la Ville de Paris, les Parisiens ont de plus en plus de mal à se loger.

Son objectif, maintenir les classes moyennes à Paris en évitant que les prix fous des logements n’obligent les familles à quitter la capitale au premier ou au deuxième enfant. La maire sortante ne fait en fait que s'aligner : de nombreux candidats à la Mairie en ont fait une de leurs priorités.

L'Andalouse a décidé de mobiliser de très gros moyens 

La société spécialisée qu'elle créerait pourrait mobiliser quelque... 20 milliards d’euros, rien que ça ! "Le logement ne peut pas être laissé à un marché hyper-spéculatif qui produit des désastres", polémique-t-elle désormais, en dévoilant ce projet, l’un des plus spectaculaires depuis qu’elle est entrée en campagne, dimanche 12 janvier.

Elle se déciderait à mettre le paquet pour permettre à de jeunes actifs, des familles avec enfants, qui ne relèvent pas forcément du logement social, de bénéficier d’un appartement dans Paris moyennant un loyer "inférieur d’au moins 20 % au marché"

Comment la Mairie financerait-elle, puisqu'elle ne dispose pas, seule, du budget nécessaire
pour acheter les logements visés. Pour y parvenir, la socialiste et son adjoint, le communiste Ian Brossat, entendent donc faire appel à des partenaires publics et... privés.

Ils imaginent déjà une "Société immobilière pour le logement abordable". "La Ville de Paris pourrait apporter 1 milliard d’euros à cette nouvelle structure, les investisseurs publics tels que la Caisse des dépôts et consignations [l'Etat] 2 milliards, et divers investisseurs privés - qu'il reste à dénicher -  3 milliards", explique Anne Hidalgo. Cette mise de départ de 6 milliards d’euros permettrait, en recourant à l’endettement, de réunir au total "jusqu’à 20 milliards d’euros" au cours des six années de la prochaine mandature.

Dispositif inspiré d’une expérience menée en Autriche, à Vienne
La mairie centre-gauche de Vienne n'est pas majoritaire en voix mais a obtenu la majorité des sièges et doit donner des gages au parti chrétien-démocrate, libéral-conservateur, son rival immédiat.

Avec cet argent, la future société pourrait acheter des immeubles dans la capitale - en les réquisitionnant -, et louer les appartements à des conditions préférentielles à des Parisiens "de la classe moyenne". Est-ce à dire que des Chevènement ou des Gabriel Matzneff en seraient exclus, eux qui bénéficient de logement sociaux de la Ville de Paris ? "Notre ambition consiste à proposer dans ce cadre environ 30.000 logements sur la mandature", précise la candidate.

Chat dévaluationComme c’est le cas aujourd’hui pour obtenir un logement social, les candidats devront faire une demande et s’armer d’un peu de patience. "La Ville sera minoritaire au capital, mais nous entendons bien garder la maîtrise de l’attribution des logements, en fonction de critères clairs, transparents", indique Anne Hidalgo, bien que près de 20 ans - ses six années et les 13 de Bertrand Delanoë (2001-2014) - n'aient pas suffi à mettre un terme au clientélisme.

Sachant que la maire-sortante compte acheter aussi le vote des jeunes, les impôts peuvent-ils baisser sur Paris ?
Hidalgo a parallèlement promis, si elle était élue, d'offrir les transports gratuits aux jeunes de -18 ans ...
Lien PaSiDupes : Hidalgo offre la gratuité des transports pour les -18 ans à Paris contre deux bulletins de vote socialiste

lundi 13 janvier 2014

Valls pollue le paysage politique, selon Mélenchon

Valls serait "contaminé" par Marine Le Pen

Jean-Luc Mélenchon, le 5 mai à Paris
Le co-président du Parti de gauche avait encore fait fort contre son camp, dans le JDD lors de sa rentrée 2013.

Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche (PCF + Parti de gauche, PG), a affirmé que Marine Le Pen "a contaminé" le ministre ocialiste de l’Intérieur Manuel Valls, et que ce dernier "chasse sur les terres" de la présidente du Front national, dans un entretien au JDD dimanche.
"Mme Le Pen est à deux doigts de gagner son pari. Non seulement, elle a séduit la plus grande partie de la droite mais elle a aussi contaminé Manuel Valls", a estimé l’ancien socialiste et candidat de l'extrême gauche à la présidentielle.

"Or c’est lui qui donne le ton au gouvernement. Voyez comment il a pollué une partie de l’été avec la question du voile. Les musulmans dans notre pays font l’objet d’une stigmatisation insupportable. Lui a décidé de manière cynique d’utiliser cette situation malsaine pour installer son personnage : un dur et violent qui chasse sur les terres de Mme Le Pen", ajoute-t-il.

Jean-Luc Mélenchon s’en prenait également au chef de l’Etat, affirmant que "le premier pourvoyeur du Front national, c’est François Hollande par la démoralisation et la démobilisation qu’il répand".

Selon Mélenchon, François Hollande "a divisé tout le monde : la gauche, les syndicats, et son propre gouvernement".
L’ancien socialiste fustige également "la communication à la papa" de l’exécutif, en particulier le pique-nique de Jean-Marc Ayrault à Matignon avec des enfants qui n’ont pas pu partir en vacances, une "réception des pauvres au palais" qu’il qualifie de "glauque"».
Le président de l’Assemblée, Claude Bartolone, et le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, "doivent passer à l’acte"exhorte Mélenchon. S’ils "croient ce qu’ils disent", ajoute-il, avant qu'ils se retrouvent à la Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire).
"Ils ne peuvent à la fois critiquer la ligne du gouvernement et continuer comme si de rien n’était dans les ministères et à l’Assemblée", insise-t-il, à l'adresse de deux des éléphants de la gauche du PS.

Le secrétaire national du Parti de Gauche avait également vu en Manuel Valls "l’extrême droite du mouvement socialiste"

A son tour, l'élu francilien a vivement critiqué la ligne du ministre de l'Intérieur. 
Prenant le parti de Christiane Taubira (RDG) dans le conflit entre la Place Beauvau et la place Vendôme sur la réforme pénale à venir,  le conseiller régional d’Ile-de-France a lancé sur RMC ce proche de Jean-Luc Mélenchon à propos de Manuel Valls"C’est l’extrême droite du mouvement socialiste, ça, c’est clair !" "Aux primaires socialistes d’ailleurs, il a réussi un résultat lamentable de 5%. Il est extrêmement minoritaire dans sa propre famille politique".
"Il n’y a que The Economist, le journal libéral britannique, qui le trouvait formidable", s’est exclamé le responsable du Front de Gauche, dont le PG est une des composantes majeures.

Pour lui, la ligne Taubira, "c’est la ligne sérieuse, pas la ligne démagogique". "Elle essaie de tenir son chemin", a-t-il estimé.

L’un des deux doit-il partir ? 
"Valls et Taubira ce n’est pas mes affaires. Moi, je veux qu’ils dégagent tous", a répondu François Delapierre, comme en écho au livre de Jean-Luc Mélenchon, coprésident du PG, intitulé 'Qu’ils s’en aillent tous !'.

Municipales : "Ne pas dramatiser" les divergences avec le PCF

Alors qu’on lui demande pourquoi, au regard des résultats des élections partielles, la situation ne lui profite pas plus et booste le FN, le co-président du Parti de gauche fait profil bas. "Je ne cherche pas à diminuer nos difficultés et je m’en attribue une part. Nous n’avons pas assez mobilisé et je m’en veux beaucoup". Ce qu'il n'admet pas en revanche c'est que ne pas mobiliser, c'est favoriser la montée du FN.

Par ailleurs, interrogé sur le fait que les communistes, alliés du PG au sein du Front de gauche, souhaitent des listes communes de la gauche au premier tour des élections municipales de mars 2014, tandis que le PG prône l’autonomie, J.-L. Mélenchon concède qu' "il y a une divergence" mais qu' "il ne faut pas la dramatiser".
"De toute façon, ça se décide localement. Pour moi, il faut être autonome pour mobiliser des forces déterminées à donner le coup de balai de la révolution citoyenne et de l’humain d’abord", ajoute-t-il.

Fin juillet, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, avait reconnu une différence d'"appréciation" entre sa formation et le PG à ce sujet.

Supercherie ou propos en "off"


Hoax dans la forme,
menace réelle  sur le fond
Les musulmans de France votent nettement à gauche, un choix qui s'est renforcé à l'élection présidentielle de 2012 par rapport à 2007, selon une étude IFOP de juillet 2013. "Cette domination de la gauche dans l'électorat musulman n'est pas une nouveauté (...) mais elle s'est renforcée par rapport à l'élection présidentielle de 2007", notent les auteurs. 

Le score du 
Front de gauche
(PCF et Jean-Luc Mélenchon) à la présidentielle montre où se situe le fonds de commerce de l'extrême gauche:  les musulmans ont bien plus voté pour la gauche radicale que la moyenne des Français (20% contre 11%) au premier tour. La calinothérapie républicaine et laïque de  la gauche révolutionnaire et de Mélenchon s'adresse sans surprise et prioritairement aux musulmans de France. Les salariés syndiqués le savent si bien que le vol des oiseaux émigrateurs  d'extrême gauche passent au-dessus du PS et de l'UMP.

Mélenchon participe au projet énoncé lors du débat autour de la commission Stasi, en 2003-2004:
 "Nous avons les moyens de vous diviser" était déjà une menace islamique proférée publiquement. Aujourd'hui, Mélenchon est l'un des architectes de la fracture communautaire. Propagandiste  des armées obscurantistes, il les pare des atours de la gauche, des ambitions de la République et du faux-semblant de la laïcité pour mieux brouiller les pistes. 


Jean-Luc Mélenchon s'était dévoilé dans un discours en date du 1er mars 2010 à la Mutualité. "Nous voyons bien ce qu’on veut faire, c’est faire prendre comme ils l’ont fait avant-guerre de manière infâme et jusqu’au meurtre de masse, contre les juifs, faire la même chose, la figure du bouc émissaire, avec tous ceux qui sont de religion musulmane ou supposés tels. Et ça, nous les laïcs, nous ne le laisserons pas faire." 

Ainsi a-t-il sciemment établi un amalgame entre cette lutte d’émancipation et le massacre de masse et le génocide. Il est de l’engeance des parlementaires de la SFIO qui ont voté les pleins pouvoirs à Pétain. Il n’est plus à gauche: on ne peut se prétendre de gauche et soutenir ce qu’il a de plus droitier et de plus archaïque, l’islam.

Mélenchon redessine l'espace politique


Certains électeurs de gauche sont refoulés à l'extrême droite
et ceux restés à gauche sont confortés dans l’idée que les opposants à l’islam sont des fachos et se solidarisent encore plus avec les envahisseurs. Mais n'est-ce pas un trait commun qu'il partage avec Manuel Valls et Hollande? Mais, comme à l’accoutumée, la droite modérée, qu'on a pourtant dite 'décomplexée', prend simplement acte des rapports de force en mutation.
Mélenchon est si peu le républicain ou le patriote qu’il prétend être, qu'il porte la responsabilité de l’échec des négociations entre le MRC de Jean-Pierre Chevènement et Le Front de gauche aux dernières européennes de 2009. La discussion a achoppé sur quatre points dont l'exigence d’une régularisation de tous les sans papiers, en dehors de tout critère d’intégration et même "dans le cadre d’une stratégie de codéveloppement."
Mélenchon a choisi l'islam contre la République.

mercredi 26 décembre 2012

Noël: Cécile Duflot n'a pas où faire crécher les sans-abri

Hollande au chaud contemple sa base au froid



Duflot parle si haut qu'elle n'entend rien

DAL a invité les sans-abri à se chauffer
auprès de la gauche sociale

Réclamant la réquisition de logements vacants, des manifestants ont offert un pied-de-biche doré à la ministre.

"Petit Papa Noël, n'oublie pas de nous reloger". 
Mardi, à l'appel de l'association Droit au Logement (DAL), plusieurs dizaines de familles de mal-logés  - tenus à distance -  ont fêté Noël à proximité du ministère du Logement. Ces familles, reconnues prioritaires au Droit au logement opposable (DALO), instauré en 2008, sont en attente de relogement, selon le DAL. Derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire "Ni miette, ni bla-bla: respectez nos droits", un sapin décoré de guirlandes avait été installé et des cadeaux ont été distribués aux enfants.

Un cadeau à la ministre Cécile Duflot (EELV)

L'association partisane de la "gauche forte",
tendance Chavez


"On a remis un cadeau à la ministre du Logement, mais qui n’a pas pu se déplacer aujourd’hui parce que nous l’avons prévenue un peu tardivement", s'auto-flagelle DAL. 
"Nous lui avons remis un pied-de-biche avec une clé", explique à Europe 1 Jean-Marc Ayrault  Jean-Baptiste Eyraud, président du DAL. "C’est une manière de dire qu’il faut accélérer les réquisitions. On les attendait pour la fin de l’année; malheureusement, ça risque de ne pas arriver avant le mois de mars, voire le mois d’avril," commente le showman de l'école Jeudi Noir de Julien Bayou (anarchiste rigolo de Génération précaire, puis directeur de la communication d'Eva Joly dans le cadre de la primaire écologiste, est nommé directeur de la mobilisation en 2012)




Que sont les promesses de la ministre devenues ?
Fin novembre, Cécile Duflot (EELV) s'était dite prête à réquisitionner les bâtiments même privés, exemples au hasard ceux de l'Eglise et de la SNCF, si les 19.000 places mobilisées cet hiver pour les sans-abri se révèlent insuffisantes. Mais le passage des paroles aux actes tarde. "Il nous a été répondu que la ministre faisait tout son possible et qu’en tous cas elle était très déterminée à faire appliquer la loi Dalo, le droit à l’hébergement et le droit de réquisition", gronde Jean-Baptiste Eyraud, reçu avec une délégation par la chef de cabinet de la ministre du Logement, tant Duflot est occupée dans les media ou incompétente. "Nous on sort avec un peu d’espoir, mais en tout cas très vigilants, prêts à réagir et à trouver des solutions pour des personnes qui sont aujourd’hui en difficulté de logement." 

Les 330.000 logements vacants sont-ils en état ? 
En juin dernier et dans la seule Ile-de-France socialiste, on recensait plus de 27.500 ménages prioritaires venus des quatre coins du monde en attente d'un nouveau toit depuis au moins 6 mois. Or, toujours en Ile-de-France, et selon l’INSEE, pas moins de 330.000 logements vacants sont recensés. Un chiffre qui grimpe à 2,4 millions au plan national.

La base passe Noël aux pieds de la ministresse invisible
La misère venue du monde entier
Le porte-parole de l'association Droit au logement (DAL), Jean-Baptiste Eyraud, au milieu d'enfants et de familles accueillies mais mal-logées, à Paris, mardi 25 décembre 2012.

Ces familles "parquées dans des hôtels précaires ou dans des taudis" passaient
leur 3e Noël dans la rue [malgré leur hébergement en hôtels aux frais de la communauté].


La misère accueillie
a froid,
mais attise l'activisme de gauche



La loi Dalo de 2008 permet aux familles démunies de faire un recours auprès d'une commission de médiation, quelle que soit leur origine nationale. 
A cette dernière de décider si l'Etat a l'obligation ou non de reloger les demandeurs. Jean-Baptiste Eyraud a assuré  que toutes les familles présentes - et sélectionnées pour la manifestation - étaient "des prioritaires Dalo en attente de relogement".

François Hollande s'était pourtant engagé en avril 2012 à faire respecter cette loi, dans une lettre adressée au DAL : "Si les Français m'accordent leur confiance, la loi instituant le droit au logement opposable devra être respectée, en premier lieu par l'Etat."

Que sont devenus les Enfants de Don Quichotte ?

L'indignation d'Augustin Legrand (ci-contre) a-t-elle changé de raison sociale ?

Et Josiane Balasko ?
Et Jean Rochefort ?

Et Albert Jacquard,
Et Guy Bedos ?


Balasko et Bedos ne se manifestent plus...
Aux côtés des sans-abri du Tiers Monde,
mais entre eux, 
à deux pas...


VOIR et ENTENDRE un reportage de M6 sur les activistes nantis de MACAQ ou Jeudi Noir, intermittents du théâtre politique subventionné sur le créneau du sans-abri, les débuts de la campagne médiatique saisonnière du "Ministère de la crise du logement" et sur les actions des associations MACAQ et Jeudi noir, chaque 31 décembre (2006, ici):

M6 reportage Ministère de la crise du logement par macaq

N.B. En 2000, Julien Boucher, un "agité du bocal", selon Libération, était adhérent du PS et intégra " la gauche socialiste " de Jean-Luc Mélenchon et entra en conflit avec Delanoë qui lui supprima la subvention de la mairie socialiste. En 2012, il est toutefois directeur de campagne d’Agnès Pannier, candidate PS (17% des suffrages exprimés) à la législative dans la 4e circonscription de Paris.
Pour tous,
mais après les socialistes...
Dans le même temps, la future ministre de Hollande, Delphine Batho (PS) refuse de céder son logement social parisien à une famille défavorisée ... (lien PaSiDupes)
Et, en novembre 2011, Chevènement refuse de libérer son logement social parisien (lien PaSiDupes)


Ces intégristes ont-ils cessé toute activité depuis le "printemps français" de 2012 ?

Et ...Torreton, pas même  un p'tit loft disponible en partage ?