POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Conseil des ministres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Conseil des ministres. Afficher tous les articles

mardi 30 octobre 2018

Le Conseil des ministres avancé pour ..."convenances personnelles" de Macron !

Jupiter a besoin de souffler...

Le quadra a présumé de ses forces


Le conseil des ministres et le conseil de défense habituellement prévus le mercredi ont été avancés d'une journée pour permettre à Emmanuel Macron de "souffler". Un aménagement inédit pour convenance personnelle !
Il n'y aura pas de conseil de défense et de conseil des ministres mercredi 31 octobre, car ces réunions sont avancées à mardi matin. Cela arrive parfois lorsque le président part en déplacement, mais cette fois, Emmanuel Macron part... se reposer.

Un quadra délicat qui ne tient pas la distance

Depuis le 1er janvier 2018, le jour de carence
pour maladie des agents publics
(fonctionnaires et contractuels) est rétabli.
La rémunération est due à partir du
2e 
jour de l'arrêt maladie.
"C'est surprenant," raille-t-on dans "l'ancien monde", où on affirme qu'on ne se serait jamais permis pareille liberté dans l'ancien. 
Mais "quand on est fatigué, il est important de se reposer au risque de perdre toute lucidité", persifle un ancien conseiller de François Hollande. 
Depuis quelques jours, certains observateurs glosent sur les traits tirés du président, sa mauvaise mine et ses premiers cheveux blancs. Mimi Marchand, au secours !

Un coup de pompe que nient les macroniens habitués de l'Elysée.
Il est vrai que l'été n'a pas été reposant, admettent-ils mais,  en même temps, il a eu la rentrée agitée qu'il a méritée. Un cadre de la majorité concède finalement : "au bout de 16 mois, il y a une part de fatigue".

Six jours de déplacement à venir

Le jeune président a besoin de recharger ses batteries électriques. Exit donc le mythe de Jupiter et de ses trois heures de sommeil par nuit vantées au début du quinquennat. 

A partir de dimanche, après avoir privilégié une tournée européenne, Emmanuel Macron se rappelle aux Français avec un marathon de presqu'une semaine dans l'Est et le Nord de la France, avec son lot de plaintes et manifestations : 11 départements à visiter en six jours pour le centenaire de l'armistice de 1918 et sa campagne en cours pour les Européennes.

Le président doit donc prendre conscience de ses limites humaines, ou plutôt "préparer ce déplacement hors norme," racontent ses collaborateurs. 

Le p'tit gars part, en famille, dans un cadre privé. Où ? Ni à La Lanterne à Versailles, ni au Touquet dit l'Elysée, en espérant garder le secret. Peut-être dans sa 'datcha' de Sotchi...  Secret gardé aussi sur l'opération bancaire chirurgicale qu'il doit subir, selon la rumeur.
Mais son gouvernement reste au travail, se plaît-on à espérer...

jeudi 4 septembre 2014

Majorité et opposition sous la menace de recours aux ordonnances du gouvernement Valls

Valls passera en force contre sa majorité frondeuse et l'opposition méprisée 

Des élus de gauche critiquent cette procédure évacuant le débat parlementaire...
Vitupérations de Hollande   
à l'Assemblée nationale, le 30 novembre 2005
Légiférer "à la hussarde" est légal, mais est-ce juste et respectueux? Le gouvernement a indiqué vendredi qu’il va recourir à des ordonnances pour certains aspects du projet de loi sur la croissance. Un texte qui prévoit la déréglementation de certaines professions réglementées (notaires, huissiers, officines de pharmaciens…), et un assouplissement des conditions de travail le dimanche. L’objectif: restituer six milliards d’euros aux Français. 

Le fuitage en juillet de la détermination de l'exécutif d’un recours aux ordonnances a réveillé la fronde des parlementaires socialistes  et provoqué la colère des syndicats qui voient là un "déni de démocratie".

Qu’est ce qu’une ordonnance?

C’est une procédure qui permet au gouvernement de légiférer sans passer par les représentants du peuple, donc sans débattre du détail du texte, sans risques d'amendements et la pression d'un vote bloqué. "L’article 38 de la Constitution permet au gouvernement de légiférer par ordonnance, après l’accord du Parlement. Le Premier ministre doit préciser le domaine dans lequel il compte prendre des ordonnances, par exemple ici le droit du travail, et la durée de l’habilitation", précise le professeur en droit constitutionnel à l’université Paris I Sorbonne, Dominique Rousseau. "A l’issue d’un vote dans les deux chambres, la loi d’habilitation entrera ou non en vigueur".

Une procédure souvent utilisée?
"Le gouvernement demande souvent à légiférer par ordonnance pour simplifier des textes. Lorsqu’il s’agit de réformer un régime juridique, c’est plus rare

Dernier exemple en date en 2005. Dominique de Villepin utilise la méthode pour son Contrat nouvelle embauche (CNE). A la tribune de l’Assemblée nationale, le député de Corrèze de l’époque, François Hollande, fustigea cette "méthode détestable", ce renoncement "à la confrontation démocratique et au débat serein"...

En 1967, Georges Pompidou
ne disposait que d’une majorité d’une ou deux voix. Le Premier ministre avait eu recours aux ordonnances pour modifier le régime de sécurité sociale. Quelques mois plus tard, il démissionnait après la crise de mai 1968", prévient Dominique Rousseau.
Pourquoi le gouvernement veut-il pourtant passer par cette méthode controversée?

Pourquoi le gouvernement veut-il avoir recours aux ordonnances?
Première raison invoquée par le Premier ministre, "aller plus vite". "Une fois habilité, le gouvernement peut prendre les ordonnances. Celles-ci sont arrêtées en conseil des ministres après avis du Conseil d’Etat, et entrent en application immédiatement après leur publication." Un moyen d’éviter les va-et-vient d’un texte entre l’Assemblée et le Sénat, et de supprimer la phase de délibérations et d’amendements. "Une réforme peut alors être adoptée en un ou deux mois contre une bonne année par la voie traditionnelle", assure Dominique Rousseau. 
L'exécutif décide alors de réduire les pouvoirs du législatif.
Seule nécessité pour le gouvernement: déposer le projet de ratification dans le délai imparti par la loi d’habilitation. "Il n’a pas nécessité à être ensuite voté. Cela montre que l’ordonnance est un instrument dirigé contre le Parlement", ajoute-t-il.

La méthode permet également au gouvernement d’éviter une discussion difficile avec sa majorité. "Manuel Valls préfère visiblement avoir une discussion difficile un bon coup lors de la demande d’habilitation. Il s’évitera ainsi de devoir gérer la colère des frondeurs pendant un an", estime le professeur.

Quel risque pour le gouvernement?

Même s’il dispose d’une majorité dans les deux chambres, le gouvernement prend le risque de ne pas obtenir l’habilitation. "Auquel cas, le gouvernement pourra engager sa responsabilité sur ce texte de loi, c’est-à-dire poser la question de confiance de l’article 49.3. Le débat n’aurait plus pour objet le recours aux ordonnances mais la confiance au gouvernement. Valls forcerait les députés à faire un choix terrible. Cela reviendrait à dire: "Renversez-moi". Ce serait le signe que le gouvernement a perdu sa majorité parlementaire.

Travail dominical

Mardi, le ministre du Travail François
Rebsamen s'est déclaré favorable à des "exceptions, des dérogations à ce principe du repos dominical", tout en avouant qu'on ne connaissait pas "très bien le solde" des emplois créés et détruits par le travail dominical, assurant en outre que le débat aurait lieu et que le "véhicule législatif" n'avait pas été "arrêté". Invité à clarifier la position du gouvernement sur cette épineuse question du travail du dimanche, François Rebsamen a répondu : "dans ses grands axes, c'est le rapport Bailly".
Commandé par l'ancien Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le rapport remis par l'ex-patron de La Poste, Jean-Claude Bailly, en décembre 2013 préconise plus de souplesse concernant l'ouverture des commerces le dimanche, avec notamment la hausse du nombre de dimanches autorisés, qui passerait ainsi de cinq à douze. "On va pas refaire un rapport" qui a été "approuvé dans sa très large majorité, par l'ensemble des partenaires sociaux qui ont eu l'occasion de s'exprimer", a décidé Rebsamen. 

Vendredi, le gouvernement a précisé qu'il a choisi de recourir à des ordonnances pour le projet de loi sur la croissance, notamment sur le repos dominical. 

La procédure par ordonnances divise jusqu'à la gauche
Tandis que, sans surprise, le patron godillot des députés socialistes, Bruno Le Roux, accueille favorablement le muselage de ses camarades, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, s'est dit sceptique sur cette méthode, dimanche sur BFM. "Je n'y suis pas tellement favorable", a-t-il lâché. "Parce qu'on n'y gagne pas tant que ça, et il vaut mieux un débat au Parlement (...). De toute façon, même avec les ordonnances, le débat sera au Parlement", a poursuivi le patron de Solférino. 
"Je dis que je n'y suis pas favorable, mais on va voir ce que va faire le premier ministre".

Redoutant une généralisation sans concertation du travail dominical, les syndicats et des élus de gauche ont rappelé leur rejet de la procédure.

Les impuissants qui promettaient dialogue et concertation passent à l'épreuve de force.

samedi 25 juillet 2009

Le jeu des sept familles du gouvernement Fillon

Les affinités au 23 juin 2009, selon Le Figaro

Voici la liste des membres du nouveau gouvernement.
Cliquer sur l'image pour la visualiser en plus grand


- Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat
-
Michèle Alliot-Marie, ministre d'Etat garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés
-
Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales
-
Xavier Darcos, ministre du Travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité
-
Eric Woerth, ministre du Budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat
-
Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, porte-parole du Gouvernement
- Bruno Le Maire ministre de l'Alimentation, de l'agriculture et de la pêche
-
Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la communication ;
-
Michel Mercier, ministre de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire
- Henri de Raincourt, ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement
-
Christian Estrosi, ministre auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi, chargé de l'industrie
-
Valérie Letard, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie et du développement durable
-
Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Justice et des libertés
-
Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation, auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi
-
Rama Yade, secrétaire d'Etat chargée des sports, auprès de la ministre de la santé et des sports
-
Hubert Falco, secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants, auprès du ministre de la défense
-
Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la famille et de la solidarité, auprès du ministre du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité
- Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes
- Nora Berra, secrétaire d'Etat chargée des aînés, auprès du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité
- Benoist Apparu, secrétaire d'Etat, chargé du logement et de l'urbanisme, auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie et du développement durable
- Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat chargée de l'outre-mer, auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales
-
Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale auprès du Premier ministre

Par ailleurs, sont confirmés dans leurs fonctions:
-
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes
-
Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi
-
Patrick Devedjian, ministre auprès du Premier ministre, chargé de la mise en oeuvre du plan de relance
-
Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche
-
Hervé Morin, ministre de la Défense
-
Roselyne Bachelot, ministre de la santé et des sports
-
Eric Besson, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du développement solidaire
-
Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industerie et de l'emploi, chargé de l'emploi
-
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique
-
Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, chargé des Transports
-
Fadela Amara, secrétaire d'Etat auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, chargée de la Politique de la Ville
-
Alain Marleix, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales, chargé de l'Intérieur et des Collectivités territoriales
-
Anne-Marie Idrac, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, chargée du Commerce extérieur
-
Alain Joyandet, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la Coopération et de la Francophonie
-
Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer
-
Martin Hirsch, Haut-Commissaire auprès du Premier ministre aux Solidarités actives contre la pauvreté, à la Jeunesse et à la Vie associative

mardi 23 juin 2009

Le gouvernement Fillon IV est né

Remaniement: huit départs de ministres et huit arrivées

Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant a annoncé mardi 23 juin après 20h00 un remaniement du gouvernement, alors qu'étaient attendus de menus changements.

Voici la liste des membres du nouveau gouvernement de François Fillon :

- Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat
1- Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, chargé des Transports
2- Valérie Letard, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie et du développement durable
3- Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer
4- Benoist Apparu, secrétaire d'Etat, chargé du logement et de l'urbanisme, auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie et du développement durable


- Michèle Alliot-Marie, ministre d'Etat garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés
- Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Justice et des libertés


- Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi
1- Anne-Marie Idrac, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, chargée du Commerce extérieur
2- Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation, auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi
3- Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'emploi, chargé de l'emploi

- Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales
1- Alain Marleix, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales, chargé de l'Intérieur et des Collectivités territoriales
2- Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat chargée de l'outre-mer, auprès du ministre de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales

- Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes
1- Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes
2- Alain Joyandet, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la Coopération et de la Francophonie

- Xavier Darcos, ministre du Travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité
1- Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la famille et de la solidarité, auprès du ministre du ministre du Travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité
2- Fadela Amara, secrétaire d'Etat auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, chargée de la Politique de la Ville
3- Nora Berra, secrétaire d'Etat chargée des aînés, auprès du ministre du Travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

- Eric Woerth, ministre du Budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat

- Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, porte-parole du Gouvernement

- Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche

-
Hervé Morin, ministre de la Défense
- Hubert Falco, secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants, auprès du ministre de la défense


- Roselyne Bachelot, ministre de la santé et des sports
- Rama Yade, secrétaire d'Etat chargée des sports, auprès de la ministre de la santé et des sports

- Eric Besson, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du développement solidaire

- Bruno Le Maire, ministre de l'Alimentation, de l'agriculture et de la pêche

- Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la communication

-
Michel Mercier, ministre de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire
- Christian Estrosi, ministre auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi, chargé de l'industrie
- Patrick Devedjian, ministre auprès du Premier ministre, chargé de la mise en oeuvre du plan de relance
- Henri de Raincourt, ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement
- Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale auprès du Premier ministre
- Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique

et Martin Hirsch
, Haut-Commissaire auprès du Premier ministre aux Solidarités actives contre la pauvreté, à la Jeunesse et à la Vie associative.

vendredi 9 janvier 2009

Découpage électoral : le Conseil Constitutionnel impose le critère démographique

Les sages s’opposent à la règle des deux députés par département
Le Conseil constitutionnel a refusé jeudi la règle de deux députés par département que voulait maintenir le gouvernement pour effectuer le nouveau redécoupage électoral.

Les raisons du changement
Pour le Conseil Constitutionnel, il s'agit de "limiter les exceptions à la règle fondamentale selon laquelle l'Assemblée Nationale doit être élue sur des bases essentiellement démographiques".
Depuis le dernier découpage effectué il y a 22 ans par Charles Pasqua en 1987, la population de la France est en effet passée de 55 à plus de 63 millions d'habitants, mais le nombre de députés était resté inchangé. Il devrait y avoir désormais un député par tranche de 125.000 habitants, contre un pour 108.000 actuellement.

Ce qui changera
  • La Lozère (77.000 habitants) et la Creuse (122.000 habitants) devraient donc perdre chacun un siège: ce sont deux départements de moins de 125.000 habitants qui étaient représentés jusqu'à présent par deux députés, .
    > Le gouvernement avait estimé que les départements peu peuplés pourraient garder au moins deux députés, conformément à une tradition remontant à la IIIème République.
    > Le Conseil Constitutionnel s'y est opposé en jugeant que "le maintien d'un minimum de deux députés pour chaque département n'est plus justifié par un impératif d'intérêt général susceptible d'atténuer la portée de la règle fondamentale selon laquelle l'Assemblée nationale doit être élue sur des bases essentiellement démographiques".

  • Par ailleurs, les Français de l'étranger, qui n'étaient jusqu'à présent représentés qu'au Sénat, le seront aussi à l'Assemblée Nationale. Le nombre de circonscriptions qui seront créées pour eux devrait être d'environ 10, autant de sièges en moins pour la métropole et les collectivités d'outremer.

  • La contrepartie
    > Cette décision pourrait permettre à des départements menacés de perdre un siège d'en garder un. Ceux-ci étaient 25: Paris et Nord (trois sièges), Pas-de-Calais et Seine-Maritime (-2), Allier, Charente, Corrèze, Indre, Loire, Manche, Marne, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Nièvre, Puy-de-Dôme, Hautes-Pyrénées, Haut-Rhin, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Deux-Sèvres, Somme, Tarn, Haute-Vienne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne (un siège).
    > 15 départements devraient gagner un ou deux sièges: Haute-Garonne, Hérault, Seine-et-Marne et Réunion (deux), Ain, Gard, Gironde, Ille-et-Vilaine, Isère, Loiret, Savoie, Haute-Savoie, Var, Vaucluse et Val d'Oise (un).

    Fin de la récupération automatique de siège parlementaire

    Le Conseil Constitutionnel a par ailleurs censuré une disposition de la loi organique présentée par le gouvernement en même temps que les règles de redécoupage électoral. Elle prévoyait qu'un ministre, ancien élu, puisse retrouver automatiquement son siège quand il quitte le gouvernement. Au cas où le ministre renoncerait à reprendre ses fonctions parlementaires, il serait définitivement remplacé par son suppléant.
    Pour le Conseil Constitutionnel, il n'est pas possible qu'un ministre retrouve automatiquement son siège d'élu quand il quitte le gouvernement, puisque "l'article 25 de la Constitution ne prévoit, dans ce cas, qu'un remplacement temporaire". De nouvelles élections partielles devront donc être organisées.

    L’opposition n’obtient pas gain de cause

    >
    Alain Marleix, le secrétaire d'Etat au ministère de l'intérieur et aux collectivités locales, s'est réjoui qu'aucun des motifs d'annulation soulevés par l'opposition n'ait été retenu. Impossible Conseil Constitutionnel de déposer 4700 'amendements' comme au Parlement ?
    A. Marleix a annoncé la poursuite des travaux du redécoupage. Une commission de redécoupage électorale devrait être mise en place en mars. A. Marleix recevra tous les députés concernés.
    > Le découpage devra être ensuite approuvé par le Conseil des ministres en juin, après être passé devant le Conseil d'Etat, et les ordonnances ratifiées par le Parlement avant la fin de l'année.
  • mercredi 20 juin 2007

    Premier conseil des ministres : la diversité au pouvoir

    Les socialistes ne l'ont pas réussie, Sarkozy l’a faite…
    Les 32 membres du "gouvernement d'ouverture" de François Fillon se sont réunis autour de Nicolas Sarkozy mercredi 20 juin pour un premier conseil des ministres décrit comme chaleureux et concentré sur le travail à accomplir.

    La nouvelle équipe formée mardi, qui compte 11 femmes et des personnalités de l’ouverture non sectaire de gauche, du centre et du monde associatif, a reçu du président de la République un message d'encouragement.

    Plusieurs novices n'ont pas caché leur émotion.
    Rama Yade, trentenaire et nouvelle secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, a ressenti à la fois "beaucoup de joie" et "beaucoup de gravité, beaucoup de sérieux, le poids important des responsabilités". "Maintenant, c'est le temps du travail et on a beaucoup de travail. Je suis très ravie de travailler avec M. Kouchner, M. Jouyet et puis M. Bockel. Ils m'ont fait confiance et j'espère que je serai à la hauteur", a confié la jeune femme d'origine sénégalaise .

    Même détermination affichée chez la centriste
    Valérie Létard, secrétaire d'Etat chargée de la Solidarité. "Il suffit de regarder les gens présents autour de cette grande table pour se rendre compte qu'effectivement ce n'est pas qu'un symbole, c'est véritablement une révolution ce gouvernement, c'est assez impressionnant, vraiment", a déclaré l'ancienne assistante sociale, "heureuse" d'appartenir à une équipe "à la configuration étonnante". "On se parle sans a priori, sans tabou on essaie de se comprendre. Ce regard croisé, ces différences, ces complémentarités me plaisent énormément", a-t-elle ajouté. "C'est un signe très positif qui peut rassurer les Français".

    Hervé Novelli (Entreprises et Commerce extérieur) a évoqué une "ambiance très sereine et très déterminée".
    Le nouveau porte-parole du gouvernement,
    Laurent Wauquiez rapporte déjà les paroles du chef de l'Etat: "Il ne faut surtout pas vous prendre au sérieux mais par contre votre job, c'est sérieux".

    Luc Chatel, nouveau secrétaire d'Etat à la Consommation et au Tourisme, a renchéridans la cour de l'Elysée: "On a du taf', on a du pain sur la planche".

    Christian Estrosi, autre proche de Nicolas Sarkozy nommé mardi à l'Outre-mer, a dit son désir de se mettre au travail "avec beaucoup de dévouement, beaucoup de modestie". "Nous serons jugés aussi sur notre capacité à mener à bien les grands dossiers que (Nicolas Sarkozy) nous a confiés, sur notre capacité à participer à la cohésion gouvernementale", a-t-il dit.

    A l'issue du Conseil des ministres, les plus anciens de quelques semaines, se sont xprimés:
    Brice Hortefeux, le ministre de l'Immigration, a levé le pouce en signe de détermination, Durant le conseil, plusieurs personnes ont pris la parole, dont Martin Hirsch, Haut-commissaire aux Solidarités, qui est intervenu sur les minima sociaux, a rapporté Laurent Wauquiez.
    La TVA "sociale", qui avait suscité une polémique entre les deux tours des élections législatives a-t-elle été évoquée ? "Non", a assuré Luc Chatel.
    "Il y a eu un mot collectif pour l'ensemble des membres du gouvernement, pour leur souhaiter la bienvenue, du courage, de la détermination, et qu'ils se mettent au boulot tout de suite", a ajouté l'ancien porte-parole de l'UMP.
    Christine Lagarde, la nouvelle patronne de Bercy, très sollicitée à sa sortie, a noté: "La table était plus longue, ça c'est certain. Il y a beaucoup de travail à faire".
    Ce premier conseil des ministres du gouvernement "Fillon II", qui a duré plus d'une heure, a été suivi de la traditionnelle photo de famille sur le perron arrière de l'Elysée. Tandis que les ministres s'égrenaient dans la cour d'honneur de l'Elysée devant la foule des grands jours des journalistes, des groupes de parlementaires franchissaient la grille d'entrée.
    Députés et sénateurs de la majorité, dont ceux élus ou réélus lors des dernières élections législatives, étaient conviés à déjeuner par le chef de l'Etat
    . On a ainsi aperçu d'anciens membres du précédent gouvernement comme François Baroin, élu de l'Aube, ou l'ex-garde des Sceaux et sénateur Pascal Clément.