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lundi 27 avril 2020

Déconfinement : Macron tronque le débat à l'Assemblée et passe en force

Le débat mercredi était un petit pas pour Macron; son refus, un grand recul pour la démocratie

Macron  passe en force,
 sans vote, par peur du débat

Après avoir agrégé le sujet du projet du déconfinement à celui de l'application StopCovid et concédé - sous la pression - un temps réduit d'étude de ses propositions, l'imprévisible Macron  change de braquet, accélérant l'examen des grands axes de son déconfinement et en refusant le temps du débat. 
Une tactique du coup fourré dénoncée à gauche, comme dans la majorité, où les réticences contre cette application sont fortes.

Plus que jamais considérés comme des pions, les députés et sénateurs n'auront ni débats et ni votes spécifiques sur les mesures de déconfinement, incluant le recours à l'application StopCovid, laquelle pose à elle seule la question des libertés individuelles. 

Macron s'assoit sur le Parlement.
Il lui laisse un seul os à ronger, celui du projet d'application StopCovid. La volonté du gouvernement de présenter dès mardi le plan global de déconfinement lui permet de passer à la trappe ces étapes parlementaires chères aux démocrates: si le "conseil scientifique" est accroché aux procédures, au mépris des vies mises en danger, Macron, quant à lui, se comporte en autocrate, menaçant le régime parlementaire défini par la Constitution. 

Museler les représentants du peuple est une atteinte à la démocratie.  
Alors qu'il appelle à l'"union nationale", l'incohérent Macron tente un coup de force qui ne peut réussir qu'avec le soutien des élus LREM dans la crainte de débats s'annonçant houleux jusque dans la majorité, assure-t-on encore, bien que le scénario de la contestation dans le parti du président soit maintenant éculé depuis plusieurs réformes. Sans oublier que la gauche est vent debout contre ce projet et que la droite est elle aussi très partagée sur la question.

Anticipant une très forte abstention du côté des députés LREM, l'exécutif veut dissimuler la contestation interne. Sur le sujet de l'application de traçage porté par le secrétaire d'Etat au Numérique, Cédric O, Macron et Philippe prévoyaient une courte majorité de soutien au final, mais ils ne pouvaient pas non plus le mettre de côté dans le cadre du déconfinement, sous peine de se voir accusés de refus des moyens du combat. 

Le Sénat a refusé de traiter séparément deux sujets liés. 
Compte tenu des réserves de sa propre majorité sur ce projet StopCovid, l'application de traçage des porteurs du virus, Gérard Larcher, le président de la chambre haute, à majorité de droite, était très réticent à l'idée d'organiser un débat et un vote spécifiques sur des sujets complémentaires. Il a donc souhaité que le débat soit global et cohérent. "Je suis un pragmatique ; le traçage, pourquoi pas ? Mais si nous n'avons ni masques ni tests, il [le traçage] ne nous protégera pas du Covid. C'est pourquoi j'ai demandé au président de la République qu'il y ait un débat global sur le déconfinement", a-t-il confirmé dans le JDD. L'exécutif a donc bondi sur l'occasion de piéger les défenseurs des libertés individuelles, ainsi contraint au tout ou rien.


Un passage en force de plus risque-t-il de laisser plus de traces sur ce quinquennat ? 

La confiscation du débat sur le StopCovid est dénoncée à gauche et passe mal au sein de la majorité. "Un vote unique sur le plan déconfinement - sans possibilité de se prononcer sur le traçage numérique en tant que tel - et avec un nombre aussi réduit de députés déconfinés autorisés dans l'hémicycle ne correspond pas, au regard des enjeux, à un niveau de démocratie parlementaire suffisant", a dénoncé sur Twitter Aurélien Taché, un député LREM et ex-socialiste qui a assuré ses arrières dans le parti du président, mais qui est très opposé à cette application, quel que soit la durée de l'autorisation de son fonctionnement

Comme les autres aspects du déconfinement, Philippe a prévu d'évoquer cette application lors de son discours, mardi prochain, d'autant plus superficiellement que l'exécutif n'est pas encore sûr d'être prêt pour le 11 mai. Le Parlement pouvait-il donc se prononcer sur un sujet aussi virtuel? Seuls les idéologues sont capables de fermeté sur les théories...  

Les députés de tout bord entendent rester vigilants, malgré l'absence de débat et de vote. 
"L'utilité du traçage ne peut s'apprécier qu'à l'aune de la stratégie globale de déconfinement, a déclaré aux Echos Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des Lois à l'Assemblée nationale, rejoignant la majorité Les Républicains au Sénat. Il est donc important que nous puissions avoir mardi cette vision d'ensemble", a-t-elle insisté. 
Et cette rebelle (qu'on avait pas vu venir) de conclure: "Pour autant, beaucoup de questions restent ouvertes sur l'application et il n'est donc pas question de s'épargner ce débat au Parlement. La commission des Lois va poursuivre son contrôle et ses échanges avec le ministre et la CNIL sur le développement de l'application et son utilisation". 

Mais
l'application StopCovid ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt des forfaitures anti-démocratiques de Macron.
Affaire à suivre dès mardi soir avec les annonces de l'Edouard. 
Encore qu'il ne faille s'attendre qu'à de grands axes en pointillés qui ne permettent pas d'avancer ou laissent toutes les mises en oeuvre - et leur financement - sur les bras des collectivités territoriales.

mardi 13 juin 2017

Mélenchon dénonce le "culte de la personnalité" sur la personne de Macron

C'est un camarade des communistes qui le dit 

Jean-Luc Mélenchon a accusé Macron d'encourager un "culte de la personnalité" et "d'autocélébration" 






autour de sa petite personne depuis son élection, la jugeant "malsaine". 
"Son intérêt est que les choses se passent de la manière la plus suave possible, dans une ambiance d'autocélébration qui a frappé tout le monde et que je juge malsaine, parce que ce n'est pas bon, un tel culte de la personnalité", a déclaré le chef de La France insoumise, sur RTL.
"Depuis l'élection présidentielle, on a eu droit à toutes les variantes, 'Macron à la plage', 'Macron au ski', 'Macron ceci,' etc. et aucun débat", a-t-il observé.



Résultat de recherche d'images pour "Macron au marché du Touquet"
Tenue Vuitton de campagne

Envers du décor et moralisation de la comm'
"Ce n'est pas possible d'avoir des élections sans débat"



Ce mardi encore, le candidat parachuté à Marseille dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, face à Mme Versini, candidate REM, a en outre dénoncé "l'absence totale de débat national" avant les législatives.
Mélenchon a regretté ne pas avoir pu, avant les législatives, installer à temps dans le débat les grandes questions qui vont arriver", de la réforme du Code du travail et de "la transposition de l'état d'urgence dans le droit commun".

Répétant sa volonté d'incarner une "opposition humaniste" à l'Assemblée nationale, il a aussi dit ne pas craindre les futurs députés REM.
"Moi, ils me font pas peur les 400 de Macron, c'est le contraire, je me pourlèche", a-t-il défié, babines retroussées.

"Je connais la vie parlementaire. 400 bizuths qui arrivent, dont la plupart d'entre eux sont des CSP, qui sont habitués à la vie triomphante et glorieuse", ils "n'ont aucune espèce d'idée du monacat qu'est la vie de député", a ajouté le député européen, qui a également siégé au Sénat de 1986 à 2000, puis de 2004 à 2010.
Mélenchon n'a jamais été élu à l'Assemblée nationale.

vendredi 26 août 2011

Hollande, sous le feu croisé d'Aubry et Royal à La Rochelle


Climat tendu entre Hollande, Aubry et Royal à l'université d'été socialiste


Libération révèle les soucis de son poulain

Les soeurs ennemies conjuguent leurs efforts
La candidate battue de 2007 et le premier secrétaire suspect du congrès de Reims ne se sont pas privées d'agresser François Hollande ('violemment', comme on dit dans la presse !), c'est-à-dire contre le favori confirmé des sondages.
A huit mois du premier tour de l'élection présidentielle et un mois et demi de la primaire socialiste, l'ouverture de la traditionnelle université d'été de la Rochelle du PS n'a guère réchauffé l'ambiance entre les prétendants socialistes, sommés de faire valoir leurs différences sans mettre à mal l'unité du parti. Le mot d'ordre est clair : "ne donner aucun argument, dénigrement, disqualification, que la droite pourrait utiliser" pendant la campagne. Le pari n'est pas gagné !

Les couteaux ne sont pas au vestiaire

Les affrontements ont en effet commencé la veille.
Dès jeudi, François Hollande, en tête des sondages avec 42% des intentions de vote (contre 31% pour Tartine
au Brie au Maroilles Aubry et 18% pour Ségol'haine Royal, qui patine dans le Chabichou, selon un sondage Ipsos/Logica), s'est situé au-dessus de la mêlée: « Il se trouve que j'ai peut-être plus de responsabilités que d'autres, parce que je suis regardé plus que d'autres comme pouvant éventuellement gagner. » Son entourage se serait également plaint de la sur-représentation des fidèles de Martine Aubry dans les ateliers prévus à la Rochelle.

Les féministes n'aiment pas le flan

Son totalitarisme est-il un motif de fierté pour Aubry ?

La 'fraternitude', version ch'tite
Interrogée vendredi matin sur France Inter, Madame Jean-Louis Brochen-Aubry, le premier secrétaire en disponibilité, n'a pas forcé sa nature en lançant une vacherie à son pitoyable prédécesseur : " quand j'ai pris le Parti socialiste, nous faisions pitié". Elle ne lui a donc pas envoyé dire.
Ce qui n'a pas empêché la vertueuse de promettre "fraternité" et "responsabilité" à son rival: "Les socialistes sont unis, comme ils l'ont été mardi soir [au bureau national « spécial crise » du parti]".

Avec le sourire, l'amère Royal a repassé une couche.
Elle a en effet déclaré à propos des critiques du bilan du père de ses enfants à la tête du PS
, François Hollande: "
Ce n’est pas faux. Un responsable politique doit accepter d’être évalué sur son action. François Hollande avait promis de faire passer le PS de 100.000 à 700.000 adhérents, cela n’a pas été fait. Comme la réforme du parti." Rien à voir pourtant avec la crise...

Stigmatisant à nouveau les entreprises de sondages et la " manipulation des esprits
", la candidate pour 2012 a la mémoire qui flanche: elle s'est montrée moins amène qu'en 2007 à leur endroit et a mis en garde contre "la tentation de faire taire tout débat sous prétexte de ne pas diviser".
Ses électeurs qui s'imaginaient que la politique est le service des Français apprendront de sa bouche ce qu'elle est pour elle. "La politique, c'est la compétition, c'est le débat: il ne s'agit pas d'être sympa".
Ni respectueux ?

Des agressions qui en feraient oublier le passage de la 'guest star' aux nostalgiques

Devoir de mémoire des maso: la présidentielle 2002

Le refoulé du premier tour de la présidentielle 2002 ne s'est pas fait oublier. L'ancien Premier ministre Lionel Jospin est venu remuer le couteau dans la plaie pour la première fois depuis 2006 à une université d'été du PS. Le dernier chef de gouvernement socialiste a tenu à afficher sa neutralité dans la bataille de la primaire qui se prépare : " Je serai le soutien de celui ou celle qui sera désigné dans cette primaire pour porter nos couleurs et aussi apporter un espoir, tous ont du talent, tous ont été proches de moi. Ce n'est pas moi le plus important aujourd'hui."
La modestie s'imposait en effet, mais tous ces proches-là ne portent-ils pas en vérité une part de son échec du désormais fameux 21 avril 2002 ?

dimanche 3 avril 2011

Laïcité: E. Badinter (PS) apporte sa pierre au débat

Communautarisme: "multiculturel" n'est pas synonyme de "multiracial"





Si au moins les groupes ethniques
formaient un cercle...



On est Français quand on adopte la culture française, ses valeurs"
[...] "mal défendues depuis 30 ans, au nom du communautarisme", explique Elisabeth Badinter

: "il fallait accepter toutes les cultures", se souvient-elle. "Nous avons été au-dessous du niveau de la mer".

VOIR et ENTENDRE la féministe Elisabeth Badinter s'opposer en 2007 à la polygamie et donc au multiculturalisme qui le favorise:

Elisabeth Badinter est l'épouse de Robert Badinter, ancien Garde des Sceaux de Mitterrand (il y a trente ans...: 23 juin 1981 – 18 février 1986) et président du Conseil Constitutionnel (4 mars 1986 – 8 mars 1995).

vendredi 1 avril 2011

Débat pour une laïcité du XXIe siècle

La laïcité en débat


A l'approche du débat sur la laïcité que le secrétaire général de l'UMP organise, le 5 avril, à Paris , L'Express lui a demandé d'expliciter son état d'esprit sous la forme d'une "lettre à un ami musulman".
La voici.

Mon cher ami,

Voilà des années que nous évoquons ensemble la difficulté des musulmans en France à faire comprendre leur foi, défigurée dans l'opinion par des comportements radicaux ultraminoritaires. Voilà des années que nous déplorons tous les deux le mélange d'incompréhensions, de peurs, de caricatures qui domine au sujet de l'islam, à tel point que beaucoup de nos compatriotes considèrent à présent que "les musulmans ne sont pas bien intégrés" ou, pire, que "la communauté musulmane est une menace".

Je devine la peine immense que vous devez éprouver en constatant cela. Vous dont le grand-père est tombé en héros à Verdun, avec 70 000 frères d'armes de confession musulmane venus défendre la France. Vous qui êtes pleinement français et si fier de l'être, conjuguant, comme tant d'autres, foi religieuse et attachement à la République.

Hier, vous m'avez dit votre perplexité à l'égard de ce "fichu débat" - ce sont vos mots - que l'UMP a lancé sur la laïcité. Loin de vous rassurer, cette initiative vous inquiète. Il est vrai que, depuis des semaines, tout ce que Paris compte d'imprécateurs et de polémistes aura fait de son mieux pour déformer nos intentions.

Pour nous faire renoncer, on aura tout tenté: manipulations, insultes, intimidations... Quoi de plus essentiel, pourtant, que de rappeler notre attachement à ce précieux principe de laïcité? Que d'inviter à s'exprimer les différentes sensibilités sur ce bien qui fonde un projet de société généreux et presque unique au monde? Car la laïcité n'est pas le rejet des religions; c'est la liberté pour chacun, s'il le souhaite, de pratiquer son culte, dans le respect de celui des autres et dans le respect des lois de la République. Elle a une longue histoire, parfois houleuse.

Alléger le fardeau

La laïcité de 1905 poursuivait un objectif premier: séparer à tout prix les Eglises et l'Etat pour en finir, disait-on alors, avec ces confusions censées tromper le peuple. La laïcité de 2011 n'a pour essence ni la division ni le combat. Elle doit au contraire rassembler. Pour mieux vivre ensemble.

Son premier ennemi, c'est aujourd'hui l'ignorance. La méconnaissance de l'autre, de sa confession ou de sa philosophie, de ses espérances ou de ses doutes... Je voudrais tant que ce débat soit l'occasion magnifique de se mettre à l'écoute, pour mieux se connaître, se respecter et construire l'avenir.

Nous n'éluderons pas les enjeux de l'islam de France, les progrès accomplis comme ceux qu'il reste à faire. Vous me disiez votre crainte à cet égard. C'est tout l'inverse. Notre objectif est d'alléger le fardeau qui pèse sur les épaules des musulmans de France. Ils n'en peuvent plus d'une stigmatisation causée par des comportements qu'ils condamnent. Vous êtes toujours le premier à me le dire : la pratique de l'islam dans une République laïque, ce n'est pas la burqa, ni les prières de rue, ni le rejet de la mixité...

Le FN et les islamistes se régalent de nos divisions. Ils les suscitent parce qu'ils en vivent. Par cette lettre, je veux vous dire que nous pouvons les arrêter. Là où ils dénoncent, nous proposons. Là où ils jouent sur les fantasmes, nous clarifions les choses. Imaginons ensemble que les fidèles disposent de lieux de culte à taille humaine, en nombre suffisant et financés dans le respect de la loi de 1905. Imaginons des ministres du culte formés en France et attachés à nos valeurs. Imaginons un Code de la laïcité, connu et respecté de chacun, car rappelant à tous les règles indispensables dans nos rues, nos écoles, nos entreprises...

Vous le voyez, les mots que j'emploie, l'objectif que je poursuis sont empreints de paix et de respect, à mille lieues des procès d'intention que l'on nous fait. La source de mon engagement n'a jamais été la division ; c'est la volonté de rassembler. Mon combat, ma vie, c'est le service d'un pays où chaque Français est considéré. Où chaque Français est important. Mon cher ami, partageons ensemble cette mission. Elle a pour nom Fraternité.

Delanoë craint que la primaire divise le PS

Delanoë dit « Non à la division »
Ponce Pilate se lavant les mains (Matthias Stomer)

Bertrand Delanoë recommande aux socialistes d'«avoir l’esprit de rassemblement»

Suite à la déclaration de candidature de François Hollande aux primaires.
«Six, sept candidats [aux primaires], pourquoi pas si, c’est pour tirer vers le haut. Il ne faut pas que ce soit la division. Oui à la démocratie, non à la division», a craint le maire de Paris, sur France Info.

Il n'omet pas de donner un coup de griffe à l’UMP

Selon lui, il «ne cesse d’agiter des chiffons rouges pour diviser les Français».
Ainsi Delanoë stigmatise-t-il la réflexion sur la laïcité au XXIe siècle, constatant que c'est "un thème fait pour diviser" et qu'il faut ignorer parce que suspect de "préparer de manière mesquine des perspectives électoralistes". Le PS, tout parti de gouvernement qu'il soit, préfère laisser aux autres le soin d'aborder la question. Pourtant, s'il est assez lache pour s'en laver les mains, qu'au moins il n'entrave pas les acteurs politiques.

Bertrand Delanoë estime que «la seule chose positive, c’est que les représentants des six religions viennent de dire que la laïcité était indispensable, la garantie de l’égalité entre tous».

A la différence de la majorité silencieuse
, le maire de Paris a le sentiment que «l’Islam ne pose pas un problème particulier".
Selon ce responsable socialiste, "s’il y a des problèmes d’immigration, le principal responsable s’appelle Nicolas Sarkozy".

Le sujet qui divise la gauche

Bébert Delanoë a tout de même abordé le sujet épineux du projet socialiste, qui sera enfin présenté mardi prochain et qui devrait cliver l'opposition, à moins qu'il ne soit incolore, inodore et sans saveur, mais racoleur.
« Les Français croient que la politique ne sert à rien. Il faut restaurer de la confiance par du sens et de la performance sur le logement, l’éducation, la croissance, les emplois
Ils vont voir ce qu'ils vont voir !

vendredi 18 mars 2011

Claude Guéant, porte-parole de la France réduite au silence

Le ministre de l'Intérieur libère les Français de la ... police de la pensée

Le ministre de l'Intérieur soutient le débat de l'UMP du 5 avril sur la laïcité.

Claude Guéant s'est exprimé au nom de la France profonde interdite de parole par les totalitaires de la pensée unique.
Ainsi a-t-il observé jeudi sur Europe 1 que "Les Français, à force d'immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux, ou bien ils ont le sentiment de voir des pratiques qui s'imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale", a analysé Claude Guéant. "Nos compatriotes veulent choisir leur mode de vie, ils ne veulent pas qu'on leur impose un mode de vie", a insisté le ministre.

A propos du débat sur la laïcité que l'UMP ouvre avec les Français le 5 avril prochain et en réponse au procès d'intention que fait la gauche au gouvernement, Claude Guéant a promis le respect de toutes les parties prenantes: "Les décisions qui suivront ce débat, les décisions du gouvernement, permettront aux musulmans de vivre leur religion de façon plus apaisée". "Je pense que nous avons trouvé un bon terrain d'entente et qu'ils ont compris quelle était la démarche suivie et que cette démarche ne stigmatiserait en aucune façon les musulmans", a affirmé le ministre."

Or, à l'issue d'un entretien de ses responsables avec Claude Guéant hier, mercredi soir, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a pourtant annoncé qu'il ne prendrait pas part à ce débat.
Il peut y avoir des dérives et, précisément, il faut les éviter", n'a pas ignoré le ministre.

La gauche ostracise les blonds aux yeux bleus

L'opposition a ouvert une polémique jeudi, s' emparant de cette petite phrase du ministre, au mépris des Européens du nord du bassin méditerranéen.
Le bras gauche de la Ch'tite Aubry, Harlem Désir, s'en est pris à l'ex-secrétaire général de l'Élysée. "Guéant double le FN sur sa droite", a-t-il estimé, se contentant de retourner l'observation: " c'est quand l'État n'est plus dirigé par des républicains que les Français ne se sentent plus chez eux ".

"Claude Guéant pourrait être adhérent d'honneur du FN puisqu'il est touché par la grâce", a pour sa part ironisé Marine Le Pen, également sur Europe 1. "cela relève de l'enfumage habituel sarkozyste. La réalité, c'est les chiffres". Mais le PS n'a pas réagi à cette boutade de la patronne du FN, soulignant ainsi une nouvelle fois l'alliance objective entre le PS et le FN.

Marine Le Pen n'interpelle pas le PS

Les socialistes n'ont rien à dire en effet, puisqu'ils remettent toujours à plus tard de s'engager.
La patronne du FN s'est donc tournée vers l'UMP, seul interlocuteur valable. Elle s'est adressée à Claude Guéant pour connaître " quelles sont les solutions qu'il propose pour faire face au flux d'immigration clandestine qui commence à passer de manière de plus en plus importante la non-frontière franco-italienne". Une référence au récent passage-éclair de la frontiste sur l'île de Lampedusa, au large de la Sicile, point de chute des Tunisiens fuyant le chaos du "printemps arabe". Même l'ancien président du FN Jean-Marie Le Pen est sorti de son silence pour critiquer la déclaration de Claude Guéant. "Ce sont des paroles verbales", a lâché celui que la presse d'opposition qualifie désormais affectueusement de "vieux lion", comme Montebourg de "jeune lion"... "Ce constat a été constamment exprimé par les gens du pouvoir mais ne s'est jamais traduit par aucun acte tendant à supprimer l'immigration incontrôlée." Pour Jean-Marie Le Pen, il est "gros comme un câble" qu'une telle déclaration relève de la tentative de récupération politique.

Le FN n'est plus méprisable et le moindre de ses propos est valorisé à l'approche des cantonales et de la Présidentielle.
La presse militante est en effet attentive à exploiter toute réapparition sur la scène politique de Jean-Marie Le Pen qui pourrait servir la cause du PS.

samedi 23 octobre 2010

Retraite - 56% des Français pour que les syndicats respectent le vote du Parlement

L'article du Figaro du vendredi 22 octobre

43% en redemanderaient !...



Les Français veulent travailler pour cotiser et sauver le niveau de leur pension.

Et puis il ya les "cons",
comme dit Hervé Morin !




Texto et sans commentaires
Edition du (un clin d'oeil à ceux et celles qui n'aiment que moyennement les blogs de 'coloristes'...)

Titre:
Les Français souhaitent la fin des grèves

Assiste-t-on à un tournant de l'opinion?

Le jugement des Français sur les mouvements de grèves contre la réforme des retraites évolue et se complexifie. L'idée d'un soutien massif et persistant à la mobilisation semble s'effriter. Le sondage de l'institut OpinionWay pour Le Figaro constate notamment une forte montée de la désapprobation à l'égard des blocages dans les raffineries ou dans les lycées. Mais le point le plus nouveau de ce sondage est aussi le souhait par 56% des sondés que les syndicats «respectent le vote de parlementaires» dès le moment où la réforme des retraites sera adoptée, et «arrêtent le mouvement». Un point de vue qui est partagé à une très large majorité au MoDem, à l'UMP, et aussi au FN - pourtant très antiparlementariste de tradition.

La stratégie du Blitzkrieg

Cette validation de la République parlementaire est le premier élément venant conforter la thèse de l'Élysée, qui a toujours soutenu qu'il ne fallait pas prendre les Français par surprise en faisant voter la loi pendant l'été ou au tout début du mois de septembre, alors que, ces derniers temps, certains considéraient dans la majorité que la stratégie du Blitzkrieg, souhaitée à l'époque par Xavier Darcos, aurait dû être préférée. «Le temps de la consultation et de la discussion parlementaire a été totalement respecté», défend un proche du chef de l'État, «et les Français l'ont vu». «C'est aussi une façon de reconnaître que la méthode Sarkozy n'était pas particulièrement autoritaire, sauf à considérer qu'un ou deux millions de manifestants ont forcément raison contre le président et le Parlement», note un fidèle du chef de l'État. L'accélération finale des débats au Sénat a été la seule entorse au respect du rythme parlementaire.

Reste que, depuis le début du mois de septembre, le débat parlementaire n'avait pas été forcé. Instruit de l'échec du CPE en 2006, Nicolas Sarkozy a été guidé par l'idée de ne pas s'exposer au reproche de prendre les Français en traître, et cela d'autant plus que cette réforme des retraites n'était pas une promesse de campagne. Il a choisi cette méthode au risque d'un conflit social difficile à négocier. «Ce sondage montre que la loi de la rue ne l'emportera pas contre la loi du Parlement», conclut un proche du chef de l'État. Cet optimisme est néanmoins tempéré par l'Élysée, qui n'exclut pas totalement une poursuite du mouvement de protestation sur «d'autres thèmes autour d'un ras-le-bol contre le président».

Une différence entre «compréhension» et «soutien»

Notre sondage OpinionWay montre aussi que l'opinion a un point de vue plus complexe et plus nuancé que prévu sur le conflit. Il y a par exemple un écart significatif entre la «compréhension» - plus passive - du choix de manifester ou de faire grève, et le «soutien» - plus actif - à ces manifestations. Les sondés «comprennent», à 61%, les manifestations et les mouvements de grève contre la réforme des retraites. Mais ils ne sont que 51% à les «soutenir». «L'idée du soutien est beaucoup plus engageante. En général, les Français sont sondés sur leur sympathie à l'égard du mouvement, ou leur approbation. Mais l'approbation est une notion beaucoup moins impliquante que le soutien», analyse Bruno Jeanbart, de l'institut OpinionWay.

Cette nuance de vocabulaire, qui peut paraître secondaire, a son importance. Elle explique aussi la différence entre le taux de soutien recueilli par ce sondage et les taux très élevés publiés par d'autres instituts, comme BVA (69% d'approbation aux grèves). Par ailleurs, le quasi-équilibre entre le soutien et le non-soutien - 51% contre 48% - fait apparaître un retour du clivage entre la droite et la gauche, à la faveur de la radicalisation du conflit. On retrouve une présence massive de la droite et d'une partie du MoDem dans la désapprobation du mouvement lycéen (55% des sondés). Et cette mobilisation de la droite est encore plus nette contre le blocage des raffineries (désapprouvé par 59% des sondés). L'intervention du gouvernement pour débloquer les raffineries est même plébiscitée à 63%, au-dessus des 61% d'approbation aux manifestations. La réaction du «touche pas à ma voiture» a donc joué à plein contre les «bloqueurs» et les «casseurs», qui privent les Français d'essence ou brûlent leurs voitures. «Cela veut dire que les Français ont une bienveillance pour les manifestants qui n'autorise pas tout», ajoute un sondeur. Un point que Nicolas Sarkozy a bien compris, jeudi, en choisissant la ligne dure face à la radicalisation du conflit.

Malgré ces évolutions favorables de l'opinion, l'Élysée prend acte de l'un des échecs de sa communication: la réforme des retraites a été jugée comme inévitable, mais «injuste» par les Français. Le prélèvement annoncé sur les hauts revenus - première entorse au bouclier fiscal - n'y a rien changé. «La visibilité du mouvement social a été beaucoup plus forte que notre pédagogie», admet un conseiller. «Quand le président prendra la parole, ce sera l'occasion pour lui de redire cela calmement», ajoute-t-il.

dimanche 14 février 2010

Débat sur l'identité nationale: une pause, le temps des régionales

Les Français ne parleraient que de ça mais n'en seraient pas préoccupés
Undébat ne s'imposait pas ?


PaSiDupes vous propose cet éditorial d'Alexis Brézet dans le Figaro Magazine du 13 février, avec quelques points sur les 'i' de votre blogueur préféré...
Il s'intitule:


Identité : l'occasion manquée

Des semaines de polémiques enflammées, des centaines de réunions publiques dans toute la France, des dizaines de milliers de contributions sur internet, des grands discours à la pelle, des petites phrases en veux-tu, en voilà... et tout ça pour quoi ? Quelques vœux pieux, une commission (une de plus), et une poignée de mesurettes certes peu contestables (le drapeau au fronton des écoles, qui pourrait être contre ?) mais qui, au regard des enjeux, paraissent bien dérisoires. Si on le considère sous l'angle de ses résultats concrets et immédiats, le grand débat sur l'identité nationale restera, c'est certain, comme une occasion manquée. Avec tous ceux, de gauche ou de droite, qui se sont minutieusement employés à le torpiller, faut-il pour autant en tirer la conclusion - ils l'avaient écrite d'avance - qu'il n'a servi à rien ?

[C'est tellement vrai qu'il faut l'assurer]C'est vrai [?], certaines arrière-pensées électorales un peu trop voyantes n'ont guère contribué à la sérénité du débat. C'est [si ?] vrai, Eric Besson n'était sûrement pas le mieux placé pour le porter : confier au même homme la partition de l'ouverture à gauche et celle du débordement par la droite, c'était courir le risque d'exaspérer les uns sans pour cela donner aux autres l'envie de se mobiliser. C'est [tellement ?] vrai , le principe des réunions en préfecture avait un petit côté second Empire. Mais où fallait-il les organiser ? Dans les écoles ? - on entend d'ici les syndicats. Les mairies socialistes ? Les permanences UMP ?

[Quitte à nuancer]
Ne nous racontons pas d'histoires [bien !]. Croit-on vraiment [mais alors sincèrement] que le même débat confié à un autre ministre, organisé différemment à un autre moment, aurait, miracle !, suscité l'enthousiasme de tous ceux qui depuis le premier jour n'ont cessé de dénoncer le «fantasme identitaire», le «défouloir national» et la «xénophobie d'Etat» ? Allons donc ! La vérité est que, pour une grande partie des « faiseurs d'opinion » - politiques, intellectuels ou journalistes -, la question de l'identité française ne peut et ne doit pas être posée. Et par Nicolas Sarkozy moins que quiconque... [heureusement qu'il est l'élu du suffrage universel... Le seul ! Alors, personne en effet ne peut susciter la réflexion]

Il paraît, donc, que le débat fut «éloigné des préoccupations» des Français. 76 % d'entre eux, selon TNS-Sofres, estiment pourtant qu'il existe une identité française [sans doute ne va-t-elle donc pas de soi pour 1 habitant sur 4]. 65 % pensent qu'elle a tendance à «s'affaiblir» [une raison logique pour négliger plus de 25% d'entre nous]. 55 000 internautes ont déposé leur contribution sur le site gouvernemental... On attend avec impatience l'autre « débat participatif » qui, demain, rencontrera une telle adhésion populaire. [la votation citoyenne, sur le modèle CGT, peut-être...]

Il paraît aussi que l'on a trop parlé d'immigration [et voilà où le bât blesse]. C'est vrai, on en a parlé, mais au nom de quoi fallait-il ne pas le faire ? Depuis quarante ans, la France est confrontée à la plus forte vague de peuplement [imposée ou non, clandestine ou non] de toute son histoire. On peut fort bien soutenir que l'immigration est une chance pour la France, qui s'enrichit de la «diversité». On peut, à l'inverse [mais peut-on vraiment ?], estimer que cet afflux de populations extra-européennes fait courir un danger à nos principes, notre culture et notre mode de vie [à notre situation économique instable en période de crise économique internationale: les chercheurs d'emploi et les mal logés sont de plus en plus nombreux et ils ne sont pas tous légaux]. Mais comment prétendre qu'un phénomène aussi massif ne changerait rien à notre identité [et à notre cohésion sociale] ?

Un débat s'impose !
Pas de quoi être fier d'entrer clandestinement en France ?
Il paraît enfin que l'on a «stigmatisé» l'islam et les musulmans [sujet érigé en tabou par la pensée unique]. A de rares exceptions près, souvent montées en épingle pour les besoins de la cause (pauvre Gaudin qui aura appris à ses dépens qu'on ne doit pas confondre des «musulmans qui déferlent» et des Franco-Algériens qui saccagent ! [seuls les Français saccagent]), ce n'est pas vrai. Philippe Reynet, un statisticien (indépendant), s'est livré à un exercice éclairant : avec ses ordinateurs, il a réalisé une « analyse lexicologique » de 20 000 contributions déposées sur le site du gouvernement.
[Combattre les contre-vérités de la propagande d'opposition: elle assure pouvoir parler pour les Français, mais l'idéologie parasite leur bonne réception du message]
Résultat : les mots « France », « Français », « valeurs », « respecter », « histoire » arrivent logiquement en tête. Viennent ensuite des mots comme « liberté » (21 % des contributions), « égalité » (18 %), « fraternité » (15 %), « langue » ou « République ». Le mot « burqa » n'est cité que dans 1,6 % des contributions. Quant aux mots « musulmans », « islam », « minaret », ils ont une occurrence inférieure à 0,1 %. Et l'on nous parle d'islamophobie ! Mais au vrai, quand Jamel Debbouze dénonce le «racisme» des anti-burqa, quand des militants de SOS Racisme, béret sur la tête et baguette sous le bras, manifestent devant Matignon, de quel côté est la «stigmatisation» ? [Quelle audace au Figaro: ils vont avoir droit à des évocations des « heures noires » de notre histoire. Elles ne sont pas seulement noires d'avoir beaucoup servi, mais désormais d'un usage abusif qui affaiblit la portée du devoir de mémoire]

Quitte à hystériser un peu plus les professionnels de l'indignation, disons-le tout net : non, le débat sur l'identité nationale n'aura pas été inutile. Parce qu'il n'est jamais inutile de débattre de la France [ni d'aucun sujet. Seuls trouvent grâce, il est vrai, auprès des débatteurs de gauche, les violences faites aux femmes -tant qu'elles ne sont pas musulmanes-, les violences urbaines -si elles sont policières- et l'écologie -quand elle est sociale (donc politique)]. Parce qu'il est toujours salutaire de poser les questions que se posent les Français. [L'opposition insiste précisément pour convaincre que les Français ont le nez dans le guidon et ne lèvent pas les yeux sur l'avenir: du coup point de débat populaire. Les acteurs politiques l'ont inclus dans leurs prérogatives exclusives. Débattre largement sur la place publique les prive en outre de leur vieille critique éculée d'un pouvoir sans partage coupé de la base.]

Les réponses ne sont pas au rendez-vous ? Sans doute, et c'est regrettable. Mais la controverse, avec ses faiblesses, ses oublis, ses outrances parfois, aura permis d'approcher d'un peu plus près cette profonde vérité, que l'on doit à la philosophe Simone Weil : «Le remède, il n'y en a qu'un: donner aux Français quelque chose à aimer. Et leur donner d'abord à aimer la France...» C'était en 1949, dans L'Enracinement. Un jour ou l'autre, il faudra bien y songer. »
[Le débat reprendra en avril, après les Régionales: le président l'a annoncé et l'opposition sera ravie de reprendre son travail de sape. Il n'est pas besoin -et c'est tant mieux- que le PS ait alors achevé sa rénovation...]

La tâche est immense
Saluons l'opposition pour le haut niveau du débat

dimanche 17 janvier 2010

Valls et Moscovici contestent la méthode Peillon

Peillon doit-il démissionner ?

Manuel Valls a critiqué samedi la défection de son collègue de parti Vincent Peillon lors du débat démocratique qu'il a boycottée: il devait être confronté au ministre Eric Besson sur le thème de l'identité nationale.

Valls a fait la leçon au pleutre socialiste: "on a toujours intérêt à débattre".
Et qu'on n'a pas intérêt à se défiler ? "Je crois qu'on a toujours intérêt à présenter ses idées", a déclaré le député-maire PS d'Evry interrogé par France Inter.

  • "Et puis surtout il y a la méthode !", a-t-il ajouté. "Dire qu'on y va pour ne pas y aller après, ça pose forcément toujours un problème de crédibilité." Mais c'est peu dire aussi...

  • Comme ses collègues qui ont toujours le sentiment de quelque chose à tout propos, Manuel Valls a cru déceler "une forme de frustration de la part du téléspectateur en général, et notamment de ceux qui nous sont proches" après ce faux bond de dernière minute de l'eurodéputé PS, jeudi soir dans l'émission À vous de juger sur France 2.
  • Manuel Valls a également regretté que Vincent Peillon ait demandé la démission de la présentatrice et directrice générale adjointe de France 2 chargée de l'information, Arlette Chabot : "Je pense qu'on doit éviter les mises en cause des journalistes du service public. Honnêtement c'est pas à nous de le faire." "Vincent Peillon est un des dirigeants les plus intelligents de notre formation politique, c'est toujours un peu embêtant de le voir dans cette polémique, c'est le choix qu'il a fait...", a-t-il conclu.
    Valls n'était guère en position de remplacer Peillon-le-félon.

    Outre qu'il ne se sent pas de vocation à jouer les doublures, Valls était encore au coeur d'une polémique dans laquelle il fait figure de raciste. Rappelons ses propos de la mi-juin dernier, lorsque, oubliant qu'il porte un micro-cravatte sur le marché de sa ville, le député-maire socialiste veut «des blancs, des white, des biancos» en plus grand nombre à Evry... Lire PaSiDupes

    "La politique de la chaise vide" ne fait pas l'unanimité

    Son camarade Pierre Moscovici a également désapprouvé l'attitude de Vincent Peillon en exprimant ses doutes sur "la politique de la chaise vide", dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France paru samedi. "Nous n'avons pas à avoir peur d'une confrontation avec l'UMP et le FN. Par ailleurs, je ne suis pas un amateur de coup d'éclat", a déclaré l'élu du Doubs.
    "Arlette Chabot n'a tout de même pas commis un crime de lèse-majesté ! Donc demander sa démission me paraît infondé", a commenté Pierre Moscovici. Elle n'a d'ailleurs commis de crime d'aucune sorte...
    "J'aurais aimé que la décision de pratiquer ou pas la politique de la chaise vide soit prise collectivement par le PS. Martine Aubry nous a d'ailleurs appelés à cela", a-t-il révélé, battant ainsi en brêche les efforts de la Ch'tite Aubry pour paraître plus blanche que rose. Vendredi, la patronne du PS Martine Aubry a pris la défense l'ex-lieutenant de Sa Cynique Majesté Royal, son clone, mais le coup d'éclat a mis plusieurs autres ténors du parti dans l'embarras. Lire PaSiDupes

  • Le coup de Peillon-le-félon sous la ceinture des journalistes de France 2 a été unanimement dénoncé à droite, l'UMP parlant de "scandale" et de "manipulation".
    Peillon-le-félon doit-il démissionner ?

    mardi 19 février 2008

    "Vote juif", nouveau procès en sorcellerie, contre Jean-Marie Cavada

    Cavada au centre du ring des juifs de droite et de gauche
    Le candidat d'opposition à la mairie socialiste est la cible d'une cabale locale menée par des "démocrates républicains" de gauche. C'est soit une invitation à l'abstention par dépit ou dégoût, soit à faire le ménage et à trier le bon grain de l'ivraie, les vrais démocrates et les usurpateurs. Tous aux urnes!
    Jean-Marie Cavada, candidat soutenu par l'UMP dans le XIIe arrondissement, déclare refuser "le procès que l'on essaie d'instruire" contre lui, après la diffusion d'une vidéo pirate évoquant le "vote juif", dans un entretien à paraître mardi dans Métro, le quotidien gratuit.
    J.-M. Cavada a été accusé d'avoir écouté sans réagir un auteur accusant la mairie de Paris d'attribuer des subventions à des associations juives pour s'attirer le "vote juif" lors d'une réunion. La même accusation portée contre une association pour la promotion de l'espéranto n'aurait pas fait polémique. Pourtant, sur le fond, le problème aurait été similaire et aurait pourtant pu faire débat. Le débat sur le fond est escamoté. Désormais, la campagne est détournée, viciée, et la contestation de la gestion municipale socialiste tourne court. Le sujet rééllement sensible est-il le 'vote juif' ou la gestion socialiste? Une fois encore la communauté juive est instrumentalisée.
    Sur la vidéo, on peut objectivement observer que la victime lutte contre le sommeil, parfois interrompu par des interlocuteurs. C'est en toute bonne foi qu'il avoue: "Je n'ai pas réagi, car je n'ai pas entendu ce propos. J'étais en pleine conversation avec une candidate, Corinne Tapiro", a expliqué J.-M. Cavada au quotidien gratuit. Lorsqu'au cours de sa tournée triomphale au Proche-Orient, Sa Cynique Majesté Royal prétend n'avoir pas entendu les propos provocateurs d'un député Palestinien, la gauche comprend...
    Pendant la campagne présidentielle, le PS s'indigna que l'on puisse diffuser la vidéo cachée du procès sur les 35 heures intenté aux enseignants par Désirdavenir Royal, mais le parti socialiste s'est approprié le procédé, sans état d'âme. Or, outre le fond de la gestion socialiste de Paris, c'est précisément l'éthique politique qui pourrait faire débat aujourd'hui, si le gouvernement ne souhaitait pas une campagne apaisée et si la presse était libérée de l'emprise des syndicats de journalistes et des partis politiques.
    L'ex-journaliste tente de convaincre: mission impossible! "Les manipulations de ce genre ont leurs limites, et la communauté juive doit savoir de quel côté je me trouve", ajoute Cavada . Cet homme de presse se croit obligé de rappeler ses références. "J'ai été l'un des premiers à mettre l'accent sur la rafle du Vél d'Hiv avec une série d'émissions que j'ai réalisées", rappelle-t-il. Mais la sentence est tombée; le lynchage a commencé. Dans le respect de la personne humaine... Et en l'occurence, c'est ce qui s'appelle de l'à-propos!
    Interrogé sur ce qu'il aurait fait s'il avait entendu les propos de l'auteur, Yvan Stefanovitch, il explique ce que chacun connaît des réunions publiques où le bruit et les conversations particulières perturbent la bonne écoute de l'intervenant: "Soit je l'aurais interrompu pour le contredire, soit j'aurais quitté la salle. En tout cas, je ne l'aurais pas laissé dire cela, c'est bien clair. C'est pour cette raison que je n'accepte pas le procès que l'on essaie d'instruire contre moi". D'autant que l'auteur des propos incriminés n'est pas la tête de liste. Va-t-on aussi pourchasser les militants pour les paroles qu'ils tiennent et les faire endosser par les candidats, tous les candidats?
    Face à la meute, J.-M. Cavada ne semble pouvoir compter que sur lui-même. Il s'écrit: "Il n'y a aucune ambiguïté". Personne ne l'entend: qui écoute ses explications? Son procès est jugé avant que la défense ne soit entendue. La présomption d'innocence? Balayée! Sa Cynique vanta la justice expéditive à la chinoise. Alors nous ne comprenions pas; nous savons désormais pourquoi et comment. La parole n'est pas libre, seules les interprétations le sont. Comme les tribunaux militants.
    Cette polémique dirigée contre J.-Marie Cavada risque de prendre d'autant plus d'ampleur que la presse ET le PS souhaitent faire diversion. Le complot de la prétendue médiatisation par le gouvernement de l'opération de police à Villiers-le-Bel est découvert. Des journalistes nombreux ont admis avoir été 'informés' par des 'contacts' habituels en milieu policier et non pas par le gouvernement. Mais non seulement des syndicalistes policiers sont responsables sans qu'on cherche à savoir s'ils sont coupables-, mais des responsables politiques ont instrumentalisé ces 'fuites' à des fins politiciennes, d'une bassesse que la 'république du respect' réprouve! Mais Sa Cynique Majesté Royal et Bayrou, son caniche roux, sont-ils coupables?
    S'il est possible de dénoncer des choix municipaux dans la répartition de subventions, le champ de la contestation est limité, encadré. Il est en effet interdit de mettre en cause une gestion municipale, dès lors qu'elle concerne certains domaines réservés, comme s'ils étaient le lieu d'un blanchiement d'argent. En est-il ainsi de certaines associations juives ou arabes ou noires ou homosexuelles, et la liste n'est pas close. Elle va même en s'allongeant. Elle s'étend aux handicapés, aux SDF ou aux sans papiers, par exemple, car tous les sujets sensibles et pointus, les plus hétéroclites ou les plus communs, sont devenus intouchables. Peut-on encore parler des gauchers? On nous dit que ce n'est pas un problème; pourtant, singulariser quiconque sous cet aspect devient aussitôt discriminatoire. Quelque chose m'échappe... D'ailleurs, quand tout était plus simple, toute discrimination tombait sous le coup de la loi. Mais il existe maintenant la et, bientôt, les discriminations 'positives'. Toute discrimination n'est donc plus discriminatoire. Si la discrimination dite 'positive' profite à certains puisque c'est du sur-mesure, la discrimination 'négative' (!) devient d'autant plus horrible.
    Certaines charges émotionnelles sont certes plus lourdes, quand une population a été particulièrement marquée tout au long de son histoire, mais il semble bien que certains trouvent parfois un intérêt contestable à couler, ici et là, une chape de plomb pour enterrer vivants un certain nombre de problèmes, de choix et d'irrégularités. Des sanctuaires, des niches... Au total, le 'débat participatif' bloque dès que sont abordées les questions dérangeantes.
    Ainsi, en période électorale, ces tabous, quels qu'ils soient, sont opposés à l'opposition pour empêcher le débat démocratique. Dans le XII° arrondissement, en l'espèce, d'une part, la municipalité socialiste est assistée et, d'autre part, l'opposition est placée sous haute surveillance. Tout peut déraper à tout moment. Quand tout n'est pas fait pour. Quand tout n'est pas interprété, détourné, monté en épingle, exploité et jeté sur la place publique.
    L'intolérance atteint des sommets, mais la mauvaise fois arrive à la battre sur son propre terrain.
    La parole doit être aseptisée et cette langue de bois que l'on se plaît à décrier est obligée. Ceux mêmes qui la dénonce en étendent le champ et les codes. Au final, les électeurs sont privés de leur débat et la municipalité peut continuer sur sa lancée, sans possibilité de contestation, sans contrôle populaire.
    Autre sujet tabou? On ne le sait pas assez. A-t-on le droit de le dire, de l'écrire, de le suggérer, de le penser? La gauche fait taire le peuple …