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samedi 2 mai 2020

Quinze enfants touchés par la maladie de Kawasaki associée au Covid19

Quels sont les symptômes qui inquiètent les soignants et les familles ?

"Depuis la mi-avril, 15 enfants en France" ont des symptômes ressemblant à ceux de la maladie de Kawasaki


Le ministre de la Santé
 s’est exprimé sur cette 
maladie inflammatoire grave qui atteint des enfants européens. L'alerte est partie ce week-end d'Angleterre, avec un signalement du service public de santé, NHS England. Ce mercredi, devant l'Assemblée nationale, Olivier Véran a affirmé prendre cette alerte "très au sérieux".

Des enfants malades du Covid-19 pourraient être aussi atteints par la maladie de Kawasaki. 
"15 enfants en France  présentent des signes cliniques de cette maladie inflammatoire grave qui peut être "parfois une réaction secondaire" à une autre infection, a précisé le ministre. En vérité, ils seraient une vingtaine dans la seule Ile-de-de-France.
Des jeunes malades qui sont atteints de "symptômes digestifs, respiratoires ou infectieux" accompagnés "d'une atteinte cardiaque", selon le Pr Alain Bonnet, chef de service de cardiologie pédiatrique à l'hôpital Necker à Paris.
Le coronavirus peut toucher gravement non seulement les personnes âgées, mais aussi des enfants: des cas de très jeunes patients présentant des symptômes proches de la maladie de Kawasaki sont apparus en Europe ces derniers jours, faisant craindre un lien avec le Covid-19. 
C'est un nouveau rebondissement dans une pandémie sans répit. Alors que la gravité du coronavirus varie selon l'âge, et que les personnes âgées sont vraisemblablement les plus vulnérables, cette nouvelle en provenance du Royaume-Uni vient perturber la gestion de la maladie pour les enfants, que l'on pensait protégés du Covid-19. Les autorités britanniques ont en effet lancé ces derniers jours une alerte concernant une augmentation du nombre d'enfants présentant des symptômes proches de ceux de la maladie de Kawasaki. 

Qu'est-ce que cette pathologie qui frappe les enfants ?

Maladie de Kawasaki — WikipédiaLa maladie de Kawasaki "se caractérise par une fièvre prolongée, un exanthème (une éruption cutanée), une conjonctivite, une inflammation des muqueuses et une adénopathie (gonflement des ganglions)", selon le manuel MSD, la source d'informations des professionnels de la santé. En outre, plusieurs de ces symptômes ressemblent à ceux du Covid-19.

Christophe Marguet, pédiatre, chef du département de pédiatrie et de médecine de l’adolescent au centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen développe ce qu’est la maladie de Kawasaki:
"Le syndrome de Kawasaki est une vascularite, une inflammation qui a comme point de départ les vaisseaux de la paroi des artères coronaires. Chez l’enfant, dans la grande majorité des cas, ça se traite très bien, en faisant des perfusions d’anticorps de façon précoce. Et c’est une maladie qui ne récidive pas. Depuis de nombreuses années, on pense que c’est un syndrome post-infectieux, c’est-à-dire qu’il survient en raison de l’emballement des défenses après une infection virale."
Cette maladie concerne en majorité les plus jeunes. 
"85% des patients ont moins de 5 ans". "Les cas chez les adolescents, les adultes et les nourrissons de moins de 4 mois sont rares."  Cette pathologie concerne chaque année "3.000 à 5.000 cas aux Etats-Unis". 
Cette maladie, dont la cause reste indéterminée, peut devenir létale. "Sans traitement, la maladie peut approcher 1%, (...) avec un traitement adéquat, la mortalité aux Etats-Unis est de 0,17%."

Le nombre de cas est plus élevé que veut bien le dire Véran

L'hôpital Necker alerte sur plusieurs cas en France.
Au Royaume-Uni, un "petit nombre de cas" d'enfants déclarant ces symptômes ont été repérés, avance le ministre britannique de la Santé. "Il est tout à fait plausible que cela soit dû au coronavirus, du moins dans certains cas", a de son côté affirmé Chris Whitty, le chef des services sanitaires. Le Royaume-Uni n'est pas le seul pays européen touché.

En France, "un nombre croissant d'enfants de tous âges" ayant "été hospitalisés dans un contexte d'inflammation multi-systémique associant fréquemment une défaillance circulatoire avec des éléments en faveur d'une myocardite", rapporte l'hôpital Necker (Paris). 25 cas auraient nécessité une réanimation en région parisienne, et 10 à Necker.

"Le contact pris avec nos collègues londoniens, espagnols et belges confirme ce problème émergent", indique le Dr Damien Bonnet, coordonnateur du réseau M3C (Malformations Cardiaques Congénitales Complexes) à l'hôpital Necker, avec 10 cas également recensés en Belgique.

Le ministre de la Santé admet "une certaine inquiétude".
"A ma connaissance, aucun enfant, heureusement, n'est mort de ces complications, qui sont des maladies assez rares, et qui peuvent s'accompagner d'une inflammation du cœur", a indiqué Olivier Véran ce mercredi matin sur France Info. 
Il avoue "une certaine inquiétude". . Certains de ces enfants, "en France comme en Angleterre, mais pas tous, se sont révélés porteurs du coronavirus".

jeudi 2 mai 2019

1er Mai 2019 : plusieurs syndicats quittent les cortèges sous la pression des forces de police aux ordres

L'AFP maquille la vérité en instrumentalisant les syndicats pour nuire aux Gilets jaunes

"Forte mobilisation en France et violences contenues à Paris," titre l'AFP

1er Mai 2019 : choix de photo par Le Figaro
Un titre qui ménage les parties, mais ne rend pas compte de la vérité.
Bataille insensée de chiffres : l'AFP gonfle les chiffres de la présence syndicale pour nuire aux Gilets jaunes 
Le choix politique de photo par la tendancieuse AFP
Outre que l'AFP communique sans sourciller des chiffres insensés de participation ("entre 150.000 et 300.000 personnes, militants syndicaux et Gilets jaunes" - une différence du simple au double qui appellerait des commentaires -, ont manifesté mercredi dans toute la France, dans une ambiance bon enfant en région, mais plus tendue et confuse à Paris, où des heurts ont éclaté, et [où] des manifestants ont fait brièvement irruption dans un hôpital).
En France, 164.000 personnes ont manifesté, selon le ministère de l'Intérieur, 310.000 selon la CGT. L'an dernier, entre 143.500 (préfecture) et 210.000 personnes (CGT) ont manifesté. Difficile d'affirmer que les différentiels d'une année sur l'autre sont à mettre au crédit des Gilets jaunes, mais ils auraient été de l'ordre de 21.000 à 100.000 sur l'ensemble du territoire...
A Paris seule, la mobilisation pour la fête des travailleurs aurait réuni 40.000 manifestants, selon le comptage du cabinet Occurrence, un collectif de media. "C'est une grande journée de mobilisation", s'est réjoui le secrétaire général de la CGT.

Philippe Martinez, CGT, qui a pourtant dû être exfiltré du cortège en début d'après-midi après avoir été "pris à partie par des radicaux"

Philippe Martinez a dû quitter momentanément le cortège.La version de l'AFP est celle du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, lequel n'est pas de cet avis, estimant - lors d'un déplacement en début de soirée à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière, où a été admis un CRS blessé à la tête - que la journée a été "volée par la violence de quelques-uns". Dans Punchline (CNews), Laurence Ferrari parla en direct d''escarmouches" et de "gens" qui jettent des "cailloux, des bouts de trottoirs" (sic) et "beaucoup de gaz lacrymogènes" aux abords de la Place d'Italie, alors que les "Gilets jaunes se trouvent plus loin". 

Le témoignage de Philippe Martinez pointe en revanche les forces de polices.
Selon la thèse gouvernementale, à Montparnasse, le leader syndical se serait retrouvé coincé dans des affrontements entre des activistes d'extrême gauche et des forces de l'ordre. Lorsqu'il s'est replié vers une rue adjacente, il aurait essuyé des jets de bouteilles "par un groupe d'individus" non identifiés. 
Côté CGT, Philippe Martinez a certes critiqué la présence d'"individus qui ne sont pas là pour manifester et empêchent la manifestation de se tenir", mais il a aussi souligné que  "ce n'est pas très agréable de se faire gazer", dénonçant des "problèmes de coordination" au niveau des forces de l'ordre. "Il a fallu qu'on s'identifie, c'est insupportable !", a encore critiqué Philippe Martinez. Il s'est ensuite entretenu avec les journalistes, vers 15h45.
Philippe Martinez (CGT) à la presse au milieu du cortège : «La police a chargé la CGT, une CGT bien identifiée [...] Il y a un problème et avec le préfet, et avec M. @CCastaner»

La CGT a dénoncé "fermement les violences en cours sur Paris". "Alors que le cortège intersyndical devait démarrer à 14h30, une répression inouïe et sans discernement a lieu suite aux actes de violence de certains", écrit la confédération, dans un communiqué.

On aura noté le bandeau de BFMTV qui chante les louanges de Castaner en affirmant le contraire de ce que révèle son reportage... 

Des dizaines de paricipants au défilé ont fait brièvement irruption dans un hôpital


Capture d'écran France Info
Libération a illustré son article
avec une image de "casseurs"
Certains extrémistes ont même tenté de pénétrer dans un service de réanimation chirurgicale avant d'être délogés par la police, a dénoncé la direction de l'établissement, la Pitié-Salpêtrière (boulevard de l'Hôpital dans le 13ᵉ arrondissement de Paris), qui recevra jeudi la visite de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.
Certains des intrus avaient des "gestes violents et menaçants", a raconté à France Inter la directrice de l'hôpital Marie-Anne Ruder, qui était présente sur place lors de l'incident. Le personnel est "profondément choqué que l'hôpital puisse devenir une cible", a-t-elle ajouté.

Il faut toutefois rappeler que c'est une habitude des manifestants.
La manifestation du 14 juin 2016 contre la loi Travail  a été le théâtre d'affrontements entre casseurs et forces de l'ordre (ci-dessus). 

L'hôpital Necker-Enfants malades a été vandalisé à coups de masse par quelques "individus", dans le 15e arrondissement de Paris, suscitant une vague d'indignation.

1er Mai 2019 : vitrines brisées, pluie de pavés, feux de poubelles, départs d'incendie, jets de lacrymo, grenades de désencerclement, canons à eau. Dès avant le départ officiel du cortège parisien, des échauffourées ont eu lieu entre des anarcho-révolutionnaires adeptes du "black bloc" et police, avant un retour au calme en début de soirée. Malgré les consignes de minimisation des brutalités, des journalistes ont toutefois signalé des "street medics" prodiguant des soins de première urgence à des manifestants.
Acte XXV des Gilets Jaunes:
laborieuse convergence des gilets jaunes, rouges et verts

Une journée "jaune et noire" avait été lancée sur les réseaux sociaux.
Banderole de l'intersyndicale du 1er mai 2019 à Lyon. ©LB/Rue89Lyon


Après avoir rejoint trois manifestations dans un souci de récupération du mouvement des Gilets jaunes (notamment à Lyon : lire ici, là et là), la CGT se met à l’écologie. Ainsi, les 8 décembre et 16 mars, on avait assisté aux premières " convergences" entre Gilets jaunes et Gilets verts. L’intersyndicale (CGT, FSU, Solidaires, CNT - Confédération Nationale du Travail, révolutionnaire et anarcho-syndicaliste -, CNT SO (Solidarité ouvrière, syndicat anarcho-syndicaliste créé le 12 novembre 2012 à la suite d'une scission de la CNT), UNEF) professe l’union des combats sociaux et écologiques : " dans la continuité des nombreuses luttes menées, il s’agit de poursuivre et amplifier les batailles pour que les urgences sociales et climatiques soient enfin prises en compte par le gouvernement et le patronat."
Jusque là, la volonté de faire "converger les luttes" de la CGT et de ses camarades révolutionnaires s’était limitée au social. Désormais, ces syndicats veulent inclure les questions environnementales.

Nouveauté de cette année, un événement Facebook intitulé "1er Mai : Convergence Sociale et Climatique" a été lancé par une vingtaine d’organisations. Parmi lesquelles : Attac, des pages de Gilets jaunes, et des mouvements écolos ("Clean Walker Lyon", "Nous voulons des coquelicots" ou encore "Youth For Climate")

A Paris, alors que le préfet avait ordonné la fermeture des commerces, les anti-capitalistes ont fait une heure de sur-place aux abords du restaurant La Rotonde, en sorte de faire monter la pression. Cet établissement est en effet un "symbole" macronien, puisque le candidat d'En Marche avait célébré sa qualification au second tour de l'élection présidentielle de 2017, élection par défaut, face à Marine Le Pen.

"Planifié, non pas un samedi, mais un jour férié, date historique pour les luttes sociales à travers le monde, ce nouveau rendez-vous devrait voir de nouvelles personnes venir collaborer à la chute du système : syndicalistes, écolos, anarchistes mais aussi et surtout des milliers de citoyens anonymes en colère", peut-on lire sur Facebook, dans une publication du groupe de Gilets Jaunes "Cerveaux Non Disponibles". 
Sur le réseau social, le groupe "Gilet Jaune Demain" a invité à un "rassemblement historique pour la démocratie", dès le mercredi matin au Panthéon. L'événement rassemblait ce lundi 29 avril plus de 13.000 personnes intéressées.

Convergence de syndicats avec les Gilets jaunes
Dans un communiqué commun, les organisations syndicales ont jugé légitimes les revendications exprimées depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes. C'est pourquoi elles ont lancé un appel à manifester à leurs côtés, dans la capitale. La CGT, Force Ouvrière (FO), la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), Solidaires et les collectifs étudiants UNL et UNEF se sont donné rendez-vous en début d'après-midi devant la gare Montparnasse - où des affrontements ont eu lieu - pour marcher jusqu'à la place d'Italie. Des responsables politiques du Parti communiste (PCF) et de La France insoumise (LFI) seront présents dans le cortège. Dans la crainte de nouvelles huées, le PS n'avait donné aucune consigne à ses militants.
A Paris, Camille, 23 ans, se félicitait de la "grande convergence des luttes" réalisée ce mercredi entre les étudiants mobilisés contre la "réforme Blanquer du lycée" et les travailleurs. Les violences, "c'est devenu habituel depuis la loi travail en 2016".

Convergence avec le Black bloc ?
 
Dans une publication Facebook du 6 avril dernier, le groupe Black Bloc France écrivait ceci : "Le 1er mai 2018 à Paris, un imposant Black Bloc se forme avec 1.200 militant-e-s. (...) De nombreux affrontements. Ce jour là, le temps était clément mais il pleuvait des pavés et le feu prenait les rues. Le 1er mai 2019 s'annonce historique. Des têtes vont tomber."


Célébration du 'BenallAnniversaire'
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Puis le cortège, mêlant militants syndicaux et gilets jaunes, s'est mis en marche, parcourant quelque 3 km jusqu'à la place d'Italie qui s'est progressivement vidée à partir de 19h00. 

A quelques encablures de là, une centaine de personnes se sont réunies dans la soirée dans une ambiance détendue sur la place de la Contrescarpe - bouclée par les forces de l'ordre - pour le "BenallAnniversaire", certains au visage recouvert d'un masque à l'effigie de l'ancien conseiller de l'Elysée.

Un déploiement disproportionné de forces anti-émeutes

Mercredi 1er mai, autour d'un somptueux buffet, Macron a reçu 400 professionnels des métiers de bouche et des fleurs pour la traditionnelle remise du muguet,  mais il a aussi envoyé 7.400 policiers et gendarmes, tablant sur "1.000 à 2.000 activistes radicaux". 

Dans un quartier de l'Elysée bouclé par crainte du "black bloc", Macron avait réclamé la veille que la réponse aux militants radicaux soit "extrêmement ferme", après des appels sur les réseaux sociaux à transformer Paris en "capitale de l'émeute".
La préfecture de police a signalé 330 interpellations à Paris (50 en région) et plus de 15.300 contrôles, et le parquet 254 gardes à vue. Ce fut la "capitale de la répression"...

En région, la journée du travail a été globalement célébrée dans une ambiance festive par les syndicalistes, les Gilets jaunes et les politiques, mais sous haute surveillance policière. Plusieurs préfectures ont interdit des défilés dans le centre ville, comme à Caen ou à Lyon.
Ils étaient 6.400  à Bordeaux, 6.200 à Lyon, 5.500 à Marseille, 3.400 à Nantes, 2.400 à Montpellier, 2.100 à Besançon, 1.800 à Saint-Etienne, 1.600 à Strasbourg, 1.500 à Lille, 1.400 à Dijon, selon la police, et jusqu'à 20.000 à Toulouse, selon la CGT.
Sur les pancartes, on pouvait lire : "Le peuple déteste Macron", "Merci pour Notre Dame, mais donnez aussi aux Misérables", "Mieux vaut être une cathédrale qu'un gilet jaune", "Macron arrête de nous enfumer".
A Rennes, Fanny 42 ans, aide-soignante et Gilet jaune de la première heure déplore qu'il n'y ait "plus de postes dans les hôpitaux. L'Etat nous supprime des postes, des matériels. On se retrouve à 4-5 pour gérer 100 personnes. Je suis là pour ça et pour mes enfants".

mercredi 2 mai 2018

1er Mai 2018 : des exactions syndicales déjà en 2009, Boulevard de l'Hôpital à Paris

"La mobilisation contre le CPE atteint une ampleur inégalée", titrait Le Monde

L'arrivée sur le Boulevard de l'Hôpital est le déclencheur traditionnel des débordements de l'extrême gauche

Les nervis de la CGT ne sont-ils pas vecteurs de violences ?
"Il est impensable que le premier ministre reste arc-bouté sur sa position", estima alors le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, place d'Italie en direction de la place de la République, avec les mêmes syndicats, pour la plupart : Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT), Jean-Claude Mailly (FO), Bruno Julliard (UNEF), Jacques Voisin (CFTC), Gérard Aschieri (FSU), Alain Olive (UNSA), Annick Coupé (Solidaires) - avaient pris la tête de cortège, derrière une banderole réclamant le "retrait du contrat première embauche", rapportaient Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 27.03.2006 à 21h34 • Mis à jour le 28.03.2006 à 21h36

Dès le départ du cortège,
une centaine de casseurs avaient tenté de pénétrer dans un supermarché du boulevard de l'Hôpital et brisé les vitres d'un café adjacent. D'autres heurts étaient à déplorer, vers 16 heures, à l'arrivée du cortège, place de la République. 
Des manifestations qui rappelaient celles de mai 2002 et novembre 1995.

Les syndicats récidivent : la police n'a rien appris


Les casseurs ne sont pas que des"jeunes" révolutionnaires
Manifestation du 5 juillet 2016 à Paris contre la Loi Travail : situé à Paris sur le chemin des manifestants, l'hôpital de la Pitié Salpêtrière avait été protégé par des CRS. Des "casseurs" s'étaient attaqués à l'hôpital Necker-Enfants malades lors de la manifestation précédente du 14 juin. La façade avait été taguée et des vitres brisées.

14h16 - Quelques groupes refusent de se soumettre à la fouille obligatoire pour pénétrer dans la zone de la manifestation. La manifestation devait démarrer à 14h, il se peut que le coup d'envoi ait pris un peu de retard du fait du haut niveau de sécurité imposé [en 2016]. 
Si elle l'avait voulu, la préfecture de police de 2018 aurait pu renouveler son blocage de juillet 2016 :
Une manifestation sauvage a été bloquée par la police. Après une assemblée générale à la Bourse du travail à Paris, des opposants ont décidé de manifester entre la place Denfert-Rochereau et la place d'Italie pour protester contre la "mise en cage du droit de manifester", rapporte Libération (en juillet 2016).
5 juillet 1016, à 14h34 - Certains manifestants qui refusaient les fouilles ont finalement réussi à rejoindre le cortège sans être contrôlés, rapporta une journaliste du Monde présente sur place.

En 2016, les "casseurs" s'étaient déjà infiltrés entre les forces de police et la tête du cortège : rien de nouveau sous le soleil macronien :



Des violences avaient déjà été déclenchées par des  anti-capitalistes Boulevard de l'Hôpital 


Des fous furieux s'en étaient pris à l'hôpital Necker, donc aux enfants malades qui y sont soignés.
Comme toujours depuis le début des manifestations contre la loi Travail, des débordements ont émaillé le cortège parisien du mardi 14 juin. Abribus, horodateur et vitrines de magasins n'ont pas résisté au passage de quelques "milices de fascistes", aurait-on dit, si la droite extrême avait été impliquée, venus dans le seul but de tout briser sur leur passage entre la place d'Italie et les Invalides.

VOIR et ENTENDRE
l
e reportage sur les violences de manifestants anti-loi Travail du 14 juin (73 interpellations en France):

C'est cette attaque, très symbolique de l'esprit révolutionnaire, qui a scandalisé de très nombreux internautes. L'hôpital Necker a en effet été la cible de jets de projectiles, comme le montre la photo tweetée par ce journaliste du Monde. "Ne travaillez jamais", peut-on lire sur l'inscription anarchiste laissée sur la façade...
Cette gauche barbare française qui attaque un hôpital a sûrement des leçons d'humanisme à donner à propos du conflit israélo-palestinien, mais la France profonde réprouve totalement qu'ils s'en prennent à des enfants. 
D'autres, mieux informés, ont rappelé que c'est dans cet établissement que le fils du couple de policiers tués à Magnanville était hospitalisé.
hopital necker
Ces violences ont également été dénoncées par plusieurs responsables politiques. La ministre de la Santé a évoqué une "attaque insupportable" tandis que Philippe Vigier, patron des députés UDI, demande des "sanctions exemplaires". A-t-il déposé une proposition de loi dans ce sens ?
La direction des hôpitaux parisiens a annoncé que "15 baies vitrées ont été cassées". "Une plainte est déposée", a ajouté l'APHP. Peut-elle préciser quelles suites lui ont été données ? 
Quel "soutien aux professionnels de santé mobilisés auprès des patients", Marisol Touraine (PS) a-t-elle concrètement apporté ?
Quant au ministère de l'Intérieur, il n'a rien appris...