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dimanche 22 avril 2018

Européennes : Hamon tente de recruter une journaliste aussi intègre qu'"indépendante"

Le candidat du PS battu de la présidentielle voudrait une journaliste de France 2 

A un an des élections européennes, Benoît Hamon, aurait demandé à la journaliste de France 2 Élise Lucet de s'engager à son côté

Résultat de recherche d'images pour "elise lucet Moreira"En début d'année, l'ancien candidat PS à la présidentielle, Benoît Hamon a proposé à Élise Lucet de rejoindre son mouvement Génération.s en vue des élections européennes en mai 2019, révèle Le Figaro. 
Hamon aurait pris un râteau auprès de la journaliste de France 2 qui est pourtant connue pour la présentation de reportages à charge, controversés pour leur recherche du sensationnalisme, leur déformation de la réalité et des fake news, dans les émissions 'Envoyé Spécial' notamment celle sur les questions agricoles.

La présentatrice du magazine "Cash investigation" assure ne pas avoir eu de contact avec Benoît Hamon. Interrogée par le quotidien, Elise Lucet, 54 ans, affirme "refuser tout contact avec les politiques en dehors de ses interviews. Je ne l'ai même pas eu au téléphone, donc je ne sais pas du tout de quoi il voulait me parler," se défend-elle.
En avril 2017, Elise Lucet avait déjà prétendu face à Télérama ne pas vouloir s'engager politiquement. "Je ne suis militante de rien, sinon du droit d'informer", avait assuré au magazine la journaliste engagée du service public, bien qu'elle soit notoirement instrumentalisée par l'agence de presse 
Résultat de recherche d'images pour "elise lucet Moreira"
de Paul Moreira (grand reporter proche de Fabrice Arfi (photo de droite) du site trotskiste révolutionnaire Mediapart) 
Résultat de recherche d'images pour "elise lucet Moreira"et de Luc Hermann, ci-contre à gauche, à la droite de Moreira) réalisateur de nombreuses enquêtes d'investigation anticapitalistes, notamment sur des multinationales comme Total ou le laboratoire pharmaceutique Pfizer, et président-producteur associé la société de production Premières Lignes (collaborations Cash investigations, mais aussi avec 'Envoyé Spécial' ou 'Spécial Investigation' pour Canal+).

Guillaume Balas affirme au Figaro que des "échanges" ont bien eu lieu
 
"C'est une figure intéressante et nous nous retrouvons dans beaucoup de ce qu'elle dit. Il y a eu des échanges avec elle comme il y en a avec beaucoup d'autres personnes", confirme l'ex-PS (coordinateur du projet de Benoît Hamon, candidat PS à la présidentielle de 2017) et numéro 2 du mouvement politique de Hamon, situé à la gauche du PS. "Et il y a de nombreuses incarnations possibles pour notre liste", assure l'eurodéputé. 

Pascal Cherki, proche de Benoît Hamon et lui aussi ancien-socialiste, souligne l'importance pour le mouvement Génération.s "d'avoir sur une liste des personnes qui incarnent des combats dans la société", rapporte Le Figaro.
Pour cet ancien membre de la direction du PS, adhérent pendant 35 ans, "la volonté sincère de représenter les salariés s’est complètement évaporée", notamment pendant le quinquennat Hollande. "Le PS, quand il exerce le pouvoir, n’est pas capable de faire autre chose que de gérer la société un peu différemment des libéraux", a regretté l'ex-frondeur. "Le PS a progressivement dérivé vers un rapport technocratique à la société qui, sous couvert de la “culture de gouvernement”, l’a conduit progressivement à épouser l’agenda libéral », a complété de socialiste radicalisé.

Un revers donc pour Benoît Hamon qui va devoir poursuivre ses investigations, en quête d'une tête de liste aux élections européennes, dans un an.

lundi 22 janvier 2018

Est parisien, théâtre d'affrontements entre bandes d'ados

Ces 'ados' sont des jeunes issus de l'immigration

La préfecture de police recense 16  bandes, rien que dans Paris. 

Ismaël, 15 ans, est mort dans une rixe entre bandes d'adolescents,
place Léon-Blum, juste en face de la mairie du XIeme arrondissement de Paris
Ces groupes de jeunes, entre 13 et 17 ans, s’affrontent régulièrement dans la capitale, principalement dans l’Est de Paris, où les mairies accueillent les familles immigrées. 
Paris XIe : Patrick Bloche, puis François Vauglin, PS
Paris XIIe : Michèle Blumenthal, puis Catherine Baratti-Elbaz, PS
Paris XIIIe : Serge Blisko, puis Jérôme Coumet, PS
Paris XIVe : Pascal Cherki, puis Carine Petit, PS
Paris XIXe : Roger Madec, puis François Dagnaud,PS
Paris XXe : Michel Charzat, puis Frédérique Calandra, PS.
Chacun des premiers nommés est connu pour sa radicalité, son communautarisme et son multiculturalisme idéologiques. Tous font l'objet d'un libellé dans ce blog.

Résultat de recherche d'images pour "bandes d'adolescent Paris"

Résultat de recherche d'images pour "HISMO"
Samedi 13 janvier, rue de la Roquette (XIe), le nom d’Hismaël, jeune rappeur ivoirien Diabley Ismael Junior (HISMO) qui "a perdu la vie" (Le Parisien), assassiné à l'âge de 15 ans, est venu, s'ajouter à la liste des "sauvageons" trop souvent victimes de rixes entre bandes rivales, qui sévissent dans la capitale. Alors qu’un groupe de jeunes du quartier tournait un clip de rap, une vingtaine d’ados de la bande de Riquet, quartier difficile du XIXeme, seraient venus les provoquer, rapporte Le Parisien. 

Les enquêteurs arrêtent sur les lieux deux jeunes de 14 et 15 ans, qui sont immédiatement placés en garde à vue. D’autres auraient également été interpellés.
Au nom de cette rue est associée une prison construite en 1830 pour des jeunes détenus sur la partie nord de la rue, puis une seconde prison, nommée 'Dépôt de condamnés', qui recevra surtout les futurs bagnards et les condamnés à mort. Soixante-neuf personnes seront guillotinées devant la porte de la Grande Roquette. Cet endroit, appelé "place de la Roquette", fut fermé et détruit en 1900. La Petite Roquette fut, quant à elle, une prison pour femmes de 1920 à sa fermeture en 1974.
En 2017, trois jeunes ont été tués dans ces guerres de territoires dont plus personne ne sait au juste ce qui les motive. 109 autres adolescents ont été blessés. Ainsi, le 22 septembre 2017, c'est un jeune adulte de 18 ans qui avait déjà trouvé la mort au cours d'une rixe entre bandes du nord de Paris, abattu d'une balle dans l'abdomen dans le XIXe arrondissement. Les deux députés élus dans ces circonscriptions sont : Danièle Obono, franco-gabonaise de 37 ans et polémiste nationale de 'La France insoumise', et Delphine O, normalienne de 33 ans et haut fonctionnaire sans expérience du terrain   - sœur de Cédric O, trésorier de campagne d'Emmanuel Macron et administrateur du mouvement La République en marche !, actuellement conseiller conjoint au président de la République et au Premier ministre -, suppléante du secrétaire d'État au Numérique dans le gouvernement d'Edouard Philippe, Mounir Mahjoubi, LREM.

C’est l’Est parisien qui est le plus agité par ces rivalités de quartiers, que n'importe quel prétexte suffit à ranimer et qui se soldent par des batailles rangées à coups de barre de fer ou de battes de base-ball. Parfois au couteau. Et laissent toujours effarés et inquiets les familles des quartiers populaires qui forment la clientèle du Parti socialiste.
Le square de la Roquette, épicentre des combats de rues.Ces derniers mois, la mairie socialo-bobo du XIe a reçu plusieurs pétitions et plaintes de riverains. Depuis des décennies et bien avant le décès d'Hismaël poignardé rue de la Roquette, le 13 janvier dernier, le square de la Roquette (XIe) était bien connu pour des bagarres incessantes et qu'il ait été dans le collimateur à la fois de la justice, la police et la mairie du XIe n'y a rien changé.
En mairie, suite à plusieurs pétitions et plaintes de riverains, on palabre. Une réunion a été organisée le 15 décembre qui a abouti au CENOMED (Cellules d'Echanges d'informations NOminatives Mineurs) et à la mise en place de mesures, avec autour de la table le parquet, police, rectorat, services sociaux. "Ces très jeunes, 10-15 ans, sont très mobiles, nerveux, constate François Vauglin, le maire (PS) impuissant du XIe. Ils font du bruit, stagnent assis sur les murets à côté de la crèche". Et surtout, en plus grave, il y a eu des arrachages de colliers de vieilles dames, des vols de portables, des agressions, du deal, des projectiles lancés des fenêtres sur les policiers, une trottinette sur le pare-brise d’une voiture.
       
Désormais, ce sont des adolescents, entre 13 et 17 ans, qui tiennent le pavé : les "anciens" belligérants, qui réglaient leurs comptes au Forum des Halles (Ier) ou à la gare du Nord (Xe) voici quelques années sont ringardisés et dépassés. Dans la rue, "c’étaient les grands frères qui faisaient la loi. Les parents n’avaient pas les codes de la rue. Ma mère parlait à peine le français", raconte un Turc de 27 ans qui a grandi dans le XVIIIe.

Avec l’émergence notable, très récemment, des 14-15 ans, dont les parents semblent absents. Des "gamins" [!] qui prennent le relais de leurs prédécesseurs, passés à autre chose en grandissant, et perpétuent une animosité dont l’origine s’est perdue au fil des années. L’action conjuguée de la préfecture de police et du parquet de Paris aurait permis de neutraliser certaines bandes. Mais s'il s'en recrée d'autres, n'est-ce pas...

La politique de prévention serait-elle en échec ?
La cellule de suivi du plan bandes (CSPB) et ses huit enquêteurs qui observent comme ils peuvent les quartiers de Paris et ceux des trois départements de petite couronne (92, 93 et 94), placés sous l’autorité du préfet de police, Michel Delpuech, recensent 16 bandes aujourd’hui actives dans la capitale. Elles seraient une quarantaine au total, en région parisienne.

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samedi 2 décembre 2017

"Génération.s", le mouvement de Benoît Hamon rebaptisé

Monsieur 6% à la présidentielle croit en une ...dynamique !

Cinquième au premier tour de la présidentielle, le socialiste Benoît Hamon rêve pourtant toujours

Le Mans, 2 décembre 2017.  Création autour de Benoît Hamon, du mouvement de gauche écologiste Génération·s.Il a dévoilé samedi le nouveau nom de son mouvement, Générations, à l'occasion d'une journée de "fondation" au Mans. "Nous sommes le mouvement Générations", a déclaré Benoît Hamon devant quelque 2.000 personnes réunies au Palais des Congrès de la préfecture de la Sarthe.
Au premier rang, des représentants de la France insoumise, le PCF, le PS et EE-LV. La gauche plurielle à l’ancienne.
"Nous sommes le monde où quatre générations coexistent. Nous sommes le mouvement qui réunit ces générations aux générations futures", a-t-il pourtant clamé sous les applaudissements de l'assistance.

Benoît Hamon avait lancé une première version de son mouvement le 1er juillet 2017 (M1717), avec pour objectif de "refonder et de rassembler la gauche" en France.

Le fondateur poursuit une aventure personnelle

En recherche d'emploi, Hamon s'en crée un. 
Son mouvement, présenté comme "une initiative totalement ouverte", est sa planche de salut. Sa raison sociale est de "dépasser le cadre des partis" et de "converger". Le mouvement a renoncé à présenter des candidats aux élections, alors que les sénatoriales sont prévues pour septembre 2017. 

Hamon doit d'abord rassembler la gauche d'ici les prochaines élections européennes de 2019 et municipales de 2020. Pour cela, il faut une grande réunion de structuration et d’organisation pour l’automne 2017 avant la tenue " d'états généraux de toute la gauche pour fabriquer une maison commune en vue des élections municipales de 2020". 
Par ailleurs, il s'agit aussi de faire pérenniser les idées développés par le candidat du PS lors de la campagne présidentielle, comme le revenu universel, et qui ont été abandonnées par le parti lors de la campagne des législatives.

Ce ne sont pas 40.000 adhérents, comme entendu sur France Info, mais 11.000 personnes, selon Benoît Hamon, qui auraient participé à la création du mouvement. 
Les écologistes Cécile Duflot et Yannick Jadot, l'essayiste Raphaël Glucksmann, le journaliste trotskiste Edwy Plenel et l'économiste Thomas Porcher - membre du collectif Les Économistes atterrés (dont Frédéric Lordon, idéologue de 'Nuit debout') et un proche de Varoufakis et de Cécile Duflot, lequel a appelé à une alliance Hamon-Jadot-Mélenchon) - le soutiendraient dans cette démarche.
Dès les premiers jours du mouvement, le député Régis Juanico, l'ancienne ministre de Hollande, Dominique Bertinotti, l'eurodéputé Guillaume Balas (porte-parole de 'Un monde d'avance', courant fondé par le défunt H. Emmanuelli et son poulain Hamon) et les anciens députés Barbara Romagnan (dont le doctorat n'est pas avéré) et Mathieu Hanotin (apparatchik dont les diplômes ne sont pas certifiés) le rejoignent.

Au début de l'été 2017, ce dernier s'était pourtant associé au projet de lancement en mai du mouvement 'Dès demain' par Anne Hidalgo et Martine Aubry et Christiane Taubira, où l'on retrouvait aussi bien les écologistes Karima Delli et Christophe Najdovski (l'ayatollah écologiste de la Ville de Paris) que Luc Carvounas qui annonce sa candidature à la direction du PS, en rivalité avec Najat Vallaud-Belkace, 'drivée' par son mari, Boris Vallaud, successeur d'Henri Emmanuelli parachuté de l'Elysée dans une circonscription sans prise de risques des Landes. Au PS, les courants et les mouvement vivent "le temps d'une rose qui fleurit au printemps, puis meurt au premier froid"...

En novembre 2017, après Guillaume Balas, c'est la députée européenne socialiste, Isabelle Thomas, une apparatchik (UNEF-ID, puis SOS Racisme, Nouveau monde avec Jean-Luc Mélenchon, 'Alternative socialiste' d'Henri Emmanuelli et membre de l'équipe de campagne de Hamon en 2017) qui rejoint le mouvement.

La fracturation de la droite n'est encore rien à côté de l'éclatement de la gauche

Mi-juillet, Yannick Jadot a renoncé à rejoindre le mouvement .
L'écologiste reproche au candidat Hamon d'avoir fait de lui un "faire-valoir""Ce rassemblement, c'était du Hamon 2022; ça n'avait rien de collectif". 

En septembre 2017, les organisateurs de la Fête de l'Humanité ont invité la bande à Hamon à se joindre à eux avec un stand propre à disposition, avec prises de parole de Benoît Hamon et la présence d'Yves Contassot, Claire Monod, et Pierre Serne.

Le 23 du même mois, le mouvement participe à la marche du 23 septembre 2017 organisée par Mélenchon contre le "coup d'État social" et la politique du président Macron, manifestation politique de La France insoumise (LFI). Hamon apparaît publiquement en tête du cortège aux côtés d'élus insoumis dont Jean-Luc Mélenchon. 
Le 2 octobre 2017, l'ancienne présidente des Jeunes socialistes (2013-2015), qui succéda à Thierry Marchal-Beck, accusé de harcèlement sexuel au MJS, Laura Slimani, quitta le PS pour rejoindre le M1717.

Le 10 octobre 2017, une dizaine de conseillers régionaux, dont Benoît Hamon, quittent le groupe socialiste du Conseil régional d'Ile-de-France pour former un nouveau groupe d'une vingtaine de conseillers associant les écologistes. Celui-ci porte le nom d'Alternative écologiste et sociale.

Ce même jour d'octobre, Pascal Cherki quitte le Parti socialiste pour rejoindre le M1717. Le 19 octobre 2017, Benoît Hamon annonce que le mouvement compte 30.000 adhérents.
Quant à Gérard Filoche, l'un des animateurs de l'aile gauche du PS qui faisait partie de son bureau politique, il s'est fait exclure du PS en novembre 2017, en raison d'un tweet jugé antisémite et pourrait être recueilli par Hamon et ses camarades pro-palestiniens.

Le nom définitif du mouvement a été annoncé ce 2 décembre 2017 lors du congrès fondateur au Mans. A partir du 22 octobre, un questionnaire a été envoyé aux militants pour choisir le nom et définir le fonctionnement du futur part. Il s'agit de définir l'idéologie et la structure du mouvement.

samedi 21 octobre 2017

Harcèlement sexuel : plaintes contre un député LREM et un conseiller régional, ex-PS

En politique aussi, la parole se libère : des collaboratrices d'hommes politiques ont déposé plainte

Le député (LREM) de Moselle Christophe Arend et le conseiller régional d'Ile-de-
France Gilbert Cuzou (ex-PS) font l'objet de plaintes pour harcèlement et agression sexuels

Christophe Arend est mis en cause par son ex-assistante parlementaire
Résultat de recherche d'images pour "christophe arend député"
une jeune femme âgée de 29 ans, qui a dû rompre sa période d'essai fin juillet. Ce député élu pour la première fois en juin, un chirurgien-dentiste de 42 ans qui "conteste les faits  " et il a " pour sa part déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse", a indiqué son avocate vendredi.

Agée de 29 ans, Marie (prénom d'emprunt) accuse notamment le candidat de La République en marche de lui avoir "pincé les deux seins" et d'avoir "tout fait pour [la] faire craquer" en multipliant "les remarques sexistes" et les gestes déplacés. "Par exemple, il passe et essaie de dégrafer mon soutien-gorge, de me toucher les seins. Moi, j'ai compris. Dès qu'il arrive par-derrière, je sais qu'il va essayer; donc je me protège systématiquement les seins", assure-t-elle. "Une fois, il arrive et m'enfonce un doigt dans la bouche en mimant une fellation et en me disant : T'as une jolie bouche, fais voir ce qu'elle sait faire, et toc, voilà", ajoute-t-elle.

L'élu LREM a une notion particulière de sa déontologie professionnelle.
Directrice de campagne de Christophe Arend lors de la campagne des législatives, elle est ensuite embauchée comme assistante parlementaire de celui qui est propulsé sous le feu des projecteurs à la faveur du tout sauf le FN : il a en effet battu le numéro deux du FN, le très médiatisé Florian Philippot. "Je pensais que nos rapports deviendraient beaucoup plus professionnels au moment où il y aurait un contrat de travail. Je pensais que je serais davantage protégée", explique-t-elle. Mais il a fait tant et si "bien" qu'elle a fini par rompre sa période d'essai fin juillet 
Christophe Arend, chirurgien-dentiste à Forbach, aurait tenté de justifier son comportement en lui disant : "Moi, je suis médecin, donc j'ai un droit d'effraction corporelle." Encouragée par les multiples dénonciations dans le sillage de l'affaire Weinstein, "Marie" s'est finalement décidée à porter plainte, pensant qu'il "faut que la honte change de camp", selon ses propos rapportés par Franceinfo.

"Les député.e.s du groupe La République en marche prennent acte des graves accusations portées à l'encontre de Christophe Arend", a pour sa part commenté le groupe parlementaire dans un communiqué minimaliste. "Toute forme de violence et de harcèlement est intolérable. Il appartient à la justice et à elle seule de faire la lumière", a encore ajouté le groupe des députés du parti du président. 

Il existe à la Chambre basse "un référent permettant aux collaborateurs de députés d'évoquer des situations de harcèlement ou des comportements inappropriés," a rappelé le président de l'Assemblée nationale. "Les députés mis en cause ne sauraient bénéficier d'aucun statut particulier : ils ne pourront faire obstacle à la justice et doivent bénéficier de la présomption d'innocence", a aussi indiqué François de Rugy, vendredi soir dans un communiqué

Gilbert Cuzou est visé par les plaintes de deux collaboratrices liées au Parti socialiste

Les jeunes femmes dénoncent des faits présumés d'agressions et de harcèlement sexuels. 
Résultat de recherche d'images pour "Gilbert Cuzou"
Agé de 34 ans, l'élu de Seine-et-Marne assure ne pas se reconnaître "dans les faits soi-disant reprochés" et cet ancien assistant parlementaire de Pascal Cherki va porter plainte pour diffamation. A la suite de ces plaintes, le Parquet de Paris a saisi d'une enquête préliminaire le 3e district de la police judiciaire parisienne, selon l'une de ces sources. Le socialiste n'a pas encore été entendu par les policiers, ni contacté par ces derniers. "Je collaborerai pleinement et entièrement avec la justice", a-t-il promis. 

Son groupe politique au Conseil régional, Alternative écologiste et sociale (AES), qu'il avait intégré au début du mois, a annoncé son "exclusion" le temps de l'enquête. "Les faits décrits sont graves. Je prends la responsabilité de cette exclusion immédiate, suite aux faits reprochés que je viens d'apprendre par voie de presse. Cette exclusion durera le temps que la justice se prononce sur les faits dont ce conseiller régional est accusé", a expliqué le président du groupe AES, Mounir Satouri (Yvelines, comme Benoît Hamon). 

Gilbert Cuzou avait déjà été récemment exclu du PS pour avoir quitté le groupe socialiste au Conseil régional francilien et rejoint, avec l'ex-candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon, le groupe Alternative écologique et sociale constitué de 22 membres, dont 12 élus EELV et 10 socialistes.
Lundi 9 octobre, Benoît Hamon et neuf socialistes du Conseil régional d’Ile-de-France se sont alliés aux écologistes pour "renforcer l’opposition de gauche " à la présidente de la région, Valérie Pécresse (LR), en vue des prochaines élections régionales. 
Cuzou a en fait donné un coup de pouce à la sortante.

mercredi 11 octobre 2017

Le Parti socialiste se vide: Cherki passe au M1717

L'ancien député frondeur Pascal Cherki quitte le PS pour rejoindre Hamon

Proche soutien de Benoît Hamon pendant la présidentielle, Pascal Cherki a annoncé mardi qu'il quitte le parti socialiste
 


Lui-même chassé de l'Assemblée nationale, il se dit "sans amertume" au moment de rejoindre le mouvement M1717, qui représente davantage, selon le quinqua, "les enjeux de la gauche de demain".

Le verdict des urnes, à la présidentielle, puis aux législatives, ne l'a pas éclairé. "J'ai pris le temps de la réflexion. Je ne voulais pas le faire sur une impulsion", a raconté cet ancien membre de la direction d'un parti qu'il avait rejoint en 1982, il y a 35 ans.

Cherki, de profil, derrière Hamon
L'ancien député frondeur désavoué par ses électeurs a le sentiment que "la volonté sincère de représenter les salariés" -et non plus l'ensemble de sa circonscription perdue - qui avait présidé à sa décision d'adhérer "s'est complètement évaporée", notamment pendant le quinquennat Hollande. "Le PS, quand il exerce le pouvoir, n'est pas capable de faire autre chose que de gérer la société un peu différemment des libéraux", a-t-il regretté. 

"Le PS a progressivement dérivé vers un rapport technocratique à la société qui, sous couvert de la 'culture de gouvernement', l'a conduit progressivement à épouser l'agenda libéral", a-t-il complété dans un message posté sur Facebook pour expliquer sa décision. 

Cherki a estimé qu'il faut "reconstruire la gauche"

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Eliminé dès le premier tour aux dernières législatives à Paris, Cherki (assis, ci-contre) considère que ce n'est pas avec le PS qu'on arrivera à le faire". "Je ne le vois pas être aujourd'hui la force d'impulsion qu'il a été pour la gauche", a-t-il estimé. Si Hamon et ses 6% à la présidentielle le satisfont, il rejette "une ligne politique: 'ni Macron, ni Mélenchon' "

L'ex-maire de Paris 14e de Paris (2009-2014) a donc décidé de rejoindre le Mouvement du 1er juillet, créé par l'ancien candidat socialiste écrasé à la présidentielle, Benoît Hamon (6%) qui, pense-t-il, porterait "les enjeux de la gauche de demain : mutation du travail (), impératif écologique (alors qu'Europe Ecologie-les Verts s'est fait pulvériser), renouvellement des institutions (VIe République), refondation de l'Europe". 

Bien qu'il soit revenu sur la promesse au centre de sa campagne, l’abrogation de la loi Travailles 12 et 23 septembre, Hamon a manifesté avec la CGT et LFI contre la loi Travail que Macron porte depuis plus de cinq ans !
"
Je commencerai par un geste très politique et très symbolique. Sans état d’âme, j’abroge la loi Travail [symbole] d’un déni de démocratie", avait déclaré Benoit Hamon devant l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS) à la mi-janvier
...
 
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Il est revenu sans scrupules sur sa promesse d’abroger la loi Travail, au cours d’un entretien accordé au Figaro, à RTL et à LCI, le dimanche 19 février. "Ce que je souhaite, c’est que nous pensions demain une nouvelle loi Travail. Nous trouverons matière à nous rassembler", a-t-il eu le culot d’affirmer devant les micros et les caméras, trahissant les milliers de manifestants, étudiants et travailleurs en lutte, qui se sont battus à ses côtés. Toutes ces contorsions pour "rassembler" Cherki ?
"D'autres camarades y pensent. Je ne serais pas étonné que, dans les prochains jours, les prochaines semaines, certains fassent comme moi", a annoncé Cherki.
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Issu d'une famille juive algéroise aisée de commerçants, Cherki est né en 1966 à la clinique des Bleuets (clinique des métallos de la CGT). Son père (militant au PSU) interrompit ses études, d'autant que son épouse (UNEF et militante CFDT) et mère de Pascal devint psychanalyste. Ses parents choisirent de le placer dans un collège privé (Sévigné). Il est ensuite inscrit à la fac de Sceaux dont un cousin de son père est le doyen : il tente Sciences Po et redouble sa 2e année de droit (il est meneur UNEF-ID) en 1986. Membre du MAC, il s'implique fortement à SOS Racisme et à l’UNEF (1987-1988), milite pour le retrait du projet de loi Devaquet et vire gauchiste et libertaire dans ses actions (combat du fascisme en parallèle du combat syndical au sein de l'UNEF): il est permanent à l’UNEF et à SOS Racisme en alternance. 1992 - mouvement étudiant contre les réformes Jospin: la manifestation du 25 janvier 1992 est qualifiée de "manif du désamour avec le PS". Attaque de Cambadélis qui a voté la loi Marchand. Pancartes "le PS a atteint mon seuil de tolérance".  
1993 : l'UNEF se fracture. Olivier Girardin (Nouvelle gauche) est dirigeant des rocardiens appartenant à la nouvelle génération avec Benoît Hamon, qui n'obtiendra jamais sa licence d'histoire. Après sept années d'activisme, Cherki quitte la fac de Sceaux fin 1993 et tente l’examen d’entrée à l’Ecole d’avocats. Volontaire pour faire son armée, il est affecté au service de presse de l’Elysée. 1996: il participe aux manœuvres avec la LCR qui permettent la prise de la fac de Caen : création de 'Ni partisans, ni complaisants'.
Hamon, Cambadélis, Mélenchon, Moscovici,
Bartolone, Glavany, Valls
autour de Rocard (de gauche à droite)
Au Bureau national de l'UNEF, la majorité dirigée par Christophe Borgel est post-lambertiste, autour de Cambadélis. Pendant la Guerre du Golfe, Cherki prend part à la contestation du gouvernement à travers la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne; présidents successifs: François Delapierre, Delphine Batho) et la NES. Cambadélis vote pour et Cherki contre la guerre.

La vie d'apparatchik socialiste de Cherki est mieux connue, notamment sa "carrière" d'avocat (1995-2001). Il serait devenu avocat alors qu'il était secrétaire général de SOS Racisme (décembre 1992-juillet 1993). Il plaida d'ailleurs pour SOS Racisme dans des procès contre le négationnisme.

On sait moins qu'une des tantes paternelles fut psychiatre pour le FLN, tandis que le frère de son père devint PDG des éditions du Seuil.


La presse parle beaucoup des transfuges socialistes qui se sont ralliés à Macron. Les media ne mentionnent pas les socialistes qui rejoignent Hamon : outre Cherki, on peut nommer le député Régis Juanico, l'ancienne ministre Dominique Bertinotti, le député européen Guillaume Balas et les anciens députés Barbara Romagnan et Mathieu Hanotin. Laura Slimani, ancienne présidente des Jeunes socialistes, a quitté le PS à son tour pour rejoindre le Mouvement du 1er juillet, le 2 octobre 2017.
En Ile-de-France, Benoît Hamon et ses partisans se rallient aux Verts. 
Le 10 octobre 2017, une dizaine de conseillers régionaux dont Benoît Hamon quittent le groupe socialiste du conseil régional d'Ile-de-France pour former un nouveau groupe d'une vingtaine de conseillers associant les écologistes radicaux.


jeudi 9 février 2017

"Benoît Hamon est en résonance avec une frange islamo-gauchiste," constate Malek Boutih

Le député socialiste critique fortement les positions du candidat du PS sur la laïcité...

Manuel Valls a pointé la vision de Benoît Hamon sur  la laïcité

A la veille du dernier débat de la primaire à gauche, le premier ministre démissionnaire a accusé son adversaire d'"ambiguïtés" et dénoncé les "risques d’accommodements" du candidat désigné du Parti socialiste de la primaire sur ces sujets. Dans un entretien du 24 janvier 2017 avec le quotidien gratuit 20 Minutes, deuxième organe de presse écrite la plus puissante en France, Malek Boutih, député de l’Essonne, comme Manuel Valls, tire à boulets rouges sur Benoît Hamon.

Benoît Hamon est-il "ambigu" sur les questions de laïcité ?


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Ceux qui défendent la laïcité ont toujours un propos clair. Benoît Hamon, comme tous les Tartuffe, cultive une ambiguïté. C’est un peu, "cachez ce voile que je ne saurais voir". Sa théorie est claire : il est normal qu’il y ait du communautarisme car les musulmans sont maltraités. Il justifie des comportements sexistes, mais aussi une montée de la radicalité.

Ces accusations rejoignent celles que faisait Manuel Valls contre l’ "islamo-gauchisme", visant Clémentine Autain…

Benoît Hamon est en résonance avec une frange islamo-gauchiste et fait un appel du pied électoral. C’est une stratégie d’attrape-tout. Pour obtenir un vote, tout est valable. C’est le pire des discours possibles, un discours de faiblesse. Autour de lui, il y a un certain nombre de gens, comme Pascal Cherki [porte-parole de Benoît Hamon], qui vont encore plus loin et ont soutenu par exemple une réunion qui était interdite aux Blancs.

Arrêt sur images, site web de l'ex- journaliste de France 5, Daniel Schneidermann, abonde dans ce sens:
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"Un camp de vacances interdit aux Blancs ? Depuis une dizaine de jours, de nombreux médias et personnalités s’enflamment autour d’un camp d’été "décolonial" qui se tiendra fin août près de Reims et se veut "réservé uniquement [pléonasme] aux personnes subissant à titre personnel le racisme d'État en contexte français". Donc aux non-Blancs. Ce camp ferait suite à des ateliers interdits là encore aux Blancs tenus mi-avril à l’Université Paris 8 à Saint-Denis. D’où les protestations contre un racisme anti-Blancs. Pour autant, ce camp comme ces ateliers ne proposent rien d’autre qu’une non-mixité choisie [estime le site], à savoir un outil d’émancipation politique utilisé notamment par les féministes."]
La suppression de la version télévisée contestée du service public avait suscité une pétition soutenue par la FSU, syndicat d'enseignants radicaux, par ATTAC et la CFDT du Parti socialiste et des socialistes Claude Bartolone ou Arnaud Montebourg, ainsi que des Verts radicaux et du Parti communiste.

Benoît Hamon a réagi ce matin, en estimant qu’il s’agissait d’accusations "graves"…

Elles sont graves. Mais les propos de Benoît Hamon sur le reportage de France 2 [!] sont certainement les plus choquants que j’ai entendus depuis des années dans la classe politique (je mets de côté l’extrême droite). 


Société : quand les femmes sont indésirables dans les lieux publics


C’est la première fois que j’entends
un leader politique donner une justification à l’interdiction des femmes dans les cafés, en disant que ce serait une tradition ouvrière…
[Benoît Hamon avait déclenché une polémique mi-décembre. Invité à commenter un reportage montrant l’absence de mixité dans certains cafés de banlieues, notamment à Sevran (Seine-Saint-Denis), mais aussi à Rilleux-la-Pape, dans la banlieue de Lyon, l’élu de Trappes avait souligné qu' "historiquement, dans les cafés ouvriers, il n’y avait pas de femmes"."Dans ce café, il n'y a pas de mixité", s'entend ainsi dire par exemple une cliente. L'argument de ces hommes qui font la loi ? "T'es dans le 9.3 ici; t'es pas à Paris ! Ici c'est une mentalité différente, c'est comme au bled !" Le reste du reportage, diffusé le 7 décembre, est à l'avenant, accablant sur la situation des femmes dans les quartiers concernés…
Le 18 décembre, le candidat démasqué a ensuite rétropédalé sur France 3 dans un grand numéro de relativisme. 
"Remettons des questions sociales avant de mettre des questions religieuses sur ces sujets-là", estime-t-il, sans aucune indication sur la façon dont des "questions sociales" pourraient justifier la mise au ban de l'espace public de la moitié de la société, puisqu'il finit par admettre lui-même : "Ensuite, qu'il y ait aujourd'hui une pression faite sur certaines femmes par un certain nombre de fondamentalistes religieux, ils existent". Sans condamner, sans aucun jugement d'ailleurs.]
Pourquoi êtes vous contre le terme "d’islamophobe" ?

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Propagande islamo-gauchiste
Ce mot est imposé par des forces islamistes, et a été importé en France par Tariq Ramadan [lui-même accusé de "double langage", notamment sur les droits des femmes, l'homosexualité, la lapidation et les châtiments corporels qui masquent son fondamentalisme, ou des propos antisémites. Il est marié à une Française de 18 ans d'origine bretonne convertie à l'islam, Iman, et père de quatre enfants de nationalité française, dont Maryam]. Quelle est la technique de ces gens-là ? Transformer toute réalité politique en réalité identitaire. Il faut voir sur les réseaux sociaux, tous les réseaux crypto-islamistes qui sont mobilisés contre Manuel Valls.

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Hidalgo soutient Hamon
Valls est sur un terrain républicain. Benoît Hamon et ses amis sont dans une dérive identitaire lorsqu’ils justifient des comportements non-républicains. Ils sont absorbés par des termes et des concepts importés par des islamistes. Bien sûr, il peut y avoir un racisme anti-musulman qui existe. Mais il y a une deuxième question, qui est très grave aussi : Hamon et ses amis considèrent qu’on peut critiquer l’Église catholique mais pas les musulmans. Vous ne les verrez jamais utiliser le terme christianophobe par exemple.

Gilles Clavreul [délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme] est sorti de sa neutralité pour soutenir Manuel Valls, qu’il considère le mieux placé pour combattre "le communautarisme et l’intégrisme".

Résultat de recherche d'images pour "islamo gauchisme"Il est sensible à ce débat et son soutien est important. J’appelle d’ailleurs tous les hauts fonctionnaires à ne pas accepter cette neutralité, qui revient à fermer sa bouche contre les fondamentalismes. La neutralité ne peut pas laisser notre espace public être mis en cause par les intégristes. Il faut sortir d’une neutralité qui peut s’apparenter à une lâcheté.

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