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samedi 13 décembre 2014

Bartolone, président PS de l'Assemblée en chef de parti

Crise au PS : "Maintenant, ça suffit !" pour Bartolone

Manuel Valls a provoqué un séisme dans la famille socialiste.
 
Dans un entretien donné à L'Obs mercredi 22 octobre, le Premier ministre a annoncé qu'il veut en finir "avec la gauche passéiste", estimant que cela passe notamment par un changement de nom pour le Parti socialiste. Dès le lendemain, jeudi 23 octobre 2014, le président de l'Assemblée nationale est revenu sur la fronde qui gronde au sein de Parti socialiste.

Cher Manuel, "Concentre-toi sur ton travail de Premier ministre"
"Halte au feu", réclame Claude Bartolone ce jeudi sur RTL. "Cher Manuel, c'est une faute, concentre-toi sur ton travail de Premier ministre", lui a lancé le président de l'Assemblée nationale qui souligne une récidive en rappelant qu'"une partie de ces propos n'est pas nouvelle" dans la bouche du locataire de Matignon.

Claude Bartolone préconisait la voie du compromis et de l'unité
Claude Bartolone a également tenu à relativiser la protestation des députés frondeurs. "Notre différence est de 5 milliards d'euros", assure-t-il, prétendant que "quand les socialistes n'ont pas de grandes différences, ils ouvrent ce genre de débat". Et de conclure : "Il faut faire vivre le débat", mais "il faut trouver la voie du compromis et de l'unité."

Sur son blog, Claude Bartolone renouvelle son appel à la trêve 

Le président l'Assemblée nationale renvoie dos à dos "les soi-disant modernes" et les "soi-disant archaïques". Dans une tribune publiée sur son blog et intitulée " Ca suffit ! ", le président PS de l'Assemblée nationale crie à nouveau  halte au feu dans la guerre des socialistes. L'élu de Seine-Saint-Denis n'épargne ni les contestataires, ni Manuel Valls, même s'il ne cite pas son nom.
"Ici, nous serions des passéistes, sommés de changer le nom du Parti socialiste - quelle étrange idée! Là, notre politique menacerait la République - rien de moins !", écrit-il en allusion aux formules employées la veille par Manuel Valls et par le député et ex-ministre Benoît Hamon. "Je n'établis pas d'échelle de Richter entre les mots qui blessent la gauche. Il est simplement temps de dire stop".

Bartolone dénonce les procès en "social-traîtrise"
"Ça suffit, d'amplifier artificiellement nos différences", clame-t-il. "J'ai beau retourner les propositions des uns et des autres dans tous les sens, nous sommes d'accord sur l'essentiel. Je mets au défi quiconque de me convaincre qu'il y a un schisme entre nous". Bartolone avoue-t-il un déni de la vérité? 

"Ça suffit, ces délits de faciès et ce procès lancinant en 'social-traîtrise' lorsque nous menons la politique qui doit être conduite dans l'intérêt du pays. Vous trouvez que nos 50 milliards d'économies - indispensables - sont de droite? Essayez donc les 120 milliards de l'UMP, vous verrez...", polémique le représentant du pouvoir législatif en défense de l'exécutif et dans une tentative désespérée de détournement de l'attention. Bartolone croit-il le gouvernement exemplaire et efficace ?

Mais "ça suffit, ce petit jeu des soi-disant modernes contre les soi-disant archaïques. Je ne connais d'ailleurs pas de discours plus daté que celui qui se prévaut du talisman de la modernité", poursuit ce propriétaire de toutes les pseudo-avancées de la gauche, en défense des parlementaires godillots. "Ça suffit, de stigmatiser les frondeurs. Et puis ça suffit, de les nommer comme cela. Au groupe socialiste de l'Assemblée nationale, je ne connais que des députés socialistes qui défendent des propositions politiques".

Le débat, ça suffit donc ? 
Bartolone n'a-t-il donc jamais assez d'inconditionnels ?

jeudi 28 août 2014

Riposte de 200 députés socialistes aux "frondeurs" du PS

90 députés PS n'appellent pas au "rassemblement" derrière Hollande

L' "appel des 200" met en évidence le grossissement du nombre des "frondeurs"


Ils ont refusé de signer l'appel:
l'ancien premier ministre, Jean-Marc Ayrault,
les anciens ministres F. Lamy, D. Batho et Ph. Martin
Plus de 200 députés socialistes députés socialistes, ni godillots ni déloyaux - refusent appeler au "rassemblement" derrière Hollande dans une tribune publiée jeudi sur le site internet du journal Le Monde, Pravda du PS.

En juin, les "frondeurs" avaient été 41 à refuser de voter le pacte de responsabilité. Le 1er juillet, les députés ont voté le projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2014 (307 voix contre 232 et 14 abstentions). 246 députés ont manqué à l'appel. Dans les rangs du PS, seul le député frondeur Christophe Léonard avait osé s'abstenir.

Ils sont désormais plus de deux fois plus nombreux à réclamer un changement de cap économique. 
Des Christian Paul ou Laurent Baumel sont piteusement rentrés dans le rang. Pouria Amirshahi, qui penchait comme eux pour une abstention, voire un vote hostile, sur le budget rectificatif de l'État, a alors déclaré qu'il se ralliait à la position commune, fruit de la "délibération collective"... 
Monsieur Anne Hidalgo, Jean-Marc Germain, un proche de Martine Aubry, a précisé pour sa part qu'il soutenait le premier ministre et "le soutiendra(it) jusqu'en 2017". 
La nomination du banquier Emmanuel Macron à la tête de Bercy et à la place de Montebourg, forte tête de la gauche du PS, pourrait le conduire, avec d'autres, à un renoncement à cet engagement.

Ils étaient déjà 90 "frondeurs" en avril 2014

Avant le discours de politique générale de Manuel Valls et le vote de confiance à son gouvernement
, 90 responsables socialistes, dont des députés issus de l'aile gauche du parti, des amis de Martine Aubry et d'autres sensibilités du PS réclamaient un nouveau "contrat de majorité". Lien JDD

Un appel clivant, mettant en demeure les parlementaires dits "frondeurs" 

Les vertueux godillots tentent de faire pression sur l'aile gauche du PS
Les signataires les stigmatisent. Ils leur font la leçon, se flattant d'être, quant à eux, "pleinement responsable de l'intérêt général de la gauche et du pays".
"Le président de la République a indiqué le calendrier de cette seconde moitié du quinquennat dans son entretien télévisé du 14 juillet. Nous nous inscrivons dans ce chemin", écrivent les signataires, dont le président de l'Assemblée Claude Bartolone, officialisant "la permanence d'une défiance a priori à l'égard de l'exécutif".

Les "donneurs de leçon" du PS


Ibrahim Aboubacar, Patricia Adam, Sylviane Alaux, Jean-Pierre Allossery, François André, Nathalie Appéré, Joël Aviragnet, Pierre Aylagas, Guillaume Bachelay, Jean-Paul Bacquet, Dominique Baert, Gérard Bapt, Frédéric Barbier, Ericka Bareigts, Claude Bartolone, Marie-Noëlle Battistel, Nicolas Bays, Catherine Beaubatie, Jean-Marie Beffara, Luc Belot, Chantal Berthelot, Gisèle Biémouret, Philippe Bies, Erwann Binet, Yves Blein, Jean-Luc Bleunven, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Pascale Boistard, Christophe Borgel, Florent Boudié, Christophe Bouillon, Brigitte Bourguignon, Emeric Bréhier, Jean-Louis Bricout, Jean-Jacques Bridey, François Brottes, Sabine Buis, Jean-Claude Buisine, Sylviane Bulteau, Vincent Burroni, Alain Calmette, Colette Capdevielle, Christophe Caresche, Marie-Arlette Carlotti, Martine Carrillon-Couvreur, Christophe Castaner, Laurent Cathala, Jean-Yves Caullet, Guy Chambefort, Jean-Paul Chanteguet, Marie-Anne Chapdelaine, Guy-Michel Chauveau, Jean-David Ciot, Alain Claeys, Jean-Michel Clément, Marie-Françoise Clergeau, Philip Cordery, Valérie Corre, Jacques Cresta, Carlos Da Silva, Seybah Dagoma, Yves Daniel, Pascal Deguilhem, Michèle Delaunay, Guy Delcourt, Sébastien Denaja, Françoise Descamps-Crosnier, Sophie Dessus, Michel Destot, Fanny Dombre-Coste, René Dosiere, Philippe Doucet, Sandrine Doucet, Françoise Dubois, Anne-Lise Dufour-Tonini, Françoise Dumas, William Dumas, Jean-Louis Dumont, Jean-Paul Dupré, Yves Durand, Philippe Duron, Corinne Erhel, Sophie Errante, Marie-Hélène Fabre, Alain Faure, Martine Faure, Olivier Faure, Matthias Fekl, Hugues Fourage, Jean-Marc Fournel, Valérie Fourneyron, Michèle Fournier-Armand, Michel Francaix, Christian Franqueville, Jean-Claude Fruteau, Jean-Louis Gagnaire, Geneviève Gaillard, Guillaume Garot, Hélène Geoffroy, Jean Glavany, Yves Goasdoué, Geneviève Gosselin-Fleury, Pascale Got, Marc Goua, Laurent Grandguillaume, Estelle Grelier, Jean Grellier, Elisabeth Guigou, Thérèse Guilbert, David Habib, Razzye Hammadi, Joëlle Huillier, Sandrine Hurel, Monique Iborra, Françoise Imbert, Michel Issindou, Serge Janquin, Henri Jibrayel, Armand Jung, Marietta Karamanli, Bernadette Laclais, Anne-Christine Lang, Colette Langlade, Jean Launay, Pierre-Yves Le Borgn', Jean-Yves Le Bouillonnec, Patrick Lebreton, Anne-Yvonne Le Dain, Jean-Yves Le Déaut, Annie Le Houérou, Annick Le Loch, Jean-Pierre Le Roch, Bruno Le Roux, Michel Lefait, Dominique Lefebvre, Patrick Lemasle, Catherine Lemorton, Annick Lepetit, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Martine Lignières-Cassou, François Loncle, Gabrielle Louis-Carabin, Victorin Lurel, Jean-Pierre Maggi, Jacqueline Maquet, Martine Martinel, Frédérique Massat, Sandrine Mazetier, Michel Ménard, Patrick Mennucci, Philippe Nauche, Nathalie Nieson, Robert Olive, Monique Orphe, Michel Pajon, Luce Pane, Rémi Pauvros, Germinal Peiro, Hervé Pellois, Jean-Claude Perez, Sébastien Pietrasanta, Martine Pinville, Christine Pirès-Beaune, Philippe Plisson, Elisabeth Pochon, Pascal Popelin, Emilienne Poumirol, Christophe Premat, Joaquim Pueyo, François Pupponi, Catherine Quéré, Monique Rabin, Dominique Raimbourg, Marie Recalde, Eduardo Rihan-Cypel, Alain Rodet, Marcel Rogemont, Frédéric Roig, Bernard Roman, Gwendal Rouillard, René Rouquet, Alain Rousset, Boinali Said, Béatrice Santais, Odile Saugues, Gilbert Sauvan, Gilles Savary, Christophe Sirugue, Julie Sommaruga, Gérard Terrier, Thomas Thévenoud, Sylvie Tolmont, Jean-Louis Touraine, Catherine Troallic, Cécile Untermaier, Jean-Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, Jacques Valax, Clotilde Valter, Michel Vauzelle, Olivier Véran, Fabrice Verdier, Patrick Vignal, Jean-Michel Villaume, Jean-Jacques Vlody.  


mardi 25 mars 2014

Volée de bois vert aux municipales: l'aile gauche du PS voit rouge

Le PS se débande face à la fronde de ses extrémistes

La gauche du PS rend la politique de Hollande envers les entreprises responsable du rejet
Lienemann-Maurel-Guedj
Les marxisants peinent à se contenir.
Un seul représentant de l'aile gauche du PS a fait part de son indignation, dimanche soir après les résultats du premier tour des élections municipales, "Qui ose faire le naïf en se demandant 'pourquoi le FN est si haut?'. La raison est clairement établie et on avait eu l'annonce à Brignoles", a déploré le député socialiste d'origine iranienne, Pouria Amirshahi, sur son compte Twitter. Pour le reste, silence radio, du moins entre les deux tours et en public. "On s'autocensure beaucoup pour l'instant. J'ai choisi de ne faire aucun commentaire tellement j'étais énervé", confie un membre de l'aile gauche qui s'était toutefois promis de se faire entendre lundi soir dans le huis clos du bureau national du parti.

La polémique publique au PS éclatera  le 30 mars au soir

Sur le terrain, les candidats socialistes sont en pleines négociations pour rallier à leurs côtés les Verts, les communistes et même le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon. Mais passé le second tour…

L'inévitable explication de texte est déjà programmée  

"Ça va faire bientôt deux ans que l'on dit que la ligne n'est pas la bonne", déplorent nombre de socialistes qui gardent encore l'anonymat. La liste noire est déjà longue des griefs à l'encontre de François Hollande et de ses mesures: traité européen, crédit impôt compétitivité emploi (CICE), politique fiscale Et elle s'apprête à s'enrichir d'un nouveau contentieux sur le pacte de responsabilité qui s'enlise déjà. 
Pour l'aile gauche, c'est avant tout un rejet de la politique du chef de l'État à l'égard des entreprises qui s'est exprimé dans ce premier tour des municipales. Et cette analyse est partagée au-delà de la seule aile gauche.
Pour les Français qui rejettent la majorité présidentielle, ce sont les lois sociétales qui ont braqué les électeurs de tous bords. Le vote sanction du 23 mars dernier s'explique aussi par le saccage du code civil. Selon Sophie de Menthon, l'Etat n'a pas à légiférer dans la vie privée des individus et ne doit pas décider de la position de la femme au sein de la société, ni décréter l'indifférenciation des sexes.

Un retour aux écoutes, mais un manque d'écoute 
"C'est toujours une erreur si l'on n'entend pas les électeurs", se désolidarise Claude Bartolone, qui plaide depuis longtemps pour un assouplissement des contraintes budgétaires. Selon le président de l'Assemblée nationale, "la seule politique qui est celle de dire qu'il faut lutter contre l'inflation aboutit au niveau européen à des malaises sociaux". D'où son appel à François Hollande pour qu'il tienne "compte des problèmes de pouvoir d'achat".

Incohérence politique de l'exécutif
Malgré son inexpérience, Hollande croyait pouvoir réaliser le tour de force de garder son aile gauche frondeuse dans le giron tout en passant à une phase de séduction du patronat avec des propos et dispositifs socio-libéraux, après avoir collé à la doxa socialiste pure et dure, les matraquant d'impôts et de contraintes. Aucune des parties ne parvient à suivre la ligne en zig-zags de Hollande et chacun appréhende le prochain retournement.

Les municipales pourraient-elles déboucher sur une inflexion de la politique du chef de l'État?
 

Le puceron est dans la rose
L'aile gauche l'espère sans trop y croire. 
"Il peut avoir la tentation de faire totalement l'inverse de ce que la logique lui commanderait et décider finalement d'aller plus vite, plus fort, plus loin", redoute-t-on, apparemment à raison: l'adhésion à une politique d'austérité n'est pas un chèque en blanc. "La réponse ne peut pas être dans un changement de cap sur les choix politiques et budgétaires, plaide un anonyme, proche du président de la République. Le pacte de responsabilité ne peut pas être mis en cause par des élections municipales." Fermez le ban.

On se méfie plutôt de l'aile gauche et de ses idées.
François Hollande s'apprête à se livrer encore à une amplification de sa politique de soutien aux entreprisesà l'inverse des espoirs de l'aile gauche du PS. "Même s'il peut y avoir des inflexions", concède-t-on, entre deux portes, dans son entourage en pensant surtout à des concessions sur le sociétal

Ce proche de Hollande fait mine de s'interroger.  "Est-ce que la politique qu'ils prônent est une politique qui fonctionnerait?" Depuis deux ans, la réponse de l'Élysée est non.

Jean-Luc Mélenchon travaille les socialistes radicaux au corps
Le candidat du Front de Gauche (allié des communistes) à l'élection présidentielle de 2012, a lancé en février un appel au rassemblement de "tous ceux qui se définissent comme l'opposition de gauche", y compris la gauche du Parti socialiste, en vue de listes communes aux élections européennes.
Et les européennes sont dans deux mois...

mardi 2 juillet 2013

Limogeage: Batho, deuxième ministre rose victime des Verts

L'écologie fait des victimes: après Brick, Batho

Interdiction de s'en prendre à la Royal
 
Batho, touchée par Royal,
coulée par Hollande
Le divorce est consommé. 
Il remonte aux législatives de 2012 et,  depuis quelques semaines par media interposés, les critiques battaient leur plein entre la mère des enfants de Monsieur et Delphine Batho. Delphine doit tout à Ségolène, mais la matrone et sa protégées ont des caractères difficiles. 
La présidente de la région Poitou-Charentes avait reproché début juin que "même le ministère de l'Écologie n'a pas acheté de véhicule électrique", ajoutant son commentaire: "c'est dramatique de ne pas croire à la mutation écologique". Imbue de sa fonction de ministre de l'Écologie, comme son aînée, Batho a répliqué mardi sur RTL. "Ségolène Royal, je pense, souffre après un certain nombre d'échecs difficiles. Mais la limite de cette souffrance, c'est qu'il ne faut pas que l'individu l'emporte sur le collectif", a-t-elle lancé, en référence aux revers de la candidate battue en 2007, rebattue lors de la primaire PS de 2011 et achevée lors des législatives de 2012 à La Rochelle. Et la junior de faire la leçon à la senior: "La gauche, c'est un combat collectif et une des leçons qu'il faut retenir des échecs que je rappelais, c'est qu'on ne réussit pas en tirant contre son camp ou en divisant".
Le boomerang lui est revenu en pleine face.

Pas un ministre ne trouve grâce aux yeux de Royal 
Il est vrai que la présidente de région s'en est aussi prise au ministre Arnaud Montebourg, sur la voiture électrique, au ministre Pierre Moscovici, sur les salaires des patrons du privé, ou encore au premier des ministres, Jean-Marc Ayrault, comme  à leur président, F. Hollande, auxquels elle reproche que "tout est trop lent".

Mais l'acrimonie entre les deux femmes est plus vive encore. 
Le passif entre Royal et Batho remonte aux législatives de 2012
"Royal voulait récupérer la circonscription des Deux-Sèvres qu'elle avait donnée à la garde de Batho en 2007. Batho, qui est une ambitieuse, a refusé de retomber dans l'ombre er Royal a dû se faire parachuter à La Rochelle où elle a fait un atterrisage catastrophe. Une version que ne confirme pas un élu UMP. "Je pense, dit-il, que si Royal s'est présentée à La Rochelle, c'est parce que ça brille plus qu'à Mesle", ancien fief de Royal dans les Deux-Sèvres. 
Depuis, Royal ne rate jamais une occasion de pourrir Batho. 
Avant la voiture électrique, elle avait épinglé la baisse du prix de rachat de l'électricité photovoltaïque et la hausse de la fiscalité sur le diesel poussée par Batho, à la remorque de J.-V. Placé. "On a encouragé les Français pendant des années à acheter des voitures diesel, on ne va pas du jour au lendemain leur taper sur la tête avec un impôt supplémentaire. Je considère que l'écologie ne doit pas être punitive. Si à chaque fois qu'on fait de l'écologie on met un impôt supplémentaire, alors les Français se détourneront de l'écologie", avait-elle ainsi lancé en mars sur France Inter. 

En réalité, l'amère Royal reproche également à Batho de ne pas favoriser son ancien fief des Deux-Sèvres. "Delphine Batho est députée dans le département où sont fabriqués les Mia Electric. Elle n'en a pas acheté une", gronde un conseiller ministériel. Les ventes de la Renault Zoe (15.700 €), produite à Flins, démarrent bien, tandis que celles de la Mia, produites dans le Poitou, ont du retard à l'allumage.

Placé sacrifie Batho et Hollande venge Royal

Une femme de moins au gouvernement Ayrault


Alors que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui, à plusieurs reprises, s'est affronté au chef du gouvernement, n'a jamais été "recadré" publiquement, l'annonce de la convocation de la petite Batho à Matignon s'est faite par le biais de Twitter...
"Sur proposition du Premier ministre (Jean-Marc Ayrault), le président de la République a mis fin aux fonctions de Mme Delphine Batho et a nommé M. Philippe Martin, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie", a annoncé l'Élysée dans un communiqué. 
La seconde ministre de l'Écologie est remplacée par Philippe Martin.

Agé de 60 ans, il était député PS du Gers et membre de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire de l'Assemblée. Ce fabiusien est un ancien préfet du Gers et des Landes. Nommé vice-président du Forum des territoires en 2008 par Martine Aubry alors premier secrétaire du Parti socialiste , il a proposé l'organisation du premier référendum départemental sur la présence d'essais OGM en plein champ, alors qu'il était président du Conseil général du Gers.
Il est au nombre des parlementaires socialistes de la Gauche Durable, sur l'aile gauche du PS, qui interpelèrent François Hollande sur l'Europe


Batho, accroc à la parité ...

mardi 11 juin 2013

France: la gauche réclame l’abandon de la politique européenne d’austérité

Hollande bat de l'aile gauche du PS, et pas seulement

Comment 
profiter des hésitations de l’Elysée
 

Mardi soir, un colloque réunira une cinquantaine de députés socialistes, un ministre redresseur - Arnaud Montebourg - et le président de l'Assemblée Nationale Claude Bartolone. Ordre du jour: torpiller la feuille de route franco-allemande et enterrer la politique de réduction des déficits, car "elle a échoué", affirme François Kalfoncofondateur de la sensibilité Gauche Populaire au PS (dont François de Rugy ou François Patriat), opposant au  think tank socialiste Terra Nova et co-animateur de la fronde.

Le contexte

Un nouveau Conseil européen se tient les 27 et 28 juin. Un rendez-vous attendu en France, alors que l’attitude de François Hollande à l’égard de Bruxelles interpelle, lui qui a appelé de ses vœux une gouvernance économique européenne et a a réclamé un délai supplémentaire à la Commission européenne pour réduire la dette publique, tout en lui répliquant vertement quand elle formule des recommendations à Paris sur les réformes à entreprendre.

L'argumentaire des frondeurs
La gauche française, du PS à ses extrémistes anti-républicains, se prévaut que la crise est toujours là pour démontrer l’inefficacité de la politique menée, tandis que F. Hollande va jusqu'au Japon pour rechercher idées et soutien, justement à l'heure d'un accord de libre-échange avec l’Union européenne, le coucou assurant les Nippons que "la crise de la zone euro est terminée".

Or, en France, ses propres députés estiment qu’un changement de cap est nécessaire. Et la radicalité de ces "ultras" interpelle: instauration immédiate d’un SMIC européen, plan d’investissement européen massif par l'emprunt, assurance chômage européenne et acclération de la mise en oeuvre du pacte de croissance de 120 milliards d'euros. En clair, recréer de la dette et augmenter les dépenses. Bref, l'inverse du sérieux budgétaire fixé et réaffirmé par l'Allemagne. "Mais n'allez pas dire qu'on est dans l'opposition frontale", se défend un organisateur...

Ce turbulent Parti socialiste

De plus, dimanche prochain se tiendra une convention sur l’Europe au PS. Et déjà, le ton monte. En fin de semaine dernière, les militants socialistes ont voté sur le texte censé définir la ligne du parti sur ce sujet. Pour éviter un camouflet, Harlem Désir, patron désigné de la rue de Solferino, a confirmé son stalinisme en n'acceptant la présentation que d'un seul texte. Il prend ainsi le risque de la contestation en poussant l’aile gauche du PS à présenter des amendements.
Or, la direction clame qu'aucun des 13 amendements n'a atteint la barre des 30 %, nécessaires à une prise en compte... "Harlem Désir a dû promettre au gouvernement qu'il n'y aurait pas de problème avec cette convention. Il a inventé une méthode de calcul absurde. Ils vont être obligés d'intégrer nos amendements. Sinon il y aura une grosse polémique", a menacé dans Le Figaro Guillaume Balas, le secrétaire général d'Un monde d'avance, le courant de Benoît Hamon cornaqué par Henri Emmanuelli. Mais ça aurait pu être Barbara Romagnan, députée du Doubs, Pascal Cherki, député-maire de Paris, Pouria Amirshahi, député des Français de l'étranger, Razzye Hammadi, député de Seine-Saint-Denis ou Bruno Julliard.