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samedi 19 juillet 2014

Des députés PS s'indignent avec EELV de l'interdiction d'une manifestation pro-palestinienne

Les députés sectaires du PS donnent de la voix

Les affrontements du weekend dernier ne leur font pas peur 
Les activistes socialistes de l'Assemblée
ne condamnent pas les violences
antisémites
à Paris, le 13 juillet 2014
Six députés socialistes ont protesté vendredi contre l'interdiction d'une nouvelle manifestation pro-palestinienne samedi à Paris et ces élus pro-Hamas ont appelé le gouvernement à revenir sur cette décision consécutive à de violents affrontements à Paris, notamment des attaques de synagogue.
"Le seul camp que la France doit choisir, c'est celui de la paix. Aujourd'hui, nous refusons la décision trop hâtive du ministère de l'Intérieur et appelons le gouvernement français à lever rapidement cette interdiction de manifester", écrivent dans un communiqué les députés PS Alexis Bachelay, Yann Galutvice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Razzye Hammadi, né à Toulon d'un père algérien et d'une mère tunisienne, candidat parachuté à Montreuil et battu aux municipales 2014 avec 9,8 % des voix, Mathieu Hanotin, député de Seine-Saint-Denis (9.3) battu à la municipale de Saint-Denis en 2014 et membre du courant de gauche Un Monde d'Avance fondé par Benoît Hamon, Pascal CherkiPhilippe Doucet et la sénatrice Patricia Schillinger.

A titre indicatif, Y. Galut est co-fondateur du collectif de parlementaires La Gauche Forte, cellule anti-Front national, avec Alexis Bachelay (Hauts-de-Seine), Colette Capdevielle (Pyrénées-Atlantiques), Hugues Fourage (Vendée), Geneviève Gosselin-Fleury (Manche), Ronan Kerdraon, (Côtes-d'Armor), Jean-Pierre Maggi (Bouches-du-Rhône), etc... Ex-altermondialiste et SOS Racisme dont il sera ensuite l'avocat en soutien aux étrangers en situation irrégulière de l’église Saint-Bernard en 1996, il sera auprès de Vincent Peillon ou Arnaud Montebourg lors des débats sur le PACS, militera en 2005 avec les partisans du "non" au Traité établissant une Constitution pour l'Europe et se distinguera en janvier 2013 en échangeant un baiser sur la bouche avec le député PS du Pas-de-Calais Nicolas Bays, en soutien aux manifestants en faveur du mariage pour tous...
 "Si aucun acte antisémite et raciste ne doit être toléré dans notre République, celle-ci doit se donner les moyens de les sanctionner fermement. Mais en aucun cas, elle ne doit remettre en cause une liberté fondamentale, au travers d'une mesure d'exception que nous considérons comme disproportionnée", déclarent-ils.

En déplacement dans plusieurs états africains, notamment au Niger, François Hollande a invoqué de nouveaux "risques pour l'ordre public" pour justifier cette mesure de bon sens.
Avec désinvolture, ces députés radicaux demandent "que la lumière soit faite sur les incidents survenus le 13 juillet dernier en marge de la première manifestation", devant deux synagogues parisiennes. Pour eux, "celles et ceux qui prétendent ne pas vouloir importer le conflit, en soutenant une mesure d'exception, n'obtiendront en fait que l'effet contraire".

EELV "s'insurge contre l'interdiction"

Des provocations pro-palestiniennes
avec l'approbation de l'extrême gauche
Pareillement, Europe Écologie-Les Verts "s'insurge contre l'interdiction".
Internationalistes, les Verts radicaux ajoutent que, si elle était confirmée, la France serait "le premier pays à interdire ces manifestations". "Alors qu'on peut manifester à Tel-Aviv, à Berlin ou à New York pour dénoncer l'opération militaire israélienne en Palestine, les pouvoirs publics doivent permettre que ce rassemblement puisse avoir lieu dans le calme et le respect des opinions de chacun", conclut EELV.

En vertu de la séparation des pouvoirs, le tribunal administratif de Paris a par ailleurs statué dans le sens du gouvernement...
Il a rejeté vendredi soir le recours déposé par les organisateurs d'une manifestation pro-palestienne prévue samedi et qui avait été interdite dans la journée par les autorités. 
La préfecture de police de Paris a lancé dans la soirée un "appel à respecter cet arrêté d'interdiction qui a été pris dans un souci d'apaisement des tensions".

samedi 28 septembre 2013

Quasi unanimité de Français opposés aux camps de Rom, selon un sondage

Tous xénophobes, voire fascistes ? 
Et EELV coupé de la base ? 

La politique de Valls sur les Rom satisfait une large majorité de Français

"Les solutions d'intégration ne peuvent concerner que quelques familles" de Rom. Le ministre de l'Intérieur de Hollande expliqua même que seule une minorité de Rom souhaite véritablement s’intégrer. Ces propos de Manuel Valls ont créé un raz-de-marée au sein du PS, comme à la gauche du PS, mais aussi au sein du gouvernement et jusqu'à la Commission européenne.

Le ministre de l'Intérieur est un récidiviste

Il avait déjà déclaré en mars que "les Rom" ont vocation à rester en Roumanie ou à y retourner", est allé plus loin cette fois : "Ces populations [les Roms, ] ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation" avec les populations locales. C'est ce qu'il avait explicité, interrogé au micro de France Inter ce mardi matin sur le dossier qui ne cesse d'enfler à l'approche des élections municipales, 

Manuel Valls provoque un tsunami à gauche. 
La centrale nucléaire altermondialiste est au bord de l'implosion:  la ministre du Logement, Cécile Duflot, accuse son collègue du gouvernement d’être allé " au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain". Le sondage BVA réalisé pour Le Parisien -  Aujourd’hui en France  et l’émission  CQFD  sur i-télé (groupe Canal+) montre néanmoins que les Français sont en phase avec les propos du ministre de l’Intérieur.

A côté de la plaque, la gauche ignore les Français

Alors que sept Français sur dix ne croient pas à la pause fiscale
Montebourg

Ch'tite Martine Brochen-Aubry

C. Duflot interpelle Hollande après les propos de Valls sur les Roms:

A. Hidalgo, candidate à la mairie de Paris s'en prend aux "propos indignes"  de sa rivale NKM:

Pourtant,
à une quasi-unanimité — 93 % —, les sondés estiment que les Rom s’intègrent mal dans la société française. 
Ce constat dépasse les clivages politiques, puisqu’il est partagé par 98 % des sympathisants de droite et 84 % de ceux de gauche. Même  quand ils condamnent les propos de Valls, les électeurs des écologistes ou du Parti de gauche, partagent cette idée d’une mauvaise intégration des Rom (respectivement 76 % et 69 %). 
Et une nette majorité de Français (53 %) juge même que les Rom s’intègrent "très mal".

Jugé assez à gauche par 72 % des électeurs de droite

Cette enquête conforte surtout Manuel Valls. 
Au total, 77 % des sondés approuvent la fermeté du ministre de l’Intérieur lorsqu’il assure que "l’intégration ne peut concerner que quelques familles" et qu’ "il n’y a pas d’autre solution que le démantèlement des campements et les reconduites à la frontière". Ils ne sont que 21 % à estimer qu’il "a tort, car il ne doit pas stigmatiser une partie de la population". 
Ce sont les sympathisants de droite qui applaudissent massivement le discours de Valls (94 %). Les électeurs de gauche sont aussi nettement majoritaires (55 %) à l’approuver, contre 43 % à lui donner tort. A l’instar de leurs dirigeants, les sympathisants écologistes et les amis de Jean-Luc Mélenchon sont ceux qui condamnent le plus clairement les déclarations du locataire de la Place Beauvau (à 60 % et 62 %).

Enfin, quand on interroge les Français sur son positionnement politique, les deux tiers (67 %) répondent que Manuel Valls est équilibré, "juste comme il faut, ni trop ni pas assez à gauche". "Après cette polémique autour des Rom, le  ministre de l’Intérieur est parfaitement en phase avec l’opinion, analyse Gaël Sliman, directeur général adjoint de BVA. Mais ce n’est pas parce que les Français lui donnent raison que cette polémique lui profitera personnellement, ni surtout qu’elle n’est pas fâcheuse pour l’image collective du gouvernement", assure l'analyste, sans s'expliquer.

Pour l'heure, Valls est conforté par une majorité des sympathisants de gauche (57 %), mais 39 % de ces mêmes électeurs ne le trouvent "pas assez à gauche", ce qui amène Philippot à ironiser sur une prochaine adhésiondu ministre de Ayrault au FN. Des chiffres dont on a tendance à penser, Place Beauvau, qu’ils traduisent "la réalité du terrain". 
Une grande majorité des maires entend le message de la base à l'Intérieur à six mois des élections municipales.

DOCUMENT: Manuel Valls et la polémique sur les Rom

Cohn-Bendit sur Valls : "Son discours est dangereux et idiot"

Sans surprise, les propos de Valls sur les Rom renforcent les extrémismes, selon l'eurodéputé écologiste.

Manuel Valls a-t-il dérapé ? 
DANIEL COHN-BENDIT. "Oui. En disant que les Rom ne veulent pas s’intégrer, Manuel Valls racialise la question. Son discours est dangereux et idiot. Il y a des gens qui, il y a une soixantaine d’années, parlaient de la même façon des Roms et des Juifs."
"Les juifs des années 1930 non plus n’étaient pas intégrables", assure Cohn-Bendit, poussant loin la corrélation avec le nazisme… Ils ont fini en camp de concentration. En s’exprimant ainsi, Valls renforce les extrémismes."

Selon notre sondage, 93% des Français estiment que les Roms s’intègrent mal… 
"Dans les années 1930, 80% des Français pensaient que c’était difficile d’intégrer les juifs… insiste-t-il. Les Rom font l’objet d’une haine ancestrale. Personne ne les veut. La question n’est pas de savoir s’ils sont "bons" ou " gentils" : ils sont victimes. [Et ne font pas de victimes ?] Il faut être prudent car, en période de crise, les majorités se défoulent sur les minorités. [Valls aurait donc trouvé un exutoire à la crise et aux contre-performances du pouvoir socialo-écolo, les altermondialistes du gouvernement réclamant de surcroît le beurre et l'argent du beurre] Les Rom sont des boucs émissaires parfaits."

Reconnaissez-vous que les camps illégaux peuvent poser des soucis aux riverains?
"Je reconnais que la tâche n’est pas facile. Mais pourquoi le Défenseur des droits, Dominique Baudis, dit-il que la circulaire (interministérielle) d’août 2012 [dans laquelle six ministres du gouvernement Ayrault signent les procédures de démantèlements de camp] n’est pas appliquée ? Je partage son constat : le gouvernement fait de la répression, mais rien pour l’intégration. Oui, un camp illégal pose des soucis. Mais où est le camp légal alors?" assène Cohn-Bendit, spécialiste des réductions intellectuelles binaires.

Cécile Duflot a-t-elle eu raison de dire que Valls allait au-delà du pacte républicain? 
"Le pacte républicain, c’est un mirage. Mais Valls a été au-delà d’un humanisme nécessaire pour traiter une question difficile. Comme Nicolas Sarkozy en son temps, le discours du ministre de l’Intérieur est celui de l’ordre qui conduit à l’inefficacité" [Peut-on être plus lapidaire?]. Car il y aura toujours une Nathalie Kosciusko-Morizet pour lui signaler qu’il y a un Rom dans la rue… Valls ment : il ne pourra pas tous les expulser. Ça ne marche pas, mais ça rassure en faisant le lit des extrêmes."

Y a-t-il aujourd’hui une politique de gauche à l’égard de cette population? 
Dans le discours, je ne vois pas de différence avec Nicolas Sarkozy. Quant à la pratique, elle est aussi indifférente. Si j’étais au gouvernement, j’organiserais une grande conférence avec des élus locaux de tous bords, les représentants de la communauté, les ministres… pour dire : qu’est-ce qu’on fait? et déterminer un plan d’action. L’Europe propose des financements [elle les verse, mais ne contrôle pas ce qu'en fait Hollande...] Or la France ne mobilise même pas les fonds européens existants." [Ce qui signifie que Hollande les affecte à autre chose: c'est du détournement de fonds ]

Bartolone, ex-président du 9.3
s'est sédentarisé
dans cette modeste caravane, aux Lilas
Le PS ostracise à tour de bras

Pour Claude Bartolone,
la commissaire européenne aux Droits de l’homme, Viviane Reding, est une "mère fouettarde"… Elle a rappelé le principe de libre circulation des individus. Elle était dans son rôle. Si Claude Bartolone veut une exception pour les Rom et des contrôles au faciès, qu’il le dise…
Henri Emmanuelli a pris position contre Valls
"Les Roms sont certes une population "très difficile à intégrer, mais ce n'est pas nouveau" avait finement observé le député PS et président du Conseil général des Landes, avant de commenter au hall des sports de Vieux-Boucau.: "On ne me fera pas croire que 20.000 Roms sont un obstacle insurmontable pour la République française."
Et il se range au côté des altermondialistes. "Il y a des limites à ne pas franchir et des barrières à ne pas fragiliser", a-t-il encore assuré, avant de lancer un "salut amical à Cécile" Duflot, la ministre du Logement montée montée dans les tours après les propos du locataire de la Place Beauvau. "Etre de gauche, mon cher Manuel, ça ne se proclame pas, ça se prouve", a asséné le sulfureux cacique du PS au locataire de la place Beauvau.

Benoît Hamon s'est fait l'écho de son maître
Il a admis samedi que la gauche s'expose à des "leçons en réalisme" sur les Rom, ajoutant qu'elle ne peut renoncer à "intégrer progressivement une population" contre son gré. 
Et d'accumuler les phrases toutes faites en contradiction avec la réalité du temps: "La gauche ne postulera jamais l'impossibilité d'intégrer progressivement une population (...) Qui serions-nous si nous leur refusions le droit à l'éducation, à la santé, et à un toit au nom de leur différence", a déclaré le vertueux sans le premier sou de financement. "Sommes-nous si supérieurs aux autres que nous puissions décréter l'inaptitude générale d'une population à l'intégration dans notre société républicaine ?", s'est gravement interrogé le petit ministre devant les participants aux universités de rentrée d'Un monde d'avance, un courant socialiste radical, à Vieux-Boucau, dans les Landes.
"Ce qui m'irrite le plus dans les polémiques que nous nous créons à gauche, et on l'a vu dernièrement sur les Rom, ce sont les procès ou les leçons en réalisme identiques à ceux que nous fait la droite", a prétendu celui qui adressait des remontrances à cette droite que Valls incarne au PS.

lundi 16 septembre 2013

La gauche qui veut alourdir le poids de la CSG pour certains

50 députés de la gauche présidentielle pour une CSG progressive

Les épargnants et investisseurs dans le collimateur de la gauche dure

Une cinquantaine de députés PS et de la gauche radicale ont plaidé à nouveau lundi pour une CSG progressive avec pour objectif apparent de "rendre du pouvoir d'achat" aux classes populaires et moyennes "sans accroître le déficit", au risque de casser l'investissement et de peser sur la courbe de l'emploi.
Raisonnement suivi: le taux de CSG, actuellement proportionnel au salaire, serait abaissé pour les bas salaires et plus pénalisant pour les hauts revenus. Lequel restant à déterminer...
Pour être social, faut-il être discriminant ?
Des députés de plusieurs "sensibilités" de gauche souhaitent déposer deux amendements en ce sens au projet de budget de la Sécurité sociale 2014, affirmant que "cette mesure de justice fiscale permettrait de rendre, de manière substantielle, du pouvoir d'achat aux catégories populaires et moyennes sans accroître le déficit public". "Un couple marié, rémunéré au SMIC, avec deux enfants à charge, verrait son pouvoir d'achat augmenter de près de 75 euros par mois", selon un exemple cité dans leur communiqué.

Ces partisans de la lutte des classes repartent à l'assaut

Ils avaient déjà appelé début juillet à un premier pas dès 2014 pour mener à bien une grande réforme fiscale au cours du quinquennat.
Ils sont membres de la Gauche Populaire, y compris le co-président des députés écologistes François de Rugy, 
de la Gauche Durable: Daniel Goldberg (SOS Racisme), Laurence Rossignol, Philippe Martin, nouveau ministre;
ou de l'aile gauche du PS:
courants Un Monde d'Avance, dont les principaux animateurs sont Benoît Hamon, ministre, Henri Emmanuelli, député et président du CG des Landes, Pascal Cherki, député-maire de Paris, Pouria Amirshahi, député des Français de l'étranger, Razzye Hammadi, député de Seine-Saint-Denis, ou Bruno Julliard, adjoint de Delanoë;
et Maintenant la Gauche: Emmanuel Maurel, Gérard Filoche,Paul Quiles, Marie-Noëlle Lienemann, Martine Chantecaille, Etienne Colin ou Jean Auroux et des altermondialistes

"Alors que s'ouvre, dans des conditions difficiles, le débat public sur les orientations budgétaires pour 2014 et que la préoccupation du pouvoir d'achat prend de l'ampleur dans nos territoires, il est temps de poursuivre cette initiative (...). Nous soutenons l'élargissement du mécanisme de la décote de l'impôt sur le revenu, mais nous pensons qu'il est possible d'aller plus loin sur le terrain du pouvoir d'achat", écrivent les signataires, à commencer par Pascal Cherki, Jérôme Guedj, Christian Paul, Laurent Baumel (ancien UNEF-ID) du collectif de la "Gauche populaire", avec Philippe Doucet, François Kalfon, et des intellectuels qui prônent un rapprochement avec le monde ouvrier.

François Hollande a pourtant tenté de faire croire à des baisses fiscales pour 2014

Avec Hollande,
à tous les coups, on perd
Lors de son tête à tête avec Claire Chazal sur FT1 Dimanche soir, il a indigné la France en portant à son crédit une baisse de la pression fiscale sur des mesures qui n'existent pas. Hollande assure avoir "annulé l'augmentation de la CSG qui était annoncée" et avoir touché à la TVA dans une moindre mesure que ne l'avait prévu la majorité précédente. On n'avait jamais fait aussi fort dans le boniment !

Le régime général de la sécurité sociale est financé par les cotisations sociales sur les salaires et par la CSG (Contribution sociale généralisée). 
De quoi accueillir la planète entière.


mardi 11 juin 2013

France: la gauche réclame l’abandon de la politique européenne d’austérité

Hollande bat de l'aile gauche du PS, et pas seulement

Comment 
profiter des hésitations de l’Elysée
 

Mardi soir, un colloque réunira une cinquantaine de députés socialistes, un ministre redresseur - Arnaud Montebourg - et le président de l'Assemblée Nationale Claude Bartolone. Ordre du jour: torpiller la feuille de route franco-allemande et enterrer la politique de réduction des déficits, car "elle a échoué", affirme François Kalfoncofondateur de la sensibilité Gauche Populaire au PS (dont François de Rugy ou François Patriat), opposant au  think tank socialiste Terra Nova et co-animateur de la fronde.

Le contexte

Un nouveau Conseil européen se tient les 27 et 28 juin. Un rendez-vous attendu en France, alors que l’attitude de François Hollande à l’égard de Bruxelles interpelle, lui qui a appelé de ses vœux une gouvernance économique européenne et a a réclamé un délai supplémentaire à la Commission européenne pour réduire la dette publique, tout en lui répliquant vertement quand elle formule des recommendations à Paris sur les réformes à entreprendre.

L'argumentaire des frondeurs
La gauche française, du PS à ses extrémistes anti-républicains, se prévaut que la crise est toujours là pour démontrer l’inefficacité de la politique menée, tandis que F. Hollande va jusqu'au Japon pour rechercher idées et soutien, justement à l'heure d'un accord de libre-échange avec l’Union européenne, le coucou assurant les Nippons que "la crise de la zone euro est terminée".

Or, en France, ses propres députés estiment qu’un changement de cap est nécessaire. Et la radicalité de ces "ultras" interpelle: instauration immédiate d’un SMIC européen, plan d’investissement européen massif par l'emprunt, assurance chômage européenne et acclération de la mise en oeuvre du pacte de croissance de 120 milliards d'euros. En clair, recréer de la dette et augmenter les dépenses. Bref, l'inverse du sérieux budgétaire fixé et réaffirmé par l'Allemagne. "Mais n'allez pas dire qu'on est dans l'opposition frontale", se défend un organisateur...

Ce turbulent Parti socialiste

De plus, dimanche prochain se tiendra une convention sur l’Europe au PS. Et déjà, le ton monte. En fin de semaine dernière, les militants socialistes ont voté sur le texte censé définir la ligne du parti sur ce sujet. Pour éviter un camouflet, Harlem Désir, patron désigné de la rue de Solferino, a confirmé son stalinisme en n'acceptant la présentation que d'un seul texte. Il prend ainsi le risque de la contestation en poussant l’aile gauche du PS à présenter des amendements.
Or, la direction clame qu'aucun des 13 amendements n'a atteint la barre des 30 %, nécessaires à une prise en compte... "Harlem Désir a dû promettre au gouvernement qu'il n'y aurait pas de problème avec cette convention. Il a inventé une méthode de calcul absurde. Ils vont être obligés d'intégrer nos amendements. Sinon il y aura une grosse polémique", a menacé dans Le Figaro Guillaume Balas, le secrétaire général d'Un monde d'avance, le courant de Benoît Hamon cornaqué par Henri Emmanuelli. Mais ça aurait pu être Barbara Romagnan, députée du Doubs, Pascal Cherki, député-maire de Paris, Pouria Amirshahi, député des Français de l'étranger, Razzye Hammadi, député de Seine-Saint-Denis ou Bruno Julliard.




mercredi 18 juillet 2012

Conseil national PS: Ayrault ne veut voir qu'une seule tête au PS

Ayrault ne veut plus voir la tête à Toto Hamon 



Benoît Hamon indispose aussi le Premier ministre 


Le petit ministre a en effet signé MEsa propre contribution mercredi au Conseil national du PS

Zayrault veut donc le faire rentrer dans le moule de Flamby d'ici le congrès d'octobre. "Il y a la contribution de Benoît Hamon. J'ai eu une discussion avec lui. Il est membre du gouvernement. Je souhaite qu'au moment où l'on soumettra une motion au vote des militants, nous soyons tous rassemblés pour inscrire dans la durée le travail que la gauche veut faire au service du pays", a déclaré M. Ayrault à son arrivée au Conseil national du PS côte à côte avec Martine Aubry.

Le PS se stalinise

Guerre des courants au PS 
Le Premier ministre et le premier secrétaire du PS, Martine Brochen-Aubry, ont incité tous les ministres et dirigeants du PS à signer leur propre contribution - qui tend à devenir la contribution unique.

Hamon, disciple de Henri Emmanuelli, a passé outre en signant la contribution de ses amis d'Un monde d'avance (L'Huma  UMA), la "gauche décomplexée" située à l'aile gauche du PS, hostile au traité européen de discipline budgétaire que le Parlement doit ratifier .

Il n'est pas le seul ministre à se rebeller ainsi contre l'axe Aubry-Ayrault.
Arnaud Montebourg agit en sous main...

VOIR et ENTENDRE  le compte-rendu de LCP:




Congrès du PS : l'unité Ayrault/Aubry ne plaît... par LCP

Le Premier ministre "est dans son rôle", a commenté à son arrivée l'ex-porte-parole du PS Benoît Hamon, répondant "on verra" à la question d'une éventuelle motion de son courant d'ici le 12 septembre, date du conseil national qui enregistrera les textes du congrès de Toulouse. "Je n'ai eu que des conversations constructives avec le Premier ministre", a-t-il ajouté. Il répète que ses amis ne présenteront pas de candidat au poste de Premier secrétaire.
"Nous voulons apporter une contribution utile à François Hollande et à la gauche européenne", a insisté Hamon, précisant que le texte de ses amis était signé par 27 parlementaires français, tels Marie-Noëlle Lienemann Amirshahi Pouria (député, FFE), Castex Françoise (députée européenne, 32), Dussopt Olivier (député, 07), Guedj Jérôme (député, 91), Hammadi Razzye (député, 93), Hanotin Mathieu (député, 93), Juanico Régis (député, 42), Lambert Jérôme (député, 16), Sebaoun Gérard (député, 95), Thomas Isabelle (députée européenne, 35), etc... (ou Jean-Luc Mélenchon en 2008) et des élus locaux, tels Pascal Cherki, maire PS du XIVe ardt de Paris ou Delphine Mayrargue) et 23 députés "de la gauche du SPD", dont certains se sont opposés en Allemagne à la ratification du traité européen.



Le Parti socialiste n'est pas un parti godillot comme je l'ai lu quelque part.", a estimé ...J.-M. Ayrault. Mais pourrait bien le devenir...



dimanche 27 septembre 2009

Riton Emmanuelli choisit le Che-Besancenot contre le Zizou-Bayrou

Plutôt les trotskistes du NPA que les girouettes du MoDem

Les travaux des "universités" d'été du courant socialiste qu'anime Henri Emmanuelli à la gauche du PS, avec Benoît Hamon, le porte-parole de la Ch'tite Aubry, auraient pu passer totalement inaperçus.

Depuis vendredi, les rencontres du PS ont réuni des militants et sympathisants, mais aussi des représentants de grandes confédérations syndicales. Les débats ont notamment été consacrés à la précarité, aux licenciements, aux délocalisations et à la redistribution des richesses. Ils ne doivent pas manquer de propositions constructives...
Ils auraient démontré que, pour les participants, "les objectifs sont les mêmes, à part quelques nuances avec les écologistes ou le NPA", selon Riton.

Riton à fond à gauche

Le président du Conseil général des Landes se targue donc d'avoir attiré des "représentants de toutes les sensibilités de gauche, y compris le NPA" d'Olivier Besancenot.
Le rassemblement de la gauche est possible "sans chercher sur notre droite", a assuré au Vieux-Boucau (Landes) Henri Emmanuelli, député socialiste en pré-retraite, à l'issue des "universités de rentrée" de son courant "Un siècle de retard" "Un monde d'avance".

Riton fossoyeur du PS

Le scrutin des Européennes, "un échec pour le PS", s'est traduit par une "redistribution des voix au sein de l'électorat de gauche, mettant à mal la place centrale du PS comme principal parti d'opposition", ont estimé les camarades Emmanuelli et Hamon, qui semblent se féliciter que les courants socialistes préfèrent regarder par les fenêtres.

Mais Riton sauveur du PS

"Dans une période de crise, traduction d'un modèle à bout de souffle, nous devons être ceux qui travaillent à un nouveau paradigme pour la gauche", ont-ils affirmé, ajoutant que leurs universités "seront le point de départ de cette refondation".
Ainsi, était-ce donc eux que le PS attendait ?...