POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est décote. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est décote. Afficher tous les articles

mercredi 28 août 2019

Volte-face de Macron sur les retraites

Ce revirement était-il un engagement de campagne ?...

Si Bolsonaro est un "menteur" sur le Mercosur,
sur les retraites, Macron, c'est quoi ?


Résultat de recherche d'images pour "macron age depart retraite"
Si Macron dessine ici la courbe ascendante des pensions de retraite,
c'est une escroquerie
"Maintenir l'âge de départ à la retraite: Nous ne toucherons pas à l’âge de départ à la retraite [62 ans], ni au niveau des pensions," promettait le candidat dans son chapitre sur le "Protection sociale".
Une fois président, Macron renonce à l'âge pivot de 64 ans pour un départ à la retraite sans décote. Il a finalement opté pour un âge individualisé et une durée de cotisation minimale. On s'en doute, ça ne cache rien de bon : outre le mensonge, où est l'entourloupe ? 

Lundi soirMacron a livré sa préférence, pour l'heure, sur le projet de refonte du système des retraites, pour un calcul des droits à la retraite lié à la durée de cotisation plutôt qu'à l'âge de départ. La référence à l'âge de départ, c'était clair et juste pour tous, mais avec le nombre d'annuités, on verse dans l'aléatoire et l'inéquité.  Pour "que ce soit juste en termes de cotisations (...), je préfère qu'on trouve un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l'âge", a plaidé le président sur France 2, "car si vous avez un accord sur la durée, si vous commencez plus tard, vous finissez plus tard, et quand vous commencez plus tôt, vous partez plus tôt", a-t-il expliqué, sans crainte de pénaliser les temps d'études et le niveau de formation des Français ainsi incités à entrer le plus tôt possible dans la vie professionnelle, ni de défavoriser les femmes qui souhaitent avoir des enfants. 

Un nouveau revirement du chef de l'Etat
Et le maître d'oeuvre de ce changement de cap pourrait être  le Haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, qui a rendu ses propositions et dont le nom circule pour porter ce dossier sensible au gouvernement. Il a quant à lui recommandé un "taux plein" à l'âge "pivot" de 64 ans... assorti d'une décote et d'une surcote. Quand viendra la fin de "vie active", les mères de famille qui auront fait des études longues et pris plusieurs congés de maternité seront plus précarisées que l'artisan plombier. 

Deux années de plus officialisées
"Actuellement, l'âge de départ à la retraite légal et minimum est de 62 ans. La préconisation de Jean-Paul Delevoye est de mettre en place un âge 'pivot' à 64 ans, parce que c'est l'âge d'équilibre du régime qui assure que les recettes couvrent bien les dépenses", actuellement, explique l'économiste Philippe Crevel. Qu'en sera-t-il quand, d'ici 20 ans, le système sera parfaitement en place ?

Les personnes qui souhaitent partir à 62 ans le pourraient (!), mais elles seraient frappées d'un "malus" et d'une décote, équivalent à une baisse de 5 % de leur retraite. A l'inverse, pour les personnes qui partiraient plus tard, celles-ci bénéficieraient d'une surcote, sorte de bonus de 5 %. Un moyen "d'inciter les gens à retarder leur départ", commente l'économiste. Si, à 64 ans, le permettent leur situation financière et leur santé...
La durée de cotisation serait en effet moins efficace pour l'équilibre du régime général. 

L'ex-banquier reste un comptable
Cet âge pivot pose un problème majeur, explique le directeur de l'Institut des politiques publiques (IPP), Antoine Bozio, dont les réflexions ont inspiré les partisans de la mise en place d'un système universel par points en France. "Cela revient à mettre tous les salariés au même niveau, sans prendre en compte l'âge où chacun à commencer à travailler. C'est très surprenant". 

Pour bénéficier d'une retraite à taux plein, il faut actuellement, avoir cotisé environ 41,5 ans. Cette durée est amenée à s'allonger, puisqu'elle va être relevée d'un trimestre tous les trois ans dès 2020. Dans seulement quinze ans, en 2035, il faudra aux enfants qui entrent en 6e en 2019 avoir cotisé environ 43 ans selon ce que prévoit la loi Touraine de 2014. 

Si, comme Philippe Crevel, on tient à positiver, on considère que "l'avantage, avec ce moyen de calcul, c'est que ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans partiront à la retraite plus tôt que ceux qui ont commencé à 25, puisqu'ils auront cotisé pendant assez d'années". Ceux qui sont entrés plus tard dans la vie professionnelle sont-ils des "fainéants" qu'il fallait sanctionner? Sans doute appartiennent-ils à la catégorie des Français à qui Macron lança : "Je ne céderai rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes" ?

"En revanche, c'est une formule qui est moins avantageuse [sic] pour les cadres, par exemple, qui ont fait de plus longues études et vont donc devoir partir à la retraite plus vieux." Ce Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne, qui clamait en 2018, qu'il ne faut pas faire de catastrophisme", malgré une quatrième hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis et un ralentissement de la croissance, continue de négliger le pouvoir d'achat des Français. Selon lui, ce qui compte, c'est l'état des finances publiques et que ce calcul aurait moins d'effets sur l'équilibre financier, parce qu'il ne concerne pas tout le monde au même moment : "L'âge est un paramètre plus efficace que la durée de cotisation pour l'équilibre du régime", insiste-t-il, assumant ces inégalités annoncées. 
Retraités : faibles revenus mais gros patrimoines
Tout reste sur la table

"L'annonce d'Emmanuel Macron lundi soir n'est dans tous les cas pas très claire," admet Antoine Bozio. "Le président dit : 'Faisons un système individualisé', mais on ne sait pas encore sur quelles bases [...]. Comment va être faite cette individualisation ? Sur la durée des cotisations ? Tout reste encore à définir." Et l'article 49.3 n'est pas fait pour les chiens...

Macron a dû s'assurer du soutien de la CFDT. 
"La question de l'âge pivot a été très critiquée par les syndicats, notamment par la CFDT, et c'est clairement une main tendue", explique  le spécialiste des retraites, pour justifier la pirouette du président. Un avis que partage Philippe Crevel : "Macron a besoin d'alliés dans ce dossier épineux. S'il y va tout seul en franc-tireur, il risque de se retrouver face à des snipers. C'est une forme de concession à l'égard de la CFDT, son principal soutien", conclut-il. Si la bonne méthode est d'ouvrir les négociations par une reculade, c'est sûr, c'est nouveau !
La réforme - plusieurs fois annoncée, mais repoussée et enfin engagée - méritait-elle cette stratégie de retrait ?  Jupiter s'engage à reculons sur ce projet, se préparant à la bataille en s'assurant du soutien de la CFDT de Laurent Berger. Le "changement de fusil d'épaule" (Le Point) de Macron suffira-t-il à empêcher ce syndicat docile de rejoindre les rangs de la CGT et de Force ouvrière. 

Des manifestations contre la retraite à points sont déjà prévues le 21 septembre, à l'appel de FO, et le 24 septembre, à l'appel de la CGT. 

mardi 28 juin 2016

Hidalgo interdit les vieux véhicules à Paris : une perte d'environ 1.000 euros pour leurs propriétaires

Les propriétaires de vieux véhicules ne sont pourtant pas des "nantis" !

Vendredi prochain, le 1er juillet prochain, les véhicules particuliers et camionnettes antérieurs à 1997 seront interdits de circulation en semaine dans Paris

Les contrevenants seront alors passibles d'une amende allant jusqu'à 135 euros. Une interdiction qui pourrait avoir de sérieux impacts sur le marché des véhicules d'occasion, selon la presse qui se dit progressiste, mais surtout sur les budgets des foyers défavorisés.
MétroNews a interrogé Vincent Hancart, directeur général de AutoScout24, plus grande plateforme de petites annonces de véhicules en Europe.

A combien estimez-vous le nombre de propriétaires de voitures qui vont être impactés par l'interdiction du 1er juillet à Paris ?

Vincent Hancart : L'ensemble des véhicules susceptibles de rouler dans Paris-Ile-de-France est estimé à 6,1 millions, soit 16% de l'ensemble du parc automobile français. L'interdiction touche les véhicules ayant plus de 20 ans, immatriculés avant 1997. Mais on a estimé que les Franciliens seront principalement concernés. Ce ne sont pas forcément des propriétaires qui circulent tous les jours dans Paris, mais qui y vont régulièrement ou potentiellement peuvent y aller. D'après nos calculs, entre 300.000 et 600.000 véhicules vont être impactés, sur toute l'Ile-de-France, par cette interdiction.

Et cette interdiction va, selon vous, avoir un réel impact sur le marché des véhicules d'occasion ?

Il est toujours très difficile d'évaluer comment les conducteurs concernés vont réagir. Ils vont peut-être choisir de venir à Paris par un autre moyen de locomotion. Mais il y a aussi un gros risque qu'ils se débarrassent de leur voiture. Et donc qu'on assiste à une augmentation du nombre de véhicules mis en vente. [En régions, les acquéreurs potentiels seront-ils assez sots pour les acheter ? Attendez-vous plutôt à des abandons dans des lieux publics: une "avancée" écologiques...

Actuellement, en se basant sur nos données, on estime que le marché des véhicules de plus de 20 ans est de 250.000. Donc dans l'hypothèse où les propriétaires d'un véhicule concerné par l'interdiction sur la petite couronne décident de le vendre, il faudrait ajouter 300.000 voitures de plus. Ce qui va doubler l'offre [sic]. Il est fort probable qu'avec une telle abondance, le marché français ne puisse pas absorber cette offre [!]. Et il sera très difficile pour les propriétaires de trouver un acheteur. Et ce, sans tenir compte du fait que peut-être d'autres villes françaises vont suivre la même initiative que Paris et venir gonfler encore l'offre au niveau national.

Les véhicules interdits risquent donc de subir une forte décote ?
Assez bien pour Daesh ?
Il y aura une offre abondante, et très peu de demande en face les Parisiens n'auront aucun intérêt à acheter un véhicule qui ne permettra pas de circuler là où ils le souhaitent [gag]. On peut donc s'attendre à des pertes sèches. 

Chaque voiture – sur notre site la valeur moyenne de ce type de véhicule est de 3.936 euros – va perdre environ 1000 euros. La décote peut aller jusqu'au moins 50%. 
Les voitures finiront à la casse ou quitteront le territoire. Il y aura sans doute un débouché à l'étranger [exportation de véhicules trop polluants pour Anne Hidalgo...]: ce sont les pays de l'Est de l'Europe qui risquent d'absorber le plus gros surplus, suivis par les pays du Maghreb et d'Afrique

Vous estimez aussi que cette interdiction va surtout frapper les ménages les moins aisés...

Dans nos annonces, les modèles les plus courants mis en vente sur le créneau des plus de 20 ans, on retrouve beaucoup de petites voitures, star de leur époque, comme la Renault Clio, la VW Golf, Peugeot 106, 306, 205, Renault Twingo. Plutôt des véhicules de petite taille, utilisés par des gens modestes.

En effet, les propriétaires de voitures avec 20 ans d'âge sont souvent des ménages qui n'ont pas le choix, peu aisés, et qui gardent leur véhicule par souci économique, pour l'amortir. Ils ne vont pas forcément acheter un véhicule neuf, ou n'ont pas les moyens de mettre 20.000 euros dans une nouvelle voiture. Alors oui, cette mesure risque de les mettre dans l'embarras.

Que pensez-vous de cette interdiction ?
Renault Clio 1: mort  programmée
non assistée
L'intention est louable. Mais les chiffres permettent de se rendre compte que l'impact n'est pas négligeable, et se fait au détriment d'une classe sociale modeste. La mesure aurait pu être introduite de façon plus progressive, par paliers, pour qu'elle impacte moins de personnes en même temps, que les gens aient le temps d'anticiper, et ne pas provoquer cet afflux de véhicule à la revente.

Un phénomène analogue de revente avait été observé en Allemagne, qui avait mis en place un système de pastilles dans les grandes villes, mais la mesure avait été lancée de façon plus concertée. Là, c'est un peu dogmatique, et on a l'impression qu'il n'y a pas eu beaucoup de concertation avec les professionnels. C'est quand même un couperet, qui va trancher toute une partie du parc automobile. Et l'affluence d'une masse de véhicules sur un marché n'est jamais bon, cela détruit un équilibre, va favoriser l'export, et… polluer ailleurs.

Colère des propriétaires de  véhicules concernés

L'association "40 millions d'automobilistes" a annoncé en mai une action collective en justice contre la décision de la mairie de Paris d'interdire la circulation des véhicules anciens dans la capitale à partir du 1er juillet. Elle réclame l'indemnisation des automobilistes lésés. D'après l'association, 800.000 autos [et foyers] sont concernées, qui subiront une décote d'environ 1.250 euros [et non pas seulement 1.000] en moyenne.

L'action collective de "40 millions d'automobilistes" contre la mairie de Paris visait à obtenir en justice une compensation pour la perte de valeur des voitures interdites de circulation dans la ville. Les voitures essence ou diesel mises en service avant le 1er janvier 1997, considérées comme trop polluantes, ne seront plus autorisées à circuler intramuros entre 8h et 20h en semaine.

"La mesure est votée, actée. Un arrêté sera pris automatiquement le 1er juillet. Dès qu'il le sera, nous serons prêts" à saisir le tribunal administratif, a expliqué Me Jean-Baptiste Iosca, qui porte la procédure. "L'idée est de rassembler un maximum de personnes qui vont souhaiter se faire indemniser d'un préjudice évident", car les propriétaires de ces voitures, qui "ne pourront plus rouler avec", "ne pourront plus non plus les vendre", car "personne ne voudra les racheter", tonne Pierre Chasseray, le délégué général de "40MA".

La mairie socialiste pratique la "ségrégation par l'argent"
D'après l'association, 800.000 autos sont concernées, qui subiront une décote d'environ 1.250 euros en moyenne, soit un préjudice total de plus d'un milliard d'euros. "Est-ce que Mme Hidalgo (Anne, la maire PS de Paris) est prête à prendre un risque à un milliard d'euros pour une idéologie ?", a ironisé M. Chasseray, critiquant la "ségrégation par l'argent" que porte, selon lui, une telle mesure, au détriment des plus pauvres. "Comment va faire un plombier francilien auto-entrepreneur, qui a du mal à boucler ses fins de mois, et à qui on dira : 'tu ne peux plus rentrer dans Paris ?'", s'est étranglé Me Iosca. 
"La plainte n'a pas été déposée. Nous n'avons pas été notifiés. Nous ne savons pas sur quelle base juridique ils veulent attaquer", a réagi un porte-parole de la Mairie de Paris, se refusant à tout autre commentaire.

Au nom de la santé publique, la Ville interdira ensuite progressivement des véhicules plus récents.
En 2020, les voitures immatriculées avant le 1er janvier 2011 seront soumises aux mêmes restrictions. On peut lutter contre la pollution autrement, a objecté Pierre Chasseray, notamment via des "filtres de dépollution" qui éliminent "deux tiers des particules", explique-t-il. 
Des dizaines de propriétaires de vieilles voitures avaient manifesté mi-avril dans Paris aux côtés de milliers de motards, qui seront soumis à des interdictions similaires.

mardi 24 juin 2014

Alstom: Hollande et sa bande vont déshabiller Pierre pour habiller Paul. Et Jacques?

Une "politique" industrielle discriminatoire

La ficelle est énorme
Dans sa volonté d'encadrer l'économie, l'Etat va entrer au capital d'Alstom à hauteur de 20%, pour appliquer sa "vigilance patriotique", autrement appelée 'suspicion étatique'Pour acquérir les parts qui permettront au pouvoir politique de tenir les entreprises à l'oeil, l'Agence nationale des participations va donc vendre les actions dans d'autres entreprises.
"Dans le jeu politique, il faut comprendre cela comme un
moyen de faire avaler la pilule aux syndicats et à Arnaud Montebourg, qui préférait l’offre concurrente de Siemens et Mitsubishi", affirme une source proche du dossier.Reste l’image de la France donnée à l’extérieur. Pour Russel Salomon, analyste principal sur GE pour l’agence de notations Moody’s, la manière dont le dossier a été traité "est représentative de l’environnement protectionniste [voire étatique] avec lequel il faut compter lorsque l’on fait des affaires en France".

L'offre de rachat d'Alstom déposée par General Electric a été choisie par l'Etat, mais sous plusieurs conditions, notamment celle de l'entrée au capital d'Alstom. Mais, après une semaine de négociations, le patron de GE a avoué, avant sa visite avec Patrick Kron, ce mardi 24 juin, de l’usine de Belfort où sont conçues et produites les turbines à vapeur du français, qu'il ne s'attendait pas à une prise de participation de l'Etat français. Vendredi soir, Arnaud Montebourg a en effet annoncé que l'Etat rachètera 20% du capital. Pour ce faire, il deviendra acquéreur d'une partie des parts de Bouygues, actuel actionnaire principal de l'énergéticien avec 29,4% des actions.

Mais si la vente d'Alstom  - fleuron industriel français- est acquise après de longs mois d'âpres négociations, il n'aura fallu qu'un week-end à l'Etat et Bouygues pour parvenir à un accord. Celui-ci a été annoncé par le ministre de l'Economie dimanche soir sur France 2, avant d'être précisé dans la presse lundi matin. Le mécanisme est complexe. Concrètement, Bouygues accorde gratuitement à l'État une option qui permettra au gouvernement d'acquérir ses 20% du capital sur plusieurs années, 20 mois. 
Montebourg ne sait pourtant  pas encore à quelle hauteur il engage la France. Si,  à ce moment là, le cours de la Bourse est "supérieur ou égal" à 35 euros, contre 28 actuellement, il est prévu une décote qui, a précisé Bouygues, sera comprise entre 2% et 5%. 



L'Agence nationale des participations (APE), pilotée par Bercy, peut exercer cette option pendant 20 mois, au prix de marché, si le cours d'Alstom évolue à 35 euros ou plus. Si l'Etat estime que 35 euros par action est un prix trop élevé, il pourra de toute façon acquérir son capital sur le marché, auprès d'autres actionnaires donc. À l'issue des 20 mois, l'Etat pourra pendant une semaine racheter jusqu'à 15% à Bouygues, quel que soit le cours de Bourse.

Mais combien cela coûtera-t-il aux finances publiques? Pas un sou, répond sans ciller le ministre des Finances, Michel Sapin, qui a rappelé sur France Info le fonctionnement de l'APE : "L'Etat est gestionnaire de son capital. Nous avons des actions dans un certain nombre dans différentes sociétés. On en vend donc d'un côté pour en racheter de l'autre."

Alstom coûtera en vérité des parts d'entreprises sacrifiées
Quel avenir l'Etat socialiste réserve-t-il aux entreprises affaiblies par les cessions de parts de l'Etat, garantie de viabilité? Combien d'emplois menacés par contre-coup ? Marwan Lahoud, directeur de la stratégie d'Airbus Group, s'est montré dubitatif sur les chances de créer un géant industriel européen à l'occasion du rachat d'Alstom, uniquement intéressé par sa branche énergie, soit plus de 70% de son activité, estimant qu'une longue coopération devait précéder une fusion d'entreprises. Quelle est l'espérance de vie des 30% qui restent, après dépeçage? Siemens, le concurrent allemand de l'américain GE, avait proposé de racheter l'énergie, mais de lui apporter une partie de son activité transport, ce qui aurait renforcé Alstom dans ce secteur qui représente 30% de ses ventes. 
Lien PaSiDupes
En vendant à l'américain en dollars (et non pas en euros, à la différence d'Areva, et en délocalisant donc en zone dollar, Hollande ne prend pas en compte l'avertissement de son ami Louis Gallois qui, à propos d'Airbus a mis en garde contre chaque dévaluation de 10c du dollar qui se traduit par une perte de 1 milliard d’euros par an). 
Hollande est aussi passé du même coup à côté de l'occasion de créer un géant de l'industrie européenne. Dumping social en moins, ce transfert de technologie aux USA reproduit celui effectué par Airbus au profit de la Chine devenue concurrente. GE a donc dû s'engager jeudi à former avec Alstom "une alliance mondiale dans le nucléaire et française pour les turbines à vapeur en France" afin de garantir que la technologie utilisée dans les centrales nucléaires "reste française"...

EADS, poule au oeufs d'or peu à peu plumée

L'Aigle et le Coq: Mitterrand avait déjà vendu Airbus à l'Allemagne

Début janvier 2014, le ministre de l'Économie et des Finances, Pierre Moscovici, a annoncé la cession par l'État français de 1 % du capital d'Airbus Group (ex-EADS) qui viendra réduire sa participation à 11 %, conformément à un accord avec l'Allemagne. La valeur de ce bloc de 1 % d'Airbus Group est de 453 millions d'euros en janvier dernier (à 56,64 euros par action). Le Parisien ne craignait pas de positiver en titrant : "la France empoche 451 millions d'euros en cédant 1% d'Airbus"... EADS venait d'annonçer à l'autome 2013 qu'il allait devoir supprimer plusieurs milliers d'emplois en Europe...
Bercy n'avait pourtant pas froid non plus aux yeux en assurant que la politique de l'Etat actionnaire est à la fois de "préserver les intérêts patrimoniaux et stratégiques de l'Etat tout en dégageant des ressources pour les besoins d'investissement et de désendettement de l'Etat"

Vente d'actions EADS et Safran
 
Bercy a précisé avoir à sa disposition 2,7 milliards d'euros en caisse. Ces recettes proviennent essentiellement des ventes de diverses participations opérées l'an dernier. En mars 2013, la vente de 3,12% de Safran avait permis de récolter 448 millions d'euros. En avril, deux ventes d'actions EADS ont permis de glaner 1,19 milliard d'euros. Enfin, en juin 2013, l'Etat a vendu pour 9,5% du capital d'Aéroports de Paris, pour 738 millions d'euros.

"C'est une gestion active du patrimoine public. Il y a des endroits où l'Etat était utile il y a 10-15 ans et ne l'est plus aujourd'hui", estime encore Michel Sapin. Dimanche soir sur France, Arnaud Montebourg a laissé entendre que de nouvelles cessions ne sont pas à exclure, déclarant que l'Etat aura une gestion "dynamique de son portefeuille". Les contribuables ne seront donc pas concernés par ces acquisitions.

Autres exemples de ..."gestion active" du patrimoine français
"Comme les récentes cessions de titres détenus par l'État dans Safran, Aéroports de Paris et EADS réalisées ces derniers mois, cette opération s'inscrit dans le cadre d'une politique de gestion active des participations de l'État conforme à la nouvelle doctrine de l'État actionnaire", expliquait déjà Bercy il y a six mois.

En mai 2013, Jean-Marc Ayrault n'avait pas dissimulé que les entreprises publiques seront source de financement pour l'Etat, affirmant sur TF1 : "Nous envisageons que, dans un certain nombre d'entreprises publiques où le taux de participation de l'Etat est très important, nous puissions dégager une partie pour financer de l'investissement. Pas pour boucher les trous du budget. ". Le gouvernement a déjà cédé des parts dans l'équipementier aéronautique Safran (3,12% du capital pour près de 448 M€) et dans le groupe EADS (1,56% pour près de 483 M€).
Parmi les participations publiques menacées: EDF (84,4%) ou Areva (87%), France Télécom (27%), Air France-KLM (15,9%), GDF Suez (36%), Thales (27,1%), EADS (15%) ou encore Renault (15%). Selon certaines sources, vendre une partie de la participation dans EDF serait "le choix évident", autrement dit facile : la part de l'Etat vaut 24,2 Mds€. 
Le RSA ne bénéficie pas qu'aux jeunes ou aux personnes âgées et a un coût, comme la CMU et la CMUC ... Au titre de l'aide médicale d'État (AME), accordée aux étrangers sans papiers et sans ressources présents dans l'Hexagone, il était prévu 600 millions d'euros en 2013. La vente de 1% d'EADS n'y suffit pas ! Et Alstom ?

vendredi 16 mai 2014

Démagogie: 1,8 millions d'exemptés d'impôts, soit 1 milliard de déficit public en plus

Valls assure que les Cahuzac et Noah paieront

Valls: 1,8 million de ménages vont sortir de l'impôt sur le revenu
Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé vendredi qu'une réduction fiscale devrait bénéficier dès 2014 à 3 millions de ménages, dont 1,8 million ne paieront plus l'impôt sur le revenupurement et simplement."La mesure va bénéficier à plus de 3 millions de ménages, elle va faire sortir de l'impôt sur le revenu 1,8 million de ménages", a annoncé Manuel Valls aux contribuables au micro d'Europe 1.Il s'agit d'une "baisse d'impôt d'un milliard d'euros" qui sera financée "en grande partie" grâce "à la lutte contre la fraude fiscale", a-t-il détaillé. Le député PS Yann Galut est-il chargé de la traque des évadés fiscaux? 
Cette mesure correspond à une réduction d'impôt fixée en fonction de seuils de revenus (revenu fiscal de référence: 14.000 pour un célibataire, 28.000 pour un couple, 38.000 pour un couple avec trois enfants), a précisé Matignon.
Cette baisse sera intégrée dans la loi de finances rectificative qui sera présentée en juin, a ajouté M. Valls.

Le Premier ministre a précisé que cette mesure prendra effet dès cette année. 
"Cette mesure concerne l'impôt payé à la rentrée, en septembre 2014 sur revenus de 2013", a-t-il détaillé, n'excluant pas que de nouvelles mesures fiscales soient également intégrées dans le projet de budget 2015 qui sera débattu à l'automne.

Alors qu'il avait annoncé dimanche que 650.000 ménages sortiraient ou n'entreraient pas dans l'impôt sur le revenu, Valls a expliqué avoir voulu élargir l'effort.
"Nous avons regardé de près les choses avec le président de la République, avec les ministres en charge du Budget, Michel Sapin et Christian Eckert, et nous avons pensé qu'il fallait une mesure encore plus forte pour montrer aux Français notre engagement", a expliqué le Premier ministre.

Valls est resté flou sur les modes de calcul et de remise
Il n'a pas précisé si cette ristourne prendrait la forme d'un chèque du Trésor public, comme la PPE, d'un aménagement du bas du barème ou d'une nouvelle majoration de la décote. Cette dernière solution devrait cependant être retenue.

Ce geste coûtera "un milliard d'euros" à l'Etat, a-t-il précisé. Un montant financé par la lutte contre la fraude fiscale, espère-t-il.

Il faudra aussi "intégrer d'autres mesures" 

Alternative au matraquage
 fiscal des travailleurs
Il a énuméré les effets concrets de cette mesure: "un couple de retraités percevant chacun une pension de 1.200 euros verra son impôt passer d'environ 1.000 euros à environ 300 euros", a-t-il décrit.

"Un salarié célibataire au Smic verra son impôt totalement annulé, il bénéficiera d'une restitution plus importante au titre de la prime pour l'emploi d'environ 170 euros", a-t-il poursuivi.

"Un couple de salariés avec deux enfants et un salaire brut d'environ 3.600 euros par mois à deux verra son impôt annulé alors qu'il est actuellement d'environ 700 euros", a encore annoncé M. Valls.

Evoquant une mesure "lisible, claire et massive", le Premier ministre a en outre rappelé avoir "demandé au gouvernement, avec les parlementaires, au cours de ce mois de juin, de travailler à une mesure qui améliore l'articulation entre fiscalité locale et impôt sur le revenu".

"Mais en faisant sortir 1,8 million de ménages de l'impôt sur le revenu, ils vont sortir automatiquement ou bénéficier de dégrèvement sur l'impôt local", a-t-il admis, créant une immense inquiétude dans les collectivités territoriales.

La nécessité d'ajouter d'autres mesures sera posée, a-t-il  enfin admis. 
Dans le cadre du "débat sur le projet de budget 2015",  "on verra si ce type de mesure, on la corrige ou on l'intègre dans une autre réforme de l'impôt sur le revenu", a-t-il souligné.


Interrogé sur l'opportunité d'une telle annonce à 10 jours des élections européennes,  Valls a polémiqué: "on ne peut pas d'un côté se plaindre de l'augmentation des impôts et considérer que cet acte serait un geste électoraliste".

Il n'a toutefois pas évoqué la remise à plat de la fiscalité des ménages 
Annoncée par son prédécesseur à l'automne dernier, elle a été confiée au premier trimestre 2014 à un groupe de travail qui en a considérablement réduit la portée.


L’hôte de Matignon a enfin rappelé sa ligne de conduite, en livrant cette profession de foi : "Je n’ai qu’un seul objectif : l’intérêt général. Je n’ai qu’un seul objectif : mettre en oeuvre les orientations que le président de la République a décidé, redonner du pouvoir d’achat, renforcer notre industrie, renforcer nos PME, soutenir les salariés modestes. " Une tâche immense, d'autant qu'alors que le gouvernement n'a réduit les déficits que de 3 milliards, il va les alourdir d'un de plus...


La récupération de la fraude fiscale, ça ne rapporte plus
En janvier 2014, l'Etat espérait récupérer un des 60 milliards d'euros d'évasion fiscaleOr, on a appris en février dernier que, quand Bercy espérait récupérer des milliards, la traque fiscale n'a rapporté que 230 millions 

Et Cazeneuve ne peut escompter encore 10.000 nouvelles repentances..
.
Depuis juin 2013, 11.000 personnes avaient pourtant déposé des demandes de régulation auprès du fisc, soit une "recette potentielle de plus d'un milliard d'euros" escomptée.

Comment Valls peut-il prétendre à un autre milliard? Il est à craindre que les déficits publics soient donc grevés d'autant, que les classes moyennes prennent un  nouveau coup de massue et que l'Europe désespère de cette équipe d'amateurs hypocrites. 

jeudi 19 septembre 2013

Impôt sur le revenu: des chiffres qui dressent les Français contre ce gouvernement

Les Français seront plus nombreux à payer l'impôt sur le revenu

Aux cafouillages au sommet de l'Etat sur la "pause fiscale" s'ajoutent 
un autre embrouillamini gouvernemental sur l'augmentation du nombre de nouveaux foyers imposables

Un désordre digne des altermondialistes d'EELV a de nouveau régné de nouveau désordre jeudi, à une semaine de la présentation du budget 2014 de la France.

Le quotidien L'Opinion affirme qu'entre 1,2 million et 1,6 million de foyers supplémentaires vont payer l'impôt sur le revenu en 2013, soit 10% supplémentaires.

Un chiffre qui "n'est pas exact", a nié Bernard Cazeneuve

Le ministre délégué au Budget promet de rendre compte "du chiffre exact dès que nous en disposerons, dans quelques jours, "à la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Il conteste donc, mais a néanmoins besoin de plusieurs jours encore pour savoir combien de nouvelles victimes il va faire et préparer l'emballage du budget.

Interrogé sur les estimations de L'Opinion sur la radio Europe 1, le ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici a cependant laissé entendre par un "peut-être" qu'il était possible qu'environ un million de foyers supplémentaires soient concernés par l'impôt sur le revenu.

Ces absences de réponses claires chiffrées interviennent après cinq jours de déclarations confuses sur la "pause fiscale".
"En 2011, l'ancienne majorité avait décidé de geler le barème de l'impôt sur le revenu, ce qui avait fait rentrer un million de foyers dans l'impôt. Cette année, le gel a été prolongé, donc il y a sans doute un montant équivalent de Français qui rentrent dans le barème de l'impôt sur le revenu", a argumenté Moscovici, soulignant ainsi que la majorité présidentielle est dans l'incapacité d'apporter un changement pour le meilleur.

Cazeneuve ne sait pas où il va, mais Moscovici a l'audace d'annoncer qu'en 2014, "il n'y aura pas davantage de foyers fiscaux touchés" en France où environ 18 millions de foyers fiscaux payent l'impôt sur le revenu.

Le gouvernement change le thermomètre

Dans le souci de renforcer le pouvoir d'achat, la croissance et l'emploi, le gouvernement socialo-écolo a décidé dans son prochain budget, qui sera présenté mercredi prochain au Conseil des ministres, de réindexer sur l'inflation le barème de l'impôtLe dégel du barème de l'impôt vise à réviser la grille d'imposition en fonction de l'inflation, appliquant plusieurs tranches aux revenus déclarés par les contribuables.

De surcroît, il prévoit l'instauration d'une décote, c'est-à-dire une réduction de l'imposition des revenus des contribuables les plus modestes.
Selon Moscovici, "6 à 7 millions de foyers fiscaux" pourraient en bénéficier en 2014, au détriment des classes moyennes, dont les plus exposées risquent de basculer vers le seuil de pauvreté.

Ces derniers jours, en admettant que
la "pause fiscale" promise pour 2014 par le président François Hollande ne sera "effective" qu'en 2015, le sombre Ayrault avait créé la confusion au sommet de l'Etat.

Le député PS Christian Paul accuse l'exécutif d'avoir péché par simple omission ! "Dans l'ambiance où l'on se trouve, le gouvernement n'a pas fait assez de pédagogie". "Je ne suis pas pour des annonces d'impôt tous les jours, cela devient effectivement très anxiogène", concède cet élu de la Nièvre, l'un des chefs de file du collectif de parlementaires PS de la "Gauche Durable", soudainement conciliante, bien que marquée à la gauche du PS.

Le ministre de l'Economie monte dans les tours à la moindre "contradiction au sein de l'exécutif", ajoutant sa voix à celle du Premier ministre pour prétendre jeudi que les prélèvements obligatoires seront "quasi stabilisés" en 2014 et "totalement stabilisés" en 2015. L'effort de redressement serait alors réalisé à 80% par des économies en dépenses en 2014, si tout allait bien...
Et si la courbe de l'emploi se redressait. Et si aussi la tante des ministres concernés en avait.

lundi 16 septembre 2013

La gauche qui veut alourdir le poids de la CSG pour certains

50 députés de la gauche présidentielle pour une CSG progressive

Les épargnants et investisseurs dans le collimateur de la gauche dure

Une cinquantaine de députés PS et de la gauche radicale ont plaidé à nouveau lundi pour une CSG progressive avec pour objectif apparent de "rendre du pouvoir d'achat" aux classes populaires et moyennes "sans accroître le déficit", au risque de casser l'investissement et de peser sur la courbe de l'emploi.
Raisonnement suivi: le taux de CSG, actuellement proportionnel au salaire, serait abaissé pour les bas salaires et plus pénalisant pour les hauts revenus. Lequel restant à déterminer...
Pour être social, faut-il être discriminant ?
Des députés de plusieurs "sensibilités" de gauche souhaitent déposer deux amendements en ce sens au projet de budget de la Sécurité sociale 2014, affirmant que "cette mesure de justice fiscale permettrait de rendre, de manière substantielle, du pouvoir d'achat aux catégories populaires et moyennes sans accroître le déficit public". "Un couple marié, rémunéré au SMIC, avec deux enfants à charge, verrait son pouvoir d'achat augmenter de près de 75 euros par mois", selon un exemple cité dans leur communiqué.

Ces partisans de la lutte des classes repartent à l'assaut

Ils avaient déjà appelé début juillet à un premier pas dès 2014 pour mener à bien une grande réforme fiscale au cours du quinquennat.
Ils sont membres de la Gauche Populaire, y compris le co-président des députés écologistes François de Rugy, 
de la Gauche Durable: Daniel Goldberg (SOS Racisme), Laurence Rossignol, Philippe Martin, nouveau ministre;
ou de l'aile gauche du PS:
courants Un Monde d'Avance, dont les principaux animateurs sont Benoît Hamon, ministre, Henri Emmanuelli, député et président du CG des Landes, Pascal Cherki, député-maire de Paris, Pouria Amirshahi, député des Français de l'étranger, Razzye Hammadi, député de Seine-Saint-Denis, ou Bruno Julliard, adjoint de Delanoë;
et Maintenant la Gauche: Emmanuel Maurel, Gérard Filoche,Paul Quiles, Marie-Noëlle Lienemann, Martine Chantecaille, Etienne Colin ou Jean Auroux et des altermondialistes

"Alors que s'ouvre, dans des conditions difficiles, le débat public sur les orientations budgétaires pour 2014 et que la préoccupation du pouvoir d'achat prend de l'ampleur dans nos territoires, il est temps de poursuivre cette initiative (...). Nous soutenons l'élargissement du mécanisme de la décote de l'impôt sur le revenu, mais nous pensons qu'il est possible d'aller plus loin sur le terrain du pouvoir d'achat", écrivent les signataires, à commencer par Pascal Cherki, Jérôme Guedj, Christian Paul, Laurent Baumel (ancien UNEF-ID) du collectif de la "Gauche populaire", avec Philippe Doucet, François Kalfon, et des intellectuels qui prônent un rapprochement avec le monde ouvrier.

François Hollande a pourtant tenté de faire croire à des baisses fiscales pour 2014

Avec Hollande,
à tous les coups, on perd
Lors de son tête à tête avec Claire Chazal sur FT1 Dimanche soir, il a indigné la France en portant à son crédit une baisse de la pression fiscale sur des mesures qui n'existent pas. Hollande assure avoir "annulé l'augmentation de la CSG qui était annoncée" et avoir touché à la TVA dans une moindre mesure que ne l'avait prévu la majorité précédente. On n'avait jamais fait aussi fort dans le boniment !

Le régime général de la sécurité sociale est financé par les cotisations sociales sur les salaires et par la CSG (Contribution sociale généralisée). 
De quoi accueillir la planète entière.