POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est "40 millions d'automobilistes". Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est "40 millions d'automobilistes". Afficher tous les articles

jeudi 28 mai 2020

Mourad Boudjellal provoque en affichant son appartenance religieuse

Il souhaite une bonne fête de l’Aïd à Christophe Dominici

Acteur arrogant du rugby, l’ancien président du Rugby Club Toulonnais, Mourad Boudjellal, se moque de Christophe Dominici

https://cdn.static01.nicematin.com/media/npo/mobile_1440w/2019/10/mourad-boudjellal_fm_illustration-rct-saison-2019-2020-16962719.jpg
Acteur arrogant du rugby, il épingle celui qui pourrait devenir prochainement l’homme fort du rugby, au club de Béziers et qui fait peur à cet aventurier du sport qui se fait rejeter partout où il passe.

L’ancien ailier du XV de France travaille en effet au rachat du club de Pro D2 par un richissime investisseur provenant des Emirats arabes unis et Boudjellal s'en inquiète dans sa rubrique 'Mourad de Toulon' diffusée sur Rugbyrama, qui appartient au groupe Eurosport, détenu à 100% par Discovery, Inc., un groupe de media de masse... américain, dont TLC, émissions de télé-réalité ou des drames médicaux.

Non sans un relent laïc d'islamophobie, Mourad Boudjellal souhaite un bon Aïd à Christophe Dominici, qui a fait une carrière de champion avec le Stade français Paris, avant de devenir entraîneur responsable des arrières après sa retraite pendant une seule saison

Le malveillant lui souhaite également bonne chance pour sa prochaine circoncision. On atteint le bout du bout ! 
Extrait:

"Le feuilleton de l’été, c’est le club de Béziers et Christophe Dominici avec ses investisseurs émiratis. Alors on va d’abord souhaiter une bonne fête de l’Aïd à Christophe Dominici. Il a fait un mois de ramandan et c’est la première fois de sa vie pour Christophe Dominici. Bravo pour ce mois de ramadan. Puis on va aussi te souhaiter bonne chance pour ton opération. Pas ton opération à Béziers mais ton opération si ton opération se fait, ce sera la circoncision. Et d’après ce que l’on m’a dit, pourquoi il faudra deux opérations."


lundi 17 juillet 2017

Interdiction aux députés LREM de collaborer avec leurs alliés

Après les huis-clos et l'exclusion des media, l'interdiction aux députés LREM de dialoguer avec leurs alliés

Le sectarisme s'impose au groupe LREM à l'Assemblée

Les députés macroniens n'ont pas le droit de signer des amendements ou des propositions de loi d'autres groupes. Même des alliés à l'Assemblée, bien qu'ils aient pu  ici ou là contribuer à leur élection... Ainsi en a décidé le règlement intérieur, que tous ses membres doivent obligatoirement respecter. : les macroniens - plus primaires qu'hier mais moins que demain - se sont vu imposer de marcher au pas, comme le révèle le Canard enchaîné du mercredi 12 juillet. 

Les députés du président encourent une exclusion s'ils se laissent tenter de co-signer un amendement ou une proposition de loi du MoDem ou des Constructifs, pourtant alliés à la majorité...  L'article 16 condamne en effet la co-signature de ces textes s'ils sont "issus d'un autre groupe parlementaire".
 
Cette faute contre le chef suprême entraîne en effet le déclenchement d'une procédure de sanction

Résultat de recherche d'images pour "armée nord coreenne"
Selon l'article 19 du règlement intérieur du groupe LREM : "le président convoque l'intéressé" et (peut) "le déférer [de son propre chef] devant le bureau" chargé de prononcer sa possible exclusion. 

Radical et surtout en contradiction avec l'esprit d'ouverture prôné par le candidat Macron pendant sa campagne présidentielle. Le ministre de Hollande ne promettait-il pas de travailler avec toutes les bonnes volontés, qu'elles soient de gauche, de droite ou du centre. 

"C'est un copié-collé des règles du groupe PS," selon les plus indulgents 
"Ce genre de pratiques claniques, c'est la culture socialiste, pas la culture En Marche", gronde un député LREM, médusé mais anonymé qui note malicieusement que les kapos Richard Ferrand, le président du groupe, est issu du PS et Jérôme Taillé-Rousseau, le nouveau secrétaire général du groupe LREM, était auparavant secrétaire général-adjoint du groupe PS à l'Assemblée. De fait, cette interdiction de signer des amendements d'un autre groupe parlementaire avait été mise en place par Bruno Le Rouxpatron des députés du groupe socialiste, dès 2012.
"La discipline de vote et d'expression est une règle impérative"
Résultat de recherche d'images pour "kapo Bruno Le Roux"
Celui qui faisait rémunérer ses filles mineures par l'Assemblée nationale (les deux filles du ministre social, équitable et égalitaire ont cumulé respectivement 14 et 10 CDD entre 2009 et 2016, pour un montant total de quelque 55.000 euros, dès l'âge de ...16 ans), Bruno Le Roux avait fixé les règles du camp des godillots concentrés au Palais Bourbon. Elus sur un soutien clair à la politique d'Emmanuel Macron contre des circonscriptions que leur avait réservées Ferrand, les marchands de tapis du MoDem seront donc récompensés à la mesure de leur bassesse. 

Les initiatives centristes seront peine perdue.
Le MoDem est ravalé au rang de figurant et ses 43 élus (sur environ 90 candidats) ne pourront pas compter sur le soutien des députés macroniens sans l'accord express du président du groupe, Richard Ferrand. 

Quant aux 'Constructifs', le groupe des juppéistes déserteurs de LR, pied droit officiellement dans l'opposition mais pied gauche officieusement sur la ligne du gouvernement, ils n'auront pas d'autre choix que de jouer au Lego dans leur coin ces cinq prochaines années. 
Voilà ce qu'il en coûte en Macronie aux migrants politiques de ne pas adhérer à la secte LREM.

vendredi 22 juillet 2016

Beaumont-sur-Oise: Adama Traoré, mort lors d’une interpellation, avait "une infection très grave"

Des habitants de Beaumont-sur-Oise s'en sont pris aux forces de l'ordre

Mercredi, des proches d'Adama Traoré ont crié à la bavure policière 

Lors d'une interpellation de police, un délinquant est décédé. Mardi 19 juillet, Adama Traoré, 24 ans, est interpellé dans une commune voisine d’où il est originaire (quoi qu'en dise le BondyBlog), mais décède quelques heures plus tard, dans le véhicule de gendarmerie qui le conduit à la caserne de Persan (Val d’Oise). A 40 kilomètres de Paris, près de Pontoise, les habitants du quartier de Boyenval suspectent une "bavure" comparable à celle qui avait causé la mort de Zyed et Bouna à Clichy, en octobre 2005. 
"J’ai pleuré toute la nuit. On est très énervés," racontent des résidents du quartier de Boyenval, depuis le décès de leur "frère" Adama Traoré, dans des circonstances jugées suspectes. Tel est l’état d’esprit dans ce quartier populaire de Beaumont-sur-Oise (près de 10.000 habitants), DVG jusqu'en 2014où le taux de criminalité est supérieur à la moyenne nationale. "C’est pas le 93, ici !", plaisante Nabil, 35 ans, le 'grand frère' - ou caïd - de la cité. Sans misérabilisme, BondyBlog décrit en effet une petite ville "principalement pavillonnaire, ressemblant davantage à un patelin de province avec son centre-ville et ses pavés, son petit pont et ses ruelles étroites."
“Avec ce qui s’est passé hier, la ligne D a terminé son service à 16h !, explique un chauffeur de bus. “Du coup, , un habitant commente: " On met plus de temps pour se rendre dans la capitale qu’un Ch’ti qui fait Lille-Paris”... Mais la mauvaise foi des plaignants trouve une oreille compatissante auprès du BondyBlog, toujours prompt à faire de la littérature.

"Sur place, trois journalistes de [la mal-aimée] BFMTV campent devant l’hôtel de ville, caméra toujours sur pied. Seul stigmate d’une nuit agitée [hormis un mort...], une voiture calcinée pour décor [sic] devant laquelle ils enchaînent les duplex. Témoin de ce cirque sensationnaliste [sic], Walid, un proche de la victime, finit par les apostropher, excédé. "Vous n’en avez pas marre de dire de la merde ?". Les journalistes se défendent. Dialogue de sourds. "Vous racontez de la merde à la France entière, s’emporte Walid. Vous ne savez faire que ça : parler de la violence, mettre des étiquettes. C’est tout ce qui vous intéresse". Des passants s’arrêtent: tous approuvent les propos du jeune homme. Le fossé est béant [style], la tension monte de plusieurs crans. Le traitement médiatique de ces derniers jours a complètement décrédibilisé la profession. Entre les 22 secondes accordées dans le 20h de TF1 au lendemain de la mort d’Amada Traoré, les "déformations" et les clichés, "plus personne n’a confiance, plus personne ne veut parler", explique Walid [accusateur]. "Mettez pas les pieds dans le quartier", menace-t-il. On en a marre de la désinformation". Désinformation : ce mot reviendra plusieurs fois dans les remarques outrées des habitants," [insiste le BondyBlog]
Ce media en ligne de la diversité ethnique, qui a prospéré sur les émeutes de 2005 dans les banlieues, est hébergé par le journal Libération depuis le 1er janvier 2015. Les émeutes de 2005 ont commencé à Clichy-sous-Bois à la suite de la mort de deux adolescents, Zyed Benna et Bouna ...Traoré, le 27 octobre 2005, électrocutés dans l'enceinte d'un poste électrique dont ils avaient forcé l'entrée pour échapper à un contrôle de police]. Des parallèles qui incitent certains à assimiler les deux faits divers à 11 ans d'intervalle.
Le BondyBlog construit la légende du délinquant. 
"Lorsque les proches, ceux qui l’ont connu décrivent Adama Traoré, les mots sont à chaque fois les mêmes. "C’était un grand gaillard, le genre de mec costaud que tu viens pas embêter". "Un bloc", disent certains. Trois jours avant le drame, le jeune homme, qui a eu 24 ans le jour de son décès, a joué "un foot de huit heures sous 35 degrés samedi, sans aucun souci de santé [jusque là], nous assure-t-on. Il était en forme !" [insiste le blog]. "Toutes les histoires de maladies, infections et malaise cardiaque, personne n’y croit". "Adama était quelqu’un de souriant," raconte encore un proche. Un ami d’enfance parle toutefois d’un "gars plutôt bagarreur". Les raisons de son passage en prison ? "Violences", nous dit-il. 
"Deux jours après le drame, la ville de Beaumont-sur-Oise est toujours sous le choc, raconte le très communautaire BondyBlog, suggérant un sentiment de culpabilité de la police. Dans la nuit de mercredi à jeudi, des violences ont éclaté pour la deuxième soirée d’affilée.  Du côté de la gendarmerie, c’est motus et bouche cousue. Il suffit de passer la tête par la grille du bâtiment pour sentir une certaine fébrilité. Derrière la grande barrière, sept militaires sont comme barricadés, cachés derrière le mur. Aucun commentaire, "merci, y’a rien à voir !" Plus loin, un habitant d’une quarantaine d’années veut bien témoigner, mais anonymement. Il est originaire de la même cité que le défunt. Il nous montre des photos de la nuit dernière : des flammes, des voitures qui brûlent, des vitrines explosées. "Une réaction normale" [des casseurs], selon lui. Mais il n’en dira pas plus, il se sent surveillé."
Deux versions s’opposent sur l'interpellation du contrevenant, en compagnie de son frère, par les gendarmes de la Brigade territoriale autonome de Persan, ville limitrophe de Beaumont-sur-Oise. Côté habitants, on parle comme à chaque fois de "bavure policière". Côté officiel, on fait état d'un malaise cardiaque. Et cette explication est rejetée par l'entourage et une vingtaine de personnes prises en mains par les agitateurs habituels s'est dirigée, mercredi 20 juillet, en fin de journée, devant la gendarmerie de Persan, aux cris de "Justice pour Adama". Ils ont été repoussés par des gaz lacrymogènes. 

Dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20, des violences avaient éclaté dans les communes voisines de Beaumont-sur-Oise, Persan et Bruyères-sur-Oise. Les forces de l'ordre avaient été prises pour cible par des tirs d'armes au plomb et des cocktails Molotov. Plusieurs véhicules avaient été incendiés et neuf personnes placées en garde à vue dans la nuit de mercredi à jeudi. Des forces de l’ordre étaient mobilisées en nombre – plus de 200 militaires et fonctionnaires de police. Ces affrontements ont néanmoins fait "six blessés légers parmi les gendarmes et la police, des dégradations de bâtiments publics, des incendies de voiture", selon la préfecture.

Au cours de la nuit du 20 au 21 juillet, neuf personnes ont été interpellées et placées en garde à vue pour des faits "d'attroupements armés, incendies volontaires et jets d'objet incendiaire sur les forces de l'ordre", a indiqué le directeur de cabinet du préfet du Val-d'Oise.
Quinze véhicules ont été incendiés et 35 feux sur la voix publique ont été recensés, ainsi que deux tentatives d'incendie, contre la mairie et une école maternelle de Beaumont-sur-Oise, a en outre précisé la préfecture. La situation a été "tendue de 22h30 à 4h30 [à Persan et Beaumont-sur-Oise], mais maîtrisée grâce au robuste dispositif mis en place", a-t-elle ajouté. Les forces de l'ordre comptaient cette nuit-là 180 agents, pour faire face à environ 200 personnes.

A Boyenval, on parle surtout de "meurtre"

Il fait une chaleur caniculaire ce mercredi-là, mais une trentaine d’habitants est cependant descendue au pied des immeubles de ce quartier composé de petites tours blanches, animés par le besoin de dire leur 'ras le bol' des "media et des institutions", "qui ferment les yeux sur les crimes raciaux." Adama était Noir et l'actualité américaine a échauffé les esprits. 
Cinq policiers ont été tués à Dallas, jeudi 7 juillet au soir, lors d’une manifestation contre les bavures policières, quelques heures après la mort de deux hommes noirs abattus par des policiers filmés au moment des faits. Le président métis, Barack Obama, s’était exprimé sur les tensions entre une partie de la population américaine et les forces de l’ordre, dénonçant un "grave problème" de la société américaine.
"La police tue, en France. Avant, on voyait ça qu’à la télé, et maintenant ce sont des petits à nous qui se font tuer", crie presque l’un des agitateurs, reprenant une thèse d'extrême gauche. Pour lui comme pour les autres, le scénario du malaise cardiaque ne tient pas une seconde la route.  La longue partie de foot du samedi précédent, sous un soleil de plomb, est évoquée comme une preuve qu'il était en très bonne santé et non pas comme un élément expliquant le malaise de la victime.
Selon les meneurs, la vérité, c'est que le jeune homme serait mort sous les coups des gendarmes, qui l’auraient "tabassé". Tous prennent pour exemple le témoignage partisan d’un frère du défunt, également contrôlé par la police et interpellé: il aurait vu arriver vivant Adama au commissariat, puis "un tee-shirt de policier plein de sang", réfutant ainsi la version officielle. 

"Ce sera à l’enquête de déterminer les causes exactes de la mort," rappelle François Capin-Dulhoste, le procureur adjoint de la République de Pontoise, précisant que "ce n’était pas le jeune homme qui était visé à la base par l’interpellation [comme cela a d’abord été écrit par certains media], mais son frère. Adama Traoré s’est interposé, puis a dû être maîtrisé par trois gendarmes et emmené au poste."  C’est la section de recherche de la gendarmerie de Versailles et l’Inspection générale de la gendarmerie nationale qui sont chargées des investigations. 

Une autopsie a eu lieu le 21 juillet

L'homme est mort des suites d’une grave infection respiratoire
, "touchant plusieurs organes". Le médecin légiste n'a pas relevé de "traces de violence significatives" sur le corps, explique ce rapport d’autopsie. Traoré n’a donc pas subi de violences policières. Le rapport complet devrait être livré dans les prochains jours. 
Pour rendre hommage au jeune Noir d'origine malienne, une marche blanche a rassemblé plusieurs centaines de personnes ce vendredi, à Beaumont-sur-Oise. Dans la foule des marcheurs, un jeune polyglotte porte un t-shirt sur lequel on peut lire "No justice, No peace". "Comme d’habitude, le mec qui a fait ça sera muté dans le Sud, et on en parlera plus." 

L'avocat de la famille Traoré a demandé une contre-autopsie
L’avocat de la famille a donné une conférence de presse dans l’après-midi. Il demande une contre-expertise et une contre-autopsie.

Hawa Traoré,
la sœur jumelle d'Adama, qui dit ne pas croire aux conclusions du rapport d'autopsie, a lancé un appel au calme après les violences consécutives à la mort de son frère : "on va trouver la vérité, calmez-vous les jeunes", a-t-elle demandé.

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, qui va examiner l'affaire, a lui aussi lancé "un appel solennel au calme". "Un seul objectif doit prévaloir, partagé par toutes les personnes impliquées : la recherche de la vérité", a-t-il dit dans un communiqué.

Les proches déclarent par avance qu’ils se font peu d’illusions.
 
Dans le quartier de Boyenval, les noms de Zyed Benna et Bouna Traoré, ces deux adolescents morts en 2005 à Clichy-Sous-Bois alors qu’ils tentaient de se soustraire à un contrôle de police, sont sur toutes les lèvres, avec insistance.

mardi 28 juin 2016

Hidalgo interdit les vieux véhicules à Paris : une perte d'environ 1.000 euros pour leurs propriétaires

Les propriétaires de vieux véhicules ne sont pourtant pas des "nantis" !

Vendredi prochain, le 1er juillet prochain, les véhicules particuliers et camionnettes antérieurs à 1997 seront interdits de circulation en semaine dans Paris

Les contrevenants seront alors passibles d'une amende allant jusqu'à 135 euros. Une interdiction qui pourrait avoir de sérieux impacts sur le marché des véhicules d'occasion, selon la presse qui se dit progressiste, mais surtout sur les budgets des foyers défavorisés.
MétroNews a interrogé Vincent Hancart, directeur général de AutoScout24, plus grande plateforme de petites annonces de véhicules en Europe.

A combien estimez-vous le nombre de propriétaires de voitures qui vont être impactés par l'interdiction du 1er juillet à Paris ?

Vincent Hancart : L'ensemble des véhicules susceptibles de rouler dans Paris-Ile-de-France est estimé à 6,1 millions, soit 16% de l'ensemble du parc automobile français. L'interdiction touche les véhicules ayant plus de 20 ans, immatriculés avant 1997. Mais on a estimé que les Franciliens seront principalement concernés. Ce ne sont pas forcément des propriétaires qui circulent tous les jours dans Paris, mais qui y vont régulièrement ou potentiellement peuvent y aller. D'après nos calculs, entre 300.000 et 600.000 véhicules vont être impactés, sur toute l'Ile-de-France, par cette interdiction.

Et cette interdiction va, selon vous, avoir un réel impact sur le marché des véhicules d'occasion ?

Il est toujours très difficile d'évaluer comment les conducteurs concernés vont réagir. Ils vont peut-être choisir de venir à Paris par un autre moyen de locomotion. Mais il y a aussi un gros risque qu'ils se débarrassent de leur voiture. Et donc qu'on assiste à une augmentation du nombre de véhicules mis en vente. [En régions, les acquéreurs potentiels seront-ils assez sots pour les acheter ? Attendez-vous plutôt à des abandons dans des lieux publics: une "avancée" écologiques...

Actuellement, en se basant sur nos données, on estime que le marché des véhicules de plus de 20 ans est de 250.000. Donc dans l'hypothèse où les propriétaires d'un véhicule concerné par l'interdiction sur la petite couronne décident de le vendre, il faudrait ajouter 300.000 voitures de plus. Ce qui va doubler l'offre [sic]. Il est fort probable qu'avec une telle abondance, le marché français ne puisse pas absorber cette offre [!]. Et il sera très difficile pour les propriétaires de trouver un acheteur. Et ce, sans tenir compte du fait que peut-être d'autres villes françaises vont suivre la même initiative que Paris et venir gonfler encore l'offre au niveau national.

Les véhicules interdits risquent donc de subir une forte décote ?
Assez bien pour Daesh ?
Il y aura une offre abondante, et très peu de demande en face les Parisiens n'auront aucun intérêt à acheter un véhicule qui ne permettra pas de circuler là où ils le souhaitent [gag]. On peut donc s'attendre à des pertes sèches. 

Chaque voiture – sur notre site la valeur moyenne de ce type de véhicule est de 3.936 euros – va perdre environ 1000 euros. La décote peut aller jusqu'au moins 50%. 
Les voitures finiront à la casse ou quitteront le territoire. Il y aura sans doute un débouché à l'étranger [exportation de véhicules trop polluants pour Anne Hidalgo...]: ce sont les pays de l'Est de l'Europe qui risquent d'absorber le plus gros surplus, suivis par les pays du Maghreb et d'Afrique

Vous estimez aussi que cette interdiction va surtout frapper les ménages les moins aisés...

Dans nos annonces, les modèles les plus courants mis en vente sur le créneau des plus de 20 ans, on retrouve beaucoup de petites voitures, star de leur époque, comme la Renault Clio, la VW Golf, Peugeot 106, 306, 205, Renault Twingo. Plutôt des véhicules de petite taille, utilisés par des gens modestes.

En effet, les propriétaires de voitures avec 20 ans d'âge sont souvent des ménages qui n'ont pas le choix, peu aisés, et qui gardent leur véhicule par souci économique, pour l'amortir. Ils ne vont pas forcément acheter un véhicule neuf, ou n'ont pas les moyens de mettre 20.000 euros dans une nouvelle voiture. Alors oui, cette mesure risque de les mettre dans l'embarras.

Que pensez-vous de cette interdiction ?
Renault Clio 1: mort  programmée
non assistée
L'intention est louable. Mais les chiffres permettent de se rendre compte que l'impact n'est pas négligeable, et se fait au détriment d'une classe sociale modeste. La mesure aurait pu être introduite de façon plus progressive, par paliers, pour qu'elle impacte moins de personnes en même temps, que les gens aient le temps d'anticiper, et ne pas provoquer cet afflux de véhicule à la revente.

Un phénomène analogue de revente avait été observé en Allemagne, qui avait mis en place un système de pastilles dans les grandes villes, mais la mesure avait été lancée de façon plus concertée. Là, c'est un peu dogmatique, et on a l'impression qu'il n'y a pas eu beaucoup de concertation avec les professionnels. C'est quand même un couperet, qui va trancher toute une partie du parc automobile. Et l'affluence d'une masse de véhicules sur un marché n'est jamais bon, cela détruit un équilibre, va favoriser l'export, et… polluer ailleurs.

Colère des propriétaires de  véhicules concernés

L'association "40 millions d'automobilistes" a annoncé en mai une action collective en justice contre la décision de la mairie de Paris d'interdire la circulation des véhicules anciens dans la capitale à partir du 1er juillet. Elle réclame l'indemnisation des automobilistes lésés. D'après l'association, 800.000 autos [et foyers] sont concernées, qui subiront une décote d'environ 1.250 euros [et non pas seulement 1.000] en moyenne.

L'action collective de "40 millions d'automobilistes" contre la mairie de Paris visait à obtenir en justice une compensation pour la perte de valeur des voitures interdites de circulation dans la ville. Les voitures essence ou diesel mises en service avant le 1er janvier 1997, considérées comme trop polluantes, ne seront plus autorisées à circuler intramuros entre 8h et 20h en semaine.

"La mesure est votée, actée. Un arrêté sera pris automatiquement le 1er juillet. Dès qu'il le sera, nous serons prêts" à saisir le tribunal administratif, a expliqué Me Jean-Baptiste Iosca, qui porte la procédure. "L'idée est de rassembler un maximum de personnes qui vont souhaiter se faire indemniser d'un préjudice évident", car les propriétaires de ces voitures, qui "ne pourront plus rouler avec", "ne pourront plus non plus les vendre", car "personne ne voudra les racheter", tonne Pierre Chasseray, le délégué général de "40MA".

La mairie socialiste pratique la "ségrégation par l'argent"
D'après l'association, 800.000 autos sont concernées, qui subiront une décote d'environ 1.250 euros en moyenne, soit un préjudice total de plus d'un milliard d'euros. "Est-ce que Mme Hidalgo (Anne, la maire PS de Paris) est prête à prendre un risque à un milliard d'euros pour une idéologie ?", a ironisé M. Chasseray, critiquant la "ségrégation par l'argent" que porte, selon lui, une telle mesure, au détriment des plus pauvres. "Comment va faire un plombier francilien auto-entrepreneur, qui a du mal à boucler ses fins de mois, et à qui on dira : 'tu ne peux plus rentrer dans Paris ?'", s'est étranglé Me Iosca. 
"La plainte n'a pas été déposée. Nous n'avons pas été notifiés. Nous ne savons pas sur quelle base juridique ils veulent attaquer", a réagi un porte-parole de la Mairie de Paris, se refusant à tout autre commentaire.

Au nom de la santé publique, la Ville interdira ensuite progressivement des véhicules plus récents.
En 2020, les voitures immatriculées avant le 1er janvier 2011 seront soumises aux mêmes restrictions. On peut lutter contre la pollution autrement, a objecté Pierre Chasseray, notamment via des "filtres de dépollution" qui éliminent "deux tiers des particules", explique-t-il. 
Des dizaines de propriétaires de vieilles voitures avaient manifesté mi-avril dans Paris aux côtés de milliers de motards, qui seront soumis à des interdictions similaires.