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jeudi 23 janvier 2020

24 janvier 2020: "ce qui vous attend" (Le Point), "journée noire" (CNews), "vendredi noir" (LCI,"vers un blocage total des transports" (France Soir)

Retraites: l'intersyndicale appelle à une nouvelle journée de grèves et manifestations le 24 janvier

Les syndiqués et sympathisants opposés à la réforme Macron des retraites appellent à une 7ème journée de grèves et de manifestations, vendredi, jour où le Conseil des ministres examinera le projet de loi.
manif-retraites





Test d'essoufflement... la mobilisation contre la réforme des retraites a pris des formes nouvelles, mais elle n’est pas pour autant terminée. Des actions coups de poing de la CGT Energie maintiennent la pression sur le gouvernement Philippe, tout en permettant aux grévistes de la SNCF et de la RATP de reprendre haleine. Les organisations syndicales CGT et FSU, FO, CFE-CGC et Solidaires de la Fonction publique ont appelé à "des actions de grève et de convergences interprofessionnelles" jusqu’à la journée de mobilisation du vendredi 24 Janvier 2020.
[Communiqué]
42 jours plus tard : un mouvement majoritaire et inédit !
L'intersyndicale FSU, CGT, Solidaires, FO, CFE CGC, UNEF, UNL, MNL et FIDL appelle à renforcer la grève et à une journée de mobilisation massive le ! 👇




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Avocats, profs, dockers, etc…

Après six semaines d’un mouvement social inédit sous la Ve République et après six journées de manifestations massives, aussi bien à Paris que dans les grandes agglomérations françaises, la colère ne retombe pas, contrairement à ce que donne à penser l’exécutif et sa presse aux ordres qui évoquent en choeur "une grève sans issue".

Ces derniers jours ont connu des actions-surprises dans des secteurs encore non impactés : on a assisté à une nouvelle intrusion au siège de la CFDT, mardi, à des coupures d’électricité dans plusieurs régions, au "jeter de robes" noires pour les avocats de plusieurs tribunaux (Caen ou Bordeaux, notamment) et blanches pour le personnel médical, au "jeter de manuels scolaires" par-dessus les grilles du rectoral dans plusieurs grandes villes de France, comme à Clermont-Ferrand ou à Créteil.

Les avocats grévistes (ils sont 70.000 en France) perturbent sérieusement les audiences dans toutes les juridictions. Les dockers bloquent les ports de Calais, Dunkerque, Le Havre, Nantes, La Rochelle, Marseille. Les enseignants refusent de faire passer les épreuves communes de contrôle continu (E3C) dans le cadre de la réforme Blanquer du bac dans de très nombreux établissements. Perturbations également à la Banque de France où des centres fiduciaires sont bloqués, avec pour conséquence le risque brandi d’une pénurie de billets de banque dans les distributeurs automatiques.

Le chaos, jusqu’à quand ?

Les causes doivent être pointées, plus que les conséquences.
📢
RDV

📍 Place de la République
⌚️ 11h, sous le ballon CFE-CGC

Pour les mobilisations en province, rapprochez vous de votre UR.

📌 Rappel : le 24, le projet sera présenté au Conseil des ministres.




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Si ils pouvaient, BFM, LCI et CNews ou Le Figaro enverraient leurs cadres pour  remplacer les grévistes de la SNCF ou d'ENEDIS, comme l'a fait Farandou Jean-Pierre. Mais on ne verra ni Jean-Jacques Bourdin, ni  Ruth Elkrief au sommet d'un pylône... 

La contestation se radicalise à mesure que Macron et Philippe exaspèrent les salariés.
Elle prend des formes inattendues : intrusion dans un théâtre, vendredi dernier, où les Macron n'ont pas hésité à aller se distraire en pleines grèves, blocage de l’entrée du Louvre le lendemain, prise à partie d’élus et de ministres lors de réunions publiques, incendie d’un grand restaurant parisien où Macron avait fait la fête entre les deux tours de la présidentielle, avec ses partisans… 
Les experts-comptables et commissaires aux comptes pourtant peu enclins à faire la révolution envisagent de ne pas valider les comptes de campagne des candidats aux élections. C’est dire si, avec sa réforme des retraites, Macron fait l’unanimité contre lui !

A vouloir faire sa Thatcher, Macron entretient les flammes. Jusqu’à quand ? 
"Jusqu’au retrait total de la réforme," répondent en chœur les syndicats CGT, CFE-CGC, FO, FSU, Solidaires, mais aussi les syndicats enseignants et étudiants (MNL, UNEF) ou associations lycéennes (UNL, FIDL) qui, lors d’une AG commune, lancent un appel à une nouvelle journée de mobilisation le 24 janvier 2020, la 7ème depuis le début du conflit? Au 52e jour de grèves, ce sera le jour où le Conseil des ministres examinera le projet de loi sur les retraites. Tout un symbole.

La grève contre la réforme Macron des retraites bat le record de 1986-87.
En 1986, pour la défense des salaires et conditions de travail, la SNCF avait été paralysée par 28 jours de grève, sans trêve de Noël, face au second gouvernement Jacques Chirac, pendant la présidence de François Mitterrand.

En 1995: 22 jours contre la réforme des retraites (photo ci-dessous).
La grève contre le projet de réforme d'Alain Juppé, qui portait notamment sur les régimes de retraites des fonctionnaires et des agents de services publics, paralysa le trafic de la SNCF et de la RATP pendant 22 jours, du 24 novembre au 15 décembre 1995.
Les fonctionnaires observèrent également plusieurs journées de grève et les manifestations se multiplièrent. Alain Juppé renonça finalement à la réforme des retraites, tout en maintenant le reste de son plan de redressement de la Sécurité sociale.

Jeudi soir, veille de la grande grève du 24, des marches aux flambeaux dans toute la France !  
Des retrai­tes aussi, mais aux flam­beaux, à l’ini­tia­tive des gré­vis­tes des mar­ches de nuit... 

mardi 9 mai 2017

Edouard Philippe, futur premier ministre du président Macron ?

Macron proposera-t-il à Juppé un tour de rattrapage ?

Edouard Philippe n'est pas un homme nouveau

Du charme et de la flexibilité,
mais peu d'expérience du Parlement
Un beau gosse de 47 ans au côté d'Anormal 1er ?
Le maire du Havre est connu pour être un proche d'Alain Juppé, mais il pourrait néanmoins occuper l'un des postes les plus importants du nouveau gouvernement, à savoir celui de premier ministre. Une revanche pour Juppé, mais aussi un choix cocasse du président Anormal 1er qui aurait pu se trouver face à face avec le septuagénaire, si seulement le maire de Bordeaux avait été retenu par le filtre de la primaire de la droite et du centre. L'équipe de perdants conserve-t-elle donc des chances de seconde vie auprès de Macron ?

Edouard Philippe est-il l'homme de la situation ?

Maire depuis sept ans, sous l'étiquette UMP, puis Les Républicains, E. Philippe est pressenti comme l'un des futurs locataires possibles de l'Hôtel de Matignon.
Avant cela, il milita quelques années pour le Parti ...socialiste et tutoya la ligne de Michel Rocard au temps de sa gloire, avant de basculer plus clairement vers le centre-droit, quand le vent tourna. 

Ce politicien au parcours classique (Science Po, ENA -promotion Marc Bloch- et Conseil d'État) est un ancien collaborateur de Raymond Barre, puis directeur de la campagne de Jacques Chirac en 2002 et soutien de Nicolas Sarkozy en 2007. Un parcours sans états d'âme. Lors de la primaire à droite, le maire du Havre, proche d'Alain Juppé, s'était félicité au micro d'Europe 1 du soutien de Claude Chirac à l'ancien Premier ministre. "Il y a de la place pour tous les Chirac et pour tous les autres" dans la campagne, avait assuré E. Philippe, sans nuances, ni exigence de CV.

Aucune confirmation de la part d'Emmanuel Macron

C'est le lundi 15 mai 2017 que nous allons connaître le nouveau gouvernement, si tout se passe bien, puisque l'identité du premier ministre ne sera plus révélée mercredi, mais jeudi. 
Pour l'instant, l'équipe d'Emmanuel Macron assure que personne n'est pressenti pour occuper ce poste, alors que le candidat disait avoir un nom.

L'heure reste à l'incertitude : Macron a-t-il vraiment tout réglé d'avance ?

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Ce quadra sait nager
François Hollande reste le président des Français jusqu'à la passation de pouvoir qui interviendra le dimanche 14 mai 2017. En attendant, black-out sur le futur gouvernement Macron.  
Alors, Philippe, Pierre, Paul ou Jacques...

lundi 18 avril 2016

Conseil constitutionnel: Fabius veut expulser les ex-présidents de la République

Le président du Conseil constitutionnel aimerait supprimer le droit à vie des anciens présidents, de siéger

Le nouveau président du Conseil constitutionnel  souhaite modifier
l'alinéa 2 de l'article 56 de la loi fondamentale

  pour supprimer le droit à vie des anciens président de la République à siéger parmi les Sages.

Le successeur de Jean-Louis Debré estime "qu'il serait logique, compte tenu notamment de l'accentuation du caractère juridictionnel du Conseil", que cet alinéa soit supprimé, restreignant ainsi le Conseil constitutionnel aux neuf membres nommés par le président de la République, l'Assemblée nationale et le Sénat. "Un de mes professeurs de droit aimait répéter que, à la différence des satellites, les institutions demeurent rarement sur l'orbite où leur créateur a voulu les placer, raconte l'ancien patron du Quai d'Orsay.  

A l'origine, le Conseil avait été conçu pour contrer les éventuels empiétements du législatif sur l'exécutif. Depuis, il a changé d'orbite par étapes pour devenir une véritable Cour constitutionnelle", explique Fabius, dans un entretien journal Le Monde, .

Seul Valéry Giscard d'Estaing occupe aujourd'hui son siège au rue de Montpensier.

Mais c'est encore trop au goût de Fabius. Jacques Chirac, pour des raisons de santé, et Nicolas Sarkozy, qui préside le parti Les Républicains et pourrait se présenter à un second mandat présidentiel, ne viennent plus au Palais-Royal.

François Hollande Il l'a d'ores et déjà annoncé,
François Hollande n'est pas intéressé par un siège parmi les Sages, après avoir promis en 2012 la suppression de ce dispositif, qui nécessite une révision de la Constitution.

En 2013, l'exécutif avait envisagé de proposer cette réforme au Parlement, avant de reculer, craignant de ne pas réunir la majorité des 3/5 des parlementaires réunis en Congrès. Après l'échec de la réforme constitutionnelle sur la déchéance de nationalité, Laurent Fabius devra probablement attendre le prochain quinquennat avant de tripatouiller la Constitution.