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vendredi 1 avril 2016

Valls, "un petit manoeuvrier sans envergure," souligne Fillon

L'ancien Premier ministre juge "indignes" les propos de Manuel Valls

"Les propos du Premier ministre sont indignes parce qu'ils sont faux", a riposté F. Fillon sur RTL

Depuis deux jours, l'abandon de la révision constitutionnelle annoncée par François Hollande mercredi attirent les sarcasmes de la droite sur le gouvernement et singulièrement son chef, Manuel Valls. Par téléphone au micro de RTL ce vendredi matin, François Fillon a même qualifié Manuel Valls de "petit manoeuvrier sans envergure"

La veille, Manuel Valls fustigeait la droite sénatoriale et l'accusait de l'échec du projet de réforme constitutionnelle. 
Interrogé sur le transfert de Salah Abdeslam en France, le locataire de Matignon a amèrement commenté l'exemple et fustigé l'opposition majoritaire: "On ne pourra pas déchoir de la nationalité, car la droite sénatoriale l'a décidé." 

Des propos dont François Fillon souligne l'indignité. 
"Ils sont indignes parce qu'ils sont faux. Le texte que le président de la République avait promis, celui qu'il avait annoncé à Versailles, et qui correspond d'ailleurs parfaitement au vote du Sénat, concernait les binationaux. Et donc c'est vrai qu'avec la proposition de François Hollande, Abdeslam n'aurait pas pu être déchu de sa nationalité", a ajouté le candidat à la primaire à droite pour la présidentielle de 2017.

"Je revendique de représenter une droite qui a refusé de voter ce texte à l'Assemblée", a assumé l'ancien François Fillon.
Avant le vote au Sénat, une partie des députés de droite  -dont François Fillon- n'a pas voté la révision constitutionnelle et, piqué au vif il ripostait donc à l'accusation de Valls, un premier ministre socialiste qui accuse en effet la droite sénatoriale d'avoir fait échouer le projet de loi constitutionnel, quand -sur d'autres sujets- il n'accuse pas alternativement l'Union européenne, les patrons et les syndicats.

"Je revendique de représenter une droite qui a refusé de voter ce texte à l'Assemblée", a rétorqué l'ancien Premier ministre. "Il y a eu un accord manifestement entre le président des Républicains et François Hollande pour voter cette révision constitutionnelle (à l'Assemblée nationale)", insinue au passage le candidat à la primaire à droite pour la présidentielle de 2017. "Je considère que c'est une erreur".
"Ceux qui ont voulu se lancer dans une aventure d'une révision constitutionnelle purement symbolique se sont fourvoyés. C'était un théâtre d'ombres; ça a abouti à ridiculiser le gouvernement, la majorité, le Parlement", a-t-il jugé.
 
Et de démonter la manoeuvre hypocrite de l'exécutif socialiste

"Le gouvernement faisait voter une révision constitutionnelle qui permet la déchéance de nationalité pour tous les Français mais immédiatement il faisait en sorte que les Français qui ne sont pas binationaux ne puissent pas être déchus de leur nationalité".
 
Citoyen français parce que né sur le sol de France, Salah Abdeslam sera livré à la France par la justice belge qui a approuvé jeudi l'intention du gouvernement. Ce terroriste islamiste est en effet soupçonné d'avoir tenu un rôle-clé de logisticien dans les attentats du 13 novembre à Paris.

Un grand nombre de députés PS a voté contre la déchéance 

Adopté de justesse -et uniquement par les godillots de l'Assemblée,
le projet a fracturé la majorité présidentielle. 92 députés PS ont voté contre la déchéance de nationalité, mardi 9 février au soi. 
La veille, l'article 1 --qui constitutionnalise l'état d'urgence-- avait été adopté dans un hémicycle plus que clairsemé. 
L'article 2, lui, a bien failli ne pas passer, puisque c'est par 14 voix d'écart --soit seulement six de plus que la majorité absolue, compte tenu du nombre de votants-- que les députés ont voté pour. Et ce, malgré les menaces de l'exécutif, quelques heures plus tôt.
Comme le glissait un conseiller de l'exécutif dans la soirée, le gouvernement a eu "vraiment très très chaud aux fesses". Et "ptit zizi" est tout ratatiné.

mardi 19 mars 2013

Cahuzac, poussé à la démission, fait ses valises

Hollande, sanctionné pour sa faute de jugement

Coup de massue pour le gouvernement socialo-écolo
Cahuzac, la crête tombante

Hollande prend acte de l'information judiciaire décidée par le Parquet à l'encontre de son ministre, Jérôme Cahuzac

La justice se penchera sur les affaires de blanchiment de fraude fiscale et de conflit d'intérêts qui salissent la majorité présidentielle.

Jérôme Cahuzac continue de nier catégoriquement avoir détenu un compte bancaire en Suisse, transféré ensuite à Singapour, comme l'en accuse le site internet Mediapart. 
Le Parquet de Paris a jugé nécessaire de passer à l'étape suivante, au vu des dénégations obstinées du ministre et malgré un enregistrement du ministre qui le trahit et qui a été authentifié par trois témoins.

Bien que Jérôme Cahuzac ne soit pas encore mis en examen, il a préféré  se consacrer à temps plein à sa défense. 
VOIR et ENTENDRE Cahuzac nier en bloc devant la représentation nationale:



Reportages :  Jérôme Cahuzac à l’Assemblée... par LCP 

Sur fond d'impopularité de l'exécutif

François Hollande n'avait que trop tardé pour se séparer du ministre du Budget  accusé de ...fraude fiscale depuis décembre 2012. Il l'a en revanche immédiatement remplacé par un autre arrogant, Bernard Cazeneuve, sans que rien ne puisse limiter les dégâts, estiment des analystes politiques.


VOIR et ENTENDRE 
 celui que l'on surnommait "l’homme le plus détesté du gouvernement" aggraver son cas et celui du gouvernement: 




"L'Elysée avait à mon avis anticipé toutes les hypothèses possibles", assure Christian Eckert, rapporteur socialiste à la Commission des finances de l'Assemblée nationale. "La rapidité [sic] de la démission montre qu'il y avait eu au moins une réflexion."
"Quand on est sortis tout à l'heure de l'hémicycle, les députés, à gauche comme à droite, pensaient que ce n'était plus possible. Tout le monde disait, 'c'est terminé, il faut qu'il démissionne' ", lâche un parlementaire socialiste.

La démission de ce ministre-clef d'un gouvernement contraint de serrer les boulons budgétaires, qui était craint de ses collègues pour ses manières cassantes, notamment dans les négociations de nouvelles économies ministérielles, ne sera pas pleurée par qui que ce soit et certainement pas par Aurélie Filippetti qui avait révélé sa terreur à chaque convocation dans le bureau du sortant.
Ce départ forcé tombe de surcroît au plus mauvais moment pour le chef de l'Etat et son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, au plus bas dans les sondages de popularité.

Cahuzac avait monté une manipulation de l'opinion
Le sous-ministre de Ayrault avait négocié avec la Suisse qu'elle certifie qu'elle n'a pas trace d'un recel des fonds expatriés de Cahuzac.
Auto-censure: BFMTV a rendu inaccessible son reportage sur le sujet: on peut constater ICI
Reste ceci, ambigu... 

Le mauvais karma de François


"C'est un très bon ministre dans un moment très important", estime un député PS, membre de la commission des Finances. "On va avoir le programme de stabilité budgétaire à remettre à la Commission européenne à la mi-avril, donc toute la trajectoire budgétaire à refaire en fonction des nouvelles données en matière de croissance et déficits." Ce sera pour Cazeneuve qui cède sa place à l'insignifiant Thierry Repentin, savoyard de 50 ans, qui ne laissera pas un grand vide à la Formation professionnelle. Elle sera sans dommage être confiée au ministre du Travail, Michel Sapin, qui en fera hélas toujours autant et avec la même réussite qu'en matière de lutte contre le chômage !


"En plus demain , on a la motion de censure de l'UMP. Ça tombe vraiment très mal", renchérit un autre.


L'analyste politique Jean-François Doridot, de l'institut Ipsos, veut cependant croire que tout n'est pas totalement perdu dans ce nouveau coup dure.

Après quatre mois, "François Hollande a fait preuve d'autorité: il a montré qu'il ne transigeait pas avec un certain nombre de principes et qu'il pouvait trancher tout de suite", prétend-il pourtant.

Un avis évidemment partagé par un responsable du PS,  aussi haut qu'anonyme, pour qui il fallait à tout prix empêcher que l'affaire Cahuzac devienne un élément perturbateur de plus pour le gouvernement. C'est réussi !

VOIR et ENTENDRE le lumineux Bartolone, président de l'Assemblée, se ridiculiser, Laurent Wauquiez (UMP) s'indigner et Michèle Tabarot (UMP) se montrer circonspecte:  

Hollande saura-t-il convaincre de son envergure de chef d'Etat?

Si tardive soit cette démission de Jérôme Cahuzac,  François Hollande pourra la banaliser dans sa prochaine intervention télévisée prévue dans les prochains jours.

Il aura même l'audace de se décerner la palme de la fermeté

"Ce n'est pas tout à fait la même chose d'être au coeur d'une polémique lancée par un organe de presse et d'avoir la justice qui enquête sur votre cas," cherche déjà à positiver ce haut fonctionnaire mystérieux, vraisemblablemnt inventé de toutes pièces par Reuters.