POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est portiques électroniques. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est portiques électroniques. Afficher tous les articles

lundi 19 novembre 2018

Gilets jaunes : Ségolène Royal riposte à Edouard Philippe

Ségolène Royal est colère, mais est-elle sincère?

Résultat de recherche d'images pour "segolene Royal portique electronique"
En faisant démonter 173 portiques, S. Royal déboursait entre 7 et 13 millions d'euros:
ils sont toujours là, neutralisés, inutiles
Suite à un week-end de manifestations spontanées à l'initiative des gilets jaunes partout sur le territoire, Edouard Philippe s'est invité sur le service public, au JT de 20h de France 2, dimanche pour commenter le mouvement de révolte et les revendications des mécontents. Dans son argumentaire, le premier ministre a tenté de s'exonérer de toute responsabilité, égratignant, et pourquoi ne pas le faire, l'ancienne ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal qui n'a pas la même lecture de son action de 2014 à 2017, relève Le Huffington Post.
En 2007, l'écotaxe prévoyait de taxer les poids lourds de plus de 3,5 tonnes, sur certains tronçons du réseau routier français. Elle devait entrer en vigueur le 1er janvier 2014, mais elle a été suspendue en novembre 2016."Je rappelle que l'écotaxe avait été votée, donc il était normal de l'appliquer," avait fait valoir l'ancien ministre des Transports, Thierry Mariani.
Face à la révolte populaire, Edouard Philippe se devait de répondre.
En l'absence de Macron qui n'a pas annulé pour autant sa visite à la Belgique, les gilets jaunes ont manifesté pendant tout le week-end et sur l'ensemble du territoire, établissant des barrages filtrants et affichant leur colère, bon-enfant jusqu'à l'entretien de l'Edouard avec le bellâtre du JT, et l'Edouard a dû monter au créneau, tandis que Jupiter se tenait en retrait. Certains se sont demandés où il était passé, samedi, et pensaient qu'il été claquemuré à l'Elysée, quand il était allé se relaxer à La Lanterne. A Versailles, les Gilets jaunes n'ont pas réussi à engager le débat à l'heure de la brioche : la résidence était bunkerisée par un service de sécurité hors normes.

Le premier ministre a continué à seriner qu'il entend la grogne populaire, bien qu'il ne l'ait visiblement pas  écoutée. Mais Philou a aussi polémiqué : alors qu'il se targuait de lancer "un nouveau plan", Edouard Philippe a fait une petite référence au passé et notamment à Ségolène Royal, a relevé le Huffington Post.
"J'ai vu, dans le passé, un nombre considérable de responsables politiques venir changer des plans qu'ils avaient formulés pour un nouveau plan...". En ajoutant. "Souvenez-vous des bonnets rouges : aujourd'hui, si on a un problème de financement des infrastructures, c'est probablement parce qu'à l'époque des bonnets rouges, le gouvernement - parce qu'il a été impressionné - a changé de plan."


Une déclaration qui a ébranlé la ministre de l'Ecologie de l'époque, Ségolène Royal.
Pour compenser l’abandon de l’écotaxe, Ségolène Royal avait choisi d’augmenter de deux centimes le prix du litre de gazole. Un choix qui n’était pas juste selon la Cour des comptes : "L'écotaxe devait peser sur les poids lourds étrangers circulant en France à hauteur de 31%", explique le rapport. "La compensation de son abandon par un relèvement de la taxe par le diesel ramène cette contribution à 2% et fait donc supporter cet abandon par les poids lourds français et les automobilistes à hauteur de 98% ?"
Royal explique-t-elle dans son bouquin que "l'écotaxe devait aussi servir à renflouer les caisses de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) qui supervise et finance les grands projets routiers ou ferroviaires dans notre pays. Or, la nouvelle taxe sur le diesel, qui devait rapporter un peu plus d’un milliard par an, n'allait déjà pas en totalité dans ses caisses, contrairement à ce qui était prévu avec l’impôt sur les poids lourds.


Concrètement, la décision de Ségolène Royal, motivée par la peur d'une paralysie du pays par les transporteurs routiers français et la ré-orientation des étrangers vers les ports de la concurrence, a affecté le développement du transport ferroviaire, comme le décrit l’ancien ministre Dominique Bussereau : "On va mettre en service la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux. C’est un coût de 8 milliards d’euros. Figurez-vous que l’AFITF ne peut pas payer la part de l’Etat ! Et donc SNCF Réseaux emprunte pour payer la part de l’Etat. L’AFITF est obligée de faire emprunter des opérateurs publics pour payer sa part."

Autre avatar, sur l'avenir de certaines routes nationales et départementales qui ont besoin d'être rénovées, Philippe Duron, membre du Parti socialiste, n'était pas très optimiste : "Il y a une dégradation des chaussées et des ouvrages d’art. L’État ne met plus assez d’argent. Il faudrait au moins 500 millions d’euros par an pour rénover nos routes. Or, l’État n’en met que 350."  D'où la décision de l'Edouard en faveur d'une réduction de vitesse à 80 km/h sur certaines routes secondaires...

Ces deux députés imputent la faute à l’abandon de l’écotaxe sur les poids lourds par l'amère Royal. Dans son dernier rapport annuel, la Cour des comptes chiffrait alors le manque à gagner à environ dix milliards d'euros en 2026, date à laquelle le contrat avec Ecomouv devait prendre fin.

La gauche se repasse la patate chaude

Résultat de recherche d'images pour "se repasser la patate chaude"
Sur Twitter, l'ancienne ministre de François Hollande s'est justifiée avec sa véhémence coutumière. "Non ! Je n'ai pas été impressionnée, j'ai écouté, travaillé et découvert un projet injuste et aberrant signé par F. Fillon et aux financements étranges (...) Quand une réforme est mauvaise, humilité de la changer." Marie-Ségolène est humble, il fallait oser !

Dans son tweet, l'ancienne candidate à la présidentielle fait également la promotion de son 'opus', où elle donne sa vérité sur le sujet, preuve qu'elle a besoin de se justifier. 
Depuis plusieurs semaines, elle raconte que l'abandon de l'écotaxe était "un cadeau empoisonné" de la part de François Fillon. Elle dénonce même "un montage financier absurde", raison pour laquelle elle a préféré abandonner le projet, le 9 octobre 2014, soit un manque à gagner de 450 millions d'euros par an le démontage des 176 portiques aurait coûté plus de 75.000 € chacun. Il en reste 142... Et qu'a-t-elle fait des portiques inutiles dès lors qu'elle renonçait à cette taxe juste sur les pollueurs-payeurs.
L'ensemble des installations de portiques a eu un coût : les quelque 170 portiques, 230 bornes de contrôles pour les routes secondaires, 720.000 boîtiers qui devaient équiper les camions, sans compter un centre informatique dernier cri, ont coûté 652 millions d'euros, selon la Cour des comptes. Difficile d'avouer aux contribuables, notamment les Gilets jaunes, que tout a été jeté à la poubelle. Macron fait-il maintenant de la récup dans les poches des particuliers ? 
Sur France 2, Edouard Philippe, lui, défend l'écologie punitive de Rugy. 
"J'entends ce que disent les Français. Je vois le cap, je n'en change pas et j'essaye de trouver les bonnes solutions pour intégrer ce que les Français me disent."
Le fusible de Rugy sauterait que personne ne s'en plaindrait, mais cela suffirait-il ?

jeudi 15 juin 2017

Richard Ferrand (REM), épinglé dans une nouvelle opération immobilière ?

Ferrand, ministre ou agent immobilier ? 

Le ministre de la Cohésion des territoires se serait enrichi en revendant un bien appartenant au ...PS
Chaque député touche une indemnité représentative de frais de mandat de 5 770 euros brut pour couvrir ses frais professionnels.
Pendant ses opérations immobilières, le député n'est pas dans l'hémicycle :
il doit être en commission...
L'élu du Finistère aurait revendu une partie de sa permanence parlementaire achetée avec des fonds publics, révèle Mediapart. Le chouchou du président de la transparence et du renouvellement des moeurs de la vie politique en est à sa troisième affaire en un mois : un délit de favoritisme au profit de sa concubine, aux frais des mutualistes dont il est en charge des intérêts, un soupçon d'emploi fictif au profit de son fils Emile, au détriment de l'Assemblée nationale, et une nouvelle opération immobilière, au détriment du Parti socialiste.

Moins d'un mois après sa nomination au gouvernement et deux semaines après l'ouverture d'une enquête préliminaire à propos d'un premier montage immobilier dont il aurait fait bénéficié sa compagne, Richard Ferrand se retrouve de nouveau au cœur d'une affaire, toujours sur fond d'enrichissement personnel.


Cette fois, les faits sont récents, puisqu'ils remontent à septembre 2016, quand il faisait déjà campagne sur la moralisation de la vie publique.
 

Richard Ferrand était alors secrétaire général du mouvement En marche !. Selon les informations de Mediapart, le député socialiste du Finistère et actuel ministre de la Cohésion des territoires (comprendre "aménagement du territoire) aurait décidé de la revente à profit d'une partie de sa permanence parlementaire à la fédération PS du département : 40.000 euros pour 43m2. Soit 930 euros/m2.


Richard Ferrand aurait acheté ces locaux en octobre 2012, quatre mois à peine après son arrivée à l’Assemblée nationale. Plutôt que de louer une permanence parlementaire, le député breton aurait préféré acquérir "un rez-de-chaussée à Châteaulin, deuxième ville de sa circonscription, au prix de 115.000 euros pour 130 m2 environ", écrit le site d'investigation.

De l'argent public pour rembourser un bien privé ?


Sachant que les locataires du Palais Bourbon bénéficient de taux d'emprunt défiant toute concurrence,
Ferrand est un exploiteur insatiable de la collectivité : certains diraient qu'il serait capable de vendre sa mère sur Le Bon Coin. Certes, le Sénat a mis fin au système d'aide avantageux en cas d'achat immobilier, mais les salariés de l'Assemblée l'ont maintenu. Les 1.250 fonctionnaires de l'Assemblée nationale ont conservé l'un de leurs précieux privilèges, les prêts immobiliers à taux préférentiel. Finis les prêts à 2%, mais bienvenu aux "avances remboursables "… Depuis 2013, les fonctionnaires ont droit à une avance sur salaire d'un montant maximal de 90.000 €, à rembourser sur dix ans, mais… sans intérêts! Un tour de passe passe à 32 millions d'euros, il y a quatre ans, sachant que la rémunération moyenne des fonctionnaires de l'Assemblée , toutes catégories confondues, s'élève à 7.700 euros bruts mensuels.
L'association 'Pour une démocratie directe' dénonce "l’enrichissement personnel" de certains parlementaires, grâce à leur indemnité de frais de mandat (IRFM), qui fait polémique depuis plusieurs mois.
En plus de leur "indemnité parlementaire" (soit leur salaire, d'un montant de 7.100 euros brut) et de leur "crédit affecté à la rémunération de collaborateurs" (pour payer les assistants, conseillers…), les députés perçoivent une "indemnité représentative de frais de mandat" (IRFM), à hauteur de 5.770 euros brut mensuels. Des dizaines de députés se sont ainsi servis de leur IRFM pour devenir propriétaires de leur permanence parlementaire, voire d'une résidence secondaire dans leur circonscription : un quart des députés en fonction (24,4%) sont propriétaires de leur permanence et un sixième (17,3%) ont acheté une résidence secondaire en circonscription avec l’argent de l’Assemblée nationale.
Des prêts immobiliers ont été accordés à certains députés sur le budget de l'Assemblée jusqu'en 2012. Or, certains prêts, dont l'attribution n'est plus autorisée aujourd'hui (Ferrand était placé pour le savoir) "courent jusqu'en 2020" . Le montant avancé de ces prêts en cours en 2015 était "entre 80 et 90 millions d'euros".
Enfin, l'utilisation opaque des permanences est favorisée par les règles floues prévoyant une stricte séparation entre locaux parlementaires et locaux associatifs ou politiques, pour éviter tout détournement de fonds publics.
Un emprunt de 150.000 euros lui est alors accordé, pour financer également les travaux. Et Mediapart de s'interroger ? "Pour régler ses mensualités, le député Ferrand a-t-il utilisé des fonds publics, en l'occurrence son IRFM [son indemnité parlementaire pour frais de mandat] ?" Si c'est le cas, le ministre "aurait ainsi réussi une sacrée culbute : acquérir un bien immobilier avec l'aide de fonds publics, en conserver une partie à la fin de son mandat, en revendre une autre à des concurrents politiques".


En janvier 2015, franceinfo avait enquêté sur ces députés qui deviennent propriétaires grâce à leur indemnité de frais de mandat. Bien que légale, cette pratique pose une question d'encadrement et un problème éthique : l'élu acquiert avec de l'argent public un bien immobilier privé.

"J'utilisais l'IRFM quand je louais, mais pas quand j'ai acheté en 2004, expliquait à franceinfo Maurice Leroy, député UDI du Loir-et-Cher. Je sépare toujours vie privée-vie publique. A partir du moment où il y avait l'appartement avec le local de la permanence, je n'ai pas voulu utiliser mon indemnité de frais de mandat."


Une pratique réglementée depuis 2015

De son côté, Jean Lassalle,député MoDem (à l'époque) des Pyrénées-Atlantiques, admettait sans problème avoir utilisé son IRFM pour l'acquisition de sa permanence : "Au moment où je l’ai fait, ce n’était pas une question sensible comme aujourd’hui, je n’ai jamais eu l’impression de commettre une mauvaise action. C'était répandu."  Mais Lassalle, 62 ans, est député depuis 2002, à la différence de Ferrand, depuis 2012: le premier soutien du président-banquier a donc été réactif sur ce coup immobilier. Le ministre de Macron avait acheté ces locaux en octobre 2012, quatre mois après son arrivée à l'Assemblée nationale.


La pratique a finalement été réglementée en février 2015, comme le précise Mediapart. "Aujourd'hui, les députés n’ont plus le droit d’employer l’IRFM pour une 'dépense afférente à une nouvelle acquisition de biens immobiliers'", écrit le site. Les députés peuvent en revanche continuer à rembourser un emprunt contracté avant février 2015, "contrairement aux sénateurs", ajoute le journal.

Richard Ferrand, qui ne peut invoquer cette fois le caractère privé de la transaction, n'a pas souhaité commenter, ni faire la leçon aux journalistes, les yeux dans les yeux. Comportement d'autant plus piquant et étonnamment méprisant si on sait que Ferrand a commencé sa vie professionnelle comme ...journaliste en collaborant à La Dépêche du Midi et au quotidien Le Monde ! Ce type a vraiment l'étoffe d'un Cahuzac.

Mais le timing de sortie de ce nouveau scandale, 
le jour où le garde des Sceaux - lui-même impliqué dans une affaire présumée illégale d'emploi de sa secrétaire particulière -  présente sa "loi pour la confiance dans la vie publique", ne manque pas d'a propos... 

Dans le premier montage financier révélé au détriment des adhérents mutualistes de Mutuelles de Bretagne et au bénéfice de sa compagne - la justice a ouvert une enquête préliminaire, mais elle tarde à le mettre en examen : la justice de Bayrou attend-elle qu'il bénéficie de l'immunité parlementaire et que Macron renonce, pour son ministre favori, à l'application de la règle d'obligation à la démission qu'il a lui-même posée ?

En revanche, l'affaire Grégory ressort à grand bruit... et étouffe d'un coup l'affaire Bayrou, l'affaire Sarnez et les trois affaires Ferrand. Celui-ci est même toujours candidat REM à la législative dans un département qui semble vouloir lui conserver sa confiance: les Bretons du Finistère estiment qu'il vaut mieux être représenté par un député qui connaît la vie ! 

Des agriculteurs bretons brûlent des pneus près de la route, le 14 octobre, lors d'une manifestation à Morlaix (Finistère) en compagnie de salariés de différentes entreprises agroalimentaires. 
Oubliées, donc, les destructions d'emploi dans le Finistère pendant le quinquennat de  Hollande avec Macron comme conseiller à l'l'Elysée ou ministre de l'Economie à Bercy? 
Oubliés  le blocage en 2013 de l’aéroport de Brest (Finistère) par 300 salariés de plusieurs entreprises menacées (volailler Doux - basé à Châteaulin, où Ferrand a réalisé cette deuxième opération immobilière révélée ce jour) -  Tilly-Sabco (Finistère), Marine Harvest, les abattoirs porcins de l'entreprise GAD, notamment à Lampaul-Guimiliau, dans ...le Finistère), et les manifestations à Brest, à Morlaix et Paris ? 
Sans avoir jamais exercé dans le milieu agricole ou agro-alimentaire, Ferrand était co-président du groupe d'études Industries agroalimentaires et filière agricole à l'Assemblée nationale...
Au sujet des portiques électroniques autoroutiers, le député Ferrand s'alignait sur les forces régionales dominantes. Comment prétendre en effet conserver son siège si on ne prend pas le parti des manifestants, même violents, dont les six Bretons, poursuivis pour avoir détruit en août 2013 un portique écotaxe à Guiclan (Finistère) et condamnés avec sursis par la cour d'Appel de Rennes à verser solidairement plus de 520.000 euros à l'État qui réclamait 1,3 millions.

Selon les chiffres totalisés du Télégramme, ce sont plus de 11.000 personnes qui ont encore manifesté en Bretagne le 1er mai dernier. 
De quel côté le ministre va-t-il pencher, celui de Macron ou des électeurs bretons ? Dans sa circonscriptions, ils semblent croire en sa parole et à son éthique politique et personnelle...

lundi 5 janvier 2015

Hausse des tarifs de la SNCF: la ministre Royal a changé d'avis à l'aiguillage

Droit dans ses bottes et pourtant imprévisible !"Je ne suis pas en accord avec l'annonce de l'augmentation des tarifs de la SNCF"
Ségolène Royal s'oppose vivement à la hausse du prix des billets de train, si on en croit sa dernière déclaration du dimanche 4 janvier au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, où elle fustige l'entreprise publique de chemins de fer dont elle a la tutelle. "S'engager dans une fuite en avant et considérer que pour augmenter son chiffre d'affaires il faut hausser le prix des billets, n'est plus possible", assénait-elle hier, parlant même de "racket"... "Je ne suis pas en accord avec l'annonce de l'augmentation des tarifs de la SNCF", clame Ségolène Royal. En pleines vacances de Noël, l'entreprise a communiqué en expliquant qu'à partir du 31 décembre, le prix des tarifs augmenteront de 2,6%, selon le type de train et de billet.
Le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies avait défendu cette annonce au prétexte officiel d'amélioration de la qualité du service pour les voyageurs, mais ni lui, ni sa ministre n'évoque le véritable motif d'augmentation. Si on ne peut exclure un souci de l'intérêt général, si faible soit-il, les hausses s'imposaient à l'origine par l'engagement du ministère à reclasser dans le service public les personnels licenciés par Ecomouv', société chargée de la gestion des portiques électroniques, mis hors service depuis par le gouvernement socialiste. 

La ministre de l'Écologie estime maintenant que les augmentations des tarifs SNCF sont "un mauvais signal" envoyé aux consommateurs. Ainsi, la SNCF doit rester "un outil de transport de masse", juge-t-elle.
Contredisant... son ministère, Ségolène Royal souhaite une meilleure transparence des prix ainsi qu'une consultation des usagers s'engage à "réformer par décret la façon dont l'État contrôle les prix des transports publics et notamment du train, parce que les choses ne sont pas claires. Chaque fois qu'il y aura des demandes d'augmentation des prix, nous demanderons une compensation en matière de productivité". 
Le populisme de l'ex-présidente de Poitou-Charentes n'a pas faibli, mais c'est la confiance que lui portent ses collaborateurs qui flanche. De volte-face en retrait, ils ne savent jamais où l'attendre. En fait, celle qui se fait passer pour "franc-tireur" se tire régulièrement des balles dans le pied.

Au rayon des farces et bourdes qui l'ont rendue célèbre dès 2006-2007, personne n'a oublié non plus cet épisode croquignolesque de 'off', arme à double tranchant dont elle use et abuse. En octobre dernier, elle s'était encore oubliée devant les caméras de LCP en dézinguant avec mépris ...les "ministres qui pleurnichent", avant de demander que la phrase (pourtant diffusée au cours du auquel direct auquel elle participait) soit coupée au montage. Deux mois auparavant, elle démentait en bloc les propos que lui prêtait une journaliste du Point, dans lesquels elle estimait: "j'ai du charisme, de l'aura, du poids. Au gouvernement, je leur ferais de l'ombre".
 
Idem en 2011, quand l'élue assurait ne "pas se reconnaître" dans les propos que l'hebdo lui prêtait sur les origines de la franco-marocaine Najat Vallaud-Belkacem, alias Claudine Dupont. Une assertion qui s'avéra être un canular colporté par l'ex-candidate -battue à plate couture- à la présidentielle 2007. Si, avec Hollande, ils se sont trouvés, ce n'est pas un effet du hasard !

Royal a-t-elle des raisons d'envier la mauvaise foi de ses collègues socialistes ?

La ministère de l'Écologie défendait la hausse des tarifs qu'elle condamne aujourd'hui. Les tarifs SNCF enregistrent traditionnellement une hausse au 1er janvier. En 2014, le prix des billets avait déjà subi une augmentation, mais elle est niée au prétexte qu'elle est due à une hausse de la TVA, passée de 7 à 10%: une de ces nuances dont les socialistes ont le (ticket) chic, mais qui a un effet concret immédiat sur le pouvoir d'achat des Français.

A égalité de mauvaise foi avec Bruno Le Roux et Stéphane Le Foll réunis
Ségolène Royal dénonça dans Paris Match les "boules puantes" et le "mépris", de certains de ses collègues au gouvernement et prévient qu'on ne la musellera pas. Et, toujours au bord de la parano quand elle est contestée, la ministre de l'Ecologie s'offusqua des "procès en incompétence" qui lui seraient faits au sein d'une classe politique "majoritairement composée de machos sûrs de leur bon droit". 
"Ceux qui veulent me museler se trompent. Oui, je parle. C’est ma liberté et je la garderai quoi qu’il arrive", défiait-elle dès le mercredi 14 mai 2014, à peine entrée au gouvernement. Ainsi la ministre de l'Ecologie rompait-elle, dans un entretien publié par Paris Match, avec la discipline d'unité jusqu'ici imposée aux membres du gouvernement Valls. Sauf que Royal contredit tout le monde, jusqu'à l'équipe qu'elle s'est constituée autour d'elle, au point que d'aucuns y voient les premières atteintes de la maladie d'Alzheimer...

Un rétropédalage a suivi de près, dès le jeudi 15. "La numéro trois du gouvernement a assuré mercredi à des journalistes ne pas se souvenir "avoir dit des choses comme cela, si ce n'est sur le ton de la plaisanterie," prétendait ainsi une dépêche Reuters en fin de matinée. 
Ni une ni deux, l'ancienne présidente de Poitou-Charentes réactiva la "méthode Royal" de la mauvaise foi à propos de l'augmentation des tarifs SNCF: démenti en douceur et double discours à la sortie du conseil des ministres. Avec aplomb, Royal n'hésita pas à déclarer "ne pas avoir de préférence à ce stade" entre les deux sociétés. 
Sur Twitter, la ministre s'était d'ailleurs empressée de faire croire à un travail "en liaison avec Arnaud Montebourg" et le PDG de Siemens.

Mais ce n'est pas tout.
Dans le même entretien, la ministre assura aussi que l'américain General Electric représentait "le meilleur projet industriel" pour l'avenir d'Alstom. "Pourquoi ne pas le dire ? Et pourquoi vouloir systématiquement faire fuir les investissements étrangers ? Nous en avons bien besoin, pourtant", lançait la provocatrice, alors qu'Arnaud Montebourg défendait depuis des semaines une solution franco-allemande en privilégiant Siemens...

Au final, à quoi faut-il s'attendre ?
Personne ne sait plus, ni au ministère, ni à la SNCF et ses usagers Ségolène aimeraient pourtant savoir à quoi s'en tenir. Royal se dit opposée à la hausse du prix des billets de train, quelques semaines après que son ministère a défendu la mesure. Mais attention, son ministère, ce n'est pas elle ! Mais elle, saura-t-elle demain, ce qu'elle a dit aujourd'hui ?

samedi 5 avril 2014

Ecotaxe: Royal soulève la polémique et joue l'étonnement

C'est pas moi, c'est le rapport parlementaire, nie Ségolène Royal 

La méthode n'a pas changé
Royal procède à une mise à plat radicale 
La nouvelle ministre de l'Ecologie assure que le gouvernement attendra la remise d'un rapport parlementaire, avant toute décisionQuinze jours suffiront pour conclure dans le sens de la ministre. 

Les écologistes s'inquiètent et les "Bonnets rouges" entendent faire preuve de prudence. Mais Ségolène Royal, elle, dit ne pas comprendre la polémique suscitée par son souhait de remettre à plat l'écotaxe.

A peine nommée, la nouvelle ministre de l'Ecologie a rallumé, jeudi, la controverse sur cette taxe qui avait provoqué, à l'automne 2013, de violentes manifestations en Bretagne. Vendredi 4 avril, elle s'est justifiée sur Twitter.


Une décision éclair ?
La numéro 3 du nouveau gouvernement de Manuel Vall tweete également que le gouvernement attendra la remise d'un rapport parlementaire dans quinze jours avant toute décision.


La nouvelle ministre a pourtant rouvert ce dossier délicat, sans attendre la remise du rapport de la mission parlementaire créée à l'Assemblée. 
Des députés lui reprochent à juste titre d'essayer de trouver un consensus sur l'enterrement de l'application de l'écotaxe. Une critique reprise le 3 avril par l'ex-ministre des Transports et prédécesseur de Ségolène Royal sur ce dossier, le socialiste Frédéric Cuvillier.

L'écotaxe était destinée à taxer, à partir du 1er janvier 2014, les poids lourds de plus de 3,5 tonnes 
et à financer les infrastructures de transport. Sa mise en œuvre avait été suspendue en octobre par l'ex-Premier ministre Jean-Marc Ayrault.


Le ferroutage retrouve-t-il un avenir?




jeudi 6 mars 2014

Nouveau portique écotaxe incendié en Bretagne ce jeudi 6 mars 2014

Bové (EELV) démonte et les Bonnets rouges aussi 

Les opérations de démontage se poursuivent
Les démonteurs doivent agir vite.
Un portique écotaxe situé sur la nationale 12, à hauteur de Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), entre Rennes et Saint-Brieuc, a été endommagé dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 mars par un incendie volontaire.

Les Bonnets rouges sont bien formés. 
Des pneus ont été enflammés au pied d'un des deux piliers de la structure, l'endommageant sur près d'un mètre, selon la gendarmerie, prévenue par un automobiliste mercredi vers 23 heures. "Il n'y a pas de danger au niveau de la stabilité du portique, mais les experts ont décidé de le faire retirer", ont précisé les autorités.

Plus d'une dizaine de portiques électroniques ont été endommagés 

D'autres ont été rendus inopérants dans l'Ouest ces derniers mois. 
Ces nouvelles dégradations interviennent à deux jours des "Etats généraux" de Bretagne, organisés par le mouvement des Bonnets rouges à Morlaix (Finistère).

Soutenu par FO et le NPA notamment, 
le mouvement des Bonnets rouges est un mouvement de protestation apparu en Bretagne en octobre 2013, en réaction aux mesures fiscales visant les véhicules de transport de marchandise et aux nombreux plans sociaux de l'agroalimentaire. 
Cette mobilisation massive pour l’emploi et contre l’écotaxe en Bretagne déstabilise le gouvernement, au point de conduire le Premier ministre à annoncer, en moins de deux mois, une grande réforme fiscale et un "Pacte d'avenir pour la Bretagne". Après deux grandes manifestations de masse à Quimper et à Carhaix-Plouguer (dont le maire n'est autre que Christian Toadec) en novembre 2013, la contestation se prolonge sous la forme d'un collectif et de comités locaux.

Impact sur les collectivités locales

L'écotaxe ou taxe poids lourds frappe les transporteurs en vertu du principe pollueur-payeur cher aux écologistes. 
Or, une part de cette fiscalité écologique destinée au financement de la transition énergétique doit être reversée aux régions en très forte demande d’investissement sur le volet mobilité, que ce soit dans les domaines routier ou ferroviaire.

Les Bonnets rouges ont apporté cette nuit des éléments de réponse aux élus territoriaux et aux candidats PS aux municipales
Pour les régions, le manque à gagner lié à la suspension de la taxe kilométrique poids lourds, dite "écotaxe" est évalué à 450 millions sur les 770 millions d’euros de recettes initialement prévus, l’État ne compensant qu’à hauteur de 320 millions.

mardi 3 décembre 2013

La "révolution fiscale" de Mélenchon et du PCF, en marche contre l'injustice fiscale de Hollande

Les "factieux" d'extrême gauche ont marché sur Bercy comme sur une Bastille en 1789

Le défilé révolutionnaire a été bloqué aux abords du ministère des Finances à Bercy

Un meeting animé par Mélenchon et le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, avait lieu à proximité de Bercy qu'ils qualifient de "portique aux mains des banques".
La tête du défilé était arrivée à Bercy à 15h15 tandis que la fin de la manifestation se trouvait encore gare d'Austerlitz, à près d'un kilomètre de là.

Les manifestants ont brandi des fanions aux couleurs du Parti de gauche, du PCF, ou du Front de gauche, et pour certains d'entre eux des balais pour réclamer le départ des margoulins du gouvernement socialo-écolo.

Jean-Luc Mélenchon, à la manoeuvre, s'est tenu en tête de cortège, derrière une banderole proclamant "Contre l'injustice fiscale, taxer le capital, non à l'augmentation de la TVA", aux côtés de Martine Billard, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, ainsi que notamment Clémentine Autain, responsable d'une autre composante du Front de gauche.

Ont également participé au défilé, les trotskistes du NPA (Nouveau parti capitaliste) d'Olivier Besancenot et de Lutte ouvrière (LO), avec son ancienne candidate à la présidentielle, Nathalie Artaud.

Crédit impôt compétitvité emploi en ligne de mire

L'extrême gauche visait les Bonnets rouges qui ont défilé samedi à Carhaix (Finistère), petits patrons et salariés en lutte solidaire pour la défense des emplois et de l'entreprise"Nous sommes des gens de gauche, nous sommes des partageux, et ça nous fait mal au coeur de voir, nous qui nous sommes toujours battus pour l'égalité, qu'on soit en quelque sorte marginalisés, et que des gens qui défendent des intérêts particuliers occupent tout le terrain", a clamé Jean-Luc Mélenchon à TF1, peu avant le départ de la manifestation. 

Le co-président de gauche a aussi critiqué le Crédit impôt compétitivité emploi (CICE) consistant à "aller encore donner 20 milliards d'euros aux grandes entreprises". "Comme on faisait campagne contre le report de l'âge de la retraite, pour combattre la finance et que M.Sarkozy incarnait tout ça, on a fait tout ce qu'il fallait pour le sortir. Maintenant il faut sortir le suivant !", a-t-il dit en parlant de François Hollande et appelant à "battre les listes gouvernementales" aux élections municipales et européennes de 2014, sauf à Paris où ils ont passé un accord !

Sans faire allusion aux municipales (!), le communiste Pierre Laurent a estimé qu'il faut "construire une solution de gauche, une solution juste". "Nous discutons tous les jours sur les marchés, au porte à porte dans nos cités, avec des électeurs qui ont voté écologiste, qui ont voté socialiste et qui ne se reconnaissent absolument pas dans les choix du gouvernement actuel", a-t-il souligné.

Les factieux d'extrême gauche se voient en 1788

Dans un entretien publié dans "Le Parisien-Aujourd'hui en France", Jean-Luc Mélenchon a aussi estimé, que face à l'injustice fiscale, "nous sommes en 1788" en référence à l'année précédant la Révolution française. L'ancien candidat à la présidentielle réclame en premier lieu "l'abolition de la hausse de la TVA en janvier".

Selon lui, "les gens ne se méfient pas car le chef de l'Etat les a embrouillés avec le taux à 20%. Il ne leur a pas parlé du taux qui va passer de 5,5 à 10% pour un tas de petites choses de la vie quotidienne. L'augmentation de la TVA va coûter en moyenne 428 euros par an pour une famille de quatre personnes. Cela va porter sur les médicaments non remboursables, les maisons de retraite, la consommation d'électricité, les transports".

"Le système de l'impôt est rejeté par tout le monde car tous savent qu'il protège les privilégiés fortunés. Pourtant, il n'y a pas d'alternative : sans impôt, il n'y a plus d'Etat". "Il faut donc établir un impôt universel et juste. Et abolir les privilèges. Tous les efforts reposent sur la classe moyenne. Les très riches et les très grandes entreprises ne contribuent pas à la hauteur de leurs moyens. Au contraire, ils se servent à pleines mains", juge le député européen.

"Nous serons très nombreux, j'en prends le pari"

"Nous serons très nombreux, j'en prends le pari", pronostiquait alors le leader du Front de gauche sur son blog.

Pierre Laurent veut aussi lancer des "états généraux de la justice fiscale". "Au printemps, on va proposer à tout le monde d'organiser des états généraux de la justice fiscale, on écrira ensemble avec le pays un projet de loi et on s'engagera à le déposer et à le défendre au Parlement", a assuré le sénateur de Paris.

"Le problème, c'est que la méthode choisie par Ayrault commence sérieusement à sentir l'embrouille. Il faut une autre méthode que la méthode Ayrault", a estimé Pierre Laurent. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a entamé lundi dernier des consultations avec les partenaires sociaux pour lancer le chantier de la réforme fiscale.

Chiffres contestés
Trompe l'oeil classique réalisé par ...TF1
Le Front de gauche dit avoir rassemblé 100.000 manifestants pour "donner un contenu positif au ras-le-bol de l'injustice fiscale". La préfecture de police parle de "7.000" têtes.
Les organisateurs de la marche du Front de gauche "pour une révolution fiscale" à Paris ont annoncé avoir rassemblé 100.000 manifestants dimanche 1er décembre, tandis que la préfecture de police a comptabilisé 7.000 participants.

Le Front de Gauche a aussitôt dénoncé des chiffres "farfelus", affirmant qu'ils avaient été "dictés" par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls. "Il aurait pu dire 2, avec tout autant de crédibilité !", a ajouté le parti de Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué.

Le 5 mai 2013, une précédente manifestation du Front de gauche contre l'austérité avait réuni 180.000 personnes, selon le co-président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, mais seulement 30.000, selon la préfecture. Cette différence de chiffrage avait déjà provoqué une vive polémique entre MM. Mélenchon et Valls.
"Le 5 mai, Valls nous avait divisé par 6, cette fois il le fait par 14. C'est sans doute à la hauteur de la crainte que nous lui inspirons", a souligné le Front de Gauche.

La préfecture de police a assuré avoir "procédé à des estimations assez précises".
La contre-allée pour une meilleure illusion d'ampleur
Dans un premier temps, une source à la préfecture de police avait indiqué qu'elle ne communiquerait plus aucun chiffre lors des rassemblements politiques. Une position qu'elle avait observée durant la campagne présidentielle de 2012.

Un journaliste règle la question
Stefan de Vries publie la photo, prise de son balcon, qui met en évidence la manipulation de l'opinion:

Pose-photo, avec la complicité d'un media dit de droite
Ce qu'il ne faut pas faire pour plaire au pouvoir socialiste, quand on est obstinément étiquetté à droite, et obtenir (pour LCI) une fréquence sur la TNT... 
Et ils s'y sont tous mis, comme l'AFP:



Une "révolution" comme Michel Sapin les aime pourtant

VOIR et ENTENDRE la déclaration discriminatoire du ministre socialiste: 

Pas sectaire, le ministre socialiste...