POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est clientélisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est clientélisme. Afficher tous les articles

mercredi 19 février 2020

Accusé de clientélisme, l'UDI Jean-Christophe Lagarde tente de se défendre

L'accusé s'en prend à l'hebdomadaire qui publie les bonnes feuilles du livre "Le Maire et les Barbares" de Seine-Saint-Denis.

Au moment de l'annonce de l'ouverture des hostilités contre le "séparatisme islamiste" à un mois des municipales, comme par hasard... 

Le patron de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a exprimé sa colère contre l’hebdomadaire Le Point, magazine de la famille Pinault, ce jeudi 13 février, à la suite de la Une sur laquelle l’élu apparaît sous le titre "Ces élus qui ont vendu leur âme". Son dernier numéro ouvre ses colonnes à Eve Szeftel, journaliste à l’AFP et auteure du livre 'Le Maire et les Barbares' (ci-contre), ouvrage dans lequel elle affirme que Jean-Christophe Lagarde a instauré un clientélisme auprès de criminels et d’islamistes pour bouter les communistes hors de la ville de Bobigny et se constituer une base électorale solide dans le 93. "Je n’ai jamais rien cédé aux intégrismes religieux," assure le maire sortant et candidat à sa propre succession.“Après un an d’enquête, je montre que, dans notre République, un pouvoir peut s’installer en pactisant avec la voyoucratie et le communautarisme”, accuse l'auteure.

Le député UDI a versé "pas loin de 400.000 euros de sa réserve parlementaire" à des associations locales "dont certaines sont des coquilles vides"

Savoir, donc, où sont allées ces sommes ?
Le magazine l'accuse en fait d'avoir ainsi pactisé avec des réseaux islamistes, les séparatistes dénonccés par Macron.

L'hebdomadaire publie en outre les bonnes feuilles de ce livre établissant un lien entre Jean-Christophe Lagarde et le "gang des barbares" qui désigne le commando crapuleux qui avait assassiné Ilan Halimi sur fond d’antisémitisme en janvier 2006.




De son côté, l’intéressé clame haut et fort son indignation et dément les intentions qui lui sont prêtées. “Je ne peux trouver les mots pour dire ma colère contre la Une aussi calomnieuse que grotesque du Point, en contradiction avec le combat de toute ma vie politique et personnelle”, se défend le patron de l’UDI, annonçant des poursuites judiciaires contre les journalistes.

"Tout montre que je n’ai jamais rien cédé aux intégrismes religieux. D’ailleurs, il faudrait être cohérent: comment pourrais-je être l’ami (pour ne pas dire vendu) aux salafistes alors que je subis la haine de ces derniers pour ma collaboration avec l’imam de Drancy, M. Chalgoumi, qu’ils appellent ‘l’imam des Juifs’ parce qu’il accepte le dialogue avec les autres religions?”, s’indigne-t-il.

Avant de conclure: “l’absence de cohérence échappe à des gens qui font honte au métier de journaliste”. Et de citer Goebbels, pour qui "plus le mensonge est gros, mieux il passe".


Je ne peux trouver les mots pour dire ma colère contre la Une aussi calomnieuse que grotesque du Point, en contradiction avec le combat de toute ma vie politique et personnelle.

J'ai chargé mon avocat d’engager des poursuites judiciaires pour rétablir mon honneur et la vérité.

Voir l'image sur Twitter

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité


samedi 16 décembre 2017

UDI : accusations d’achats de voix, soupçons de clientélisme à la mairie de Bobigny

Le centre vertueux a-t-il des leçons à donner à Wauquiez (LR) ? 

Le maire de Bobigny, Stéphane de Paoli, UDI, fait face à des accusations d’achats de voix et des soupçons de clientélisme


Pointé à son arrivée au pouvoir pour s’être entouré de personnages troubles, "nominations discutables, promotions injustifiées, renvois d'ascenseur éhontés", l
e nouveau maire UDI, "en plus de son indemnité d'élu, perçoit une allocation chômage de 1.851 € net par mois," révèle Marianne. 
Stéphane de Paoli, un proche de Jean-Christophe Lagarde (ex-Nouveau centre, ex-président de l'UDI, ex-Les Centristes, devenu groupe UDI, Agir et indépendants (abrégé en UAI, qu'il co-dirige avec F. Riester, exclus des Républicains, pour avoir viré sa cuti avec Macron), anciennement groupe Les Constructifs : républicains, UDI, indépendant, abrégé en LC, souvent dénommé plus simplement Les Constructifs ou Les Constructifs-UDI), par ailleurs pointilleux en termes de vertu républicaine, s’est accordé une confortable indemnité de 4.500 € net, le maximum légal pour une ville de moins de 50 000 habitants.

Les accusations sont étayées par un rapport de la Chambre régionale des comptes.
"Il y avait de l’argent qu’ils donnaient aux mecs de cité pour aller voter. Je l’ai vu de mes propres yeux": tenus dans un reportage diffusé sur France 3, ces propos de Sabrina Saïdi, une ancienne élue de la majorité qui a participé à la campagne de 2014, ont fait l’effet d’une bombe. En janvier 2016, le maire adjoint UDI Christian Bartholmé, 61 ans (et son collaborateur Kianoush Moghadam, 33 ans), deux proches du numéro un de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, pour des "violences en réunion" exercées sur une autre élue de la ville, avait été condamné à un stage de citoyenneté, suite à des violences entre élus intervenues après la victoire surprise d'une alliance entre les centristes et des habitants des quartiers.
Les élus UDI avaient convoqué Sabrina Saïdi, alors maire adjointe chargée de la petite enfance. Ils l'accusaient d'avoir rédigé et distribué dans les boîtes aux lettres d'une cité de la commune un tract mettant en cause une cadre municipale, Lynda Benakouche. Le tract, anonyme, reprochait à la nouvelle municipalité l'embauche de Mme Benakouche, condamnée pour l'agression d'une femme enceinte et mariée à un membre du "gang des barbares" impliqué dans l'assassinat d'Ilan Halimi.
Des accusations "grotesques" pour le maire de Bobigny, Stéphane de Paoli, qui a annoncé avoir porté plainte en diffamation contre Sabrina Saïdi. "Si un tel système existait, on n’aurait pas perdu toutes les élections depuis les municipales !", argumente son directeur de cabinet, Abdeslam Berrouane. 

Le conflit qui oppose à Sabrina Saïdi, 36 ans, l’équipe UDI au pouvoir remonte au lendemain de la victoire de la liste "Rendez-nous Bobigny" qui a mis fin, en mars 2014, à un siècle de gestion communiste de la ville-préfecture de Seine-Saint-Denis. En juin 2014, un tract anonyme dénonce l’embauche à la mairie de l’épouse de Jean-Christophe Soumbou. Considéré comme le n°2 du "gang des Barbares", ce jeune de Bobigny a été condamné à 18 ans de prison pour l’assassinat du jeune juif Ilan Halimi en 2006.  

Soupçonnée d’être l’auteur du tract, Mme Saïdi est convoquée dans le bureau du premier adjoint, Christophe Bartholmé. "Tu crois que tu parles à qui ? Y’a personne qui me parle comme ça dans cette ville !", s'indigne Kianush Moghadam, son bras droit, présent lui aussi. L’adjointe ayant enregistré la conversation, un procès s’ensuit. 
A la barre, K. Moghadam, 35 ans, justifie le recrutement de la femme de Jean-Christophe Soumbou par ses liens d’amitié avec ce dernier. Relaxée en diffamation, Sabrina Saïdi obtient en janvier 2016 la condamnation de Christian Bartholmé et Kianush Moghadam pour violences en réunion. Ces deux proches collaborateurs de Jean-Christophe Lagarde, le député de la circonscription et patron de l’UDI, seront jugés en appel en janvier. 

Ces accusations d’achats de voix "n’étonnent personne à Bobigny, hormis le maire" 

Pour Ugo Portier, le candidat de La France insoumise, LFI, aux dernières législatives, tout commence avec la volonté du député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, élu depuis 2002, de faire basculer la ville au centre pour renforcer son assise électorale. "Certaines personnalités de Bobigny étaient prêtes à tout pour aider l’UDI dans cette entreprise", estime l’opposant d'extrême gauche.

"Et la question était : quelle cité est prête à basculer dans le camp UDI ? Par exemple, Kianush Moghadam s’est fait embaucher comme assistant parlementaire de Lagarde sur la promesse qu’il pouvait lui apporter la cité Paul-Eluard". "C’est faux et absurde, parce qu’à l’époque où M. Moghadam m’a proposé ses services, vers 2010-2011, personne – et moi le premier – n’imaginait que la ville pouvait échapper aux communistes", a raconté Jean-Christophe Lagarde.
Des "carrières fulgurantes" à la mairie UDI

Après l’élection, les soutiens les plus actifs ont été récompensés par des postes en mairie, comme le veut l'usage. Or, à en croire un rapport provisoire de la Chambre régionale des comptes (CRC), nombre de ces nominations témoignent "d’un recrutement fléché, effectué dans des conditions irrégulières". Parmi les 12 dossiers passés au crible : plusieurs trentenaires, titulaires d’un BEP d’artisan-boucher ou d’un brevet d’éducateur, mais rémunérés à des salaires normalement accessibles après 5, 10, voire 20 ans d’ancienneté dans la fonction publique. 

Six recrutements concernent également des responsables d’associations subventionnées par la commune. Des responsables, souligne la CRC, qui ont "publiquement soutenu la campagne électorale de l’actuelle majorité". 

Dans l’organigramme municipal figure aussi un homme condamné pour vol aggravé et outrage à personne dépositaire de l’autorité publique. Un profil "peu compatible avec les fonctions d’agent public", selon la CRC. Une ancienne chargée de mission, titulaire d’un diplôme d’architecte-urbaniste, a raconté être "tombée de sa chaise" en découvrant qu’on avait nommé à la direction de l’urbanisme de cette ville de 50.000 habitants "quelqu’un qui n’avait aucune expérience" dans ce domaine. Après huit ans de bons et loyaux services, cette quadragénaire a été "virée du jour au lendemain", quelques mois après les municipales. 
Ces "carrières fulgurantes", ces "salaires disproportionnés", ces "postes plus ou moins occupés", la CGT de Bobigny n’a eu de cesse de les dénoncer depuis 2014, y compris devant le tribunal administratif. 
Début décembre, la CGT a exhorté l’Etat à la fermeté pour que "des territoires entiers cessent d’être livrés à des gens qui n’ont que faire des règles et des lois de la République". Jusque-là désunie, l’opposition de gauche tente de se structurer. Avec deux militants PS et EELV, Ugo Portier (LFI) a fondé une association politique baptisée Poing commun : "C’est parce qu’il n’y a plus de projet commun qui unisse les citoyens qu’un tel système clientéliste et individualiste a pu se construire".

jeudi 18 août 2016

Seine-Saint-Denis: quand les aides de la Sécu favorisent le clientélisme

Lagarde (UDI) dénonce la "municipalisation" de la Sécu en Seine-Saint-Denis

La fermeture de la moitié des centres de l'Assurance maladie du département a pour conséquence la "municipalisation de l'accès aux soins" 

Le président de l'UDI et député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis), Jean-Christophe Lagarde, dénonce ce tour de passe-passe dans une lettre à la ministre de la Santé, Marisol TouraineMembre du Conseil d'État sur nomination au tour extérieur par François Mitterrand en 1991, elle se dit sociale, d'autant que cette socio-démocrate est assujettie à l'impôt sur la fortune (ISF) pour un patrimoine imposable déclaré de 1,4 million d'euros.
En tant que ministre, Touraine porte un projet de loi dite de "modernisation du système de santé", adopté par l'Assemblée nationale en décembre 2015.
La réorganisation de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) du "93" prévoit en effet la fermeture, d'ici à la fin de l'année, de 18 points d'accueil sur 33, sans que, curieusement, les municipalités à majorité de gauche s'en inquiètent. La CPAM escompte des économies, essentiellement en payant moins de loyers, avait-elle fait valoir il y a un an.

En avril dernier, le directeur de la Sécurité sociale du 93 avait éprouvé le besoin d'aller à la rencontre des 40 maires de Seine-Saint-Denis. Nicolas Le Bellec les avait caressés dans le sens du poil. "Je n’ai pas de compte à rendre aux politiques mais les maires sont des partenaires incontournables dans l’exercice de notre mission de service public", avait-il lancé, pour prévenir la volée de bois vert promise par des élus mécontents. "Cela commence déjà à être le cas. On a, de toute façon, cinq permanences qui ne fonctionnent plus depuis 18 mois, sans que cela soit annoncé officiellement, poursuit le directeur de la CPAM 93. On a fermé des sites à la hussarde parce qu’on ne pouvait plus les tenir. De ce côté-là, on peut nous reprocher un déficit de communication, " avait-il concédé, se rangeant aux côtés des maires, dont les plus ardents, les maires PS de Bondy et de Pierrefitte, avaient publiquement protesté contre les fermetures ou les réductions d’horaires des accueils dans leurs villes.
Drancy (70.000 habitants) se retrouvera prochainement sans antenne de la CPAM, obligeant les habitants à faire leurs démarches à la ville voisine, Bobigny, dénonce J.-Ch. Lagarde dans un courrier adressé mardi à Marisol Touraine, dont l'AFP a eu copie.

Le projet de réorganisation "ne constitue en aucun cas une dégradation des services proposés par la Caisse primaire d'assurance maladie", se défend le ministère des Affaires sociales et de la Santé, jeudi.
Le programme prévoit au contraire des créations de postes appelées "un renforcement des moyens et des effectifs", avec "14 équivalents temps plein supplémentaires" depuis le 1er octobre 2015, prétend le ministère.

Pour les habitants du département, le temps de trajet en transports en commun vers les 15 agences restantes sera en outre "inférieur à 30 minutes, et le plus souvent inférieur à 20 mn", insiste pour sa part l'Assurance maladie, faisant écho au ministère.

J.-Ch. Lagarde a annoncé son refus de signer une convention de partenariat 

entre la CPAM 93 et le Centre communal d'action sociale (CCAS) de sa commune, en signe de protestation.

Cette convention prévoit notamment que le signataire s'engage à "constituer les demandes" d'assurance des personnes démunies (Couverture maladie universelle notamment) "pour le compte de la CPAM". Savoir donc à quel activité seront affectés les nouveaux effectifs si les municipalités doivent prendre à leur charge, même partiellement, le travail des personnels de la CPAM. 
"Sous votre autorité, on a le culot de proposer aux villes de se substituer aux centres de la CPAM 93 pour accueillir, orienter et accompagner dans leurs démarches les publics les plus précaires", s'indigne-t-il, évoquant une "honte pour la protection sociale de la France" et une "municipalisation de l'accès aux soins" "inacceptable".
Le CCAS de Drancy ne laissera toutefois pas "sans soins ni sans secours les Drancéens qui font appel à lui", affirme-t-il.

Le président du Conseil départemental, le socialiste Stéphane Troussel, ne bronche pas. 

Pense-t-il pouvoir
passer pour le bienfaiteur des populations défavorisées, immigrés, migrants et chômeurs? Et se faire confortablement réélire, avec un portefeuille d'allocations financées par la solidarité nationale et une rallonge de personnels dévoués et soumis à la mairie ?

La Sécu en Seine-Saint-Denis, c’est :
1,53 million d’assurés sociaux (régime général)
230 000 bénéficiaires de la CMU (couverture maladie universelle)
55 000 bénéficiaires de l’aide médicale d’Etat (250 000 en France)
425 250 titulaires d’un compte Ameli sur Internet
1 500 agents
3 Mds € de prestations versées
5 700 personnes reçues chaque jour dans les accueils du 93
3 700 appels par jour
1 100 mails par jour
135 agressions d’agents en 2014
 
Pas de problème, si la Caisse primaire d'assurance maladie du 93 s'auto-finançait. 
Or, le département a un budget "en déséquilibre" depuis notamment le temps de la gestion de son précédent patron, Claude Bartolone (2008-2012), actuel président de l'Assemblée national, bien que battu à la régionales 2015, et qui avait souscrit à des "emprunts toxiques" dont il attribue la faute à son prédécesseur communiste

 

lundi 14 septembre 2015

Salon de la femme musulmane: les fondamentalistes "à la maison", à Pontoise, Ile-de-France

Témoignage choc d'une élue PS dans Libération  Le Figaro
"Un évènement d’une ampleur unique en île de France, dédié aux dames et demoiselles, aura lieu à Pontoise (95) le 12 et 13 Septembre 2015.Les petites manifestations dédiées à la femme se multiplient en région parisienne et c’est une bonne nouvelle!
IslaEvents a décidé de soutenir ce type d’évènements en s’investissant dans l’organisation d’un évènement UNIQUE en Ile de France et en France.« Salon au féminin » le salon français dédié à la femme musulmane.Plus de 150 exposants, répartis sur 7000 m² d’expositions, seront présents pour répondre aux envies et aux besoins de la gent féminine.Les nombreuses animations proposées et la diversité des exposants combleront toutes les envies de nos visiteuses!Une virée entre filles pour plonger dans un monde de charme et de douceur.Le « Salon au féminin » est la sortie entre amies, un rendez-vous à ne pas manquer…Aussi, afin de faire de cet évènement une sortie familiale, les organisateurs ont décidé de dissocier les 2 halls commerciaux, l’un entièrement réservé à la femme et l’autre aux familles."
A l'occasion du Salon musulman du Val d'Oise, la conseillère régionale PS Céline Pina (conseillère municipale de Jouy-le-Moutier, DVD) répond aux questions du journal Le Figaro. Elle dénonce à la fois le clientélisme et le communautarisme qui caractérisent ce type de manifestations.

Isabelle Kersimon. - Ce Salon, dédié à "la femme musulmane," invite de jeunes prédicateurs notoirement fondamentalistes, des salafistes quiétistes, dont les propos sont pour le moins conservateurs. Bien que ce courant s'oppose à la violence djihadiste, vous contestez son innocuité.

Céline Pina. - Ce rassemblement en lui-même poursuit ses propres objectifs, qui sont de rendre le plus visible possible l'un des courants les plus intégristes, obscurantistes et sectaires de l'islam, supposé représenter tous les musulmans. Il y a là une démonstration de force et une stratégie d'influence qui s'adresse autant aux décideurs qu'aux musulmans et qui font pression sur les deux.

Aux musulmans, on fait passer le message qu'aujourd'hui ce sont les islamistes qui tiennent le haut du pavé et que pour «respecter leurs origines», il faut clairement refuser les principes qui structurent notre citoyenneté: émancipation, égalité femmes/hommes, laïcité... C'est clairement l'islam contre la République. Et c'est pensé et instrumentalisé comme tel.

Aux décideurs, on montre ses muscles. Les organisateurs démontrent que ce discours est légitime, puisqu'il est accepté et ne déclenche aucune réaction ni de l'État ni des élus locaux. Et si peu de la société civile, car quand elle manifeste sa désapprobation, elle est renvoyée à une image de raciste, post-colonialiste, par ceux qui devraient la soutenir.

Ce qui est inquiétant c'est le silence de ceux qui sont censés "être responsable[s] de la beauté du monde", selon la belle expression de Marguerite Yourcenar, dans 'Les mémoires d'Hadrien'. "Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux", disait en son temps Etienne de La Boétie, parlant de la servitude volontaire, et bien, selon moi, en France, on en est là... Et c'est dommage, car la société rejette profondément ces discours d'un autre âge.
"Beaucoup de musulmans ont honte de se voir assimilés à ces fondamentalistes, ils attendent une réaction des pouvoirs publics, qui ne vient pas..." (Céline Pina, PS)
C'est le prix de la paix sociale:
la Seine-Saint-Denis n'est plus agitée, et pourtant, la Ville n'a plus de ministre ! 
Femme de terrain, vous estimez que cette démission porte préjudice aux musulmans, et plus largement au socle de valeurs communes qui fondent notre République.

La parité, c'est quoi ?... 
Le 11 janvier, on a vu se lever un peuple, mais pas s'élever une classe politique. A force de mettre le «padamalgam» au cœur de son discours, elle l'a renforcé, le déni appelant la caricature.

Un jour, je m'étonnais de voir arriver voilée une femme que je savais être en quête d'émancipation. Sa réponse a été: «Tu ne sais pas où je vis et dans mon quartier, avoir mis le voile fait que mon fils ne se fait plus traiter de fils de pute et ma fille de fille des caves, et moi de pute tout court, avec les violences et la menace latente de viol qui va avec ces joyeusetés». Quand je lui ai fait remarquer qu'en France, il y avait des lois, elle m'a répondu: «Il y a aussi une réalité». Quand je lui ai parlé d'émancipation, elle a rigolé en me disant: «Tu sais où on les croise le plus les politiques, c'est quand ils viennent faire leur marché à la mosquée et pour l'Aïd. Ils sont bras dessus bras dessous avec ceux-là mêmes qui nous mettent la pression. Entre dominants, ils se sont reconnus, et nous, ils nous ont passées par perte et profit....» En France, la montée en puissance des intégristes musulmans est largement alimentée par nos démissions collectives.

Qui sont les sacrifiés de l'histoire?

D'abord les musulmans, qui se voient assimilés aux pires de leurs représentants et qui voient ceux qui ne portent que la haine et le malheur devenir les seuls à parler en leur nom en occupant le haut de l'affiche. Ils sont bien placés pour savoir ce que l'on peut attendre de ces gens et sont désespérés par la lâcheté des politiques. Encore une fois, les femmes sont en première ligne car elles voient se réduire leurs libertés au quotidien. En autorisant la tenue de ce salon, on livre ces femmes à leurs despotes car on légitime le discours justifiant leur sort. Qui se souvient en revanche de l'appel des femmes musulmanes d'Aubervilliers cet été contre la généralisation du port du voile?

Mais tous les citoyens sont concernés. Ils ne comprennent pas qu'un discours aussi basique que: «Etre Français n'est pas une question d'origine, de couleur de peau, de religion, de sexe ; c'est l'acceptation des principes de la République» (en indiquant bien ce que sont ces principes, et les obligations qui en découlent) ne soit pas plus clairement tenu, et surtout que cela ne se traduise pas en actes. Du coup, le socle commun qui fonde notre citoyenneté, cette base de principes et de repères, que ces citoyens pensaient stables et où ils inscrivaient leur vie leur parait menacé. Ils ont peur, moins parce que nos principes sont attaqués, que parce qu'ils ne sont plus défendus. Ils se sentent abandonnés par ceux-là mêmes qui sont censés les représenter... 
Au final, le grand gagnant c'est le FN, qui paraît regarder les choses en face quand les autres partis se complaisent dans ce déni, alors même que garantir les principes de la République n'est pas dans ses intentions. Cherchez l'erreur...
[Initialement prévu en mars dernier, ce salon avait dû être repoussé après de nombreuses critiques d’élus FN.]

Le grand coupable, selon vous, c'est le clientélisme

En faisant la preuve de leur capacité à mobiliser, les organisateurs envoient aussi le message qu
'ils ont à disposition une réserve de voix faciles pouvant faire ou défaire une élection. L'abstention étant massive, ces grosses réserves de voix pèsent. Et croyez bien que pour des partis exsangues, sans visions ni repères, le communautarisme et son pendant, le clientélisme, sont les seuls moyens de contrôler des territoires et d'assurer la pérennité du pouvoir, serait-ce au prix de la trahison des principes qui fondent la sphère publique et la fraternité, au sens propre. Qu'importe quand on n'habite pas les quartiers populaires, et tant que l'on peut contourner la carte scolaire.
À Pontoise, il s'agit d'un maire de droite, Philippe Houillon, mais le silence assourdissant de tous les élus du territoire est révélateur, notamment celui du député-président de l'agglomération PS, Dominique Lefebvre. Ce n'est pas ici une question de personnes mais de système.

Quand l'abstention est à ce point élevé, l'élection se fait en instrumentalisant les communautés, les particularismes... Pour que les votes soient garantis et massifs, mieux vaut que les individus ne réfléchissent pas trop par eux-mêmes et soient sous emprise. Or l'intégrisme, le fanatisme, le fondamentalisme, c'est la forme la plus aboutie d'emprise. Caricaturalement, négocier avec un «barbu», souvent sous couvert d'aide à une association dite culturelle ou sociale, peut vous permettre de fixer des quartiers entiers.

"C'est donc une rente de situation que l'on pérennise en servant les intérêts de ceux qui manipulent leur communauté. Ainsi, communautarisme et clientélisme sont les deux mamelles de l'électoralisme..."
La droite valdoisienne ayant théorisé le fait que si le PS avait gardé la plus grosse ville de l'agglomération de Cergy-Pontoise, c'est parce que l'ancien maire et actuel député, Dominique Lefebvre, avait poussé cette logique à son apogée, elle pousse ses pions, elle aussi, chez les islamistes et sert donc également un intérêt personnel bien compris en renonçant à défendre les principes qui ont pourtant construit notre pays et ce que nous sommes. Quant aux islamistes, ils ont compris le système et se vendent aux plus offrant, ou au plus complaisant...

C'est ainsi qu'on les voit se répartir équitablement sur les listes de droite et de gauche au moment des élections locales. Qui manipule l'autre? Peu importe mais le jeu est dangereux. Il est plus que temps que le discours politique rappelle fortement ce qui fait la France et ce qui n'est pas tolérable sur notre sol, qui que l'on soit et d'où que l'on vienne...

Des Femen interrompent le discours de deux imams au salon musulman

Au troisième salon de la femme musulmane, ce week-end à Pontoise (Val-d’Oise, 95), des Femen  ont dénoncé une "foire de l’oppression des femmes".
Samedi soir vers 20h, les imams controversés Medhi Kabir et Nader Abou Anas entendaient aborder le thème de "la valorisation de la femme en islam". Et c’est à ce moment-là que deux Femen ont fait irruption sur la scène:
Samedi soir vers 20h, les imams controversés Medhi Kabir et Nader Abou Anas ont abordé le thème de «la valorisation de la femme en islam». Et c'est à ce moment-là que deux Femen ont fait irruption sur la scène:


jeudi 13 novembre 2014

Bouches-du-Rhône: Jean-Noël Guérini crée un nouveau parti

Guérini, de parrain à chef de parti

L'indéboulonnable président du Conseil général des Bouches-du-Rhône a annoncé jeudi la création d'un nouveau parti politique

Réélu en octobre, le sénateur Jean-Noël Guérini adresse un pied de nez à ses collègues socialistes des Bouches-du-Rhône. Il compte en effet rééditer aux cantonales de mars son succès des dernières sénatoriales, où il a siphonné les voix d'un Parti socialiste local en déroute. L'ex-patron du PS des Bouches-du-Rhône est "dans une logique de démolition du PS", estimait récemment une conseillère générale socialiste citée par Mediapart. C'est ainsi que Patrick Mennucci, candidat PS aux élections municipales à Marseille a fait les frais de son allégeance à Paris.

A 63 ans, l'homme fort du PS dans le département veut donc préparer les prochaines échéances électorales avec le soutien de sa nouvelle structure, le parti des "amis de Jean-Noël Guérini", résume le site Marsactu... "Rien ne s’est jamais arrêté", a-t-il lancé devant un demi-millier de personnes, soulignant l’urgence "d’aller vers de nouveaux horizons, vers de nouvelles conquêtes"
Jean-Noël Guérini dit exclure tout accord politique avec les socialistes, alors que 22 conseillers généraux socialistes ou apparentés sur 29 se sont déclarés favorables à une "large alliance de la majorité sortante, PS-Front de gauche-Force du 13 et PRG" pour les départementales de mars 2015. Une fausse bonne idée, regrette Michel Pezet, qui ne fait pas partie des signataires. Selon lui, "il n'y aura pas d'accord", mais Jean-Noël Guérini veut "les pousser à adhérer à sa formation, quitte à être exclus du PS", un parti qu'il veut "casser". "Il faut se battre pour que cette collectivité reste à gauche, mais pas à n'importe quel prix", ajoute Jean-David Ciot dans les colonnes du Monde, voix officieuse du PS parisien.

Le mouvement "La Force du 13", qu'il vient de transformer en parti politique, lui a permis d'obtenir fin septembre trois sièges au Palais du Luxembourg, au détriment notamment du Parti socialiste qui n’en a sauvé qu’un. "J’étais socialiste, je ne le suis plus mais il y a des élus socialistes dans cette salle que je salue", a ironisé en direction des observateurs celui qui a comparu le mois dernier devant la justice pour détournement de fonds publics et qui est mis en examen dans deux affaires de malversations présumées sur des marchés publics de la région marseillaise.
A la mi-octobre, le sénateur a comparu pour détournement de fonds publics, dans son affaire de licenciement de complaisance présumé. Une peine de et une peine de six mois d'emprisonnement avec sursis et d'un an d'inéligibilité a été requise à son encontre.

L'ancien patron de la fédération socialiste locale n'en finit plus d'empoisonner le PS

Jean-Noël Guérini a rompu avec la Rue de Solférino en avril, quelques jours avant d'en être exclu. "Je ne regrette rien de mes 47 ans passés au Parti socialiste. Je ne les bannis pas d’un revers de main", a souligné celui qui affirme "avoir fermé le livre" de cette période.

Guérini mène aujourd'hui le combat contre le projet de grande métropole Aix-Marseille-Provence lancé par le gouvernement
. Il entend surfer sur le mécontentement des élus locaux pour conserver un siège de président du Conseil général qu'il occupe depuis 1998. "Le mode de fonctionnement du gouvernement est celui du renoncement des promesses. En politique, l’amateurisme ne pardonne pas. Il ne faut plus céder aux représentants de cet état hautain et parfois autiste", a-t-il encore déclaré.

Quant aux
débats qui agitent déjà les socialistes du département sur l'éventuel successeur PS à la tête du Conseil général, dans le fauteuil de Jean-Noël Guérini, "c'est n'importe quoi!", balaie Michel Pezet. Et de calculer rapidement: le PS local serait suffisamment mal en point pour ne pas obtenir les 12,5% des inscrits nécessaires au maintien d'un candidat au second tour, selon lui. Pierre Orsatelli va plus loin dans la rumeur politicienne et soupçonne "un accord entre Jean-Noël Guérini et Jean-Claude Gaudin pour que la gauche perde le Conseil général".  "De toute façon, on ne va pas garder le Conseil général !" raille Pezet, évoquant la réforme des collectivités...

Un parti sur-mesures ?

Mais attention, "si Jean-Noël Guérini est bien à l'origine de ce parti, nous ne sommes pas un mouvement bonapartiste dédié au soutien d'un seul homme", tient à nuancer Michel Amiel, le maire des Pennes-Mirabeau où la naissance a été célébrée. Le but de Force 13 est de "donner une caisse de résonance à l'opposition au projet actuel de métropole" Aix-Marseille, plaide le sénateur-maire. Un projet qui lui semble synonyme de "confiscation" du pouvoir des maires au profit de Marseille "dont il faut combler le déficit abyssal". Cette ligne a séduit "des maires de tous bords, ce qui explique notre résultat aux élections sénatoriales", estime Michel Amiel. 

Les maires ont également été séduits par les aides aux communes, distribuées ou promises par le Conseil général des Bouches-du-Rhône... présidé par Jean-Noël Guérini lui-même. Il a généreusement "dégainé le chéquier", raconte Mediapart, en chiffrant ses largesses à quelque 360 millions d'euros. Ces aides financières, auxquelles les maires peuvent prétendre, "n'auraient pas eu cette intensité sans Jean-Noël Guérini. Les maires y ont été sensibles", estime Michel Pezet, conseiller général orthodoxe du PS.

Un Conseil général confisqué par le système système

Le président du Conseil général et ses proches assument parfaitement ce soutien financier et politique. Mais pour ses détracteurs, ce "système Guérini" est fondé sur "le charme, l'achat, la menace", aux yeux de Renaud Muselier, auteur du Système Guérini et ex-député UMP des Bouches-du-Rhône. Il est "fait de clientélisme et de vassalités", résume Pierre Orsatelli, leader du Renouveau PS 13, un collectif de militants socialistes. Résultat: "Il n'y a pas un canton où il n'ait un obligé." Et chacun lui "renvoie l'ascenseur", d'après l'expression d'un maire de droite qui a voté pour lui aux élections sénatoriales, cité par BFMTV.
Dès avril 2014, un certain nombre d'élus l'avaient déjà rejoint: outre le fidèle Michel Amiel, démissionnaire du PS depuis l'été 2013, on notait Lisette Narducci et on pouvait également voir à ses côtés quelques têtes connues des listes "citoyennes" des dernières municipales : Marseille unie, l'union pour Marseille du docteur Soubeyrand et "même un ancien des listes de Pape Diouf". Dernière vacherie, il glisse que le candidat socialiste Patrick Mennucci lui a envoyé un émissaire "il y a trois mois" lui proposant de dealer "150 voix de grands électeurs" en échange d'une limitation de son influence électorale au seul secteur du 2/3. "Mais pour promettre des voix, il faut déjà gagner des élections".

Depuis la neuvième étage du Bateau bleu, siège du CG, Jean-Noël Guérini est encore "le patron" du département, constate Michel Pezet. Certes, il a dû quitter le PS avant d'en être exclu, sur fond de procès en cours ou à venir, mais à la tête de cette "puissance locale ancrée dans les territoires, il dispose d'un poids politique bien plus important que le premier secrétaire fédéral du PS", estime-t-il. Surtout quand le premier secrétaire fédéral du PS en question, Jean-David Ciot, se retrouve à ses côtés sur le banc des accusés face à la justice...