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jeudi 25 septembre 2014

La Femen tunisienne Amina Seboui avoue n'avoir pas été agressée par des salafistes

Les féministes encombrées par l'activisme révolutionnaire des Femen, Ukrainiennes ou non 

La tunisienne Amina Seboui avoue n'avoir pas été agressée par des salafistes


Découverte, l'activiste a reconnu qu'elle n'a pas été agressée par des islamistes début juillet à Paris, comme elle l'avait prétendu. 

Le mensonge fait partie de l'arsenal
révolutio- naire. Les para-militaires de la cause féministe s'étaient faites connaître en Franceen mettant en scène à Paris un "happening" violent dans lequel des comparses masculins désignés, cette fois-là, comme militants d'extrême droite, les auraient molestées, alors qu'il n'en était rien.

Aujourd'hui, l'ancienne Femen tunisienne Amina Seboui a reconnu dans une lettre avoir tout inventé de sa supposée agression par des salafistes à Paris, début juillet. Dans ce courrier, daté de mercredi et révélé jeudi 25 septembre par Libération, la militante féministe parle de "mensonge" et fait amende honorable en invoquant ses difficultés personnelles.
La militante avait porté plainte, affirmant que cinq "islamistes" avaient entrepris de lui raser les cheveux et les sourcils. Toutefois, quelques jours plus tard, elle avait été brièvement placée en garde à vue, soupçonnée de "dénonciation mensongère". Mais elle avait jusqu'ici maintenu sa version.

Cinq hommes avaient été poursuivis pour violences volontaires en réunion, commises notamment contre des membres de Femen et contre la journaliste et essayiste Caroline Fourest (photo ci-dessus), qui soutenait leur cause.




"Je fais du tort à la cause que je défends"

Sous la pression ou non, dans sa lettre, la jeune femme prétend avoir ressenti de la culpabilité après ce mensonge. "Je fais du tort à la cause que je défends si ardemment, à savoir celle des droits des femmes." "Par ce mensonge, je suis consciente que je jette le discrédit sur la parole des victimes de violences sexistes et des intégrismes, quels qu'ils soient", ajoute la repentante, en expliquant son geste par sa jeunesse instable...

Nymphomane et affabulatrice, l'exhibitionniste raconte que "dès l'âge de 17 ans, ma vie a été traversée par le militantisme radical, la prison, les procès, la médiatisation précoce avec le mouvement Femen, que j'ai quitté dans des conditions difficiles, la précarité financière en France et les violences que j'ai subies de la part de ma famille ou de mes ennemis idéologiques", écrit la Tunisienne.

Plusieurs procès en vue

La justice doit justement se pencher sur le cas de cette repentante dans les semaines qui viennent. Elle doit d'abord être jugée le 8 octobre pour dénonciation mensongère. Ensuite, elle devra comparaître devant le tribunal correctionnel pour violences en état d'ébriété après une bagarre en août à Paris.

Amina Seboui avait fait deux mois et demi de détention provisoire en Tunisie en 2013 pour avoir peint le mot "Femen" sur le muret d'un cimetière de Kairouan (150 km au sud de Tunis), afin de dénoncer la tenue d'un rassemblement salafiste, disaient les Femen. Après avoir reçu des marques de soutien des autres Femen, elle avait décidé de quitter ce mouvement féministe en le taxant d'"islamophobie".
La justice devra juger une convertie. Demain, le djihad?

mardi 23 septembre 2014

Aquilino Morelle traite Hollande d' "enfoiré" ...

Les socialistes ont le respect de l'homme et de la fonction présidentiels...

Aquilino Morelle, 
ancien conseiller de François Hollande, passe à l'attaque de son patron 
dans une enquête du Nouvel Obs qui fait sa pub dès la veille. 

Celui qui a été congédié de l'Elysée comme un cireur de pompes le 18 avril dernier revient sur son passage au Château, avec l'affaire Trierweiler, sa relation avec le chef de l'Etat - qualifié au passage d'"enfoiré" - ainsi que sur son avenir proche.
Aquilino Morelle publiera bientôt un livre qui, dans la lignée de celui commis par Valérie Trierweiler, décrira l'ambiance élyséenne du début de mandat de François HollandeMediapart venait de révéler qu'il avait fait venir un cireur de chaussures dans les locaux présidentiels. Dans la foulée de son limogeage, on apprenait en outre qu'un contrat avait été passé en 2007 avec un laboratoire pharmaceutique, alors même qu'il était inspecteur à l'IGAS (Inspection générale des Affaires sociales).

C'est à  se demander si Morelle et Le Nouvel Obs ont passé un deal pour se partager les recettes. Compères en foire de l'édition, comme la concubine licenciée, le laquais fait la promotion  de son bouquin, tandis que l'hebdomadaire socialiste compte sur le scandale pour remplir les lunettes de ses sanisettes.
"C'est simple, j'ai été victime d'une élimination politique planifiée", clame l'individu dans les pages de l'hebdomadaire nauséabond, reprenant simplement une confidence déjà faite au Point le 11 septembre dernier... "Je ne peux pas rester immobile toute ma vie. Je dois m'expliquer pour ma femme, mes enfants, mes amis, tous ceux qui n'ont pas compris mon silence… Le dossier est vide, je n'ai rien à me reprocher", assure-t-il ensuite pour justifier la mise de son livre sur le marché. Mais il ne peut s'empêcher d'égratigner avant l'heure François Hollande, qu'il qualifie d'"enfoiré" au détour d'une phrase.
VOIR et ENTENDRE Tanguy Pastureau (RTL) sur Aquilino Morelle:

"J'ai vu François nu, plus bas que terre"

S'appeler par les prénoms est un usage trompeur chez les socialistes. Mais
celui-ci, toute acrimonie mise au fond de sa poche et sa chamoisine à chaussures par-dessus, est particulièrement ambigu, puisqu'il tient toujours à signaler sa proximité avec le pouvoir qui lui a botté le train
"François se comporte avec moi comme avec Valérie (Trierweiler, mais à un autre usage, ose-t-on espérer), incapable d'assumer une rupture qui était aussi d'ordre affectif", croit-il savoir. 
"Jamais nous n'avions été aussi proches qu'en cet hiver 2014", se rappelle le conseiller, qui raconte avoir posé sur le bureau du Président l'exemplaire du Closer à l'origine du scandale. "J'ai vu François nu, plus bas que terre, je l'ai ramassé à la petite cuillère. Peu à peu, il s'est relevé. Alors il n'a plus supporté mon regard", raconte-t-il. Telle est l'interprétation psychanalytique de la disgrâce d'un videur de pots du roi. Si tout est du même tonneau...

L'ancien conseiller a repris le chemin de l'IGAS... 
L'Inspection Générale des Affaires Sociales est en effet la zone de repli des serviteurs déchus ou en fin de carrière. Cette niche dorée recueille aussi bien François Chérèque, ex-secrétaire général de la CFDT qui reçoit près de 10.000 par mois, que Fadela Amara, ex-ministre à 5.800 € . C'est une promotion recherchée, puisqu'un leader syndical touche 4.500 € (et le 13ème mois, mais sans compter tous les avantages en nature).
Morelle tacle au passage la politique menée par le pouvoir socialiste, tout en se faisant reluire. "Je revis d'une certaine manière. Vendre des billets de 5 euros pour des billets de 500 commençait à m'abaisser intellectuellement. Aujourd'hui, je suis serein." On le serait à moins de 10.000 euros !

dimanche 23 mars 2014

Liberté d'expression: la société Gaumont prive Le Figaro de projections presse

Liberté de la presse: la famille Seydoux sanctionne la critique

La société Gaumont interdirait ses projections presse à certains journalistes (photo d'illustration).
Les journalistes du quotidien ne sont plus invités à voir les films des distributeurs Gaumont et Pathé, en raison d'une trop grande sévérité

Les critiques sont des gens méchants.
Parfois, ils écrivent du mal des gentils films. Parfois, même, ils osent dire qu'ils ne sont pas tous des chefs-d'œuvre. Pire, ils ne soutiennent pas systématiquement les longs-métrages produits et distribués par les firmes Pathé ou Gaumont.

Ces sociétés françaises n'ont rien contre la critique française, pas du tout, du moment qu'elle tartine sur la qualité de leurs réalisations. Ou alors, quand elle ose émettre un avis défavorable, il faut que celui-ci ne se voie pas, qu'il reste dans son coin, caché en bas de page.


Les frères Seydoux règnent sur le cinéma français

Jérôme, 79 ans, est
président de Pathé, Nicolas, 74 ans, de Gaumont, et Michel, 66 ans, a produit notamment Cyrano de Bergerac. Le clan Seydoux-Fornier de Clausonne, issu de l'empire Schlumberger, d'abord active dans le textile et la recherche pétrolière, est une dynastie protestante issue, au XIXesiècle, du dernier chef du gouvernement de la monarchie de Juillet, François Guizot. 
Elle ne dit pas l'étendue de son influence et l'ampleur sa fortune, construite à partir de l'un des plus riches héritages de la bourgeoisie d'affaires, et on ne s'attend pas à ce qu'il soit proche du PS. D'ailleurs, Jérôme dit avoir voté Sarkozy, mais il est aussi l'actionnaire majoritaire du club de Lille racheté par Michel, ce qui suffirait à confirmer la règle que les grandes familles ne mettent pas leurs oeufs dans le même panier. 
Or, la saga des frères Seydoux débuta sous l'impulsion d'un homme étranger à la famille, Jean Riboud, grand ami de François Mitterrand. En 1975, Jérôme prend la direction du groupe. Michel quant à lui crée en 1971 sa première société de production, Camera One et, au Festival de Cannes, se lie avec Gérard Depardieu. Nicolas n'a rien d'un patron, mais il a deux amis passionnés par le 7e art, Daniel Toscan du Plantier, alors publicitaire chez Publicis, et le producteur Jean-Pierre Rassam qui le convainquent, en 1974, de racheter Gaumont à son frère Jérôme. 
En 1985, à l'instigation de Jean Riboud, celui-là même qui l'a évincé de Schlumberger, l'aîné des Seydoux se lance dans l'aventure de la première chaîne privée créée par Mitterrand, La Cinq, mais qu'il abandonne, car il veut, comme ses deux frères, se lancer dans le cinéma. Sur les conseils de Michel Seydoux, qui lui a présenté Claude Berri, il prend 50 % de Renn Productions, la société du producteur et réalisateur du Vieil Homme et l'Enfant. Mais en 1990, il voit plus grand, et rachète Pathé à l'Italien Paretti. 
Avant cela, en 1973, Jérôme Seydoux est au capital du Nouvel Observateur puis, en 1977, accepte de participer au capital du Matin de Paris au même niveau que Claude Perdriel (Le Nouvel Observateur). En 1986, aux côtés de Silvio Berlusconi il préside le conseil d'administration de La Cinq, sa première expérience dans le monde de la télévision. Mais  en 1986, après que Jérôme avait été propriétaire quelques mois, Chirac avait confié les rênes de La Cinq, au côté de Silvio Berlusconi, à Jean-Luc Lagardère et à Robert Hersant. 
Cet engagement de Jérôme dans les media se réoriente avec son entrée dans le capital de Libération en mai 1993 (Pathé devient actionnaire majoritaire en 1988 avec 60,8% des actions, avant de ne plus conserver que 1,5%), puis par la prise de contrôle du titre par sa société Chargeurs, en janvier 1996. Entre 1998 et 1999, il est président du conseil d'administration de British Sky Broadcasting, la plate-forme satellite de Rupert Murdoch, puis de la chaîne Comédie ! en 2002 et président de l'Association pour la télévision numérique en 2001.

Le secteur cinématographique français est désormais sous l'emprise des Seydoux
L'entreprise Gaumont demeure l'un des plus importants producteurs et distributeurs de cinéma en France. Et à la différence de Pathé, le passage des pouvoirs entre Nicolas et sa fille cadette, Sidonie, s'est opéré sans difficulté.
Canal+ France est détenu à 80 % par le Groupe Canal+, filiale à 100 % de Vivendi, et à 20% par le groupe Lagardère. Jérôme Seydoux fait son entrée dans le capital de la plate-forme satellite de Rupert Murdoch, BSkyB, une mauvaise opération qu'il interrompt près de dix ans plus tard. Idem avec CanalSatellite, le bouquet de Canal +, dont il sera l'actionnaire, avant, là aussi, de tourner casaque. Mais il a survécu, en 1999, au raid inamical de Vincent Bolloré, ouis est parvenu à repousser TF1, avec l'appui de Canal + et de Vivendi Universal (propriétaire de L'Express). 

Il manquait un troisième maillon au groupe Pathé pour que la chaîne médiatique soit complète: la diffusion. C'est chose faite avec le rachat de Télé Monte-Carlo. En acquérant cette belle endormie du PAF, Pathé a sans doute réalisé l'une des opérations les plus intelligentes du moment. Créée en 1954, cette petite chaîne de télévision, ancrée à Monaco, dispose d'un embryon de réseau national qui en fait potentiellement la septième chaîne généraliste française. Restructurée, remise d'équerre, TMC, dont Pathé détiendra rapidement plus de 80% du capital, offrit un nouveau visage.

Au printemps 2001, Jérôme et Nicolas Seydoux annoncent la fusion de leurs circuits de salles de cinéma. 
En 2007, puis 2012, nombre d'éléphants du PS, dont le futur président François Hollande, citent volontiers le nom de l'actionnaire de Libération dans le cadre d'opérations futures à mener dans l'audiovisuel.
L'omniprésence de l'actrice Léa Seydoux (La Vie d'Adèle) s'explique pour une large part par le fait est la fille de Valérie Schlumberger et de l'entrepreneur Henri Seydoux, et la petite-fille de Jérôme Seydoux, le président de Pathé. En juin 1999, Pathé avait fusionné avec Vivendi, conservant les intérêts de Pathé dans British Sky Broadcasting (BSkyB) et ...Canalsat.

Une situation hégémonique donne plus de droits que de devoirs.
Et cela d'autant plus que le changement de majorité garantit la sympathie, voire le soutien du pouvoir.

Un boycottage

"Pas de tomates pour les navets"
, titre ironique d'un article publié dans 
Le Figaro, propriété de Serge Dassault depuis 2004, alors que le Groupe Industriel Marcel Dassault détient 5,45 % du capital de la Gaumont.

Le sujet de la polémique:
l'interdiction faite aux journalistes du quotidien d'assister aux projections presse de certains distributeurs de cinéma. Des représailles à l'encontre des critiques trop négatives à l'égard de leurs films...

Bannis par Gaumont et Pathé. 


"Plus un critique de notre journal n'est convié aux projections de presse de leurs films", écrit ainsi Le Figaro à propos du distributeur Pathé. Les dirigeants de la firme n'auraient pas apprécié le peu d'enthousiasme du journal pour Supercondriaque, la nouvelle comédie de Dany Boon, membre du conseil de direction de Pathé. 
Léa Seydoux est au générique...
Même traitement répressif de la part de Gaumont qui, n'aurait pas aimé que Le Figaro illustre un dossier sur la faiblesse des scénarios du cinéma français avec des photos du film Mea Culpa, que l'entreprise a distribué, ou encore la critique de La Belle et la Bête, raillé par le journal
On est rarement déçu avec Vincent Lindon. Vendredi 31 janvier, à l'antenne de France Inter, l'acteur à l'affiche de Mea culpa, en salle ce mercredi, donne son avis sur la proposition du rapport Bonnel de diffuser certains films directement sur le Net. "Il y a 16 films qui sortent par semaine parce qu'il y a 300 ou 400 films produits par an, et évidemment les trois quarts ne sont pas des grands films. C'est au scénario que ça se décide. Si on travaillait un peu avec les scénaristes, si on les payait autant à écrire qu'à aller réaliser sur le plateau, quand on voit la façon dont ils sont traités, ils touchent très peu d'argent à la première version." Bref, si on payait mieux les scénaristes, on aurait "des scénarios mieux écrits, plus pointus, plus fouillés, et il y aurait moins de films qui sortiraient". Cette défense et illustration du scénario, en pleine promotion d'un film d'action riche de trois dialogues et de "500 impacts de balles pour la séquence du TGV", dixit Lindon, est assez explosive.

"Nous n'étions pas les bienvenus".
L'interdiction des projections presse, "une sanction à laquelle sont confrontés beaucoup de nos confrères", assure Le Figaro, qui souligne que certains journalistes participant à l'émission cinéma de Canal+ Le Cercle sont eux aussi privés de projection. "Cela s'est produit lorsque nous avons sollicité Gaumont et Pathé pour assister à des projections presse récentes, comme celles de Diplomatie et de Palo Alto. On nous a répondu que nous n'étions pas les bienvenus", explique François Aubel, rédacteur en chef culture au Figaro, contacté par Europe1.fr.


Mais
les sanctions ne se limitent pas à l'interdiction des projections presse. Elles sont également financières. "Pathé nous a supprimé une publicité de La Belle et la Bête parce que nous n'en avions pas dit du bien. Et chez Gaumont comme chez Pathé, les demandes de partenariats sont au point mort", précise François Aubel.


Gaumont veut des "articles argumentés".
 Les porte-paroles de Gaumont et Pathé n'étaient pas disponibles mardi matin pour vérification. Le Figaro a cependant interrogé la directrice générale de Gaumont, Sidonie Dumas, qui a dénoncé le comportement trop négatif des critiques. "Le cinéma français est malmené depuis plusieurs mois. À tort", accuse-t-elle, estimant que "le cinéma est un bouc émissaire". Si elle souligne que "Gaumont ne s'opposera jamais à des critiques négatives", Sidonie Dumas estime qu'"il faut que les articles soient argumentés". Selon elle, "beaucoup de critiques décrètent "c'est nul", avant même d'avoir vu le film".

"Ce qui manque aujourd'hui, chez les critiques, c'est un élan positif"
, déplore la directrice de Gaumont. "Chaque film est un prototype qui demande beaucoup de travail, d'argent et d'enthousiasme. Les rouages sont très fragiles et les attaques sont systématiques. Cela devient lassant". Sidonie Dumas évoque même une remise en cause du principe même des projections en avant-première dédiées à la presse. "Les critiques vont voir les films entre eux dans des conditions extrêmement privilégiées : projections privées et sans jamais payer leur place", rappelle la patronne de la société multinationale, à la limite de la pingrerie. "Peut-être faudrait-il qu'ils fassent comme les critiques de théâtre et aillent voir les films au milieu d'un vrai public ?"

Un cinéma de qualité plutôt qu'un nivellement par le bas
"On nous reproche de vouloir la mort du cinéma français, ce qui est totalement faux", réplique le rédacteur en chef culture au Figaro. "Nous avons simplement envie de faire notre travail correctement, et notre travail, ce n'est pas d'envoyer nos lecteurs voir un film lorsque ça ne vaut pas le coup".

lundi 10 mars 2014

Un traitement de l'affaire des écoutes téléphoniques à la honte de Hollande et de sa presse

Écoutes dites de Sarkozy : pourquoi cette affaire pourrait se retourner contre le gouvernement

"L’ancien chef de l’État cherche à se glisser dans la peau de la victime, un rôle où il excelle"
tel est le commentaire du chroniqueur du Nouvel Observateur, Olivier Picard, parce que Nicolas Sarkozy est réapparu décontracté en public, à Nice, ce lundi 10 mars, et bien qu'il soit resté muet pendant toute une semaine chargée en affaires judiciaires. Et toujours parce qu'il est "indépendant", le journaliste considère aussi que "ce n’était pas à Cannes, seulement à Nice, mais il y a fait, une fois encore, son meilleur numéro d’acteur: celui de la victime. Sur du velours." Plus indépendant, on imagine mal en effet de la part d'un décrypteur vertueux. 
Mais le site de l'hebdomadaire socialiste des hommes d'affaires Xavier Niel (Free), Pierre Bergé (YSL) et Matthieu Pigasse, déjà propriétaires du journal Le Monde, admet tout de même que les media avaient quelque peu zappé l'ancien président, évitant soigneusement de lui dérouler le tapis rouge dès dimanche en présentant comme un acte de courage le maintien de sa participation à l’inauguration de l’institut Claude Pompidou contre la maladie d’Alzheimer. Un oubli de circonstance... 
L'honnête chroniqueur du Nouvel Obs prévoit aussi que "le gouvernement et Christiane Taubira, désormais sur la défensive, pourraient connaître un retour de manivelle. L'affaire "Sarkozy" tourne au vinaigre pour l'exécutif et pourrait devenir "l'affaire Taubira", alors l'hebdo commence à virer.

La gauche s'est reniée

La gauche haineuse est maintenant face à ses turpitudes et réalise depuis ce weekend que celui qu'ils présentent comme "l’homme qui rêve d’une revanche contre François Hollande en 2017" est simplement dans son bon droit. Les opposants revenus au pouvoir n'ont jamais quitté les affaires après 20 ans d'aigreurs, d'invectives et de haines, se sont laissés aveugler par l'arrogance et l'euphorie, "jusqu’à l’erreur de jugement et la faute de stratégie", selon Picard. Une faute qui devrait être mortelle en démocratie.

Pendant 48 heures persuadés de l’effet désastreux d’un supposé trafic d’influence, ministres et dirigeants de la majorité, ont en effet justifié sans ciller les écoutes téléphoniques d’un ancien chef de l’État. Leur absence de tout sens moral a également faussé leur jugement sur la violation du secret professionnel des avocats, un principe aussi sacré que le secret des sources des journalistes. 

Pendant 48 heures, à l’instar de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale,
ils ont déployé la rhétorique de l’homme normal (le citoyen Sarkozy), redevenu un Français parmi les Français, et ils n'ont pas craint d'approuver des méthodes d’enquête extrêmes qui n’honorent aucune démocratie.

Et pour achever de déconsidérer la majorité présidentielle, Christiane Taubira a lâchement contourné le fond du problème, balayant l'indignation des avocats et les justiciables français dans un même revers de manche. Inconsciente et supérieure, ce lundi midi sur France Info, la garde des Sceaux a détourné leurs protestations de principes, au motif que les droits de la défense ne peuvent tolérer aucune "impunité", aucune immunité, pour ceux qui l’incarnent. Une déformation démagogique de l'émotion des avocats outragés qui ne réclament nullement pour eux une impunité que la polémiste imagine dans sa pauvre tête.  

La ministre fait du tort à la gauche entière et pour longtemps  
En tenant un tel raisonnement procédurier hors sujet, Taubira s’est retranchée dans la mauvaise foi avec le cynisme froid des pouvoirs sans scrupules. En invoquant les nécessités supposées d’instruction en longueur visiblement prétexte à toutes sortes de contraventions au droit, la ministre du président vertueux s'est reniée en banalisant des pratiques inappropriées et transgressives contre lesquelles elle s’est toujours élevée ? Un aveu de culpabilité et de panique.

On paie toujours le prix de ses renoncements
La gauche a renié ses valeurs présumées avec désinvolture. On a attendu -mais en vain- qu’une voix s’élève pour regretter l’espionnage téléphonique illégal d’un ancien président de la République dans une investigation où ni la sécurité nationale, ni la sécurité de tiers n’est en cause. Le chef de l'Etat s'est encore révélé absent et vil. Ayrault, son collaborateur auto-proclamé "déterminé et "serein", s'avère tout aussi défaillant et veule.
   
Qui empêchait l'exécutif de rappeller les principes fondamentaux des droits de la défense plutôt que de consacrer la dictature des juges par son silence. Un pouvoir de gauche donneur de leçons ne peut s'autoriser aucune déviance, aucun égarement. Au lieu de cela, la gauche détentrice de tous les pouvoirs a cru pouvoir s'abandonner à ses vieux démons de l'époque mitterrandienne, bafouant le droit pour de vulgaires calculs politiques immédiats. Les socialistes ont sacrifié la défense des libertés publiques à leurs basses vengeances. Ce qui n'a pas empêché Harlem Désir de s'en prendre à la droite sur France Info. 

Mais la gauche paiera  au prix fort sa haine et ses renoncements

Les électeurs accorderont-ils à la gauche l'impunité dont parle Taubira ? En assumant des écoutes téléphoniques politiques sans le moindre état d’âme, la gauche se saborde. Lundi matin, Brice Hortefeux a souligné que les socialistes justifient la méfiance instinctive des citoyens envers la justice, et singulièrement l’enregistrement des conversations
Le hasard a bon dos
L'ancien ministre de l'Intérieur a estimé que le gouvernement pourrait ne pas y être étranger.
"Est-ce un hasard quand la Garde des sceaux réunit l'ensemble des procureurs pour leur ordonner de faire directement remonter à elle tous les dossiers sensibles ? Est-ce un hasard quand on convoque le procureur général de Paris pour le remplacer par un socialiste ? Est-ce un hasard quand, à 15 jours d'un scrutin lourd et difficile pour la majorité, on envoie autant de boules puantes dans la même direction ? 
"Est-ce un hasard quand François Hollande, recevant des députés et évoquant Nicolas Sarkozy, dit : "Je sais très exactement ce qu'il fait" ?" (Brice Hortefeux (UMP)
Le boomerang a entamé son trajet retour
La gauche tend à la droite le bâton pour se faire battre le 30 mars. 
Elle va s'en saisir pour actionner un levier psychologique extrêmement puissant et protéger le justiciable des écarts des "juges rouges " ou des militants ordinaires. Une occasion inespérée de rasembler l’opposition contre un gouvernement visiblement malsain.

Le Nouvel Observateur affiche l'image la plus abjecte qui soit de la presse
Les salariés des Niel et Bergé stigmatisent leurs confrères qui ont fait montre de jugement, de sérénité et d'...indépendance, en  réagissant vivement au cynisme des propos d'un François Hollande grisé par le pouvoir à propos de Nicolas Sarkozy devant des députés respectables: "Ne vous inquiétez pas. Je le surveille. Je sais ce qu’il fait..." Le Nouvel Obs a hébergé l'auteur du "vrai-faux SMS" contre Sarkozy, Airy Routier.  Aujourd'hui dirigé par le veule Laurent Mouchard-Joffrin, l'hebdo a soutenu DSK, mais se félicite que Patrick Buisson puisse nuire à l'ex-président Sarkozy, quelle que soit la bassesse de la méthode. Les mauvaises manières d'Airy Routier ont donc toujours cours dans les sanisettes du Nouvel Obs.   

Le vent du soupçon soufflé par la gauche rabat déjà le boomerang sur l’Élysée. Gardien constitutionnel supposé de l’indépendance de la justice, le chef de l’État est contraint de dominer sa lâcheté, et au train où vont désormais les condamnations par les acteurs politiques sains et les avocats offensés, Hollande ne pourra pas faire le mort indéfiniment.

La semaine qui s’annonce devrait être éprouvante pour cet exécutif.