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dimanche 6 mars 2016

Des habitants de Calais à Paris contre les entraves de la "jungle" au commerce

Ces commerçants doivent rencontrer des responsables de l'Etat à Paris lundi après-midi.

Des commerçants de Calais se rendent à Paris lundi après-midi pour dénoncer la baisse de fréquentation dans leurs magasins.
 

Ils seront 500 à faire le voyage pour demander au gouvernement de les soutenir. Une délégation de cette ville en souffrance sera reçue à l'Elysée dans l'après-midi. Les commerçants se sentent en effet abandonnés depuis la reconstitution de la jungle à Calais. En quelques mois, le secteur de la restauration a par exemple diminué de 40% et les commerces de détail ont enregistré une baisse de 20%. Ce sont les forces de l'ordre chargées de la sécurisation du port et du tunnel sous la Manche qui occupent les chambres des hôtels.

"C'est le désert, il n'y a rien. 
Avant, tous les jours, il y avait toujours des Anglais; aujourd’hui, on ne ferait même pas un couvert", déplore un restaurateur. S'ils manifestent, ce n'est pas contre les migrants, mais contre l'image de la ville depuis l'arrivée de la jungle. Régis, lui, avoue qu'il est "à bout" et dénonce l'image de la ville véhiculée par les media. "C'est à répétition au journal de 20h00; on fait voir des incidents, mais ce n'est pas Beyrouth non plus", souligne-t-il aux marchands de sensationnalisme. 

Le conflit social du secteur maritime dans l'été 2015 et la crise migratoire grandissante ont fait fuir les touristes.
Pour relancer l'activité économique du Calaisis, 500 commerçants vont faire le déplacement de Paris lundi 7 mars pour défiler dans la capitale et sensibiliser l'opinion. Une délégation doit être reçue à l'Élysée pour négocier un plan de relance du tourisme et François Hollande promet de venir à Calais dans les prochains mois.

Achèvement du démantèlement "avant l'été"

Où en est le démantèlement de la zone sud de la "jungle" de Calais ?

La préfecture du Pas-de-Calais a repris mardi matin le démantèlement de la partie sud de la "jungle" de Calais, entamée la veille, sur fond de tensions avec les migrants soutenus par des associations radicales qui les soutiennent et prennent fait et cause pour les activistes d'extrême gauche anarcho-révolutionnaire venus d'Allemagne et d'Angleterreles "No border,"  qui s'opposent par la violence aux frontières et instrumentalisent la détresse humaine, comme les Frères musulmans, lors du "printemps arabe".

Les commerçants saluent le démantèlement de la zone sud de la jungle, mais
il faut "que l'ensemble de cette jungle soit démantelée avant cet été pour que les Anglais puissent s'arrêter à Calais au retour de leurs vacances", demande Frédéric Van Resbeck, porte-parole du grand rassemblement.

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