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mardi 25 février 2020

LREM accuse les oppositions de contaminer les municipales au coronavirus

Pour cause de municipales, la presse de Patrick Drahi conteste le devoir de vigilance de l'opposition et sa liberté d'expression

Est-ce "contaminer" la campagne de se poser les bonnes questions face à la "transparence" opaque du pouvoir ?

Alors que la France se prépare à une possible "épidémie" intérieure, de l'aveu du ministre de la Santé, dimanche, la classe politique se fait pointer du doigt par la presse gouvernementale pour des réactions qui "ne se sont pas fait attendre" ! "Du RN, qui en profite pour vanter la fermeture des frontières, à Buzyn, qui tacle Hidalgo, nul ne perd des yeux la prochaine échéance électorale," lit-on dans Libération. 
S'abaissant au niveau du CRAN qui s'en était pris bêtement à 'Tintin au Congo',  la réaction de SOS Racisme "s'est pas fait attendre", lançant une campagne contre le racisme anti-asiatique! En mal  d'audience, cette association n'hésite pas à dénoncer "une multiplication des propos stigmatisants, mais aussi une recrudescence d'insultes et d'agressions". Elle lance d'ailleurs une campagne de sensibilisation, relayée ce mardi par Le Parisien (propriété du Groupe Les Echos, détenu par le groupe LVMH. "Il y a des gens qui refusent de se faire servir dans les grandes surfaces par du personnel asiatique, qui rejettent des gens dans le train bondé parce que ces personnes sont asiatiques", a par exemple raconté à BFMTV [groupe Altice (SFR, BFM)], Sacha-Lin-Jung, responsable du pôle citoyenneté de l’association des Chinois résidant en France. Sans doute la contamination des Chinois du 13e arrondissement n'entacherait-elle nullement l'humanisme exemplaire de cette association solidaire en lutte contre les discriminations et des multinationales vertueuses qui volent pareillement au secours des Chinois en France...
SOS Racisme annonce la diffusion d'une série de visuels humoristiques, une réaction tout en légèreté à la pandémie. Dans une planche de bande-dessinée diffusée par Le Parisien, on peut voir la réaction d'un passager de métro face à l'éternuement d'une personne de type asiatique. 
Un personnage s'insurge, lançant à l'éternueur: "Vous n'avez pas honte de prendre le métro?! Vous nous mettez tous en danger avec cette toux!". Une partie des passagers se cache alors le visage, jusqu'à ce qu'un autre lance: "Personne n'a attrapé le virus de la connerie?" 
Pour des raisons idéologiques, les sachants de l'association et de la presse glorifient l'irresponsabilité: un con peut en cacher plusieurs. Le coronavirus peut-il être envisagé avec la même désinvolture que la grippe saisonnière, contre laquelle on dispose d'un vaccin, a fortiori le H1N1, virus de la grippe A responsable de la pandémie de grippe qui dura de 2009 à 2010 et contre lequel aucun vaccin n'est commercialisé ?
Les vertueux stigmatisent les Français. Dans ce monde sous la menace de toutes les démagogies, les plus responsables d'entre nous sont accusés sur BFMTV de répandre une "angoisse permanente" et un racisme anti-asiatique prégnant" .

"L'épidémie est à nos portes", lance pourtant Olivier Véran, le ministre. 

Alors, on reste les bras ballants et on cultive sa face sombre de la vertu ?
La fermeture des frontières est une option recevable, qui devait logiquement mettre la gauche hors d'elle. Or, c'est l'israélo-libano-français qui s'en fait le porte-parole, le journal de ce citoyen du monde s'en prenant plutôt à ses cibles privilégiées : "A droite et à l’extrême droite surtout," assure Libération avec la volonté polémique d'interférer dans les débats des municipales, dans trois semaines. "La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, s’est empressée [sic] de citer un article de Paris Match [groupe Lagardère] relevant que "l’Arménie, la Turquie, la Jordanie, le Pakistan et l’Afghanistan ont fermé leurs frontières ou restreint les échanges avec l’Iran pour endiguer toute propagation du virus"

L'information est-elle également interdite de circulation, et par les organes de presse chargés de la répandre ? A des fins sanitaires.
S’exprimant sur Twitter, elle a ajouté, non sans ironie [sic], que "les dirigeants de ces pays doivent être probablement moins intelligents que notre nouveau ministre de la Santé ?" Mais ajoute : " Ou pas…" 
Nicolas Dupont-Aignan, chef de file de 'Debout la France', est également monté au créneau sur ce même réseau social en demandant le rétablissement "des contrôles à nos frontières, y compris dans [ou à commencer par] nos aéroports". Où est la faute ?

L'exécutif reste sourd à tout signal d'alarme d'un élu de terrain d'opposition 

Comme à l'Assemblée, le pouvoir macronien rejette toute proposition exogène. Du côté des Alpes-Maritimes, le député Les Républicains Eric Ciotti a pourtant écrit au premier ministre, poste restante : Edouard Philippe est en campagne des municipales au Havre et passe le dernier mois hors de Matignon, malgré le risque de pandémie qui nous guette. Elu du département frontalier de l’Italie - où l’on compte désormais plus de 200 malades du Covid-19 -, Ciotti  ne se satisfait pas de mesurettes et réclame un "plan d’urgence", avec "la mobilisation des établissements hospitaliers" et des contrôles renforcés à la frontière. 
Ce à quoi Bernard Gonzalez, le préfet du département, a répondu par la négative : "Imaginer un système de contrôle total des frontières […] relève d’une complexité forte, et donc, à ce stade, aucune décision en ce sens n’a été prise." Cette complexité du contrôle sera-elle allégée quand il sera trop tard ?
Le même préfet a en revanche annoncé un renforcement du dispositif sanitaire, dans un département où sont maintenus le carnaval de Nice et la Fête du citron de Menton, débutés tous deux le 15 février. Comme les supporteurs transalpins de la Juventus de Milan qui viendront disputer la Ligue des Champions à Lyon, les frontaliers italiens pourront passer la frontière et contaminer librement leur amis Français, avec le soutien de SOS Racisme, du Parisien ou Libération et de BFMTV ? 

Libération s'attaque à Buzyn, candidate LREM à Paris 

Les agents municipaux de Paris ne sont pas préparés à un éventuel confinement de la capitale,
a avoué 
Agnès Buzyn au micro d’Europe 1, lors d'un débat à l’échelle francilienne. Pour ne pas offenser une communauté particulière? 
En pleine campagne pour les élections municipales à Paris, l’ancienne ministre de la Santé n’a pas hésité à s’en prendre à Anne Hidalgo, accuse le journal de Laurent Mouchard-Joffrin. La candidate de la dernière heure estime que la maire sortante socialiste n’a pas suivi ses recommandations : "Vous lui demanderez si elle les a prises en compte et si elle a formé ses agents […]. A mon avis, ils ne le sont pas aujourd’hui." 

Une accusation mal accueillie par l'équipe de campagne de la maire sortante : son directeur de campagne, Emmanuel Grégoire, y voit ainsi "des propos à la fois inexacts et mensongers", quand le maire socialiste du Xe arrondissement de Paris, Rémi Féraud, dénonce une erreur de timing d’Agnès Buzyn, "juste après avoir déserté le ministère de la Santé en pleine crise", à la suite de la diffusion de sex-tapes porno du candidat de l'Elysée, Benjamin Griveaux, poussé à la démission.

Les pays atteints mettent sous cloche les villes contaminées
L’idée d’un Paris sous cloche a poussé d’autres personnalités publiques à prendre la parole. Sur France Bleu Paris, le médecin urgentiste Patrick Pelloux a laissé paraître son appréhension : "Ce qui est inquiétant, c’est que l’épidémie est en train de se répandre beaucoup plus vite que ce que l’on pensait. Il y a l’Italie, l’Iran, Israël, le Liban… Si jamais nous avions ne serait-ce qu’un foyer en Ile-de-France, cela aurait évidemment des conséquences assez difficiles à vivre pour les Franciliennes et les Franciliens."

De quoi s’interroger pour certains sur le maintien du semi-marathon et du marathon de Paris, qui devraient respectivement se tenir le 1er mars et le 5 avril. Les marathons de Bologne et de Tokyo ont, eux, déjà été annulés. 
SOS Racisme permettrait-elle que les sportifs chinois de Wuhan en soient exclus ?


jeudi 14 février 2019

Gilets jaunes : un sondage de désapprobation du mouvement conclut la campagne de dénigrement du gouvernement

Macron l'a voulu et il l'a eu, son sondage: avec les media, dont BFMTV, Elabe l'a exaucé

C'était la suite logique de la campagne de presse pour le retournement de l'opinion


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Les sondés d'Elabe sont-ils pour la baisse du pouvoir d'achat et des pensions de retraite
et la hausse des taxes et de la CSG ?



Si on en croit un sondage Elabe pour BFMTV, 56% des Français voudraient que les Gilets jaunes stoppent les manifestations le samedi.
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C'est le fruit d'une campagne-éclair de dénigrement menée par des commerçants impactés  et par quelques maires (de "France urbaine") tout aussi Macron-compatibles, mais surtout  par la presse aux ordres (au premier rang de laquelle BFM), mettant en balance le coût de la mobilisation en termes de dégradations par des marginaux et  la défense du pouvoir d'achat de tous, au prix de sacrifices de quelques-uns, les commerçants qui se sont mobilisés pour leur manque à gagner, ainsi que d'une certaine baisse de la consommation, dont on a dramatisé le recul, bien que pré-existant au mouvement, depuis avril.

Les maires de Marseille ou Lille 
n'ont manifesté aucune exaspération...
Les propagandes gouvernementale et médiatique associées ont évacué le fait qu'une baisse du pouvoir d'achat entraîne une baisse de la consommation... Soit les sondés se sont laissés manipuler, soit ils n'existent pas dans la proportion avancée par Elabe.
Ancien président-directeur général de CSA, Bernard Sananès, Elabe, n'est pas légalement tenu de publier ni les identités, ni les réponses de ses sondés et joue sur du velours. Comme les autres entreprises commerciales de sondage, il peut faire sa petite tambouille.
Bernard Sananès est à la fois entrepreneur et journaliste, mais avant tout acteur politique.
Dès l'âge de 25 ans, il s'oriente vers la politique en devenant
en 1988 responsable de la communication du groupe parlementaire Union du centre à l’Assemblée nationale. L'UDC est un groupe parlementaire formé par les députés du Centre des démocrates sociaux (CDS qui trouve son origine au MRP) séduits par la démarche de Michel Rocard, mais néanmoins décidés à sauvegarder l'unité du centre, tiraillé entre le maintien dans l'UDF (alliée au RPR) et le ralliement à la majorité de gauche. L'UDC est présidée par Jacques Barrot. Sananès est alors déjà Juppéiste avant l'heure.En mars 1989, il est candidat soutenu par le CDS aux élections municipales à La Seyne-sur-Mer. Il rassemble 3,16 % des suffrages.En 1990, il est nommé directeur conseil chez Euro RSCG Public, mais revient à la politique deux ans plus tard auprès de Bernard Bosson, ministre UDF de l’Équipement, du Transport et du Tourisme, dont il devient le conseiller en communication. Or, Bernard Bosson, au titre de secrétaire général du CDS, est mis en examen en 1997 pour "recel d'abus de biens sociaux et recels d'abus de confiance", puis en 1998, avec Pierre Méhaignerie (ancien président du mouvement) et Jacques Barrot, au sujet d'un financement occulte du parti. Les trois anciens dirigeants font l'objet, en février 2000, d'une condamnation par le tribunal correctionnel de Paris, amnistiée par la loi no 95-884 du 3 août 1995 portant amnistie.A la fin des années 90, chez Euro RSCG C&O, il conseille des hommes politiques et des ministres, dont Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez ou Xavier Bertrand, avant de retourner au service d'EDF.En décembre 2010, il est nommé président-directeur général de l’Institut CSA, filiale du Groupe Bolloré depuis 2008. CSA crée alors un partenariat avec BFM TV lors des soirées électorales de 2014 et de 2015 et Sananès devient un consultant régulier de la chaîne d’information en continu, notamment au côté d'Alain Marschall.Le 20 avril 2015, il annonce sa démission pour se consacrer au lancement d'une nouvelle structure d'études et de conseil dénommée Elabe (juin 2015).
Elabe travaille en partenariat avec plusieurs media et think tanks
pour diffuser ses études.
Ainsi publie-t-il, chaque semaine, un sondage nommé "L’Opinion en direct" sur l’actualité pour BFMTV, un baromètre sur l’évolution de la popularité des personnalités politiques est également diffusé chaque mois par Les Echos et Radio Classique.
Des questions d’actualité sur des thématiques économiques et sociales, comme l’économie collaborative, la formation professionnelle ou l’apprentissage par exemple, sont également publiées une fois par mois par Les Echos et l’Institut Montaigne.Résultat de recherche d'images pour "Sananes"
Le 31 janvier 2018, Elabe publie, en partenariat avec Atlantico, une étude intitulée "Les mots de la France 2017" concernant les représentations qu’ont les Français de leur pays.BFM est une filiale d'Altice, ex-SFR Group, possédant en outre de Libération ou encore L'Express., le Groupe Les Echos est le pôle média du groupe LVMH, l'Institut Montaigne est groupe de réflexion (think tank) d'orientation libérale, comme Macron, et Atlantico est un site "pure player" au conseil de surveillance duquel on remarque Christian de Villeneuve, ancien directeur de la rédaction du Parisien, du Journal du dimanche - propriété du groupe LVMH et membre du Groupe Les Echos-Le Parisien et de France-Soir, depuis 2015, année de création d'Elabe...

"Gilets jaunes: la lassitude commence à se faire sentir dans l’opinion", assure Elabe

Les grands groupes de commerce de luxe ont lancé leurs media
et l'entreprise commerciale Elabe a pondu son sondage 
Voici le verbatim de l'analyse du sondage sur-mesure pour l'Elysée:
L’effet de lassitude commence à se faire sentir, même si le mouvement des gilets jaunes reste approuvé par une majorité
Sous l’effet du grand débat national et des interventions d’Emmanuel Macron [estime Elabe], son électorat se détourne du mouvement des gilets jaunes et se ressoude derrière le Président de la République [sic]
Le doute semble s’immiscer parmi les électeurs de Marine Le Pen, soutiens de la première heure
Les manifestations du samedi semblent « dénaturer » le mouvement et les revendications initiales des gilets jaunes
Si elle reste majoritaire, l’approbation de la mobilisation des gilets jaunes est en recul de 5 points (58%) en deux semaines.
Près de trois mois après le début de la mobilisation, 58% approuvent (soutien et sympathie) le mouvement des « gilets jaunes ». Par rapport à la mesure du 30 janvier [un choix de participation haute ! sans rapport avec la période de trêve des confiseurs...], elle est en baisse de 5 points. Dans le détail, 25% (-1 points) des Français soutiennent la mobilisation, 33% (-4) expriment de la sympathie pour la mobilisation.

A l’inverse, le cumul opposition et hostilité est en hausse de 7 points, à 31%. Dans le détail, 16% (+4) y sont opposés, 15% (+3) y sont hostiles.
11% (-1) sont indifférents à la mobilisation.

Dans le détail, l’approbation (soutien et sympathie) reste majoritaire auprès des classes populaires (69%, -3) et classes moyennes (60%, -4). Auprès des retraités, elle est en recul de 11 points (52%). L’approbation est minoritaire auprès des cadres, et en très net recul (29%, -19).

D’un point de vue politique, c’est principalement auprès de l’électorat d’Emmanuel Macron que le recul s’opère : alors que 43% approuvaient la mobilisation il y a deux semaines, ils ne sont plus que 27%, soit un recul de 16 points.

En revanche, l’approbation reste intacte auprès de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon (78%, +1). Auprès de l’électorat de François Fillon, à la faveur d’une hausse de l’opposition et de l’hostilité (50%, +10), le sentiment d’approbation devient légèrement minoritaire (44%, -4).

S’il est en retrait auprès de l’électorat de Marine Le Pen, il reste très largement majoritaire : 73%, -9.
13% (-3) des Français se disent « gilets jaunes », et 47% (-5) sont des « soutiens ».

Trois mois après le début du mouvement quand 20% des Français se disaient « gilets jaunes », ce taux est aujourd’hui de 13%. Par rapport au mois dernier, ce chiffre est en recul de 3 points. Dans le détail, la proportion d’individus se déclarant « gilets jaunes » est notamment en recul de 4 points auprès des classe populaires (20%).

D’un point de vue politique, 20% des électeurs de Marine Le Pen se sentent « gilets jaunes », mais ce taux est en baisse de 15 points en un mois. Il est également en recul de 6 points auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (16%).

La volonté que le mouvement s’arrête (56%) devient majoritaire pour la première fois depuis le début de la mobilisation.
Alors que les opinions étaient relativement stables (et très partagées) depuis mi-décembre sur la suite à donner au mouvement, le souhait de poursuite du mouvement devient pour la première fois minoritaire après un recul de 11 points en un mois : 43%. A l’inverse, 56% estiment que la mobilisation doit s’arrêter (+11).

Près de trois mois après le début de la mobilisation, 80% des cadres estiment qu’elle doit s’arrêter, un score en très forte hausse en un mois (+31 pts). Ce sentiment devient également majoritaire auprès des classes moyennes (58%, +15). Auprès des classes populaires, le souhait de poursuite reste légèrement prédominant (55%), mais recule de 10 points.

D’un point de vue politique, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon restent ceux qui souhaitent le plus largement une poursuite du mouvement (64%), malgré un recul de 9 points. Le recul est plus net auprès de l’électorat de Marine Le Pen (-12), qui se trouve aujourd’hui assez partagé entre la poursuite (57%) et l’arrêt (43%) du mouvement. La fin du mouvement est assez largement réclamée par les électeurs de François Fillon (73%, +12) et d’Emmanuel Macron (89%, +14). [Ensemble]
Deux Français sur trois estiment que les manifestations du samedi ne reflètent plus les revendications initiales des « gilets jaunes » [Elabe est progressivement passé de l'incertitude à l'affirmation...]
64% affirment que les manifestations qui ont lieu les samedis se sont éloignées des revendications initiales du mouvement des « gilets jaunes ». A l’inverse, 36% pensent qu’elles les portent toujours.

Si 82% des personnes se définissant encore comme « gilets jaunes » estiment que les manifestations du samedi portent encore les revendications initiales du mouvement, ils ne sont que 47% auprès des personnes soutenant les « gilets jaunes » (53% pensent qu’elles s’en sont éloignées). Concernant les opposants au mouvement, ils sont 90% à penser que les manifestations du samedi se sont éloignées des revendications initiales. [C'est la phrase de conclusion]

Résultat de recherche d'images pour "manipulation des sondages"On note la répétition en nombre du mot "recul", martelé. 
La conclusion est en conformité avec la campagne intensive menée par la presse officielle tous ces derniers jours, à l'initiative de l'Elysée et avec la complicité d'Elabe. Les commerçants incriminent les Gilets jaunes, mais eux ni Elabe ne prend en compte le commerce en ligne et les GAFA, et les maires refusent de payer les dégâts des groupuscules anticapitalistes...
Depuis ce matin, sourire en coin, Sananès est omniprésent sur BFM. On attend d'autres résultats de sondage sur la même ligne. 

Dès le 13 février, LCI (groupe Bouygues) a relayé le sondage Elabe commandé par sa rivale BFM...


vendredi 7 avril 2017

Présidentielle : Fillon progresse, Macron et Le Pen stagnent

Le Pen (25%) devance Macron (24%) et Fillon (20%), selon un sondage Opinionway

Qui sera le second du premier tour ? 

Marine Le Pen semble promise à l'or des intentions de vote, avec 25% au premier tour de l'élection présidentielle, mais l'argent ira-t-il à Emmanuel Macron (24%) ou à François Fillon (20%) 
Selon le sondage quotidien Opinionway (libéral, favorable à Macron)-Orpi (réseau immobilier) pour Les Echos (pôle média du groupe ...LVMH) et Radio classique (qui fait également partie du Groupe Les Échos, pôle media de LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton) publié vendredi, notre sort est donc entre les mains des abstentionnistes, mais aussi il est aussi fonction des 3% de marge d'erreur avec lesquels jouent les manipulateurs mercantiles des sondages, des influenceurs intéressés à l'issue finale, comme leurs clients, ces organes de presse ou sociétés commerciales qui tirent les ficelles de la démocratie.

Jean-Luc Mélenchon, candidat de l'extrême-gauche travestie en "France insoumise", est stable, à 16%, devant le socialiste Benoît Hamon (10%, stable). Ce dernier, bien que "frondeur" socialiste, pâtit en effet de sa victoire à la primaire du PS, sans avoir pourtant à défendre le bilan calamiteux de Hollande, président socialiste sorti autant que sortant par force. 
Son camarade extrémiste, Mélenchon, comme Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), est mis en valeur par la presse, dont la stratégie est visiblement de relativiser la poussée de Fillon vers le haut.   

Les sondeurs tirent des plans sur la comète

Dans l'hypothèse d'un second tour opposant le candidat d'En Marche ! et la présidente du Front national, Macron l'emporterait avec 62% des voix contre 38% à Marine Le Pen.

En cas de duel entre le candidat de la droite et du centre et celle du FN, François Fillon l'emporterait avec 57% des voix contre 43% à Marine Le Pen.

Ainsi donc, la candidate de l'extrême droite ne serait-elle que le leurre de cette course de lévriers. Mais, puisque la bulle Marine Le Pen peut éclater, rien ne dit que si Macron est sur-estimé et perd 3 points (21%) et si Fillon est craint autant qu"ils ne le redoutent et en gagne autant (23%), rien ne dit donc que le candidat de la droite ne peut l'emporter. Pourquoi, sinon, croyez-vous que l'Etat-PS, qui le sait si bien, multiplie-t-il les agressions concoctées par l'Elysée qui soutient Macron et veut empêcher l'alternance ?

Le sondage a été réalisé en ligne du 4 au 6 avril - au moment du débat à 11 sur BFMTV et CNews le 4 avril - auprès de 1.589 personnes inscrites sur les listes électorales issues d'un échantillon de 1.620 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Pour établir les intentions de vote de premier tour, l'échantillon utile est de 1.000 personnes environ, soit une marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points au plus, précise Opinionway.