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jeudi 7 décembre 2017

Trump déplace l'ambassade US à Jérusalem, décision du Congrès (1995) et promesse de campagne

Libre à l'Autorité palestinienne de s'établir à Jérusalem 

Les Etats-Unis reconnaissent désormais Jérusalem comme capitale d’Israël, a annoncé le président américain, mercredi 6 décembre

La décision du président américain relance une question centrale du conflit israélo-palestinien, puisque le coeur ancien de Jérusalem est une ville sainte que se disputent les trois grandes religions monothéistes : judaïsme, christianisme et islam depuis l’éclatement de l’Empire ottoman, à la fin de la première guerre mondiale et constitue un lieu de pèlerinage pour chacune

Le Royaume-Uni, qui exerce un mandat sur la Palestine, avec Jérusalem pour capitale, a accepté dès 1917 l’établissement sur une partie du territoire d’un "foyer national pour le peuple juif" errant privé de sa part de terre sémite appartenant aux hébreux, juifs et arabes, les descendants d'Abraham, l'un des cinq grands prophètes de l'islam et principal patriarche commun aux religions juive, chrétienne et musulmane.
Dans l'islam, qui appelle Abraham "Père" ou "Abouna" dont les musulmans se revendiquent les descendants, notamment en tant que père d’Ismaël, Mahomet fait de lui le "premier musulman" : ni juif, ni chrétien, il est un hanîf, littéralement "vrai croyant". Ismaël est un personnage à la fois de la Genèse et du Coran, en tant que premier fils d'Abraham, dont la femme (et demi-sœur) Sarah était stérile. Sa mère Agar, esclave de Pharaon, était la servante égyptienne de Sarah, qui a elle-même suggéré cette union à Abraham. Ismaël est le grand frère d’Isaac.

En 1947, l’ONU vote le partage de la Palestine en deux Etats : l’un arabe, l’autre juif. Jérusalem bénéficie d'un statut particulier sous le contrôle des Nations unies, qui garantissent la liberté d’accès aux lieux de culte. Pourtant, en 1949, après la fin du mandat britannique et une première guerre avec les pays arabes, le jeune Etat d’Israël transfère sa capitale de Tel-Aviv à Jérusalem-Ouest. Depuis la guerre de 1967 et la conquête des quartiers orientaux, peuplés de Palestiniens, Israël considère Jérusalem comme sa capitale "indivisible et éternelle". En 1980, le Parlement israélien la désigne d'ailleurs comme "capitale réunifiée", mais aucun pays ne la reconnaît comme telle. Les Nations unies estiment que le statut final de la ville doit être négocié entre Israéliens et Palestiniens – ces derniers revendiquant eux aussi d’y installer la capitale d’un éventuel Etat Palestinien. 

Aujourd’hui, la ville de Jérusalem reste séparée en deux. 
La partie ouest, où se trouvent les institutions d’Israël (la Knesset et la plupart des ministères, la banque centrale, etc), est presque exclusivement peuplée de juifs (290.000 sur 300.000). La partie est, revendiquée par l’Autorité palestinienne, est peuplée par près de 500.000 habitants, dont 60 % d’Arabes et 40 % de juifs (voir vidéo ci-dessous). Elle comprend la vieille ville, où se trouvent les lieux sacrés. 
Or, le conflit israelo-palestinien fait que, depuis des années, Israël encourage la colonisation de Jérusalem-Est, en construisant des logements dans la ville et la banlieue, ou en favorisant l’installation de juifs orthodoxes dans plusieurs quartiers afin d’organiser un mitage territorial des quartiers arabes et d’empêcher la continuité entre Jérusalem-Est et le reste du territoire palestinien, en Cisjordanie. 

En reconnaissant Jérusalem comme capitale, le président américain a accédé à une demande ancienne d’Israël.

Donald Trump s’est gardé d'évoquer la revendication des Palestiniens et de se prononcer sur un partage de la ville, qu’Israël refuse. En dehors de son poids symbolique, cette annonce entraîne concrètement le déménagement de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Elle se situe actuellement à Tel-Aviv, la deuxième ville d’Israël, où sont installées les ambassades, dont celle de la France. A Jérusalem, la France a d'ailleurs un consulat, son point de contact avec l’Autorité palestinienne. 

En fait, Donald Trump ne fait que mettre en œuvre une décision votée par le Congrès américain en 1995.
En 1995, sous la présidence de Bill Clinton, les deux chambres du Congrès étaient alors à majorité démocrate... Or, les présidents suivants ont systématiquement repoussé sa mise en oeuvre tous les six mois, les prédécesseurs de Trump craignant les conséquences. Ce fut le cas de Barack Obama, quinze fois, pendant ses deux mandats de président des Etats-Unis, à la suite de Bill Clinton et George W. Bush qui ont refusé deux fois par an, trahissant ainsi leurs propres promesses électorales, mais que Donald J. Trump a fait pour "respecter la volonté du peuple américain" de déplacer l’ambassade américaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem, explique le secrétaire d'État américain Rex Tillerson.
Il s'est référé à l'adoption en 1995, par le Congrès américain, du Jerusalem Embassy Act appelant les États-Unis à déménager l'ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, "capitale de l'État d'Israël". "Le président n'a rien fait d'autre que de mettre en oeuvre la loi de 1995", a insisté le secrétaire d'État, soulignant que Washington souhaitait voir Israël et les Palestiniens négocier un accord de paix.
Le président avait promis ce déménagement durant sa campagne et souhaitait tenir parole. 
Les Etats-Unis ont joué un rôle central de médiateurs dans le conflit israélo-palestinien depuis quatre décennies. Ils sont proches d’Israël, qu’ils ont soutenu  durant les guerres israëlo-arabes de 1967 et de 1973, et qu’ils aident toujours aujourd’hui. Alors que les prédécesseurs du président Trump revendiquaient un rôle de médiateur impartial (honest broker), tentant de faciliter le dialogue entre les deux parties, Trump tire les conclusions de leurs échecs pour enfin résoudre ce conflit. 
Il a chargé son gendre, Jared Kushner, de multiplier les contacts avec les pays arabes alliés des Etats-Unis (l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l’Egypte). Mais, officiellement, ces derniers ne peuvent que condamner la décision américaine sur le statut de Jérusalem, siège du troisième lieu saint de l’islam – la mosquée Al-Aqsa. Les Palestiniens, quant à eux, s’interrogent sur la nécessité de poursuivre un processus de paix qui ne leur a apporté quasiment aucun résultat. 

L’annonce de Donald Trump a laissé les Etats-Unis totalement isolés : seul le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a salué un "jour historique", bien que cette décision complique le rapprochement auquel Israël oeuvre depuis plusieurs années avec les monarchies du Golfe contre leur rival régional commun, l’Iran. 
Les Etats arabes ont tous dénoncé la décision américaine, mais aucune action concrète de leur part n’est attendue, pour l’heure – du moins tant qu’ils ne sont pas forcés de réagir à la pression de leurs opinions publiques. L’Egypte, le pays arabe le plus peuplé, et l’Arabie saoudite, gardienne des lieux saints de La Mecque et Médine, ont trop besoin de maintenir de bonnes relations avec les Etats-Unis pour se permettre de pousser trop loin leurs protestations. Le président égyptien Al-Sissi est dépendant de l’appui financier de Washington et souhaite faire oublier ses atteintes massives aux droits de l’homme, alors que les Saoudiens comptent sur D. Trump pour les appuyer dans leur rivalité avec l’Iran.

Huit pays ont demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies dès vendredi: l’Egypte, la France et le Royaume-Uni, ainsi que la Bolivie, l'Egypte, le Sénégal, la Suède et l'Uruguay. A la différence de l'Allemagne.
La marge de manœuvre de l’Autorité palestinienne, qui administre la Cisjordanie, est limitée. Elle est tentée de tourner le dos aux Etats-Unis et de quitter le processus de paix, mais les USA sont aussi une source de financement majeure de son budget. 
Unies en apparence, les factions palestiniennes ont appelé ensemble à des manifestations. Jeudi matin, le Hamas, qui n’a jamais cru dans le processus de paix, appelait à une "nouvelle Intifada", c’est-à-dire à un soulèvement populaire comparable à ceux survenus en 1987 et en 2000. L’ampleur de la mobilisation populaire devait se mesurer vendredi, après la grande prière hebdomadaire. 
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, peut également lancer des initiatives diplomatiques ou judiciaires auprès des instances internationales, auprès de l’ONU ou de la Cour pénale internationale. L’Autorité palestinienne a aussi la possibilité de suspendre sa coordination sécuritaire avec Israël, comme elle l’avait déjà brièvement fait cet été. Mais en mettant fin à ces échanges, elle perdrait une part de son contrôle sur la Cisjordanie, où elle cherche à endiguer l’influence du Hamas, le mouvement islamiste qui dirige la bande de Gaza, et des salafistes. 

Malgré les cris d'orfraies des uns et des autres, on le voit, le timing de Trump est favorable à des avancées.

mercredi 2 novembre 2011

L'Unesco accueille l'Autorité palestinienne, en toute précipitation

L'Unesco affiche ses préférences tiers-mondistes
Une acceptation hâtive et prématurée

L'Unesco donne un coup de pouce à l'Autorité palestinienne
L'agence onusienne pour la culture a décidé de faire de la Palestine son 195e "état-membre", bien qu'elle n'en soit pas un !
Une certaine presse en profite abusivement pour lui conférer le statut d'état dans ses commentaires qui présentent l'ONU comme "la première à reconnaître au niveau international l'Etat palestinien", bien qu'il ne s'agissent que de l'Autorité palestinienne: 94 États reconnaissent un "État de Palestine", mais 11 pays s'y refusent farouchement. Ils lui accordent un statut diplomatique particulier et une "représentation" palestinienne. Les Palestiniens n'avaient jusqu'ici qu'un statut de «mission d'observation».
Si cette décision permettait de protéger le patrimoine palestinien, la précipitation de l'UNESCO aurait donné du sens culturel à ses compensations, mais les crédits risquent de manquer.
Les déceptions d'Israël et des Etats-Unis, ainsi que des neuf autres états, sont grandes: elles portent en effet atteinte aux efforts de paix dans la zone.

L'UNESCO a franchi un pas qui entame un peu plus sa crédibilité

L'autorité palestinienne n'a donc pas remporté de victoire diplomatique à Paris, puisqu'elle bénéficiait déjà d'une certaine reconnaissance, d'autant que cette avancée tend les relations internationales.

La Conférence générale de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a voté en faveur de l'admission de la Palestine comme membre à part entière, 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre. " L'entrée de la Palestine porte le nombre d'Etats membres de l'Unesco à 195 ", a dit l'organisation dans un communiqué.
Il convient d'ailleurs de distinguer l'Autorité palestinienne, entité administrative, de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine), organisation composite aux attributions politiques et paramilitaires, créée en mai 1964.
L'amalgame avec le Soudan du Sud, qui a rejoint l'organisation vendredi dernier, est un autre abus.
Le Soudan est dirigé par le général Omar al-Bashir sur coup d'état depuis 1989.Il est chef de l'État, Premier ministre et chef des forces armées. La loi pénale a institué des peines sévères dans tout le pays, telles que l'amputation et la lapidation. En revanche, le Soudan du Sud est un nouvel état démocratique non musulman depuis 2010, après une guerre civile qui a déplacé plus de 4 millions d'habitants du Sud et fait 2 millions de morts.

La Palestine au patrimoine mondial

" C'est vraiment un moment historique qui rend à la Palestine certains de ses droits", s'est félicité le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Riyad al-Malki, dans sa déclaration politique devant les Etats-membres.
Il a en outre affirmé que "la Palestine est le berceau des religions et des civilisations".

Interrogé à Ramallah (Cisjordanie), le ministre de la Culture, Siham al-Barghouti, a salué "un grand succès" qui va, selon lui, permettre aux Palestiniens de "protéger (leur) patrimoine et (leur) culture". Encore un acteur politique qui ne se soucie pas de financement.

Le processus va maintenant s'élargir
L'Autorité palestinienne a déjà présenté la candidature de Bethléem (Cisjordanie) au patrimoine mondial en février dernier, sous l'intitulé "Lieu de naissance de Jésus: l'Eglise de la Nativité - à Bethléem - et la Route des pèlerinages". L'Unesco rendra sa décision en juillet 2012.
Vingt autres sites pourraient être prochainement soumis dont Jéricho, Hébron (et le Caveau des Patriarches), le mont sacré des Samaritains ou encore la mer Morte.

Certains de ces sites se situent cependant dans des zones disputées par l'Autorité palestinienne et Israël ou par la religion musulmane et judaïque, de quoi attiser une nouvelle fois les tensions israélo-palestiniennes.

Tensions avec Israël, conséquences pour l'Unesco

Etape symbolique dans la course à la reconnaissance d'un Etat palestinien futur,
cette adhésion à l'Unesco révolte les autorités de l'Etat hébreu.

Ils dénoncent "une manoeuvre palestinienne unilatérale qui ne changera rien sur le terrain, mais éloigne davantage la possibilité d'un accord de paix".

Un forcing diplomatique
Alors que la France a voté en faveur de cette adhésion à l'Unesco, l'Allemagne ou encore les Etats-Unis se sont positionnés contre tout vote d'une agence onusienne avant que le Conseil de sécurité de l'ONU ne prenne sa décision le 11 novembre prochain, quant à la demande de reconnaissance de l'Etat palestinien formulée par le président Mahmoud Abbas, le 23 septembre dernier.

La Palestine se prive des crédits nécessaires à la sauvegarde de son patrimoine culturel

Les Etats-Unis, qui devraient opposer leur véto
, ont annoncé lundi qu'ils suspendent leurs versements à l'Unesco, ce qui prive l'agence de 22% de son budget, soit un trou de 70 millions de dollars dès 2011. Deux lois américaines du début des années 1990 interdisent en effet le financement d'une agence spécialisée des Nations unies qui accepte les Palestiniens comme Etat membre à part entière. Cette contribution représente plus du cinquième de son budget.
Le Canada a menacé de faire de même.

Cette avancée est une victoire diplomatique à la Pyrrhus.

jeudi 8 janvier 2009

Acceptation du plan franco-égyptien par Israël et par l'Autorité palestinienne

Le rôle minimisé du Président Sarkozy
De retour de son déplacement auprès des parties concernées par les nouvelles manifestations d’hostilité palestino-israéliennes, le président Nicolas Sarkozy s'est félicité mercredi qu'Israël et l'Autorité palestinienne aient accepté le plan franco-égyptien pour Gaza, présenté la veille par le président égyptien Hosni Moubarak.

"Le président de la République se félicite vivement de l'acceptation par Israël et par l'Autorité palestinienne du plan franco-égyptien présenté hier soir [mardi] à Charm el-Cheikh par le président Moubarak", déclare un communiqué de l'Elysée.
"Le chef de l'État appelle à la mise en oeuvre de ce plan dans les délais les plus brefs, pour que cessent les souffrances des populations", poursuit le texte.

Le communiqué du président Sarkozy ne fait pas mention du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, où l'armée israélienne mène une vaste offensive militaire de riposte aux tirs de rockets palestiniens qui ont relancé les hostilités.


Alors que certains occultent le rôle de Sarkozy dans la résolution du conflit entre la Russie et la Géorgie, certains déclarent déjà que l’action de Sarkozy n’a servi à rien dans l'apaisement des violences au Proche-Orient. Or, peu après la déclaration de la présidence française
,
le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a fait savoir qu'il accueille favorablement le plan égyptien et va se rendre en Egypte.

>
Pour sa part,
Israël s'est dit favorable à l'initiative de l'Egypte, dont le Président Sarkozy avait revu le Président, avant de revenir sur Paris .

> L’Egypte a par ailleurs annoncé que
les bombardements israéliens sur Gaza cesseraient quotidiennement pendant trois heures à partir de 11H00 GMT (12H00 heure française) mercredi.

> Un membre du bureau politique du Hamas, Moussa Abou Marzouk, a annoncé quant à lui que le mouvement islamiste palestinien n'a pas l'intention de lancer des rockets sur Israël pendant la pause des bombardements israéliens sur Gaza.
Des tirs ont pourtant eu lieu sur Israël ce matin, depuis le Sud Liban…

Remarque à l’attention de la journaliste de France Info, une militante incompétente bien que sans doute diplômée : l’autre matin, sans ciller, elle qualifiait d’« homologue » du Président français le président l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas…
N’apprend-on pas pourtant dans les lycées (mais, ce jour-là, peut-être manifestait-elle) que l’Autorité palestinienne est le nom d'une entité gouvernementale qui représente les habitants arabes de Cisjordanie et de la bande de Gaza ? Cette bizarerie diplomatique a été inventée et mise en place en 1993 par les Accords d'Oslo, pour permettre des négociations avec Israël et un accord final sur le conflit opposant les deux parties.
L'Autorité palestinienne lutte précisément pour la création d'un État palestinien, au côté d'Israël et distinct de celui-ci. C’est dire que l’Etat palestinien n’existe pas et que son président n’est pas le président d’un état souverain comme la France.

Si les journalistes prétendent tout nous expliquer et nous infliger leurs commentaires tendancieux, qu’ils acceptent les mises au point du Net ...

vendredi 12 décembre 2008

Gisèle Halimi aussi apprécie Désirdavenir Royal à sa juste valeur

La gaffe de la militante féministe et politique

Gisèle Halimi gagnerait-elle à être connue ?…
Zeiza Gisèle Élise Taïeb est née en Tunisie en 1927. Elle est la mère de Serge Halimi, … journaliste au Monde diplomatique : le journalisme, c’est génétique.
> Avocate et féministe engagée, elle milite pour l'indépendance de son pays la Tunisie et aussi pour l'Algérie et dénonce les tortures pratiquées par l'armée française en réponse aux tortures FLN sur les appelés du contingent.
> Au procès de Bobigny en 1972, elle défend une mineure qui s'était fait avorter après un viol, en faisant une tribune contre la loi de 1920.
> Élue à l'Assemblée Nationale (1981-1984), elle dénonce alors un bastion de la misogynie.
> Bien que nommée par lui ambassadrice de la France auprès de l'UNESCO, d'avril 1985 à septembre 1986, elle se déclare déçue cette fois par Mitterrand qu'elle juge machiavélique.
> Elle rejoint Jean-Pierre Chevènement à l'occasion des élections européennes de 1994.
> Gisèle Halimi est également une des fondatrices de l'association altermondialiste ATTAC.
> L'activiste palestinien Marouane Barghouti lui a demandé d'être l'un de ses avocats.


2008 et la guérilla socialiste : Halimi est interrogée sur Europe 1
Pour votre bonheur et compenser le "politiquement correct" habituel, voici le contexte d’un grand moment de vérité ‘juste’.
> Interviewée par téléphone par Pierre-Louis Basse le 22 novembre 2008, alors que Martine Aubry essaie de faire valoir ses droits face à l’usurpatrice Royal qui la harcèle, Gisèle Halimi est sollicitée. Mais elle n'a visiblement pas compris qu'elle est en direct et insiste pour décharger sa langue de bois. Elle se soulage donc d’une anecdote personnelle relative à Sa Cynique Majesté Royal...
> Alors que Hollande avait fait entrer sa concubine à l’Elysée, elle rappelle que Jacques Attali l’avait pistonnée auprès de François Mitterrand pour qu’il l’emploie et Tonton l’avait donc désignée, sur sa féminitude, comme interlocutrice pour un grand meeting intitulé «Quel président pour les femmes?».
VOIR et ENTENDRE la suite

Gisèle Halimi s’en trouva aussitôt encombrée et s’en souvient encore: «Ségolène Royal, très vite, je n'en ai plus voulue. Elle était nulle.»
Martine Aubry, la première secrétaire du PS, non plus… Que de convergences !

Deuxième couche

Lorsque Maître Halimi réalise qu’elle a livré son coeur en public, elle s’émeut : «Alors, attendez, on parle directement là ! On parle à l'antenne? Tout ce que je vous ai dit est passé à l'antenne ?»
Quand la bonne camarade tente de se rattraper, en langage politiquement correct, ça donne : "La vérité c'est comme ça à priori une grande satisfaction, un sentiment pour les femmes qui ont toujours été un peu rejetées, discriminées, toutes les femmes se sont senties un peu fières que dans un grand parti de l'opposition le duel soit entre deux femmes.
Or, elle s’enfonce à plaisir et ajoute avec volupté : « Mais à partir de là il faut tout de suite rétablir des vérités, car il ne faut qu'on croit que la cause des femmes, c'est de promouvoir une femme, parce qu'elle n'est pas biologiquement un homme. » Voilà pour la 'féminitude' !

Comme il est difficile à une socialiste de ne pas critiquer, fustiger et dénoncer. Et d’autant moins facile d’ailleurs pour une avocate socialiste de dire la vérité.

lundi 14 juillet 2008

UPM : Sarkozy, facilitateur de la paix au Proche-Orient

Union pour la Méditerranée: rapprochement de belligérants

Le Président Sarkozy parle à tout le monde et fait se parler les Israëliens et les arabes à Paris.
En faisant s’asseoir les ennemis d’hier à la même table de l’Union pour la Méditerranée, le président français Nicolas Sarkozy a placé la France et l'Union européenne au cœur de la diplomatie internationale et œuvré pour la paix . Tout au long du week-end, le "faiseur de paix" français à l’initiative du sommet de Paris a souligné le moment "historique" que constituait à ses yeux la réunion de tous les pays de l'Union Européenne (UE) et du pourtour méditerranéen, à l'exception toutefois de la Libye. C’était un point capital de son projet présidentiel qui est encore en cours de réalisation.

Il n’aura fallu que deux jours de marathon diplomatique pour que le Président Nicolas Sarkozy réussisse l’impensable. Il s'est félicité d'avoir, en vingt-quatre heures, replacé son homologue syrien Bachar al-Assad dans le jeu diplomatique, obtenu de la Syrie et du Liban la promesse de nouer des relations diplomatiques et réuni, le temps d'un entretien à l'Elysée, le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
"Je voudrais dire combien c'est émouvant de voir dans la même salle autant de chefs d'Etat arabes et le Premier ministre israélien", s'est-il réjoui. "L'Union pour la Méditerranée, c'est la paix", a-t-il lancé.

La réhabilitation diplomatique du Bachar al-Assad est san conteste l’événement le plus marquant, mais le plus contesté par les promoteurs de haine vertueuse. Ainsi, la candidate socialiste à la présidentielle n’a pas pu se tenir de maintenir la ‘fatwa’ à l’encontre du président Syrien. La pieuse socialiste prie à deux genoux en Italie et avec ses semblables revendique la ‘repentance coloniale’ par la France, mais refuse de sortir des Enfers du concert international le ‘mis en examen’, en quarantaine depuis l'assassinat en 2005 de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, en quelque sorte en ‘garde à vue’ prolongée. Certains ne sont pas présumés innocents et sont voués à la géhenne éternelle.
En échange de ce retour en grâce, consentie par les principaux intéressés mais rejetée au nom de la paix par les vertueux, et d'une visite à Damas avant la fin de l'été, le numéro un syrien a offert au président français la promesse publique d'établir prochainement des relations diplomatiques en bonne et due forme avec le Liban, que Damas considérait jusque-là comme son pré carré.
"C'est un progrès historique", s'est félicité samedi le chef de l'Etat français, aussitôt suivi par Londres, Berlin et Washington, qui avait pourtant exprimé des réserves sur la politique de la main tendue à Damas.

Pour couper court aux critiques, Nicolas Sarkozy ne s'est pas contenté de cette promesse du président Assad, mais lui a aussi demandé "d'aider à la résolution" du dossier nucléaire iranien et, "de façon très franche", de "faire des pas supplémentaires" sur la question des droits de l'Homme.
"Nous entamons de nouvelles relations avec la Syrie (...). Naturellement, la vitesse du développement de ces relations sera fonction, non plus seulement des discours, des promesses, des paroles, mais des preuves et des faits", a tenu à faire valoir le président français.

Nicolas Sarkozy a également profité du sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) pour tenter de redonner une impulsion à un processus de paix israélo-palestinien à la peine.
Le processus de paix en est à la poignée de main à trois à l'Elysée, mais ce geste est porteur d’espoir, puisqu’il était jusque là totalement improbable. Si l’on songe en outre qu’il s’agit du "remake" de celle, entrée dans l'Histoire, encouragée en 1993 par l'Américain Bill Clinton à l'Israélien Yitzhak Rabin et au Palestinien Yasser Arafat.

Sur tous ces fronts, le chef de l'Etat français n'a pas caché sa volonté, à l'occasion des six mois de sa présidence de l'UE, de s’imposer comme un partenaire incontournable dans la région. "Si la France peut apporter sa caution, sa garantie, ses moyens, ses militaires au service de la paix, et bien la France le fera", a-t-il assuré.
Son offre de service a été acceptée sur le principe par les dirigeants de la Syrie, d'Israël, du Liban et des Palestiniens. Ehud Olmert a ainsi jugé que, "sous la direction de Nicolas Sarkozy, nous pourrons avoir une aide supplémentaire, en plus de l'aide extraordinaire des Etats-Unis".
"Nous ne trouverons pas la paix cet après-midi", a concédé dimanche Nicolas Sarkozy. Mais il n'a pu s'empêcher de savourer une fois encore son succès. "Rien que ces réunions d'aujourd'hui et de demain, c'est déjà pour nous quelque chose de très important".

Les espoirs de paix ne font pas que des heureux !
On ne pourra retenir contre la Ch'tite Aubry ou le Bébert Delanoë, parmi les candidats socialistes à la succesion de Flamby 1er, d'être les fossoyeurs de la paix.
Mais, à contre-courant du sens de l’Histoire et en contradiction avec les grands de ce monde, les petits opposants socialistes français se sont singularisés.
Sa Cynique Majesté Royal ne craindrait pas d’entraver le processus de paix et se livre à ses petites mesquineries ordinaires, en considérant que ce serait une «intolérable épreuve" pour les soldats de défiler devant Assad. Pour les quinquas… Quant à son ex-concubin, François Hollande, il a le sentiment que "Assad a gagné la partie". La guerre serait-elle un jeu politicien?
Et si le processus de paix entamé à Paris avait gagné une bataille ?