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vendredi 27 mars 2015

Les accès de compassion médiatique des acteurs politiques en échec

Tout est-il perdu quand le pouvoir passe en mode compassionnel ?  

De la politique de l'émotion à l’épidémie de "compassionnite"

Hollande, directeur d'acteurs,
met en scène
(Seyne, 24 mars 2015)
Nicolas Beytout, directeur de la rédaction de L'Opinion, propose un néologisme qui rend compte de la régression d'une gauche de "progrès" qui s'abandonne aux artifices de la communication populiste à mesure que ses "performances" sèment partout le désarroi. "Compassionnite: inflammation de la compassion; dérive fréquemment observée dans l’univers politique où, sous l’effet d’une fièvre liée à l’accélération et à l’universalité de l’information,
Valls passe par tous les états:
il verse ici une larme
lors des attentats de Paris
les élus accumulent les démonstrations compassionnelles face à un événement tragique". Voilà, telle qu’elle pourrait figurer dans une prochaine édition d’un dictionnaire, la définition de cette étrange maladie qui semble emporter de plus en plus de politiques.
C’est bien sûr quelque chose de difficile à dire, tant l’émotion suscitée par le crash de l’Airbus A320 est grande. Face à un sentiment si fort, tout recul, toute réserve peut paraître indigne. Et bien sûr politicienne. 

Pourtant, la question est légitime : nos hommes et femmes politiques n’en font-ils pas trop ?

Cazeneuve prend la pose à Seyne (04)
Voir les dirigeants de trois pays se précipiter derrière les micros, se déplacer en une marche funèbre et ostentatoire au pied d’une montagne de mort était-il utile à l’évolution de l’enquête, à la mobilisation des équipes de secours, à l’apaisement du chagrin des familles, au "travail de deuil" (comme on dit désormais) de ces pays ? On peut en douter. Autre manière de poser la question : ces manifestations compassionnelles et télévisées de nos dirigeants sont-elles plus utiles aux peuples qu’ils gouvernent ou à leur propre image personnelle ?

Certes, les médias ont une responsabilité dans la propagation de cette épidémie. Le tout info, la tension permanente qu’installe le 24/24, leur délocalisation pour assurer des directs sur les lieux mêmes d’une catastrophe, créent 
Epidémie ou pandémie ?
une surenchère à laquelle les politiques se laissent prendre. Mais, de recueillement sur les lieux d’un drame en "marche blanche" pour protester contre l’innommable, la compassionnite transforme la mission des politiques : oubliant toute réserve et pudeur, ils font désormais systématiquement passer la gestion des émotions devant l’exigence d’action, souligne Nicolas Beytout.

En se rendant aux urnes - et dans l'intimité de l'isoloir - les électeurs sacrifieront à la "compassionnite" ambiante: pour
délivrer la France de la grande souffrance dans laquelle Hollande et Valls l'ont plongée, dimanche, les Français accompagneront le PS dans son "travail de deuil" du pouvoir.


mardi 10 mars 2015

Valls hystérise la France et Aubry le rappelle à la "raison" plutôt qu'à l'"émotion"

Valls se défend de tout "calcul politicien" en disant sa "peur" d'une victoire du FN

Après avoir évoqué sa "peur"
de voir le FN gagner aux prochaines départementales, Manuel Valls a nié  tout "calcul politicien".


"Je n'ai pas peur pour moi (...) J'ai peur pour mon pays, j'ai peur qu'il se fracasse contre le Front National." Dimanche 8 mars sur i-télé/Europe 1/Le Monde, avec l'outrance de l'anaphore, le chef du gouvernement a martelé la peur que le FN ne réalise un "score sans précédent" à l'occasion des élections départementales des 22 et 29 mars.
"Mon angoisse, puis-je vous parler de mon angoisse, de ma peur pour le pays ? a-t-il pompeusement interrogé. C'est le FN à 30%, pas au deuxième tour, mais au premier tour des élections départementales", a tremblé Manuel Valls. Occultant au passage le premier parti de France, le premier ministre a encore fait une fixation sur le parti de Marine Le Pen, y voyant "déjà le premier parti de France aux élections européennes. Il peut l'être de nouveau à l'occasion des élections départementales", a-t-il dramatisé. "Je revendique la stigmatisation de Marine Le Pen, le FN n'apporte aucune solution, ni pour les départements, ni pour le pays (...) et en plus c'est un programme qui jettera les Français les uns contre les autres", a estimé le diviseur de la France comme du Parti socialiste.
VOIR et ENTENDRE le premier ministre brandir la peur de 30% (voire 33) d'électeurs français:


"Notre pays n'a jamais connu ça", la menace FN, admet Manuel Valls qui monte par ailleurs dans les tours quand on lui fait observer que le FNPS n'est pas seulement une caricature de l'UMPS.

Or, lundi 9 mars, à défaut d'être un meneur d'hommes, ce communicant a rétropédalé du registre de l'émotion à celui du combat 

Modifiant son discours outrancier qui, de surcroît, diabolise les électeurs du FN, il a appelé à ne pas "fuir" cette peur, mais à la "regarder en face" et à "combattre". Plutôt que de travailler au redressement des courbes de l'emploi, de la croissance et du pouvoir d'achat, Valls était encore en campagne lundi 9, à Bresles (Oise) près de Beauvais. Au risque de déplaire aux détracteurs de la nouvelle chanson des Enfoirés qui soutient activement les "Restos du coeur" et exhorte les jeunes à "se bouger", le frère Valls a prêché l'action lors du meeting de Bresles. "Le courage en politique - comme dans la vie - c'est d'accepter cette peur et de la dépasser ! Il ne faut jamais fuir les sujets. Je ne remiserai jamais mes convictions derrière je ne sais quel calcul politicien", a-t-il assuré.
Cette ingérence de l'exécutif dans le débat démocratique se comprend d'autant mieux quand on sait la menace qui pèse sur l'Essonne, département de Valls, ancien député-maire d'Evry. Un sondage Odoxa paru dimanche donne en effet l’UMP et l’UDI en tête au premier tour dans son fief, avec 25 % des voix, devant le PS (22 %) au coude à coude avec le FN (20 %), puis le FG (16 %). "Je n'ai pas peur pour moi," déclare-t-il pourtant.


Le premier ministre compte abandonner les affaires de l'Etat une dizaine de fois, sans compter ses "visites de terrain" intéressées dans l'exercice de ses fonctions et avec les moyens de l'Etat. Ainsi, quand ce n'est pas le lundi, dès le jeudi 26 février, soit un mois avant le scrutin, Valls avait-il fait son premier meeting de campagne dans l'Aude, à Palaja, puis un deuxième, vendredi 27 à Betton, une petite commune à l'est de Rennes. Et le 28 février, le premier ministre faisait son marché de voix au centre de Rennes, escorté de la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, et de la maire socialiste de Rennes, Nathalie Appéré.

"Dire cela, ce n'est pas céder à la panique"
Après avoir monté le FN en épingle pour mieux abattre l'UMP, lundi soir dans l'Oise, le mono-maniaque a dénoncé un débat "assez étrange."  Les propos de Manuel Valls sur sa "peur" d'une victoire du Front national avaient en effet provoqué de nombreux remous sur l'ensemble de l'échiquier politique, avec de vives critiques de toutes parts.

Pour le JDD, Montvallon souligne que le premier ministre ne parvient pas à se dégager de la pression des événements:  

L'ensemble du monde politique dénonce sa fuite en avant
"Je ne veux pas..., je ne veux pas..., je ne veux pas...., jamais." Les incantations de Valls ne trompent personne sur le désarroi où les échecs cumulés de sa politique l'ont conduit. D'Emmanuelle Cosse (EELV) à Henri Guaino (UMP), en passant par François Bayrou (MoDem) tous l'appelaient à se ressaisir. La fonction de chef du gouvernement requièrent plus de maîtrise. "Le vocabulaire de la peur, de l'angoisse. Cela ne devrait pas être le vocabulaire des gouvernants. Surtout lorsque ces gouvernants sont directement mis en cause par une poussée de contestation. Je trouve que ce vocabulaire est inadapté", déclarait François Bayrou sur RTL.


Valls change de ton, mais peut-il combattre sa pathologie ? 

"Certains se demandent si en en parlant, je ne fais pas le 'jeu', je mets des guillemets, du Front national (...). Mais, enfin ! L'extrême droite, elle est déjà au centre du débat, elle est même en tête des sondages (...) Et c'est pour cela qu'il faut sonner l'alerte", s'est-il justifié.
"Je ne veux pas pour mon avenir, pour nos enfants, nos petits-enfants, d'un avenir Front national !", a lancé le chef du gouvernement devant environ 400 curieux de l'animal politique. "Dire cela, ce n'est pas céder à la panique, ce n'est pas céder à la peur", a insisté Valls, sur la défensive et dans la justification.

Le pouvoir aux mains d'un homme au bord du burn-out
Face au FN, Manuel Valls espère encore mobiliser la gauche, mais sa méthode agressive, outre les violences verbales inouïes de sa garde des Sceaux, Christiane Taubira, et même l'autisme de Bruno Le Roux, casquette enfoncée jusqu'aux oreilles, tous mettent l'opinion à saturation de leurs personnes et de leur politique.

VOIR et ENTENDRE aussi la maire PS de Lille, Martine Aubry, planter sa banderille sous anesthésie locale de socialistes godillots :


En fait, Martine Aubry en dit un peu plus que ce que rapportent certains media. "Il ne faut pas avoir peur, il faut combattre, et d'abord s'adresser à la raison des citoyens":



TextO’ : Martine Aubry : "Il faut pas avoir... par Lopinionfr
A deux semaines des élections départementales, en s'attaquant à l'extrême droite, Manuel Valls espère déresponsabiliser le pouvoir socialiste de sa défaite annoncée en culpabilisant les Français. Privilégier la raison plutôt que l’émotion ne l’a pas empêchée de culpabiliser les abstentionnistes de gauche : "Il ne faudra pas se plaindre après [le premier tour]. Il ne faudra pas dire le lendemain "je n’ai pas compris", comme en 2002." Tandis que Jack Lang (PS) comprend l'agité ou que Jean-Vincent Placé (EELV) garde le pantalon sur les chevilles - à la façon de Frédo Mitterrand (lien PaSiDupes)- alors que Nicolas Dupont-Aignan ou Claude Goasguen le trouvent "angoissant" ou "gonflé" pour sa démesure de type frontiste, la Ch'tite Aubry, elle aussi, à la différence du petit soldat Juliette Méadel, non élue, est donc dans la peur -la peur archaïque de 2002-  sauf que la sexagénaire n'en a pas conscience.

En somme, pour le PS, les électeurs ont toujours tort: non à la peur, oui à la fessée ? 



mardi 29 octobre 2013

Leonarda rendra-t-elle la raison aux idéologues de la pensée unique ?

Leonarda a pulvérisé le "Mur des cons" 

Il fallait bien que leur image leur éclate à la face

La gauche a longtemps cru gérer au mieux son image -et ses propres intérêts- en présentant les immigrés illégaux en parfaites victimes. 


Leonarda invitée de Canal+ 
au festival de Cannes ?

Cette image virtuelle a beaucoup fluctué. 
VOIR et ENTENDRE l'ex-patron du PCF, Robert Hue, faisant la chasse aux immigrés, arguant que ce seraient tous des dealers:

Après les gâteries et les coups: au bulldozer, tels les communistes de Vitry soutenus par Robert Hue (lien où la video est lisible mais censurée au partage...) qui a depuis établi son campement aux abords du PS. 
VOIR et ENTENDRE à nouveau Grincheux, le compagnon de Blancheneige et  glorieux maire-communiste Montigny-lès-Cormeilles dans le Val-d'Oise en "chef de guerre"  contre le Mali en France (1981) :




Partout et en tout lieu médiatique, à toute fin aussi, par idéologie médiatico-bobo, des victimaires professionnels de la politique spectacle se font titiller la fibre compassionnelle par une file ininterrompue d'illégaux venus en France depuis l'Est, comme du sud et du sud-est, en évitant l'Europe du nord travailleur et l'ouest dynamique. Le trait de la caricature a dû paraître un peu gros pour que les profiteurs rejoignent finalement le niveau de ridicule des humanitaro-gauchistes. Que depuis des mois les travailleurs et syndicalistes sautent à pieds joints de l'extrême gauche à l'extrême droite sans la "calculer" a finalement participé de l'interpellation de cette gauche modérée mais enkystée dans ses certitudes sur les méchants racistes qui n'auraient dû rester des menaces que pour la foule anonyme et malléable des sans-papiers. 
Et voilà que les bobos de la presse, de la politique et de la culture se sentent contestés et ébranlés dans leurs convictions douillettes de bien-pensants, nouveaux bourgeois cathos de l'orthodoxie socialo-marxiste défiée par les altermondialistes Verts et les anarcho-révolutionnaires boostés par Valls contre la Manif pour tous. Ouf ! On connaissait ses reculs et reculades; nous découvrons maintenant le président amateur et incompétent prenant en série et  en pleine face les revers et retours de manivelles qu'il a préparé à deux mains. Avec Hollande, c'est  la gauche normale qui souffre désormais et la France profonde et laborieuse n'est plus seule dans la souffrance. Un jour  peut être, il sera donc porté au crédit de Léonarda et de sa famille normale de clandestins d’avoir dessillé les yeux les plus bouchés de la gauche internationale. 

Car Hollande a repoussé loin les limites de la connerie

Il est grave ce président Hollande en grande tenue présidentielle qui s’occupe du cas Leonarda depuis le grand salon de l'Elysée. Sa peur indifférenciée des jeunes activistes, lycéens ou non,  et de la jeunesse suiveuse,  était-elle fondée, à la veille de deux semaines de vacances ? Son jugement de Salomon -l'ado tapageuse, oui, la famille nombreuse, non -  n'a fait qu'indigner par son "inhumanité". Et comme ils se valent tous en effet, en communicant tellement fin, Valls a qualifié l'ignominie de "générosité." Cette séquence en noir et blanc restera une série B d'erreurs politiques majeures. Le feuilleton "Plus belle la vie" est-il allé aussi loin dans la vertu abjecte ?

Les journalistes, idiots utiles de l'immigration clandestine  
L'exécutif vit dans un monde de fantasme
et d'idéologie rance 
et copieurs-colleurs de l'AFP en libre-service, ont immédiatement tendu leurs micros vers Léonarda au Kosovo où ils s’étaient aussitôt pressés pour recevoir la bonne parole. Ils n’ont pas été déçus. Ils ont très vite été horrifiés du comportement du clan, de son arrogance et de son agressivité qui a donné à la France entière une image terrible de certains clandestins. Le frêle François-Xavier Ménage (BFMTV) s'est fait violemment repoussé en direct par le père. Alors les journaleux se sont rendu compte que leurs images justifiaient les tenants de la rigueur de la loi envers l’immigration clandestine et condamnaient les abus du droit d’asile utilisé par des passeurs organisés en réseaux mafieux. Le père Dibani ne confirma-t-il pas que tout s'achète, même quand aucun des parents ne travaille? On décida donc de déclarer ces clandestins médiatisés comme les pires de l'espèce.

Leonarda défiant en direct la France du haut de ses 15 ans, promettant de retourner en France, même clandestinement,  pour y faire régner sa loi. Les journalistes qui lui servaient la soupe ont avalé leur écuelle sans un mot. Certains ont même pris une fuite discrète pour ne pas être pris en otages des images en direct de cette séquence d’anthologie. 

Direct pathétique encore avec les parents au naturel: 
une mère au français incompréhensible après cinq années passées en France à s'intégrer... mais hystérique dans son comportement et agitant sa nombreuse famille devant les caméras, et un père violent exposant dans un sabir serbo-italien ses vues sur la vie et sa vision de la démocratie. Ces Rom-là sont ils tellement pires que les "vrais" Rom d’ailleurs, auxquels  -pour notre bonheur- nous n'avons jamais affaire ? Ceux-là ont justement choisi la France pour son important potentiel pour eux. Ils le connaissent assez pour savoir ce qu'ils peuvent en tirer. Ils savent aussi qu'ils peuvent y parler haut et, grâce aux réseaux et aux media acquis à la pensée unique, y faire la leçon en direct aux Français et à son président.  La patrie des droits de l’homme et du clandestin s'est retrouvée cadrée d'un coup. Las, au final, tous les clandestins étalés sur nos écrans en gentils sans papiers que la gauche et la presse veulent régulariser, se sont retrouvés tels qu'en eux-mêmes dans la caricature renvoyé d’eux par cette famille si sympathique.

La presse ne peut s'en prendre qu'à elle-même de ses a priori reçus sans contre-expertise. Parce qu'ils étaient prédisposés par leur formation en école de journalisme, leur déformation universitaire et le façonnage des années collège et lycée, ils se sont laissé prendre au piège d'une manip qui se retourne sur  leurs maîtres et eux, provoquant un désastre politique susceptible d'engloutir le président, son gouvernement et la gauche. Si Marine Le Pen n'est pas la principale bénéficiaire de ce fiasco mêlant les pouvoirs politique  et médiatique!


Le père de Leonarda a en effet reconnu avoir menti aux autorités françaises pour obtenir le statut de réfugié : ses enfants ne seraient pas kosovares mais italiens. Pour appuyer ses dires, Resat Dibrani a montré des documents à Europe 1. Il s'agit de cinq certificats de naissance, envoyés par l'Italie au ministère de l'Intérieur kosovare. Ces papiers concernent Leonarda, sa sœur et trois de leurs frères. Ils attestent que les enfants sont nés à Fano, une petite ville sur la cote adriatique. La petite dernière serait, elle, née en France en 2011. Quant à la mère de Leonarda, elle n'a aucun papier prouvant son identité, pas plus que sa qualité de femme légitime. Ces documents ne font pas automatiquement de Leonarda et de ses frères et sœurs ni des Italiens ni des Français puisque leurs parents n'ont aucune de ces nationalités. Les parents n'ont ps fait de leurs enfants des apatrides mais pas non plus kosovares, car ils ne sont pas nés au Kosovo. En bref, la nationalité ne leur importe qu'en ce qu'elle leur rapporte.



Mais, qu'on se le dise et s'en convainc: nous sommes les seuls coupables de cette situation: Laurent Mouchard-Joffrin a d'ores et déjà posé dans les sanisettes du  Nouvel Observateur que "pour taire qu'on ne veut pas d'eux, on dit que les Rom ne veulent pas de nous. C'est plus simple", commente-t-il dans une version politiquement correcte du "qui veut tuer son chien l'accuse de la rage".

Le maire de Fano, ville italienne où a séjourné la famille durant de nombreuses années, est sorti de son silence pour livrer quelques faits que le Nouvel Obs a dû broyer, filtrer et recycler. Il décrit
un père de famille très difficile à gérer, qui a fui la ville lorsque les autorités municipales ont menacé de retirer la garde des enfants. Quant à l’adolescente, on sait qu’elle est une championne de l’absentéisme scolaire et des fugues nocturnes pour rejoindre son petit copain. On comprend que la douce petite jeune-fille ne veuille pas quitter une telle tribu: son intégration et son amour de l’école ne pèsent guère dans la balance.


La politique de l'émotion a mal tourné. Et après ?
Cette opération parviendra-t-elle à rendre la vue aux aveugles et aux "cons " ?Pour les avoir recherché, ils ont déjà croisé nombre de Leonarda sans que la raison prenne l'avantage sur l'idéologie. Ils n'apparaîtront pas au mur du Syndicat de la Magistrature et ses juges, comme d'autres, s'assument encore et toujours émus par un cas aussi touchant. 
Comment de nobles magistrats si pleins de sagesse et de viles journalistes jaloux de leur position aux confins de l'information politique admettraient-ils leurs défauts de jugement et renonceraient au partage du pouvoir dans l'ombre des vrais acteurs républicains élus, et renonceraient-ils, le front bas et la morgue froide, à assumer d'être les décideurs sereins du malheur de leurs semblables ?
Des semblables pourtant respectables. 


dimanche 20 octobre 2013

Valls avale la couleuvre Leonarda

Pour Valls, la décision de Hollande sur Leonarda est un geste de "générosité"


Manuel Valls 
s'associe à cette générosité: la famille de la jeune fille, expulsée au Kosovo, ne "reviendra pas" en France, confirme gravement ce socialiste vertueux dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD).
"Le geste du Président est un geste de générosité pour Leonarda mais la famille ne reviendra pas...", a-t-il en effet déclaré, après la décision annoncée par Hollande d'offrir à cette collégienne âgée de 15 ans de rentrer en France, à condition de renier sa famille. 

La proposition de Hollande a été repoussée par la collégienne et immédiatement critiquée, dont le premier secrétaire qu'il a lui-même désigné pour le PS, Harlem Désir: "Tous les enfants de la famille de Leonarda (doivent pouvoir) finir leurs études en France accompagnés de leur mère", a-t-il déclaré.
C'est à la famille de prendre les responsabilités du président 

Le Parti de Gauche a jugé d'une "cruauté abjecte" le fait de sommer une collégienne de choisir entre vivre en famille ou poursuivre ses études en France.

"C'est un geste fort [trop fort !] du chef de l'Etat, soutient Valls. 
Il a rappelé la force de la loi mais aussi sa volonté de préserver l'école des conflits de la société", a justifié  le ministre de l'Intérieur qui a présenté samedi les conclusions de l'enquête sur l'expulsion de Leonarda au président de la République et au Premier ministre.

"Compte tenu de sa prise en charge maladroite près d'un lieu scolaire, il a proposé à Leonarda, et à elle seule, de poursuivre sa scolarité en France", a insisté Manuel Valls. "Il revient à ses parents de bien réfléchir à cette proposition. Il y va de son avenir, ajoute Valls avec cynisme. S'ils acceptent, un visa spécifique lui sera remis, elle pourra poursuivre sa scolarité et son accueil sera organisé". 

Faudra-t-il ouvrir une école?

"L'émotion ne peut pas être la seule boussole politique"

Concernant l'émotion créée par cette affaire, le pervers s'est dit "sensible à la situation de cette jeune fille". "J'entends l'émotion, notamment celle de la jeunesse", a-t-il martelé, mais "l'émotion ne peut pas être la seule boussole politique".

"J'ai assumé mes responsabilités de ministre, prétend-il. Le rapport de l'Inspection générale le démontre, il n'y a pas eu de faute ni du préfet, ni de l'administration, ni des forces de l'ordre", s'est-il justifé.


Et de se retrancher encore, cette fois derrière le président, pour se légitimer.

"La politique que je mets en oeuvre est celle du Président", a tenu à souligner Valls à propos de la polémique déclenchée jusque dans son camp par cette affaire. Après deux jours de mobilisation politique et de manifestations demandant le retour de Leonarda et la démission de Valls, ce dernier est rentré précipitamment des Antilles, où il effectuait un déplacement officiel.

"Rien ne me détournera de mon cap," prévient-il, défiant
"Les étrangers même en famille, même avec des enfants scolarisés, dès lors qu'ils n'ont plus droit au séjour, doivent quitter le territoire. Il n'y a pas deux politiques possibles. Celle que nous menons, respectueuse des droits, est une politique de gauche", a-t-il martelé.

"Les critiques ne m'atteignent pas", a-t-il encore assuré
"Et je ne me sens pas du tout isolé. J'ai le soutien de parlementaires, de maires, de sympathisants de gauche et de nos compatriotes". Encore fallait-il le dire, en effet !

"Je ne répondrai pas aux attaques stériles", ajoute-t-il, hautain. 
"Quand elles viennent de notre propre camp, je le déplore, car cela nous affaiblit collectivement", juge-t-il. 




La famille de Leonarda aurait été prise à partie au Kosovo

La famille de Leonarda agressée à Mitrovica

Leonarda Dibrani, l'adolescente rom que Hollande a expulsée de France vers son pays, aurait été agressée avec sa famille dimanche
 

Leonarda au Kosovo après l'allocution de François Hollande le 19 octobre 2013 (BFMTV)après-midi par des inconnus au nord du Kosovo.


L'expulsion de Leonarda et de sa famille aurait suscité des violences à Mitrovica. La jeune fille pourrait avoir été agressée avec sa famille dimanche après-midi dans le nord du territoire où ils résident depuis leur expulsion, selon une source policière.

Distribution de claques

Selon l'envoyé spécial de BFMTV, François-Xavier Ménage, lui-même bousculé en direct à l'antenne par le père, l'adolescente est au commissariat de Mitrovica.
Mais elle va très bien. Sa famille, qui se promenait dans la rue, aurait été agressée verbalement et quelques claques auraient été données. L'agression aurait été commise  notamment par un homme, l'ex-compagnon de la mère de Leonarda qui vivrait dans les environs. 
Le chef de la police affirme que "ce n'est rien, c'est un échange musclé entre Rom". 
Selon le ministère de l'Intérieur du Kosovo, il n'y a pas de blessé.

Plus de peur que de mal, mais
un élément de plus dans la victimisation de la famille clandestine à verser au compte de la "politique de l'émotion".

samedi 19 octobre 2013

Le rapport conclut que l'expulsion de Leonarda est "conforme à la réglementation"

Hollande mettra-t-il le feu?  Ayrault et Valls claqueront-ils la porte ?
Harcelé, surtout à gauche, le ministre de l'Intérieur a pris connaissance des résultats de l’enquête administrative, 
remis par deux responsables de l'Inspection générale de l'administration (IGA), sur les conditions d’expulsion de Leonarda vers le Kosovo.

Leonarda va-t-elle rentrer en 
France
 ?

Les réseaux de gauche et d'extrême gauche ont soulevé la jeunesse, notamment la diversité, depuis le début de la semaine, sur les conditions supposées de son expulsion, qui ne seraient pas conformes au droit. 
Ces questions doivent être tranchées. 
Or, un retour de Leonarda serait à l'encontre de la volonté populaire. 

Selon un sondage BVA pour i>télé et Le Parisien
, 65% des Français se disent opposés au retour de la collégienne et de sa famille, dont le père a menti sur sa nationalité italienne et son mariage avec la mère de ses enfants illégitimes.

L'Elysée a déjà évoqué une possible évolution des instructions ministérielles pour sanctuariser non seulement l'école, ce qui est déjà le cas, mais aussi "le temps de la vie scolaire", ce que la réforme Peillon des rythmes scolaires n'a pas non plus envisagée . On "ne franchit pas certaines frontières et la porte de l'école en est une" a soutenu vendredi la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, lors d'une rencontre avec la presse à Angers. 

A 12h15, le rapport a été mis en ligne sur le site de l'IGA. 
Les services de l'Elysée sont depuis à l'écoute de la tendance à la lecture des premières réaction: c'est la dictature des media, des réseaux et de l'émotion... Il stipule que les forces de l'ordre «n'ont pas fait preuve du discernement nécessaire» et que l'expulsion de la famille de Leonarda est "conforme à la réglementation en vigueur". Il recommande également de "proscrire" les interventions dans "le temps scolaire", ce qui est inscrit dans la loi depuis 2005.

Valls et Ayrault avaleront-ils leurs chapeaux?



Une déclaration alambiquée du président de la République est attendue sous peu: la lâcheté de Hollande apaisera-t-elle la rue et ses collaborateurs?