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mardi 10 mars 2015

Valls hystérise la France et Aubry le rappelle à la "raison" plutôt qu'à l'"émotion"

Valls se défend de tout "calcul politicien" en disant sa "peur" d'une victoire du FN

Après avoir évoqué sa "peur"
de voir le FN gagner aux prochaines départementales, Manuel Valls a nié  tout "calcul politicien".


"Je n'ai pas peur pour moi (...) J'ai peur pour mon pays, j'ai peur qu'il se fracasse contre le Front National." Dimanche 8 mars sur i-télé/Europe 1/Le Monde, avec l'outrance de l'anaphore, le chef du gouvernement a martelé la peur que le FN ne réalise un "score sans précédent" à l'occasion des élections départementales des 22 et 29 mars.
"Mon angoisse, puis-je vous parler de mon angoisse, de ma peur pour le pays ? a-t-il pompeusement interrogé. C'est le FN à 30%, pas au deuxième tour, mais au premier tour des élections départementales", a tremblé Manuel Valls. Occultant au passage le premier parti de France, le premier ministre a encore fait une fixation sur le parti de Marine Le Pen, y voyant "déjà le premier parti de France aux élections européennes. Il peut l'être de nouveau à l'occasion des élections départementales", a-t-il dramatisé. "Je revendique la stigmatisation de Marine Le Pen, le FN n'apporte aucune solution, ni pour les départements, ni pour le pays (...) et en plus c'est un programme qui jettera les Français les uns contre les autres", a estimé le diviseur de la France comme du Parti socialiste.
VOIR et ENTENDRE le premier ministre brandir la peur de 30% (voire 33) d'électeurs français:


"Notre pays n'a jamais connu ça", la menace FN, admet Manuel Valls qui monte par ailleurs dans les tours quand on lui fait observer que le FNPS n'est pas seulement une caricature de l'UMPS.

Or, lundi 9 mars, à défaut d'être un meneur d'hommes, ce communicant a rétropédalé du registre de l'émotion à celui du combat 

Modifiant son discours outrancier qui, de surcroît, diabolise les électeurs du FN, il a appelé à ne pas "fuir" cette peur, mais à la "regarder en face" et à "combattre". Plutôt que de travailler au redressement des courbes de l'emploi, de la croissance et du pouvoir d'achat, Valls était encore en campagne lundi 9, à Bresles (Oise) près de Beauvais. Au risque de déplaire aux détracteurs de la nouvelle chanson des Enfoirés qui soutient activement les "Restos du coeur" et exhorte les jeunes à "se bouger", le frère Valls a prêché l'action lors du meeting de Bresles. "Le courage en politique - comme dans la vie - c'est d'accepter cette peur et de la dépasser ! Il ne faut jamais fuir les sujets. Je ne remiserai jamais mes convictions derrière je ne sais quel calcul politicien", a-t-il assuré.
Cette ingérence de l'exécutif dans le débat démocratique se comprend d'autant mieux quand on sait la menace qui pèse sur l'Essonne, département de Valls, ancien député-maire d'Evry. Un sondage Odoxa paru dimanche donne en effet l’UMP et l’UDI en tête au premier tour dans son fief, avec 25 % des voix, devant le PS (22 %) au coude à coude avec le FN (20 %), puis le FG (16 %). "Je n'ai pas peur pour moi," déclare-t-il pourtant.


Le premier ministre compte abandonner les affaires de l'Etat une dizaine de fois, sans compter ses "visites de terrain" intéressées dans l'exercice de ses fonctions et avec les moyens de l'Etat. Ainsi, quand ce n'est pas le lundi, dès le jeudi 26 février, soit un mois avant le scrutin, Valls avait-il fait son premier meeting de campagne dans l'Aude, à Palaja, puis un deuxième, vendredi 27 à Betton, une petite commune à l'est de Rennes. Et le 28 février, le premier ministre faisait son marché de voix au centre de Rennes, escorté de la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, et de la maire socialiste de Rennes, Nathalie Appéré.

"Dire cela, ce n'est pas céder à la panique"
Après avoir monté le FN en épingle pour mieux abattre l'UMP, lundi soir dans l'Oise, le mono-maniaque a dénoncé un débat "assez étrange."  Les propos de Manuel Valls sur sa "peur" d'une victoire du Front national avaient en effet provoqué de nombreux remous sur l'ensemble de l'échiquier politique, avec de vives critiques de toutes parts.

Pour le JDD, Montvallon souligne que le premier ministre ne parvient pas à se dégager de la pression des événements:  

L'ensemble du monde politique dénonce sa fuite en avant
"Je ne veux pas..., je ne veux pas..., je ne veux pas...., jamais." Les incantations de Valls ne trompent personne sur le désarroi où les échecs cumulés de sa politique l'ont conduit. D'Emmanuelle Cosse (EELV) à Henri Guaino (UMP), en passant par François Bayrou (MoDem) tous l'appelaient à se ressaisir. La fonction de chef du gouvernement requièrent plus de maîtrise. "Le vocabulaire de la peur, de l'angoisse. Cela ne devrait pas être le vocabulaire des gouvernants. Surtout lorsque ces gouvernants sont directement mis en cause par une poussée de contestation. Je trouve que ce vocabulaire est inadapté", déclarait François Bayrou sur RTL.


Valls change de ton, mais peut-il combattre sa pathologie ? 

"Certains se demandent si en en parlant, je ne fais pas le 'jeu', je mets des guillemets, du Front national (...). Mais, enfin ! L'extrême droite, elle est déjà au centre du débat, elle est même en tête des sondages (...) Et c'est pour cela qu'il faut sonner l'alerte", s'est-il justifié.
"Je ne veux pas pour mon avenir, pour nos enfants, nos petits-enfants, d'un avenir Front national !", a lancé le chef du gouvernement devant environ 400 curieux de l'animal politique. "Dire cela, ce n'est pas céder à la panique, ce n'est pas céder à la peur", a insisté Valls, sur la défensive et dans la justification.

Le pouvoir aux mains d'un homme au bord du burn-out
Face au FN, Manuel Valls espère encore mobiliser la gauche, mais sa méthode agressive, outre les violences verbales inouïes de sa garde des Sceaux, Christiane Taubira, et même l'autisme de Bruno Le Roux, casquette enfoncée jusqu'aux oreilles, tous mettent l'opinion à saturation de leurs personnes et de leur politique.

VOIR et ENTENDRE aussi la maire PS de Lille, Martine Aubry, planter sa banderille sous anesthésie locale de socialistes godillots :


En fait, Martine Aubry en dit un peu plus que ce que rapportent certains media. "Il ne faut pas avoir peur, il faut combattre, et d'abord s'adresser à la raison des citoyens":



TextO’ : Martine Aubry : "Il faut pas avoir... par Lopinionfr
A deux semaines des élections départementales, en s'attaquant à l'extrême droite, Manuel Valls espère déresponsabiliser le pouvoir socialiste de sa défaite annoncée en culpabilisant les Français. Privilégier la raison plutôt que l’émotion ne l’a pas empêchée de culpabiliser les abstentionnistes de gauche : "Il ne faudra pas se plaindre après [le premier tour]. Il ne faudra pas dire le lendemain "je n’ai pas compris", comme en 2002." Tandis que Jack Lang (PS) comprend l'agité ou que Jean-Vincent Placé (EELV) garde le pantalon sur les chevilles - à la façon de Frédo Mitterrand (lien PaSiDupes)- alors que Nicolas Dupont-Aignan ou Claude Goasguen le trouvent "angoissant" ou "gonflé" pour sa démesure de type frontiste, la Ch'tite Aubry, elle aussi, à la différence du petit soldat Juliette Méadel, non élue, est donc dans la peur -la peur archaïque de 2002-  sauf que la sexagénaire n'en a pas conscience.

En somme, pour le PS, les électeurs ont toujours tort: non à la peur, oui à la fessée ? 



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