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jeudi 26 mars 2015

Le chômage augmente de 0,4% en février: "quasi stable" avec une "légère" hausse, selon Le Parisien...

La spirale négative est enrayée, selon les plus optimistes, dans l'optique des Départementales.

Le Parisien est visiblement insensible à la colère sociale

Son titre de soutien au gouvernement de gauche est une provocation:
une chômage quasi stable avec une légère hausse de +0,4% en février" 

Le chômage est en hausse de 0,4% en février, après une baisse du nombre de demandeurs d’emploi de 0,5% en janvier. 12.800 nouveaux chômeurs en plus par rapport à janvier - un détail pour la presse qui ne craint pas de répercuter les mensonges de Bercy concernant également le total de 3,49 millions de chômeurs - en métropole - mais 6,25 millions de demandeurs d'emploi sans ignorer l'Outre-mer et si on les intègre donc dans les chiffres de février 2015,  toute catégorie confondue et sans réflexe colonialiste.

Exemple de manipulation grossière de l'opinion
: "après une baisse du nombre de demandeurs d’emploi de 0,5% en janvier, un nouveau recul aurait confirmé la reprise économique"... Il fallait oser risquer l'hypothèse d'une reprise;  l'AFP l'a fait, et derrière l'agence, Le Parisien, notamment...

Le chômage a cru de 4,6 % sur un an...
Nous répétons, dans l'effarement de la lecture de la presse sans âme, "le chômage reste stable en février avec une légère hausse de 0,4%, malgré 12.800 demandeurs d'emploi en plus inscrits à Pôle Emploi en catégorie A. Au moins 3,49 millions de personnes sont au chômage dans la seule France métropolitaine.
Pas d'autres catégories dignes d'intérêt ou de victimes hors hexagone ? 
Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en activité réduite - catégories B et C - augmente lui de de 1,4 % pour l’activité réduite courte (catégorie B) et de 0,8 % pour l’activité réduite longue. Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A des jeunes de moins de 25 ans diminue lui de 0,3 % en février pour le deuxième mois consécutif. En revanche, la situation continue de se dégrader pour les seniors: +0,7% sur un mois, +9,1% sur un an.

Le ministre du Travail -et Hollande à sa suite- préfèrent nous tromper 

Le ministre du Travail François Rebsamen préfère "mettre l'accent" (dixit l'Agence de presse française) sur la légère baisse (-6.300, -0,2%) enregistrée en catégorie A (sans aucune activité) sur les deux premiers mois de l'année. Un chiffre "encourageant", ajoute-il, et une "première" depuis 2008, insiste-t-il.
Car il établit le différentiel entre le moins de janvier et le plus de février: mathématiquement, l'embellie de janvier masque la rechute de février. 

Même ajoutés aux meilleures perspectives de l'emploi intérim, ces chiffres mitigés tombent particulièrement mal entre les deux tours des élections départementales. Est-ce une raison suffisante pour intoxiquer l'opinion? 
Il serait trompeur en effet d'exclure la sous-catégorie (il y en a l'infini !) des chômeurs ayant exercé une petite activité et dont le nombre a atteint de nouveaux records, à 5,26 millions en métropole et 5,56 millions (?) en France entière. Rappelons qu'ils sont 6,25 millions de demandeurs d'emploi sans aucune occultation hexagonale ou d'Outre-mer

Les syndicats -à l'exclusion de la CFDT- appellent à un changement de politique 

Du côté syndicat ouvrier, Jean-Claude Mailly (FO) juge "indispensable" de "changer de politique économique afin de retrouver une croissance porteuse d'emplois". 
Et côté syndicat de patrons, "les chiffres du chômage d'aujourd'hui montrent que les demi-mesures ne suffisent plus, explique le président du Medef. Pierre Gattaz explique qu' "il nous faut agir plus vite, plus fort".


Les partenaires sociaux font des propositions
Ils  ont trouvé mercredi un accord pour corriger les effets indésirables des droits rechargeables, qui devrait permettre dès le 1er avril à près de 120.000 chômeurs, fortement pénalisés, de choisir entre leurs droits d'indemnisation anciens ou nouveaux.
Le droit rechargeable permet à un chômeur de préserver des droits à indemnisation en cas de reprise d'emploi, alors qu'il en perdait une partie auparavant. Toutefois, lorsqu'un salarié perd son emploi, il doit épuiser ses anciens droits à indemnisation, s'il lui en reste, avant d'en obtenir de nouveaux. Il pouvait donc se trouver pénalisé temporairement si ses anciens droits étaient inférieurs aux nouveaux.
La réunion des partenaires sociaux au MEDEF visait à régler ce problème. Selon le nouvel accord, pour pouvoir bénéficier du droit d'option, il faudra remplir deux conditions : avoir un écart d'au moins 30% entre droits anciens et nouveaux et avoir eu une dernière période travaillée d'au moins quatre mois. L'UNEDIC estime que 119.000 chômeurs remplissent ces deux critères et pourraient exercer ce droit d'option à partir du 1er avril.

La situation du chômage laisse le gouvernement serein !

La proximité du second tour des élections départementales pourrait les perturber.
 Au lendemain du premier tour, les "responsables" socialistes ont défilé dans les studios de presse pour assurer que la déculottée du PS ne s'expliquerait que par les divisions de la gauche: la faute à Duflot et la faute à Mélenchon ! Force est désormais de constater que les derniers chiffres du chômage mettent en cause la politique gouvernementale. 

Or, il y a un an quasiment jour pour jour, l'entre-deux tours des municipales avait justement été marqué par un bond du chômage, ce qui n'est pas un mauvais coup du hasard puisque le redressement de la courbe de l'emploi est un gag permanent du pouvoir socialiste. Quatre jours plus tard, la gauche avait évidemment subi une cinglante défaite, perdant plus de 150 villes de plus de 9.000 habitants. Le scrutin de dimanche risque fort de constituer un nouveau "crash", celui du Macron-Valls320 sur l'Elysée.

Les socialistes se racontent des histoires
Ainsi, Didier Guillaume (PS) valorise-t-il un début d'année "positif pour les jeunes." Atteint de myopie chronique et porteur d'épaisses lunettes roses, Pruneau Le Roux, le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, estime que "les chiffres du chômage, un peu moins bons qu'espérés au mois de février, ne remettent pas en cause l'amélioration sensible de la situation de l'emploi en ce début d'année et du redressement économique du pays." 
Président du groupe PS au Sénat, Didier Guillaume se veut résolument optimiste: "Malgré la légère augmentation du chômage en février, les nouveaux chiffres annoncés indiquent un nombre de demandeurs d'emploi inférieur à celui de fin décembre 2014. Le début de l'année 2015 est particulièrement positif pour les jeunes avec la nouvelle baisse pour les moins de 25 ans."
Pour progresser tranquillement malgré des vociférations de Valls, le FN ne pouvait espérer deux plus beaux spécimens de ravis de la crèche. 

Philippot (FN) déplore les attaques de Valls

"Valls aurait mieux fait de s'occuper du chômage !", a pour sa part réagi Florian Philippot, le vice-président du Front national, qui raille ainsi la campagne agressive menée ces dernières semaines par le Premier ministre contre son parti. Désertant Matignon tous les soirs, Valls est en campagne depuis quatre semaines pour tenter de maintenir son réseau d'amis en difficultés. 

Le principal parti d'opposition dénonce un pouvoir la casquette sur les yeux

Gérard Larcher, le président UMP du Sénat, déplore que "ce soir, les Français découvrent une nouvelle fois que la France se classe parmi les plus mauvais élèves de l'Europe malgré les artifices de présentation qu'en fait le gouvernement (...) (Au cours des) six derniers mois, seul le mois de janvier aura connu une baisse, alors que le nombre des demandeurs d'emploi a augmenté de 571.200 personnes depuis l'élection de François Hollande."

Retailleau (UMP) : l'embellie "n'était qu'un mirage"
Le président du groupe UMP du Sénat déclare: "La baisse des chiffres du chômage du mois de janvier dont se sont glorifiés le président de la République et Manuel Valls n'était qu'un épiphénomène. L'embellie aperçue par le gouvernement n'était qu'un mirage."

Le chômage est l'une des préoccupations grandissantes des Français
Le tweet Nicolas Sarkozy montre bien que le président de l'UMP est à leur écoute et comprend leur ras-le-bol:




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