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mercredi 28 août 2019

Immigration : Guillaume Larrivé (LR) propose un "nouveau code de la nationalité"

Guillaume Larrivé a plaidé pour la suppression du "droit du sol" en France

Secrétaire national chargé de l'immigration en juin 2015, l'actuel secrétaire général LR délégué au projet a fait des propositions sur la question de l'immigration.

Résultat de recherche d'images pour "migrants mineurs isolés"A un mois et demi du scrutin qui doit désigner le nouveau leader du parti. En campagne pour le poste de président des Républicains, Guillaume Larrivé a plaidé pour la suppression du "droit du sol" en France et en faveur d'un "nouveau code de la nationalité" visant à limiter l'immigration. "Pour reprendre le contrôle" sur le volet de l'immigration, "la France doit adopter un nouveau code de la nationalité", a déclaré le député de l'Yonne, à l'antenne d'Europe 1.

Ancien conseiller pour les affaires juridiques et institutionnelles à l'Elysée (2011-2012), il a dit redouter une "immigration de remplacement en France et en Europe".
"On assiste à une poussée démographique du continent africain au moment même où la démographie en Europe est elle-même plutôt en diminution," a-t-il prévenu. 

"Quand la session parlementaire sera ouverte, je proposerai une loi pour supprimer le droit du sol", a-t-il poursuivi. "Je ne veux pas d'automaticité d'acquisition de nationalité liée seulement à la naissance en France et au séjour", a-t-il ajouté.
Pour ce maître des requêtes au Conseil d'Etat, depuis 2005, ce système doit être remplacé par "un système en fonction de critères objectifs dont le respect de nos lois, maîtriser la langue française, respecter l'assimilation, c'est-à-dire, être un Français parmi les Français". 

Guillaume Larrivé souhaite que cette position devienne celle des LR.
Le parti LR doit choisir son nouveau président le 12 octobre entre Guillaume Larrivé, le député du Vaucluse Julien Aubert, et le chef de file des députés LR Christian Jacob, donné favori et soutenu par de nombreux cadres.

Diplômé de l'IEP, de l'ESSEC et de l'ENA, ce jeune quadra est élu territorial de l'Yonne et de la région Bourgogne. Or, dans son département, le nombre des mineurs migrants isolés est en hausse à la fin août 2018, il y a un an, 189 jeunes isolés étaient déjà pris en charge. Car c'est la loi: les départements sont tenus de mettre à l’abri tous les jeunes se présentant comme mineurs jusqu’à leur évaluation. Ils doivent ensuite prendre en charge ceux reconnus comme mineurs non accompagnés (MNA), autrement dit isolés. Ces jeunes mineurs supposés sont alors hébergés, selon leur degré d’autonomie, dans des maisons d’enfants à caractère social (MECS) ou dans des appartements partagés, dans le cadre d'un projet éducatif personnalisé.

En 2017, le nombre de mineurs migrants confiés aux départements français a augmenté de 85 % pour dépasser 25.000 mineurs pris en charge contre 4.000 en 2010. Et, en juillet, l'Etat a débloqué une aide exceptionnelle de 96 millions d’euros pour les départements qui avaient accueilli plus de jeunes en 2017 qu’en 2016. Ainsi, les Bouches-du-Rhône, qui ont accueilli 263 jeunes supplémentaires en 2017, doivent ainsi toucher 3,1 millions d’euros, soit 12.000 euros par jeune supplémentaireUne centaine de mineurs étrangers, pris en charge par le département des Bouches-du-Rhône, sont logés depuis plusieurs mois dans des hôtels bon marché, faute de place en foyer. Censée être provisoire, cette solution s’installe, alors qu’un Malien de 15 ans a tenté début août de se suicider en sautant du 4e étage de son hôtel à Marseille.

Dans l'Yonne
la proximité de Paris aidant, les mineurs isolés ou mineurs non accompagnés se déclarent en nombre : 677 en 2017 et 592 fin août 2018. Avec un rythme soutenu d'une centaine de déclarations par mois en début d'année, ils arrivent en train ou en bus Macron : certaines mairie , telle celle de La Breil-sur-Roya dans le Mercantour (Alpes-Maritimes), à la frontière franco-italienne, offre des billets de transports.

50 % des mineurs qui se déclarent mineurs, obtiennent la reconnaissance de minorité dans l'Yonne. Etrangement, ce pourcentage correspond à la moyenne nationale... Que deviennent ceux qui ne sont pas reconnus ? Ils peuvent faire un recours contre la décision administrative et sont considérés comme majeurs : dès lors ils ressortissent du droit commun des migrants majeurs et peuvent demander un statut de réfugié, par exemple.

Les 50 % dont la minorité déclarée est reconnue sont pourtant trop souvent des cas douteux.
Ils sont inscrits sur la plateforme nationale gérée par la cellule nationale d'orientation qui dépend du ministère de la Justice. C'est lui qui répartit sur tout le territoire national, de manière théoriquement équitable, les jeunes migrants mineurs isolés, pris en charge jusqu'à leur majorité.
Mais, on le sait, un nombre grandissant de ces mineurs est constitué de fraudeurs. En un an, le nombre de migrants mineurs isolés a triplé dans l'Yonne, un phénomène qui a conduit le préfet du département à tirer le signal d'alarme, puisque "60% d'entre eux" sont en réalité majeurs: la Bourgogne, nouvel Eldorado de passeurs? Parmi eux se dissimulent des jeunes majeurs qui tentent de profiter du système. Alors, il arrive que soit organisée une vaste opération médiatisée de contrôles renforcés sur la ligne Paris-Auxerre. 

Des associations et collectifs briefent le clandestins fraudeurs.
"Les individus se présentent à votre service et déclarent verbalement être mineurs et vouloir être pris en charge", explique à Europe 1 Thibault Rebourg, commissaire de Sens, premier arrêt sur la ligne Paris-Auxerre: ils sont orientés par des militants qui les forment à la fraude. "Le conseil départemental a mis en place un dispositif d'accueil performant, remarquable, le bouche-à-oreille fonctionne et ils choisissent Sens ou Auxerre pour essayer d'en profiter", précise-t-il. L'an dernier, une quinzaine de mineurs isolés sont arrivés à Sens, ils sont déjà 70 cette année.


Trois fois plus de mineurs isolés à Auxerre qu'en 2017. Parmi eux, une majorité de fraudeurs. "On s'aperçoit lorsqu'on contrôle ces mineurs, qu'on leur fait passer un certain nombres de tests que 60% d'entre eux ne sont pas mineurs et qu'ils cherchent à abuser des procédures d’hébergement" explique Patrice Latront, préfet de l'Yonne. "Pour l'instant je n'ai pas de preuves de filières, mais quand on voit le triplement de mineurs non accompagnés prétendus, on se dit qu'il y a quelque chose".

L'autorisation des tests osseux produit ses effets

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Les actions des activistes d'extrême gauche sont contre-productives
Les associations réclamaient son interdiction, mais, le 21 mars 2019, le Conseil constitutionnel a validé l'utilisation des tests osseux pour évaluer l'âge des jeunes migrants. Il aura fallu des années pour que l'Etat qui défendait son usage obtienne sa légalisation. Le Conseil constitutionnel a donc enfin déclaré constitutionnelle l'utilisation des tests osseux pour lutter contre le mensonge organisé par les militants radicaux souhaitant être reconnus comme mineurs. Les Sages de la rue de Montpensier ont jugé ces tests suffisamment fiables, en dépit de la marge d'erreur et de la base de référence construite sur des enfants nord-américains de classes aisées entre 1935 et 1941, en attendant que la méthode soit affinée sur la base de nouvelles données acquises sur les populations migrant actuellement en Europe. Au grand dam des associations "vertueuses" d'aide aux migrants à qui la charge sociale imposée aux contribuables importe peu. 

54.000 jeunes non accompagnés ont demandé la reconnaissance de leur minorité l'année dernière. L'enjeu est donc de taille pour les budgets départementaux. Si les services reconnaissent qu'ils ont moins de 18 ans, ils sont pris en charge jusqu'à leur majorité par l'Aide sociale à l'enfance (ASE) du département où ils enregistrent leur demande. A l'inverse, s'ils sont jugés majeurs, ils doivent en passer par une demande de titre de séjour ou vivre comme clandestin expulsable à tout moment sur le territoire français. Or, selon le ministère de l'Intérieur, seuls 17.000 des 54.000 prétendants ont été reconnus mineurs l'année dernière au terme d'une radio de la main et du poignet.
Lorsqu'ils arrivent en France, les jeunes clandestins sont orientés par les activistes  vers le premier guichet qui peut décider de les confier directement à l'ASE. Mais dans la majorité des cas, ils doivent entamer une démarche devant un juge pour enfants qui se fonde sur trois éléments pour prendre sa décision : le récit que lui fait de son parcours migratoire le jeune sans papiers, l'examen de ses documents d'identité mentionnant sa date de naissance par le bureau de la fraude documentaire et les fameux tests osseux. 

Contesté par les militants d'extrême gauche, un fichier national en cours de création.
En janvier, le gouvernement a dû publier un décret créant un fichier national pour limiter la possibilité pour les jeunes étrangers de lancer une procédure dans un nouveau département après avoir essuyé un premier refus. Jusqu'alors en effet, les départements ne disposait d'aucune information sur les tentatives successives des fraudeurs auprès de l'administration décentralisée et cloisonnée. Plusieurs d'entre eux étaient justifiés à dénoncer une forme de "nomadisme" jusqu'à épuisement des possibilités. 
Déjà, expérimenté dans plusieurs départements, ce fichier biométrique devait être généralisé en avril. Très controversé, il fait lui aussi l'objet de deux recours, devant le Conseil d'État et devant le Conseil constitutionnel. les associations dites d'aide aux migrants craignent une entrave à leurs agissements. Elles avancent que cette prise d'empreintes pourrait être utilisée pour expulser les jeunes illégaux avant même que le juge ait pu statuer sur leur âge, bien que ce soit, en tout état de cause, sur la base de rapports d'experts, notamment médicaux...

Quand la bataille juridique est de bonne foi, elle implique en revanche, l'Etat et les départements. Le bras-de-fer est alors financier, car l'Aide sociale à l'enfance dépend d'eux. Or, plusieurs présidents de ces collectivités territoriales protestent depuis plusieurs années contre cette charge croissante et réclament que l'Etat contribue davantage à la protection des mineurs étrangers. Selon l'Association des départements de France, le coût serait assumé à hauteur de deux milliards d'euros par ses adhérents et à seulement 141 millions d'euros (en 2019) par l'Etat...

Les humanistes de l'humanitaire n'hésitent pas à confondre la cause des enfants et celle des grands adolescents. 
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Sont-ils les enfants mineurs - démunis et exposés - qu'ils prétendent ?
Ils tiennent à soulever la question morale du regard que la société porte sur ces jeunes migrants. En droit, ils relèvent du droit commun de la protection de l'enfance et de la jeunesse et doivent être pris en charge sans conditions de nationalité, ni de titre de séjour. Mais les faits de fraude massive créent des exigences de contrôle de plus en plus fortes. 
C'est dans cette ambiguïté et dans la crainte permanente de "l'appel d'air" mais aussi d'une exploitation injuste et grandissante des contribuables français au pouvoir d'achat stagnant que s'imposait la décision du Conseil constitutionnel de ce 21 mars. 


vendredi 17 juin 2016

"Ce n'est pas à l'école de s'adapter aux minorités," souligne Brighelli

Les idéologues de gauche encouragent l'abandon de la laïcité et le triomphe du communautarisme

Marianne sera-t-elle, 
demain, lapidée? 
Dans son dernier livre #Je suis Marianne (Grasset), Lydia Guirous n'a pas davantage sa langue dans sa poche que dans 'Allah est grand, la République aussi' (Jean-Claude Lattès, 2014). Née en Algérie, féministe française engagée, ancienne militante au Parti radical, membre de l'UDI et ex-porte-parole des Républicains, remerciée pour son absence de langue de bois, l'auteure s'exprime sur l'école et plus particulièrement les musulmans français.

"11 janvier 2015, 4 millions de Français défilèrent pour Charlie.13 novembre 2015, l’islam radical tue plus de 130 personnes et fait plusieurs centaines de blessés : des vies volées, des destins brisés. Leur crime : être libres.
Renoncements, lâchetés et déni, la République a été frappée en plein cœur.
Que s’est-il donc passé, dans ce pays, pour que les coupables de janvier aient été perçus comme des victimes ? Pour que les défenseurs de la République soient montrés du doigt et sommés de se taire ? Pour que la laïcité soit abandonnée et le communautarisme triomphant ? Pour que le combat féministe oublie ses propres exigences ? Pour que l’école soit livrée à ceux qui la détruisent ? Pour que l’autorité et l’ordre, enfin, soient regardés comme des valeurs d’hier – et, à ce titre, démodées et méprisables ?
On dirait que Marianne, désormais, dérange tout le monde." ()
Quand elle revint au Roubaix de son enfance, après dix années à Bordeaux, Lydia Guirous dit ne plus reconnaître la ville : "le communautarisme avait tout envahi. C'était une sorte de bled importé dans le nord de la France… le supermarché est devenu un Halal Market... ou une femme en hidjab vous dit bonjour et vous interroge en arabe". "Il y a même des burqas, alors que c’est interdit".
Elle a épousé un catholique à l'église Saint-Augustin de Paris, ce qui, explique-t-elle, correspond "à
l'esprit d'ouverture qu'incarne ce saint d'origine berbère... Augustin était le trait d'union entre nos deux cultures et nos deux confessions".
Jean-Paul Brighelli rebondit sur les déclarations de Lydia Guirous et livre ses propos.

Jean-Paul Brighelli : Vous insistez à plusieurs reprises dans votre livre sur l'abyssal mépris de certains pédagogues – ceux qui dirigent la Rue de Grenelle depuis trente ans – pour le peuple. Pouvez-vous en donner des exemples ? Qu'en a-t-il été pour vous, née en Kabylie, petite fille d'une famille nombreuse déracinée dans le nord de la France par la montée des périls en Algérie, et parlant un français qui n'était pas forcément celui de vos petits camarades ?

Lydia Guirous : La gauche bien-pensante aime se donner bonne conscience en faisant semblant de s'intéresser aux enfants de condition modeste, et particulièrement aux enfants issus de l'immigration. Ils font leur BA, en bons scouts de la pensée unique, mais attention : il ne faut pas croire qu'ils souhaitent que tous les enfants modestes se mélangent avec les autres et que l'école républicaine tire tout le monde vers le haut, riches comme pauvres. Non, ce qu'ils veulent, eux, c'est garder les gens enfermés dans leurs cases : le pauvre, l'ouvrier, l'immigré… Eh oui, si tout le monde se mélangeait, on ne pourrait pas les entendre geindre sur les plateaux télé alors que leurs enfants sont tranquillement enfermés dans les bonnes écoles parisiennes. Alors ils ont trouvé la solution pour concilier leur volonté de se faire du bien et de leurrer le peuple : ils ont nivelé le niveau scolaire vers le bas dans les zones d'éducation difficile. De cette manière, ils ont l'illusion d'avoir œuvré pour le bien commun, alors que, finalement, ils ont créé des bataillons d'élèves de faible niveau qui seront très rapidement largués dans l'enseignement secondaire et supérieur et qui finiront chômeurs, car malheureusement le marché du travail, lui, augmente en permanence ses exigences. C'est cela, le mépris : faire croire au peuple qu'on l'aide, alors que l'on construit une barrière autour de lui et qu'on lui lance avec beaucoup de mépris quelques cacahuètes pour calmer sa colère. A titre personnel, à Roubaix, il a fallu que je me batte et que je travaille seule pour apprendre les grands auteurs, car de nombreux enseignants pensaient que l'étude du rap, du graph et des tags nous parlait plus… Mais ce n'est pas avec cette "culture urbaine" qu'on réussit ses copies de culture générale lors des concours de grandes écoles…

"C'est justement pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant que l'éducation doit être conservatrice." Un propos auquel j'adhère entièrement. Comment expliquez-vous que son évidence ne saute pas aux yeux de nos modernes pédagogues, qui se veulent (ou se croient) "de gauche"?

Tout simplement parce que ces idéologues vieillissants sont les produits du ravage culturel de Mai 68 : "il est interdit d'interdire", "Sous les pavés la plage ", "CRS, SS"… vous vous souvenez ? Eh bien, ce sont ces dinosaures, ces apparatchiks gauchistes, qui ont pris le pouvoir et lénifié la pensée et le sens critique pendant plus de quarante ans. Ils ont menti au peuple et à ses enfants en développant des théories absurdes sur l'autonomie des élèves et en n'ayant de cesse de niveler l'école vers le bas. Najat Vallaud-Belkacem est leur digne héritière ! Le pire dans tout cela, c'est que les pédagogues de gauche savent très bien qu'ils ont tort et que leur idéologie est dangereuse. Leur pensée, c'est un dol culturel et idéologique qui n'a pour seule ambition que de garder leur zone de pouvoir, leurs enseignements à la fac et leurs contrats d'édition… Dans le fond, ils savent très bien que ce qu'ils prônent ne marche pas, sinon ils n'y aurait pas autant d'enfants de profs à Sciences Po, à l'ENA et dans les grandes écoles… L'élitisme, ils connaissent – pour leurs enfants !

"La discrimination positive à l'école n'est rien d'autre qu'un néo-colonialisme déguisé" – bien sûr ! Mais alors, comment faire lorsque certaines populations sont de toute évidence en décalage culturel ? Leur proposer de travailler deux fois plus que les autres ?

Oui, c'est une évidence. Cela n'a rien de stigmatisant: quand on est moins bon, il faut travailler plus. Cela est vrai pour l'école, le sport, la musique, partout ! C'est comme ça. Quant au décalage culturel dont vous parlez, il y a deux points. Concernant les nouveaux entrants, il faut stopper l'immigration massive et passer à une immigration choisie, avec des populations en accord avec nos besoins économiques et nos valeurs culturelles et politiques. 
Concernant les immigrés qui sont déjà sur notre territoire, il faut imposer des cours de langue française, d'instruction civique et d'histoire et sanctionner ces derniers par un examen. La réussite à cet examen devrait, selon moi, conditionner l'obtention de la nationalité française et d'un certain nombre d'aides sociales. Cela permettrait une meilleure assimilation et nous retrouverions plus de cohésion nationale.

Vous retrouvez les formules de Jean Zay, homme de gauche qui préconisait, comme vous, "une école hermétique aux pressions de tout ce qui se présente avec le masque de la sacro-sainte modernité". Il n'y a donc pas d'école de droite ou d'école de gauche ?

Non, il n'y a qu'une seule école, l'école de la République, celle dans laquelle votre mérite et votre travail construisent votre avenir, celle dans laquelle vous devenez des citoyens, celle dans laquelle vous devenez des hommes. Malheureusement, ce gouvernement a choisi l'école du nivellement par le bas. Ils mettent l'école au niveau des plus mauvais élèves et y font entrer "tout ce qui se présente sous le masque de la modernité" en supprimant les notes, le redoublement, les classements… Ils remplacent les livres par des tablettes, l'apprentissage de l'écriture par des 'clics', les exposés se font par copier-coller sur Wikipédia [cf. TPE, travaux personnels encadrés, épreuve du baccalauréat passée en batterie de 3] sans un effort réel de compréhension… 

Et la laïcité est bafouée en laissant des femmes voilées accompagner les enfants lors des sorties scolaires. Cette école-là est une école à deux vitesses, qui s'apparente plus à une garderie qu'à un sanctuaire du savoir. Je souhaite une école de l'instruction, de la rigueur et de la discipline. C'est la seule manière de permettre à tous les élèves – quelle que soit leur condition – de réussir, de construire une génération de citoyens à l'esprit critique et éclairé; c'est la seule façon de rendre possible la méritocratie républicaine.

"La réforme du collège détruit l'ambition d'excellence pour tous et installe la médiocrité pour tous." Comment expliquez-vous que Najat Vallaud-Belkacem, née dans le Maghreb comme vous, petite fille d'une famille nombreuse comme vous, avec des parents ouvriers, n'ait pas pensé à revivifier l'école primaire et le collège qui lui ont permis de devenir ce qu'elle est – et même qu'au contraire elle ait à cœur de détruire ce qu'il en reste en mettant en place, comme vous le dites fort bien, "une école à deux vitesses, celle de l'instruction face à celle de la garderie" ? Par idéologie, par obéissance aux règles fixées par l'Europe – ou quoi ?

Le problème, c'est que bien des gens oublient de regarder derrière eux et de dire merci. C'est ce qui doit se passer pour Najat Vallaud-Belkacem, qui a oublié que c'est l'école de la République qui a fait d'elle ce qu'elle est aujourd'hui. Elle n'aime pas l'excellence ? Alors pourquoi est-elle allée sur les bancs de Sciences Po ? Elle aime la mixité sociale et ne supporte pas les élites… Et pourtant, son mari est énarque et secrétaire général adjoint de l'Élysée. Tout cela est factice, le positionnement idéologique de NVB comme de toute la gauche repose sur un mensonge, mais, rassurez-vous, leurs enfants, eux, sont dans les filières d'excellence ! Finalement, avec la gauche, c'est "faites ce que je dis, mais pas ce que je fais". Quel manque de considération pour les Français ! Quel cynisme, quel mépris !

"Une famille dont les enfants ont un fort taux d'absentéisme et causent des troubles au sein de l'école doit voir ses allocations diminuées ou complètement supprimées" – fort bien. Ne pourrait-on pas également repenser le système des bourses en les attribuant plus systématiquement au mérite, au lieu de les indexer systématiquement sur l'état des ressources ?

C'est à voir !
C'est une évidence, c'est le mérite qui doit primer. Il est vrai que, chaque année, certains bénéficient de bourses dans le supérieur sans suivre les cours ensuite. Avoir une bourse, alors que l'on ne veut pas travailler réellement, est une insulte pour tous les étudiants qui, sans bourse, vivent souvent dans 6 ou 7 mètres carrés avec des douches et des toilettes communes sur le palier.

"La religion se vit pour soi, chez soi, et ne doit pas se porter comme un étendard en place publique." Vous exprimez votre désir de voir étendue aux universités la loi de 2004. Mais êtes-vous favorable à une interdiction totale du voile dans les rues ? Et que pensez-vous de la décision de Mme Vallaud-Belkacem d'autoriser des mères voilées à encadrer des sorties scolaires ?

Je souhaite que le voile soit interdit à l'université, mais également dans les entreprises. Il est un instrument de prosélytisme religieux employé par les salafistes et les Frères musulmans pour construire une société où la religion s'impose dans l'espace public et défie la République. L'idée, c'est de dire 'nous sommes musulmanes avant d'être françaises': cela est incompatible avec le sens même de la République. Les femmes voilées sont les idiotes utiles du salafisme; elles ne se rendent même pas compte de leur degré de soumission aux hommes et à leur "communauté". Celles qui portent le jilbeb [de la tête au pied] ou le niqab sont les instruments de propagande d'une idéologie mortifère surtout chez les jeunes. Si c'est leur choix, elles doivent être cohérentes et aller vivre dans un pays où cela ne dérange personne et ne heurte pas les valeurs et le mode de vie. Il y a plein de beaux pays musulmans où leur pratique rigoriste et leur mode vestimentaire ne dérangeront pas… Mais pas en France.

Quant à la décision de NVB d'autoriser le voile aux mères accompagnatrices en revenant sur la circulaire Chatel, je la condamne fermement depuis plusieurs années. C'est une honte, un renoncement, une lâcheté, un recul grave qui consiste à laisser s'installer l'idée que le fait religieux a toute sa place à l'école publique de la République française. Je ne peux pas l'accepter. Et puis, c'est aussi une façon d'habituer les enfants à voir des voiles sur la tête des femmes et des signes ostentatoires à l'école… Ensuite, comment pourront-ils comprendre la loi de 2004 ? C'est une façon sournoise d'attaquer encore une fois la laïcité à l'école. Par ailleurs, cela installe l'idée que c'est l'école qui doit s'adapter aux minorités. Je combats cette idée. L'école est une institution pilier de notre République, il faut la renforcer. Ce n'est pas à elle de s'adapter aux élèves, aux parents, aux revendications religieuses, aux minorités.

Comme vous le notez, ce n'est plus seulement la viande de porc qui est rejetée par les petits musulmans à l'école, mais toute viande, à partir du moment où elle n'est pas halal – si bien que des centaines de kilos de viande sont jetés à la poubelle chaque jour. J'ai vu moi-même des élèves refuser des légumes qui étaient susceptibles d'avoir touché une viande non halal. Que proposer alors aux enfants dans les cantines ?

Vous savez, c'est un faux problème, le porc est servi moins d'une fois par semaine dans les cantines et, à chaque fois, on peut prendre en parallèle des légumes et des féculents, ainsi que des entrées, des desserts ou du fromage avec du pain. Je pense que le fait de ne pas manger de viande à un repas n'est pas un drame. D'ailleurs, aujourd'hui, ils ne mangent même pas le poulet, le bœuf, l'agneau, car ils ne sont pas "halal"… A mon sens, c'est un signe de radicalisation des esprits, c'est la pression des parents qui amène à ces comportements. Beaucoup de personnes d'origine maghrébine m'ont rapporté les pressions subies par leurs enfants. Des pressions venant d'autres camarades et même du personnel des cantines scolaires pour exiger qu'ils choisissent le menu de substitution. Cela s'appelle la pression communautaire, et elle se fait aujourd'hui au sein de l'école.

Pour moi, les menus de substitution à l'école, c'est comme le voile : c'est encore de la mauvaise foi pour remettre du religieux à l'école publique et faire céder la République en se victimisant et en jouant sur la culpabilité. Ces gens doivent savoir que l'école publique et laïque ne cédera pas à leur chantage, comme elle n'a pas cédé lorsque des filles voilées hurlaient qu'on les privait de l'accès au savoir en leur interdisant le voile en 2004. Finalement, elles ont retiré le voile dans le secondaire et sont allées à l'école quand même. Force doit rester à la loi. Ne nous laissons pas berner.

Agrégé de lettres venu de l'extrême gauche,
Jean-Paul Brighelli a été révélé au grand public en 2005, lors de la parution de La Fabrique du crétin, premier opus d'une série de quatre ouvrages fustigeant le déclin du système scolaire français au cours des dernières décennies.

lundi 23 mai 2016

La Gare du Nord, "c'est l'Afrique": ce que Nadine Morano n'a pas le droit de signaler ?

Et Marseille, "première ville arabe de France", on peut ?

Cette observation ne manquera pas de choquer ceux et celles qui préfèrent détourner le regard


Alors que ses lecteurs se font la même réflexion, dans le secret de leur coeur pusillanime, la presse ne manque pas de créer, une fois de plus, la polémique, à des fins politiciennes et de buzz mercantile. 

L'ancienne ministre Nadine Morano a en revanche fait part ce dimanche de son ressenti dont sur le plateau du Supplément de Canal +.


"On voit bien que c'est une population immigrée"

Alors qu'une fois le sujet terminé les journalistes du Supplément lui demande de rendre des comptes, l'élue développe sur la situation de ghetto dans le Paris socialiste: sacrilège ?
"Quand vous arrivez Gare du Nord, je vous laisse juger par vous même. Et je laisse juger aussi tous ceux qui viennent, de regarder pourquoi il y a dans ce quartier une concentration d'une population, dont on voit bien que c'est une population immigrée, dont on voit bien que c'est une population qui est concentrée dans ces quartiers, comme vous avez plein de ghettos en France", analyse-t-elle.
Et à ceux que ne perturbe nullement la réalité de la ghettoïsation dans notre pays et tente de lui faire un procès sur sa dénonciation d'un état de fait Nadine Morano d'expliquer avoir "discuté" avec des passants du quartier. "Je suis allée Gare du Nord, et ça m'a intéressée. Une fois, je suis descendue du taxi, et j'ai remonté à pied, pour discuter avec ces personnes", raconte-t-elle.
"J'ai noté que la grande majorité de ces personnes qui étaient dans le quartier de la Gare du Nord étaient des personnes d'origine africaine, et pour beaucoup d'entre elles, n'avaient pas d'emploi. (...) Mais je n'ai pas besoin d'aller Gare du Nord pour voir ce qu'il se passe (en France). Je vois bien que dans le quartier où j'ai grandi [le quartier du Haut-du-Lièvre, à Nancy], la population n'est plus du tout la même", ajoute Nadine Morano.

Que serait-ce si Nadine Morano avait été maire de Vitry-sur-Seine ? 
De graves incidents ont éclaté en 1981 à Vitry-sur-Seine où un foyer qui devait accueillir 300 immigrés maliens a été saccagé par un commando d'une cinquantaine de "personnes" conduites par le maire communiste de Vitry, Paul Mercieca (PCF) qui s'opposait, disait-il, à toute ghettoïsation sur sa commune.
VOIR et ENTENDRE ce reportage  de 1981 archivé par l'INA: 

Les "humanistes" ferment les yeux et dénoncent les acteurs vigilants

En 2012, pour faire front à la polémique qui suit son appel aux électeurs de toutes sensibilités à voter pour elle au second tour des législatives en Meurthe-et-Moselle, l'eurodéputée  évoqua sa  "meilleure amie" pour tenter de convaincre ses adversaires qui veulent l'y enfermer qu'elle n'est pas dans les généralités et de faire comprendre que chaque personne doit être considérée individuellement.
"Me faire passer pour quelqu'un qui serait raciste, alors que j'ai des amis qui sont justement Arabes, et dont ma meilleure amie qui est Tchadienne, donc plus noire qu'une Arabe, je trouve ça choquant", fit- elle valoir à ses détracteurs sur le plateau de C à Vous, une émission de France 5.
Nadine Morano n'est d'ailleurs pas le maire de Montigny-les Cormeilles
En 1981, sous la présidence du socialiste François Mitterrand, ce maire PCF de Montigny-les Cormeilles stigmatisa un immigré marocain, le soupçonnant de trafic de drogue. La Fédération PS et la Ligue des Droits de l'homme pointèrent alors sa dénonciation calomnieuse et la diffamation.
Ce maire, Robert Hue, est aujourd'hui un allié de Hollande.

Plus récemment, dans une émission On n'est pas couché de septembre 2015, l'élue Les Républicains observa que "la France est un pays de race blanche" et des élus LR se désolidarisèrent de ce constat. Maintenant ses propos, Nadine Morano se fit sanctionner par le retrait de son investiture départementale aux élections régionales.
En juin 2009, les nervi de la CGT chassèrent par la violence une vingtaine de travailleurs clandestins de couleur manifestant à la Bourse du Travail de Paris où le syndicat règne en maître. Plusieurs victimes témoignent de l'usage de gaz et de bâtons :
VOIR et ENTENDRE aussi ces témoignages virulents présentés par le NPA :

Marseille peut en revanche être étiquetée

C'est dans la cité phocéenne que, le 6 octobre 2014, l'adolescente de 15 ans suspectée d'avoir fugué de son domicile de Villefontaine en Isère pour "faire le djihad" en Syrie a été retrouvée en soirée par sa famille, quatre jours après l'annonce de sa disparition."On a décidé d'aller à Marseille [pourquoi Marseille?]; on l'a cherchée toute la journée (...) Elle s'est jetée dans nos bras. [...] On est très soulagés, tellement heureux qu'elle ne soit pas partie à l'étranger", a assuré la mère de l'adolescente. Le multiculturalisme est-il un élixir de jouvence de la bien-pensance française ?

La chance de la France serait de devenir multiculturelle, nous répète-t-on avec insistance. Pas de souci, puisqu'elle l'est déjà ! Toute résistance est qualifiée de repli identitaire rétrograde, une tare honteuse et le multiculturalisme est le dernier "isme" à la mode, le fin du fin. Le dernier chic est de fréquenter le restaurant syrien du coin. C'est un acte citoyen. 

Mais quand l'Histoire était enseignée à l'école, on apprenait que la constitution de la France a été un long processus. Si nous sommes pour partie des barbares venus du Nord, parce que plus loin vers l'Ouest c'est l'océan, les envahisseurs ont nécessairement fait souche chez nous, à l'exception de ceux que nous avons repoussés, les Huns et les Sarrasins. Venus d'ailleurs, ces barbares germaniques, les Francs, ont vaincu, se sont adaptés et ont embrassé le christianisme. La France et la langue française sont issues de cette osmose féconde. Nous nous sommes donc civilisés au fil du temps et avons développé une civilisation harmonieuse sur la base du respect des uns et des autres, d'un pouvoir politique fédérateur et d'une religion chrétienne qui ont fait notre identité commune. Les Chrétiens se sont certes opposés et les Juifs ont été persécutés, mais tous ont finalement privilégié, contre la haine de l'autre, le vivre ensemble.

La revoici, cette haine, colportée par une minorité d'intégristes religieux et conquérants qui veulent transformer cette civilisation à leur image. 

Les uns ne voient pas monter le danger, ou le négligent, d'autres réagissent - comme les Résistants repoussèrent le fascisme qui, un temps, avait envahi les esprits et plus évidemment leur espace - et se dressent, citoyens vigilants. 
Dans notre histoire, on ne donnait pas le nom de métissage au mélange heureux des populations blondes dont nous sommes les descendants et les héritiers. Le génie français a consisté à sauver partout dans le monde ce qu'il avait de plus beau et de plus noble à Athènes, Rome et Jérusalem. Nous avons pris, opposent certains qui sont dans la lutte permanente des classes sociales et des civilisations nord-sud. En vérité, nous avons accueilli avec chaleur et respect. Assimiler n'est pas prendre, mais offrir un parcours déjà avancé et un milieu développé. Bien sûr que tout cela fait de nous un pays multiculturel. 

Ni Dostoïevski, ni Tolstoï, ni Goethe, ni Copernic, ni Galilée, ni Kierkegaard, ni Kant, ni Confucius, ni Gandhi, ni Rilke, n'étaient français. Mais nous avons reconnu leur valeur et nous en sommes inspirés. Comme nous avons adopté Modigliani, Frédéric Chopin, Marie Curie, Pablo Picasso, Le Corbusier, Samuel Beckett, Charles Aznavour ou Léopold Sédar Senghor. Ils sont des nôtres, parce qu'ils nous ont choisis et respectés: "parce que c'était lui; parce que c'était moi", aurait dit Montaigne à La Boétie. 
Or, nous avons désormais à faire face à des fanatiques qui sont des tueurs de mécréants dont certains que nous avons élevés sur le sein de Marianne. Détail de l'Histoire pour les derviches tourneurs du multiculturalisme !

La ghettoïsation dénoncée par N. Morano est-elle une solution ?

Les quartiers populaires ne représentent pas tous les cas de ghettoïsation en France

Elle-même d'origine immigrée et modeste, Nadine Morano, ancienne ministre, le souligne, elle s'étend bien au-delà, aux gares et, depuis que les migrants du Proche Orient s'y installent, jusque sous les lignes de métro suspendu parisien. Les 751 zones urbaines sensibles (ZUS), dans lesquelles vivaient 4,7 millions de personnes au recensement de 1999 (soit 8 % de la population française, et 12 % des Franciliens), concentrent toujours les cas les plus significatifs de précarité et d’absorption problématique. Certes, le processus de ghettoïsation sur les ZUS françaises n'est pas comparable aux ghettos de certaines grandes villes d’Amérique du Nord ou du Sud. 
Pour autant, il ne faut pas s’interdire d'évoquer, comme le font certains responsables politiques, l’existence d’un "séparatisme social" en France créant de  plus en plus de fractures dans les conditions de vie et les destins des différents groupes ethniques.  Cette ghettoïsation est effective et non pas seulement en devenir ou à venir. Il est donc essentiel de ne pas masquer et taire, pour des raisons politiques et politiciennes, les difficultés d’insertion socio-économique qui se posent massivement et les conditions de vie des habitants qui sont au contact, ainsi donc que les représentations que les habitants se forgent d’eux-mêmes, des différents groupes sociaux qui composent la société et de leurs relations.
Nadine Morano est coupable d'avoir évoqué un problème que le pouvoir et sa presse s'évertuent à glisser sous le tapis. Les migrants, victimes de l'Etat islamiques, ajoutés aux clandestins d'avant les "printemps arabes" doivent cohabiter, mais les idéologies extrêmes condamnent toute politique d'assimilation et les intéressés, pour la plupart, oppose un refus d'intégration, au nom du droit à la culture que nient pour eux-mêmes certains des accueillants.
Le communautarisme et le multiculturalisme entretiennent le processus de ghettoïsation qui s'amplifie en France.

mercredi 30 décembre 2015

Guillaume Larrivé (LR) ne votera pas "en l'état" la réforme constitutionnelle

Le député Les Républicains démonte le projet

Une "manipulation politique" et "brouillon juridique"

Réaffirmant son souhait de voir la déchéance de nationalité étendue aux auteurs de délits terroristes, quelque soit leur motivation, islamo-fasciste ou révolutionnaire, Guillaume Larrivé, député LR de l'Yonne, ne votera pas "en l'état" la réforme constitutionnelle proposée par l'exécutif.
Membre de la commission des lois, il a dit sur Europe 1 : "Je ne voterai pas en l'état la révision de la constitution proposée par François Hollande, parce que c'est une manipulation politique et un brouillon juridiqueune sorte de tract improvisé et mal écrit".

Ce maître des requêtes au Conseil d'État ne menace pas tous les Français, indistinctement.

"Je veux que tous les terroristes étrangers puissent être expulsés définitivement en dehors du territoire national," a précisé ce maître des requêtes au Conseil d'État . 

C'est la double peine que veut Hollande pour les binationaux...
Le député dénonce une sanction bidon : "Sur la question de la nationalité, le texte que propose François Hollande ne s'appliquerait qu'aux criminels, c'est-à-dire à des individus déjà condamnés par une cour d'Assises". "Moi je veux par exemple,  qu'un djihadiste qui a porté les armes dans la zone irako-syrienne et qui passe devant un tribunal correctionnel comme auteur d'un délit terroriste (...) soit aussi déchu de la nationalité française".

Ex-secrétaire national chargé de la réforme des institutions, au temps de l'UMP, et désormais à l'immigration, il a déposé une proposition de loi constitutionnelle en ce sens, qu'il défendra également sous forme d'amendements au projet gouvernemental. Il souhaite également inscrire la notion d'assimilation dans la constitution.