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dimanche 24 août 2014

Selon Mélenchon, Hollande est "pire" que ... son prédécesseur

Comme lui, tout le monde doit-il démissionner ?

L'homme politique, qui vient de quitter la coprésidence du Parti de gauche (PG), accuse François Hollande
Il appelle les Français à aller au bout "de leur rejet de la caste qui dirige".
François Hollande est "pire" que Nicolas Sarekozy, a expliqué Jean-Luc Mélenchon (PG), lors d'une conférence de presse samedi à Grenoble
"Parce que monsieur Sarkozy, c'était la retraite à 62 ans, monsieur Hollande, c'est la retraite à 66 ans. Monsieur Sarkozy et monsieur Fillon ont donné 35 milliards (d'euros) au patronat en deux plans d'austérité. Quand on fait le total des concessions qu'a fait ce gouvernement, c'est 90 milliards", a-t-il rappelé.

Ancien candidat à la présidentielle, Mélenchon a affirmé qu'il refusera de se rassembler avec "des gens qui sont en train de ruiner le pays et d'étrangler ceux qui ne peuvent pas se défendre".

Il a également vivement critiqué les députés frondeurs du Parti socialiste.
Mélenchon les accuse de manquer de courage. "Je leur dis: 'Assumez! Pourquoi vous contentez-vous de couiner? Si vous n'êtes pas d'accord avec le budget, votez contre' ", a t-il dénoncé.

Mélenchon souhaite que les Français "aillent au bout de leur dégoût"

Il les incite au "rejet de la caste qui dirige", le partenaire des communistes appelant de ses voeux la formation d'un "grand mouvement populaire", et la construction d'un collectif en faveur de la VIème République.

Il s'est notamment dit prêt à travailler avec les écologistes qui partagent son analyse. 
"Mme Duflot, elle a enlevé la muselière, je la félicite. Il lui a fallu deux ans de plus qu'à nous pour comprendre de quoi il retournait",a  toutefois pointé ironisé Jean-Luc Mélenchon.


mercredi 8 janvier 2014

Anne Hidalgo fait reculer la notion de "pénibilité"

La jeune retraitée de l'Hôtel de Ville oublie 40% de ce qu'elle gagne

Anne Hidalgo, retraitée depuis juillet 2011, à 51 ans...


Ces lignes sont extraites du blog de Serge Federbusch, président du Parti des Libertés, élu conseiller du 10 ème arrondissement de Paris en 2008 et fondateur de Delanopolis, premier site indépendant d'informations en ligne sur l'actualité politique parisienne. Il est l'auteur du livre L'Enfumeur, (Ixelles Editions), 2013.  

"Alors que François Hollande a insisté sur les efforts à faire en matière de durée de cotisation, la candidate socialiste à la mairie de Paris, ancienne directrice du travail, a été "admise à faire valoir ses droits à la retraite, à sa demande" à compter du 1er juillet 2011.

François Hollande a pourtant été catégorique sur France 2 : l'allongement de la durée de la vie implique des efforts de toutes et tous et notamment que le temps passé au travail pour faire valoir ses droits à la retraite soit allongé...

C'est beau, c'est juste, c'est responsable !
Mais enfin il y a des petit(e)s malin(e)s qui ont su dégainer plus vite...
Ainsi Anne la Dauphine a-t-elle fait ses valises à tout juste 52 ans pour jouir d'une retraite bien méritée.

Elle peut donc cumuler sa pension avec ses indemnités d'élue et, si elle devenait - ce qu'à Paris ne plaise - maire de la ville, elle se ferait une jolie pelote !

Ah, le Journal officiel ! Peu de gens le lisent et ils ont tort.
Car, on y trouve de temps à autres des pépites comme celle-ci, perdue dans l'édition du 5 février 2011 et que nul n'a remarqué :
Cette avisée personne étant née le 19 juin 1959, elle avait donc à peine 52 ans quand elle a bénéficié de cette agréable disposition.

Plus finement encore, ayant dépassé de peu les 50 ans au 1er janvier 2011, elle a pu bénéficier d'une pension calculée sur la base de la législation en vigueur avant la loi du 9 novembre 2010, fort généreuse. 
Le tout est assurément légal même si on peut constater avec amusement que cette Anne calculatrice s'est empressée de sauter dans le train avant qu'il ne soit trop tard. Bien joué !

On notera quand même que ces dispositions ont été abrogées, car ruineuses pour l'Etat et totalement injustes au regard du sort des femmes travaillant dans le privé.
De plus, elle vont permettre à ladite Anne, inspectrice d'un travail qu'elle aura bien vite quitté, de jouir le reste de sa vie durant d'un cumul retraite + indemnités d'élue tout à fait sympathique. Que ce dispositif ait été conçu pour des femmes qui, du fait de leurs maternités, n'ont qu'une carrière " hachée " et des droits réduits ne l'a sans doute pas émue.
Bah ... un fagot de plus sur le déficit budgétaire, qu'importe ! Toutes celles et tous ceux qui n'ont pas ou n'ont plus droit à pareilles largesses sauront lui pardonner sans le moindre sentiment d'envie.
Comment disent-ils déjà ? La République E-XEM-PLAIRE !!!!!" 

La retraitée de l'Hôtel de Ville ne contribue à l'impôt solidaire que pour 60% de ce qu'elle gagne 

"Embarrassée par les révélations de Serge Federbusch sur son statut de retraitée de la fonction publique et cumularde d'indemnités d'élue, Anne Hidalgo a joué à la petite modeste et lâché, à l'antenne de RMC le 4 avril : "Je gagne 5.000 euros nets par mois pour mes mandats". Cette bonne blague ! 



Utilisant les bonnes vieilles méthodes de Hollande et Delanoë, Hidalgo joue au bonneteau pour que le bon peuple ne s'indigne pas de sa situation réelle de retraitée à un âge où le Français moyen doit encore travailler au moins dix ans. 

De quoi Anne Hidalgo est-elle le revenu, comme on dirait dans la littérature de gauche ? Pour le savoir, rien de tel qu'un peu d'arithmétique. Retrouvons donc la calculette du Delanopolis. 

Hidalgo bénéficie d'abord de ses indemnités de conseillère de Paris et première adjointe au maire. Ces deux fonctions lui valent grosso modo le versement de 4 500 euros nets par mois. 

Elle est en outre conseillère régionale pour 2 118 euros nets

Les 5 000 mentionnés par Hidalgo sont donc d'ores et déjà oublieux de près d'un tiers : 6 600 euros réels ! 

A cela s'ajoute (elle se gardait de le révéler avant que nous en parlions) sa pension de retraitée. Hidalgo avait atteint, au moment de faire valoir ses droits, le grade de directeur du travail avec 29 ans d'ancienneté dans le corps de l'inspection du travail, selon ses propres déclarations. L'indice moyen d'un directeur du travail ayant une telle ancienneté est l'indice 733. Si on lui applique la valeur du point d'indice, on obtient un traitement brut annuel de 40.728 euros. Il faut toutefois apporter trois réductions : d'une part parce qu'elle n'a qu'une carrière incomplète de 29 ans, d'autre part parce que sa pension ne porte que sur 75 % du traitement d'activité et enfin parce qu'il y a quelques cotisations, plus faibles (6 % environ) toutefois que pour les fonctionnaires en activité. Mais il faut à l'inverse ajouter 10 % de majorations pour ses 3 enfants.
Cliquer sur le graphique pour agrandir

En résumé, 29 ans de carrière représentent 58 % de la valeur à 100 %, desquels on déduit encore 25 % puis 6 %, mais auxquels on ajoute 10 %. Ouf !

L'un dans l'autre, il est très probable que la pension versée à Hidalgo soit aux environs de 19.000 euros nets annuels soit 1.583 euros nets par mois.
Ses différents revenus se montent donc aux environs de 8.200 euros nets, bien loin des 5.000 qu'Hidalgo bafouille à la radio.

A cela s'ajoute l'usage abondant des différents attributs et avantages matériels de ses fonctions, notamment les véhicules mis à sa disposition et ses remboursements de frais. Elle fait également partie de différents organismes et conseils d'administration, liés à la ville ou à la région.

Enfin, si à Paris ne plaise, elle était élue maire de la ville, elle ajouterait des indemnités substantiellement plus élevées à ces montants."

Ah... c'est beau la retraite ! Dommage que pour les Français de demain ce ne soit qu'une illusion amère. 

vendredi 1 mars 2013

Le pape Benoît XVI a pris sa retraite à 85 ans

Le Souverain pontif, Benoît XVI, pape depuis avril 2005, s'est retiré à 20h00

Un événement quasiment inédit en 2000 ans d'histoire de l'Eglise catholique  

Le Saint Père est redevenu Joseph Ratzinger

A 85 ans, il s'est retiré pour deux mois à Castel Gandolfo, la résidence d'été des papes, pour échapper au brouhaha médiatique entourant l'élection de son successeur.

Le 28 février 2013, Benoît XVI a reçu les 144 cardinaux de la Curie et des cinq continents dans la solennelle Salle Clémentine du Vatican. Ceux-ci l'ont salué en baisant l'anneau papal. 


"Parmi vous se trouve le prochain pape, auquel je promets déférence et obéissance inconditionnelles", a promis le pape, lors d'une brève allocution, assurant qu'il restera proche d'eux "par la prière" lors du prochain Conclave.


Le pape a embarqué dans un hélicoptère de la République italienne pour rejoindre Castel Gandolfo, où il s'est adressé pour la dernière fois à la foule.




L'hélicoptère qui emmène Benoît XVI à la résidence d'été du pape passe au-dessus de la basilique Saint Pierre au Vatican.




A Castel Gandolfo
, un drap de velours rouge et or pendait à la fenêtre depuis laquelle Benoît XVI devait faire sa dernière apparition publique en tant que pape. Sur les balcons, terrasses et fenêtres alentours, la foule a brandi le drapeau jaune et blanc du Vatican. 

Pour la dernière fois  pour sa dernière apparition publique en tant que pape, Benoît XVI s'est adressé aux fidèles et la foule l'a acclamé longuement.

Les derniers mots du pape : 
"Je ne suis plus pape", dit-il humblement.



"Je ne serai plus pape mais seulement un pèlerin qui entame l'ultime étape de son pèlerinage sur terre"

"De toutes mes forces je voudrais continuer de travailler pour le bien de l'Eglise et le bien du monde" (...) 
"Du fond du coeur, vous avez ma bénédiction". 


jeudi 26 janvier 2012

Affaire Guérini : enquête sur des autorisations sous influence

Perquisition des gendarmes mardi 24 janvier au CG13



Jean-Noël Guérini (PS),
en 2008 à Saint-Victoret,
bâtissait son "propre" avenir...



Des bakchichs auraient été versés pour obtenir des agréments

En ce début 2012, l'affaire Guérini prend une nouvelle tournure, avec la mise en examen le 13 janvier pour "trafic d'influence" du patron d'un groupe spécialisé dans les établissements médicalisés pour les personnes âgées. Dans ces instructions judiciares qui ont déjà touché le président PS du Conseil général et son frère, les gendarmes recherchaient depuis 2009 des commissions destinées à faciliter l'attribution des agréments nécessaires pour ouvrir une maison de retraite. Ils les ont trouvées voici quelques mois, avec des informations venues du Luxembourg. Une avancée décisive qui leur permet de s'attaquer à une des faces les plus secrètes du fonctionnement du CG 13, pourtant dénoncée dès 2008 par la Chambre régionale des comptes : hier matin, les enquêteurs ont perquisitionné l'Hôtel du Département. Ils visaient notamment le bureau de la conseillère juridique de Jean-Noël Guérini, afin de récupérer des dossiers classés "sensibles".

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Au milieu des années 90, l'affaire des maisons de retraite du Var fut une des causes de la chute de l'empire de Maurice Arreckx, le président UDF du Conseil général. Pour obtenir les autorisations indispensables, les promoteurs privés qui voulaient ouvrir des établissements devaient verser des pots-de-vin ou passer des marchés avec des prestataires liés au Milieu...

Quinze ans plus tard, l'histoire semble se répéter dans les Bouches-du-Rhône. Adressée en février 2009 à la justice, une lettre anonyme mettait en cause Jean-Noël Guérini, le président PS du CG 13, et son frère Alexandre : elle dénonçait les pressions subies pour pouvoir construire des maisons de retraite, assurant qu'était réclamé "le versement de 50 000 euros en espèces".


"On se doutait bien qu'il y avait des motivations cachées"

Dans leur enquête sur ces accusations, les gendarmes et le juge Duchaine ont pu s'appuyer sur un rapport de 2008 de la Chambre régionale des comptes, qui s'attardait longuement sur la question des maisons de retraite dans les Bouches-du-Rhône. Les magistrats pointaient notamment un schéma de planification tellement "imprécis" qu'il permettait au Département d'agir à sa guise "pour accorder ou refuser des autorisations, au cas par cas, selon la volonté de faire aboutir un dossier plutôt qu'un autre". Recensant des bizarreries à Salon, dans le pays d'Aix, près d'Arles, la Chambre affirmait que "les décisions du CG 13 sont parfois motivées de façon étonnante (...) ; certains motifs sont erronés et masquent la volonté de ne pas travailler avec un promoteur particulier".

Pourtant, la loi avait prévu des garde-fous afin d'éviter des dérapages. Les projets étaient soumis aux services du Département et de l'État, qui émettaient chacun un avis avant de les transmettre à un comité régional paritaire, le Crosms. "Le problème, c'est que dans les Bouches-du-Rhône, c'est le CG qui avait la main sur les dossiers, contrairement à d'autres départements, témoigne Henri Saint-Jean, qui a longtemps représenté la CGT au Crosms. On se doutait bien qu'il y avait des motivations cachées, mais difficile d'y voir clair..."


"Tout était tranché avant par Guérini"

Qui plus est, une fois passée l'étape du CROSMS, la décision finale revenait au président du CG 13, bien que le préfet y soit officiellement associé. Or, Jean-Noël Guérini s'est souvent affranchi des préconisations du Comité, utilisant selon la Chambre régionale des comptes des arguments lapidaires, voire illégaux. Des décisions prises en cercle restreint, malgré l'organisation d'une réunion mensuelle au Département : "En fait, c'était pour la galerie, confie l'un des participants à ces rendez-vous. Tout était tranché avant par Guérini, sa conseillère juridique Béatrix Billes et Éric Bertrand, le responsable du service des personnes âgées" (1). Mi-2010, la conseillère générale PS en charge des maisons de retraite démentait pourtant la mainmise de la garde rapprochée de Jean-Noël Guérini sur ce dossier, tout autant que la présence de son frère en toile de fond : "Tout est normal, ce n'est absolument pas le cabinet qui décide de tout, lançait Josette Sportiello. Je m'implique personnellement dans la régularité des procédures". Sauf que l'élue reconnaissait ne jamais avoir lu le rapport de la Chambre régionale des comptes...

L'intérêt d'un tel système était au minimum politique. Pour un maire, une maison de retraite est un véritable cadeau. Non content de répondre à un besoin de la population, elle crée de l'emploi, favorise des investissements, entraîne des rentrées fiscales... Bref, pour le CG, un atout pour conforter un élu de gauche comme pour s'attirer les faveurs d'un élu de droite. Ainsi, la maison de retraite de Saint-Victoret pose des questions : alors que Claude Piccirillo, le maire UMP, se battait depuis des années pour la création d'un établissement, le projet a obtenu le feu vert du Département lorsque Jean-Noël Guérini a décidé de se présenter aux municipales 2008 à Marseille. Il était devenu primordial de soigner les élus de la communauté urbaine MPM, dont fait partie Saint-Victoret.

Les dirigeants de Prodomo jettent l'éponge

Alexandre Guérini a-t-il profité des failles du Conseil général pour se présenter comme un "facilitateur", en échange de marchés accordés à l'une de ses sociétés ou à celle d'un de ses proches ? C'est une des pistes que suivent les gendarmes. Tout comme celle d'un partage de "bakchichs"... Toujours est-il que son nom apparaissait dès qu'un dossier connaissait des difficultés, telles celles rencontrées par le groupe parisien Prodomo pour un établissement qui devait accueillir à Marseille des personnes âgées et des étudiants. Des mois durant, ses responsables composent avec les demandes d'ajustement techniques du CG, sans pour autant franchir les étapes administratives. Jusqu'à ce qu'enfin, on leur donne "verbalement" le signal du lancement du chantier. Aussitôt dit, aussitôt fait... sauf que l'autorisation est de nouveau repoussée le 3 octobre 2008.

"Là, on a vu que c'était très chaud entre le promoteur et le Conseil général, le premier n'appréciait pas du tout de s'être fait mener en bateau par le second", rapporte un membre du Crosms. Prodomo se retrouve alors avec un immeuble quasiment construit à moitié inutile... et des intermédiaires surgissent pour proposer de s'arranger avec "les réseaux d'Alexandre Guérini", en y mettant le prix... Refus des dirigeants de Prodomo, qui tentent sans succès d'obtenir l'aide de la mairie. Et finissent par tout vendre, préférant jeter l'éponge...

Depuis l'année dernière, le système n'est toutefois plus qu'un souvenir, en raison d'une évolution réglementaire : les agréments sont désormais accordés par l'Agence régionale de santé Paca, qui dépend directement de l'État. Laquelle assure que "les dysfonctionnements des Bouches-du-Rhône" ont été corrigés. Problème pour les frères Guérini, la justice a une mémoire au long cours...

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(1) Béatrix Billes et Éric Bertrand ont été placés en garde à vue, la première en juin 2011 pour la décharge de La Ciotat et le second voici quelques jours pour la maison de retraite du village de Vauvenargues, à côté d'Aix-en-Provence.
Lien PaSiDupes : une motion de défiance circule au CG13

jeudi 24 novembre 2011

2012: le monde à l'envers du pesticide écolo, Gro Eva Joly

Tous coupables: Areva est inculpé, Hollande mis en examen


Hollande rêve d'
Areva
et non pas d'
Eva



L'ex-juge condamne à tour de bras

Les journalistes passés au kärcher anarcho-révolutionnaire
Voici l'intégrale d'un billet qui vaut son pesant de grossièretés emballées sous vide idéologique et de mauvaise foi trotskiste nihiliste.

Eva Joly ou la chasse à courre

"Trop c'est trop. J'ai envie de rebondir. Question de dignité. Besoin d'air. Pas de déontologie, je laisse ça aux chiens-au-pied de la presse [le gauche seulement?], des médias en tout genre [Mediapart et Rue 89, Libération et Charlie Hebdo, Le Point et le Nouvel Obs font partie de la mise à la décharge !] et autres thuriféraires de la Sarkozie dégueulasse. [et Marianne, donc ?] Plus qu'un milieu, une fosse à serpents. [et dire qu'ils se prennent pour des démocrates...] Forts avec les faibles, léchant les bottes de ceux qui les tiennent en laisse, ils n'informent pas, ils sont les passeurs de plats. [France Info et France Inter, et tout le service public ?] Ce n'est plus un métier, c'est un job. [et les anglo-saxons qui croyaient jusqu'ici exercer un métier !] Journalistes, chroniqueurs, présentateurs, médiacrates, ne me faites pas rire, le larbinage est tout, sauf un métier ! [L'épandage de lisier, de bave et de morve, c'est quoi, du travail au noir ?] Porté par vos soins, il ne donne qu'une envie : gerber ! [voilà qui est productif...] Les vrais journalistes, ceux qui ont encore du big-bang dans le coffre, vos patrons les ont mis au placard ! [nous y voilà ! Ca sort tout droit du placard aux aigris refoulés...]


En ce moment Eva Joly file un mauvais coton. Je ne suis pas de tempérament écolo. Hormis René Dumont, son pull rouge, sa coiffure à la 6-4-2 et ses convictions de gaucho radical, les écolos m'ont toujours déçu avec le vin bio et leur rigidité droitière (si, si !) [le totalitarisme stalinien vient plutôt à l'esprit avisé]. On stigmatise souvent le Beaujo nouveau et son attrape-piquette prolocontaminé, je préfère encore ça aux orthodoxies psychorigides.
"
(la localisation du placard aux balais à chiotte du trente-sixième dessous est délibérément tue: suivez l'odeur ...)

VOIR et ENTENDRE Jean-Michel Aphatie interroger l'ex-juge et l'accusatrice publique esquiver:

Il est plus que jamais clair que la "vieille éthique" bi-nationale a été instrumentalisée pour que sa candidature fabriquée de toutes pièces usagées Made in Norway ne menace en rien celle du candidat socialiste.

Beau coup de Daniel Cohn-Bendit et Cécile Duflot, complices du PS, mauvais coup pour la démocratie.

Et la participation.

mardi 25 octobre 2011

La niche fiscale de ceux qui n’ont jamais été préfets, mais en touchent la retraite

Scandale: les vertueux du PS qui vont - peut-être - décevoir les militants

La presse aurait-elle encore auto-censuré ?

Des dizaines de hauts fonctionnaires ont le titre de préfets alors qu’ils ne le sont pas. Un copinage politique qui leur permet notamment de toucher une retraite de préfet.
Parmi eux, Michel Vauzelle (à droite) et Michel Delebarre (à gauche).
C’est un de ces abus qui alimentent la rancœur des citoyens contre les politiques. Mais ce scandale frappe d'autres administrations: ainsi, l'Education nationale paie-t-elle des enseignants qui n'ont jamais vu un seul élève les yeux dans les yeux, sans que la FSU s'en offusque, elle qui défile en hurlant contre des suppressions de postes
Lien PaSiDupes

Ces arrangements entre amis que les syndicats et la presse cachent soigneusement au citoyen coûtent cher au contribuable. Les débats en grandes pompes médiatiques des primaires socialistes ont-ils permis de débusquer les exploiteurs de la République des pauvres ?
Certains de nos hommes politiques et certains hauts fonctionnaires ont été nommés préfets par nos présidents de la République successifs, ils bénéficient d’avantages liés à ce poste prestigieux, sans avoir jamais exercé la fonction.

Des députés et anciens ministres de François Mitterrand.

Ces stars du microcosme socialiste sont-elles dans le besoin ?

Michel Vauzelle, 66 ans, et Michel Delebarre, 65 ans, comptent parmi ces préfets fantômes
Sur le site internet de l’Assemblée nationale, ils affichent la même profession : préfet. Pourtant, le premier est avocat de profession et le second cadre supérieur de collectivités locales. En fait, ces deux grands notables locaux du Parti socialiste qui n’ont jamais exercé les fonctions de préfet avaient été nommés à ce titre, de manière discrétionnaire et discrète, par le président François Mitterrand, en 1985 pour le premier et en 1983 pour le second.

Quel intérêt de nommer un préfet fantôme ?
C’est un joli cadeau financier, facile à comprendre. Le 28 avril 2011, Michel Delebarre a fait valoir ses droits à la retraite de préfet, à l’âge de 65 ans, tout comme l’avait fait le 15 août 2010 Michel Vauzelle. Cela permet à ces deux caciques du PS de toucher aujourd’hui une pension mensuelle de 4.000 € brut, qui vient s’ajouter à leurs indemnités de parlementaires et d’élus locaux :
soit 15.124 € brut pourMichel Delebarre
et 9.760 € brut pour Michel Vauzelle.
De quoi donner la nausée aux mineurs du Nord et à leurs veuves et faire rêver les immigrés de PACA, plus grande région musulmane de France, que Vauzelle se flatte -sur ce critère- de présider.

Car les deux nantis de la socialie "cons-puante" et donneuse de leçons sont de surcroît présidents de régions

Pour ses frais de bouche, chacun reçoit une indemnité (forfaitaire) représentative de frais de mandat de député de 6.000 € net. Et cela, en toute discrétion. Sans non plus coller la nausée à Bernard Derosier qui épluche les comptes du locataire en activité de l'Elysée devant la presse gourmande. Il a aussi tenu a marquer son soutien à François Hollande, celui qui n'aime pas les riches !
Le Point va même jusqu'à se poser la question: "Pourquoi Derosier n'a t'il pas fait les comptes sous Mitterrand ?" En effet, mais le Nanard est justement député du Nord, comme Delebarre, le baron du coin qui fut président de région (mars 1998-janvier 2001) et député de la 13e circonscription du Nord jusqu'en septembre 2011, puis sénateur, puisqu'à 65 ans il n'a toujours pas pris rééllement sa retraite.

Et Vauzelle, direz-vous ?
Puisqu'il touche sa retraite de 'préfet', c'est qu'il a 60 ans, se disent les plus candides de ses électeurs. Or, ça fait 7 ans qu'il a 60 ans et refuse d'aller à la pêche, malgré les recommandations de la Ch'tite Brochen-Aubry, maire de Lille (Nord!).
Et le socialiste est avide: il cumule la présidence du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur depuis 1998 et celle de l'Eurorégion Alpes-Méditerranée, avec les menus avantages qui vont avec, sauf -bien sûr- s'il reverse au PS ou aux Petites Soeurs des Pauvres.
Mais il faut croire qu'il a des besoins au dessus de ses modestes moyens, car son socialisme a suscité une odieuse polémique. Un rapport préliminaire de la chambre régionale des comptes de PACA a en effet révélé le paiement, entre 1998 et 2002, de 79 nuits passées par Michel Vauzelle à l'hôtel Sofitel Vieux-Port par le Conseil régional, alors que celui-ci bénéficiait déjà d'une chambre d'hôtel payée par l'Assemblée. On comprend qu'il puisse être particulièrement sensibilisé au problème des sans-abri...
Rappelons aussi pour mémoire la mise en examen de Sylvie Andrieux, sa vice-présidente régionale PS, pour détournement de 740 000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par son Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur entre 2005 et 2007, dans le but d'acheter les services de responsables associatifs dans des quartiers populaires de Marseille selon plusieurs déclarations. Les socialistes ont un rapport très particulier au social !

La niche fiscale des retraites dorées

Le PS sait comment réduire l'endettement du pays ?

Mais il ne peut penser à tout et à tous: seulement aux grandes fortunes. Pourtant, lorsqu'ils sucreront les fraises et décideront d’abandonner tous leurs mandats, ces deux parlementaires pourront cumuler la totalité de leurs retraites de préfet, de parlementaire et d’élu local ! Soit en tout, de l’ordre de 12.000 € mensuels brut pour le premier et 10.000 pour le second: de quoi faire le bien autour d'eux. Rappelons que, selon l’INSEE, le montant moyen brut des pensions en France s’élevait, en 2009, à 1.196 € par mois… Des montants et des cumuls choquants pour bon nombre des Français. Mais cela ne nous regarde, semble-t-il, pas et il serait démagogique de calculer combien de SMIc ils touchent chaque mois.

En juin 2007, à une question de l’hebdomadaire L’Express lui demandant quel était son principal défaut, Michel Delebarre avait répondu : " Je veux tout. " Tout, il l’a. Sauf En effet, le maire de Dunkerque, président de la communauté urbaine de cette ville et préfet à la retraite a abandonné en septembre prochain son mandat de député pour se retirer au Sénat.

Mitterrand rétablit les " préfets fantômes " supprimés par le général de Gaulle

Autre temps, autres mœurs

Cette honte perdurait depuis la création du corps prefectoral par Napoléon Ier, en 1800. Mais lui mettait en adéquation ses paroles et ses actes et ne plaisantait pas avec les finances et la morale publiques.
Ce système de copinage renaquit avec l’arrivée du socialiste François Mitterrand à l’Elysée, en 1981. Souvent basée sur des relations maçonniques, la nomination de préfets " en mission de service public relevant du gouvernement " fut alors autorisée par un décret du 23 décembre 1982, à hauteur de 5 % de l’effectif budgétaire du corps des préfets. Aujourd’hui, ce quota de " faux préfets " autorisés représente 7 % des 236 préfets, soit 17 préfets fantômes. Au fil du temps, cela fait des dizaines de faux préfets, nommés de manière totalement discrétionnaire et sans exiger le moindre titre ou diplôme pour exercer ces fonctions.

6.000 € mensuels "en dormant"
Mitterrand, la référence socialiste des candidats actuels à la primaire socialiste, s'indigna à la télévision que des Français puisse gagner de l'argent en dormant. Les travailleurs s'étaient sentis compris !
Or, au bout de quelques mois, ces préfets bidons de Mitterrand sont nommés préfets hors cadre. Une voie de garage " royale " (utilisée également pour écarter les préfets qui déplaisent), dont on ne revient jamais, mais qui permet aux intéressés de toucher aujourd’hui 6.000 € brut mensuels, en attendant la retraite ou d’être élu sénateur, voire député.

Placé alors en détachement pour exercer son mandat, le préfet parlementaire (deux fonctions officiellement incompatibles au regard de la loi) ne reçoit plus de l’Etat qu’un tout petit salaire correspondant exactement au paiement de ses cotisations de retraite de préfet. Ce qui a été le cas de Michel Delebarre et de Michel Vauzelle pendant plus de vingt-cinq ans. De plus, en cas d’échec électoral, chacun d’entre eux pouvait coiffer sa casquette de préfet hors cadre et percevoir son salaire plein pot, sans être affecté en poste dans un département: sans être utile en rien !

De 1982 à 1995, François Mitterrand a ainsi nommé près d’une soixantaine de préfets en mission de service public.
Parmi eux, dix-sept étaient issus des corps de sous-préfets et administrateurs civils. Agés d’au moins soixante ans, ces vieux serviteurs de l’Etat partaient en retraite quelques mois après leur nomination, qui récompensait leurs bons et loyaux services. Ce qui leur permettait de toucher une pension nettement supérieure à celle à laquelle ils avaient droit pour leur carrière de sous-préfet ou dans l’administration de l’Etat.
La deuxième partie de ces préfets en mission de service public (une quarantaine) était en quasi-totalité des membres du PS, des élus de ce parti et des amis ou proches de l’ancien président. Parmi cette quarantaine de privilégiés, les élus ont le droit de cumuler aujourd’hui cette retraite de préfet en mission (4.000 € en moyenne) avec toutes leurs autres pensions liées à leurs mandats électoraux et des emplois privés.

Garantie tous risques pour les courtisans
Cette institution des préfets fantômes n’est en réalité qu’un des systèmes légaux de financement des deux grands partis politiques français, le PS et l’UMP. Depuis sa renaissance « mitterrandienne », le système a prospéré sous Jacques Chirac, y compris lorsque l'austère Lionel Jospin était Premier ministre.
Ce cadeau présidentiel offre une sorte de garantie tous risques aux courtisans, les poids lourds et les incontournables de ces deux formations. On recase toujours ses amis ! Voilà pourquoi, chaque mercredi, jour du Conseil des ministres, un " ami " ou un obligé du président de la République, depuis François Mitterrand, peut être nommé préfet " fantôme " chargé d’une " mission (bidon) de service publique relevant du gouvernement ": il hante les allées du pouvoir et travaille à la gloire de son bienfaiteur.

Nicolas Sarkozy n’a pas mis fin au système
Mais si le PS insistait, l'ancien ministre et fidèle conseiller du président, Brice Hortefeux, 53 ans, pourrait-il voir son train de vie réduit ? Selon un décret pris lors du Conseil des ministres du 27 avril 1995, il a été nommé préfet, chargé d’une mission de service public relevant de l’action du gouvernement. A l’époque, à la fin des années 1990, ce fidèle de Nicolas Sarkozy tirait ses ressources de son revenu de préfet, soit 40.000 francs brut par mois, et de ses indemnités de conseiller régional d’Auvergne, soit 10.000 francs brut mensuels.

Cette promotion à un poste de préfet fantôme a suscité l’opposition du commissaire du gouvernement, Rémy Schwartz, lors de la séance publique du Conseil d’Etat de novembre 1996. En vain. Car, au bout du compte, à gauche comme à droite, crise ou pas crise, dette publique ou non, personne ne remet vraiment en cause le système. Tous en profitent, espèrent en profiter ou en faire profiter un ami, un jour ou l’autre. Ce qui est en réalité un scandale d’Etat bénéficie d’un habillage légal dont tous les politiques s’accommodent en silence.

Ou nommés préfets pour libérer un siège de sénateur

Le 11 octobre 2010, le président de la République nomma préfet administrateur des Terres australes et antarctiques françaises (avec résidence dans l’île de la Réunion) le sénateur de Maine-et-Loire, Christian Gaudin, 60 ans. En fait, cet ancien membre du MoDem et aujourd’hui du Nouveau Centre avait été élu sur sa propre liste aux sénatoriales de 2011 contre celle du poids lourd local de l’UMP, André Lardeux, 64 ans, ex-président du Conseil général. L’Elysée voulait donc que la droite parte unie aux sénatoriales de septembre 2011 en Maine-et-Loire pour avoir une chance de gagner le siège supplémentaire (le département passait alors de trois à quatre sénateurs). Ainsi, d’autres sénateurs empêcheurs de tourner en rond pourraient encore provoquer leur nommination comme préfets.

D’autres pourraient être neutralisés
Les prochains préfets fantômes seront-ils Alain Vasselle ou Laurent Béteille pour l’Essonne, Alain Gournac ou Dominique Braye dans les Yvelines ?
Philippe Marini (Oise) est déjà chargé d'une mission temporaire auprès du Premier ministre et Christian Demuynck (Seine-Saint-Denis),a quant à lui, déjà été nommé inspecteur général de l'Éducation Nationale, au tour extérieur.

PaSiDupes avait déjà soulevé le lièvre des "préfets fantômes", il ya six mois: lien

samedi 17 septembre 2011

Libération a recherché ce qui pourrait bien distinguer les six candidats

Le PS, au jeu des petites différences

Le quotidien socialiste démarre sur de mauvaises bases

"Le succès de leur premier débat télévisé a permis aux six candidats à la primaire d’exposer leurs divergences de vues sur des sujets clés."

A la vérité, c'est exactement le contraire.
En fait de succès, l'audimat du jeudi 15 septembre est cruel.
Le "1er Débat pour les Primaires socialistes", sur FR2 aurait été suivi par 4,9 millions de téléspectateurs, sans garantie qu'ils étaient encore éveillés après la première des trois longues heures. Au même moment, en revanche, Marine Le Pen était suivie par 6,1millions de téléspectateurs sur TF1. A elle seule elle faisait mieux que les six tous ensemble. Mieux, ils étaient encore assez vifs pour passer sur France 2 à la fin de l'émission. Libération peut bien se bercer d'illusion et faire de la désinformation, mais il ne faudra pas que la gauche nous joue la stupeur si le PS nous refait le coup de 2002...

Ensuite, si des différences notables étaient vraiment apparues, le journal militant n'éprouverait pas le besoin d'entreprendre des fouilles pour les mettre au jour.

Les trouvailles de Rue 89

Certes, ce sont leurs désaccords qui comptent.
C'est en se démarquant les uns des autres ou en prenant leurs distances avec certains aspects du projet socialiste pour 2012 que les six postulants à la primaire peuvent donner une tonalité particulière à leur candidature. [Mais ce faisant, ils se distinguent encore moins de certains, à droite comme aux extrêmes.]

Un mois après le lancement de la campagne officielle, on observe quatre attitudes :

La primaire en râlant
Jean-Michel Baylet a surtout pris la parole pour critiquer le fonctionnement de la primaire. Il ne fait pas la démonstration d'une motivation excessive et personne ne se fait d'illusion à son sujet : cette primaire est une manière d'habiller la non-participation du Parti radical de gauche (PRG) à la prochaine élection présidentielle.

Contrepartie : une augmentation des circonscriptions « octroyées » par le PS au PRG aux sénatoriales et aux législatives.

Au-dessus des débats des " petits candidats "
Martine Aubry, qui s'est souvent fantasmée en ministre de la Culture, a été la plus diserte sur ce thème. François Hollande a tenté de passer du costume de possible « président normal » à celui de père la rigueur et d'incarnation du sérieux. Ils se sont tous les deux exprimé sur la crise de l'euro et sur (presque) tous les sujets d'actualité – mais sans s'écarter du projet adopté par le parti.

Ils suivent le même objectif : éviter d'entrer dans des débats qui, pensent-ils, les abaisseraient au niveau des « petits » candidats.

A cheval sur son créneau
Arnaud Montebourg a réussi à faire tenir tout son programme dans un mot : la démondialisation. Il s'y tient. Intérêt tactique : ses concurrents vont, peu à peu, être tous obligés de se prononcer sur le sujet.

Service animation
Ségolène Royal et Manuel Valls animent la campagne, créent du mouvement, de la surprise. Ils en ont besoin pour gagner en visibilité. En plus de leurs marottes (ordre juste et démocratie participative pour la « présidente des solutions » Royal ; sécurité, parler-vrai, réalisme économique et « énergie du changement » pour Valls), ils avancent des propositions de rupture et créent le débat.

Rue 89 parvient à dégager des différences "de fond"...

Sur le nucléaire, la retraite à 60 ans, l'emploi des jeunes, le pouvoir d'achat, la culture, le déficit… Mais tous ces sujets n'ont pas été abordés jeudi et Rue 89 fait du collage pour faire illusion.

Agences de notation
Arnaud Montebourg réclame le démantèlement des agences de notation « devenues des dangers publics, complices des marchés dans la crise économique et financière ». Il propose de créer une agence de notation publique européenne « indépendante, transparente et déconnectée des intérêts privés ». On trouve la même idée chez Ségolène Royal.

Alliances
C'est Ségolène Royal qui, la première, a abordé le sujet : après le nécessaire « rassemblement » des socialistes, des écologistes, de l'extrême gauche et des centristes humanistes, elle prévoit une « main tendue aux gaullistes ». Selon elle, « Il y a aujourd'hui une partie de la droite qui ne se reconnaît plus dans le sarkozysme. Il n'y a aucune raison de la rejeter. »

Manuel Valls est lui aussi favorable à un large rassemblement, de la gauche au centre-droit :
« Je reste convaincu que des hommes et des femmes comme Dominique de Villepin, Français Bayrou ou Corinne Lepage, pour ne citer qu'eux, peuvent faire partie, s'ils le souhaitent, d'une majorité de large rassemblement. »

Culture
Nous avons dû nous assoupir longuement, car cette copieuse liste de différences nous a échappée...
Martine Brochen-Aubry s'est engagée à augmenter le budget de la culture de 30 à 50% (200 millions d'euros de plus par an apportés par l'Etat). Pour faire naître « un nouveau printemps pour la culture », elle propose un programme en cinq points :
•l'aide à la création, avec la mise à disposition de lieux pour les artistes et la « consolidation du système d'intermittence » ;
•l'éducation artistique, en inscrivant « la connaissance et la pratique de la culture » dans les programmes scolaires. « Chaque enfant pourra se rendre deux fois par an dans un musée, un atelier, au concert ou dans un lieu de spectacle de danse ou de théâtre » ;
•la création de 10 000 « emplois d'avenir », « 10 000 jeunes formés à la médiation culturelle » ;
•de nouvelles règles pour s'adapter à la « révolution » numérique. Pour « garantir une rémunération équitablement répartie entre les auteurs et les artistes », elle prévoit de mobiliser une part de « la richesse créée sur les réseaux numériques » et que « chacun d'entre nous » paye une contribution forfaitaire « modeste » ;
•le renforcement du rôle du mécénat.
=> Mais, parce qu'on ne débat vraiment pas à gauche, Rue 89 occulte la réaction de Nadine Morano (UMP)
VOIR et ENTENDRE la réaction effarée de la ministre:


Arnaud Montebourg, sceptique sur les marges de manœuvre budgétaires évoquées par Martine Aubry, veut financer la création artistique et « sa diffusion sur les territoires » en prélevant « des centimes » sur « les bénéfices publicitaires des télévisions privées, les profits gigantesques des fournisseurs d'accès à Internet et les produits industriels diffuseurs de culture comme ceux d'Apple ».
Sa grande idée est l'instauration d'un « prix unique » pour toute la culture, « à l'image du prix unique du livre » : une entrée inférieure à 10 euros dans toutes les institutions culturelles publiques (théâtre, danse, musée, expos…).
Il propose aussi :
•la création de « coopératives d'artistes » ;
•la relance et la généralisation du projet des « Arts à l'école » ;
•une redéfinition du « statut de l'artiste » en « préservant l'esprit de l'intermittence ».

François Hollande, qui a mis en garde contre « la surenchère » du plan Aubry, est beaucoup plus vague sur ses propres propositions :
« Nous reconstruirons ce qui a été supprimé, nous essaierons d'avoir une loi de programmation pour mettre ce qui doit être fait sur cinq ans. »

Manuel Valls veut :
•que chaque enfant du primaire puisse pratiquer une activité artistique ;
•que les institutions culturelles, qui « doivent porter les valeurs universelles de la République », s'ouvrent aussi « à la diversité qui fait le quotidien de nos villes et de nos quartiers » ;
•que soient inventés de nouveaux modes de financement « mixant solidarités internes aux filières, argent public et investissements privés » ;
•inventer « un statut de l'artiste digne du XXIe siècle, en mettant autour d'une table l'ensemble des organismes sociaux et sociétés civiles qui contribuent aux droits des artistes » ;
•transférer progressivement les moyens d'action de l'Etat « aux régions, aux intercommunalités et à des structures indépendantes spécialisées dans l'accompagnement des filières artistiques et culturelles ».

Cumul des mandats

Ségolène Royal est contre toute forme de cumul des mandats. Elle souhaite que tous les sièges de députés libérés par des cumulards soient réservés à des femmes.

Après l'avoir expérimenté, Arnaud Montebourg est désormais « convaincu » qu'il faut « mettre fin » au cumul.

Martine Aubry veut imposer une règle de non-cumul pour les ministres, les députés et les sénateurs. Elle s'aligne donc sur le programme du PS.

François Hollande est beaucoup plus flou. Il dit qu'il faut une loi pour réduire le cumul des mandats mais ne veut pas froisser les parlementaires qui le soutiennent :
" Lorsqu'il y a la possiblité pour la gauche de gagner pour la première fois sous la Ve République la majorité au Sénat, on doit effectivement chercher à éviter les cumuls de responsabilités et de fonctions mais, en même temps, si on peut être intelligent dans tel ou tel département pour permettre la victoire, il ne faut pas s'en priver. "

Déficit budgétaire

Sollicité pour réagir aux propositions de ses concurrents, François Hollande se retranche systématiquement derrière l'argument des finances publiques :
" Il faut faire attention de dire la vérité sur l'état de nos comptes publics et je ne tomberai pas dans une espèce d'échelle du perroquet où on va proposer plus. "
Il s'engage à ramener le déficit public à 3% du PIB dès 2013 (initialement, le PS avait prévu de se donner un an de plus).

Martine Aubry lui a emboîté le pas sur la nécessaire rigueur mais est persuadée de pouvoir dégager d'importantes marges de manœuvre en revenant sur « les cadeaux fiscaux ».

Manuel Valls, lui aussi, insiste sur ce " devoir de vérité " :
" Toutes les marges de manœuvre financières devront être affectées à la réduction des déficits et à la lutte contre l'endettement. On ne pourra pas dépenser un euro de plus. Toute mesure nouvelle ne pourra se faire que si on enlève ici ou là une politique publique qui nous paraît moins importante. "

Ségolène Royal s'engage à respecter les engagements européens de réduction des déficits.

Arnaud Montebourg, lui, rejette la contrainte maastrichtienne :
" Le respect d'un déficit de 3 % en 2013, en France, signifierait une levée d'impôts de 30 milliards d'euros dans la loi de finance à l'automne 2012. A la fois intenable socialement, elle serait de surcroît contre productive. Il convient de soutenir et non d'étouffer la reprise de la croissance et des recettes fiscales associées. "
(Voir aussi : Règle d'or)

Démondialisation

Arnaud Montebourg a réussi à imposer le thème de la « démondialisation » dans le débat public. " Un concept-bélier », sourit un de ses conseillers. Et suffisamment vague pour signifier à la fois « la protection des travailleurs du Nord et du Sud, la préférence pour les salaires et la protection sociale plutôt que les dividendes boursiers », « la conversation écologique du système productif », « le retour des usines en Europe »…

Le plus critique est Manuel Valls : dès le 5 juillet, face aux riverains de Rue89, il jugeait le concept « ringard », voyait en lui « un non-sens qui nous renvoie aux ruptures avec le capitalisme de 1981 ».

Martine Aubry préfère faire un pas de côté et parler de « redressement de la France ».

Ségolène Royal rejoint Montebourg sur la nécessité de faire en sorte que notre destin collectif soit décidé par la politique, pas seulement par l'économie. Elle veut notamment créer un fonds souverain européen et doter la France et l'Allemagne d'un ministre de l'Economie commun.

Emploi des jeunes

Parce que « les jeunes et les seniors apparaissent comme les premières victimes de l'augmentation du chômage », François Hollande propose de « les rassembler à travers un contrat de génération » et de favoriser la transmission d'expérience. Tout employeur qui embaucherait un senior et un jeune de moins de 25 ans serait exonéré de cotisations sociales sur ces deux contrats.

Ségolène Royal veut faire de la lutte contre l'inactivité des jeunes une grande cause nationale et mettre en place un « plan national de l'alternance et de l'apprentissage ».

Manuel Valls a prévenu qu'il ne croyait pas du tout aux 300 000 « emplois d'avenir » du projet socialiste.

Jean-Michel Baylet milite quant à lui pour un dispositif incitant les PME à embaucher les jeunes de moins de 26 ans inscrits au chômage depuis au moins quatre mois.

Euthanasie

Jean-Michel Baylet et Manuel Valls sont favorables à l'euthanasie. Pour le maire d'Evry, « Il ne s'agit pas de définir les critères d'une mort digne. Il s'agit juste de permettre, à chaque individu, d'en être le seul juge, lorsque les affres de la maladie dépassent un seuil intolérable. »

François Hollande et Martine Aubry y sont également favorables.

Ségolène Royal est « très réservée ».

Impôts

Le programme socialiste prévoit une grande réforme fiscale (qui passera par la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG), l'annulation des « cadeaux fiscaux » et la taxation des transactions financières. Les candidats se distinguent sur les détails.

François Hollande veut :
•instaurer une taxe sur les établissements financiers ;
•alléger les cotisations patronales en en transférant une part « sur d'autres impôts : l'impôt sur les sociétés, la contribution sur la valeur ajoutée ou la fiscalité écologique ».

Martine Aubry entend :
•supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires, « véritable hérésie économique qui bloque les embauches » ;
•« abaisser à 20% l'impôt sur les sociétés des entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices, et l'augmenter sur celles qui privilégient les dividendes » ;
•instaurer un principe simple pour la fiscalité des particuliers : « à revenu égal, impôt égal, ce qui signifie que les revenus du capital cesseront d'être moins taxés que ceux du travail ».

Même souhait chez Ségolène Royal, qui prévoit d'inscrire dans la Constitution « l'égale contribution du capital et du travail » ainsi que « la garantie des ressources pour la sécurité sociale. Elle promet de ne pas augmenter les impôts, mais de faire des économies et de lutter contre la fraude fiscale.

Manuel Valls prévoit :
•l'abandon de la TVA réduite dans la restauration ;
•l'instauration d'une TVA sociale, qu'il appelle “TVA de protection”.

Nucléaire

Fukushima a bouleversé la tradition pro-nucléaire du PS.

Désormais, Martine Aubry veut sortir du nucléaire, “très vite” (vingt à trente ans). C'est aussi le calendrier d'Europe Ecologie - Les Verts. Base d'une possible alliance ?

Ségolène Royal se donne quarante ans pour en sortir. Entre-temps : économies d'énergie massives et développement des énergies alternatives.

Manuel Valls prévoit d'abaisser la part du nucléaire dans la production électrique à 50% en 2022.

François Hollande veut réduire de 75% à 50% en 2025 la part du nucléaire, sans abandonner ce mode de production d'électricité.

Pour Arnaud Montebourg, la priorité numéro un est la réduction de la demande en énergie. Il faudra ensuite organiser la transition énergétique.

Pouvoir d'achat

Ségolène Royal souhaite bloquer les prix de cinquante produits de première nécessité vendus en grande surface, ainsi que ceux des carburants et de l'énergie.

Règle d'or

Tous rejettent la “règle d'or” d'équilibre budgétaire voulue par Nicolas Sarkozy.

François Hollande préfèrerait, pour montrer “la détermination” de la nation, “que soit ajouté au projet de loi de finances pour l'an prochain un amendement dans lequel la France s'engage à respecter sa trajectoire de retour sous la barre des 3% en 2013”.

Ségolène Royal indique qu'elle pourrait l'accepter… à condition que Nicolas Sarkozy accepte de la compléter avec d'autres objectifs : “la lutte contre les inégalités fiscales, la contribution à égalité des revenus du capital et des revenus du travail aux dépenses, la justice fiscale”.

Même stratégie chez Manuel Valls, qui ne veut pas être accusé de la refuser par principe. Il exige qu'elle soit “assortie d'une réflexion sur nos institutions, comme par exemple le monopole du ministère des Finances dans les prévisions budgétaires, et sur la façon dont nous utilisons le levier fiscal”.

Quant à Martine Aubry, elle reprend à son compte l'expression mais lui donne un autre contenu : répartir les fruits de la croissance (et les ressources dégagées par l'annulation des cadeaux fiscaux) à parts égales entre le désendettement et les investissements. “Voilà ma règle d'or”, écrit-elle.

Arnaud Montebourg, lui, propose à la place un “pacte de désendettement”, sans en préciser le contenu (“Il commencera par une profonde réforme de la fiscalité”).

Retraite

Manuel Valls assure qu'il n'y aura “pas de retour à la retraite à 60 ans”. “Le dire, estime-t-il, c'est mentir aux Français.” Il préconise “un système de retraite par points” et considère que “le rôle de la gauche n'est pas de refuser l'augmentation des annuités mais de la rendre possible, acceptable et équitable alors que l'espérance de vie augmente”. Jean-Michel Baylet est sur la même longueur d'onde.

Sécurité

Manuel Valls, évidemment. Des six candidats, c'est lui qui est le plus identifié à ce thème. Il défend :
•l'utilisation des caméras de surveillance, mais ça n'a plus rien d'original au PS : même le programme du parti en parle ;
•l'instauration d'une police des transports sur les réseaux de bus de la grande couronne parisienne ;
•la création de “zones de sécurité prioritaires” dans lesquelles la “police de quartier” serait déployée en priorité (les policiers volontaires pour exercer dans ces quartiers bénéficieraient de primes) ;
•la construction de nouvelles prisons ; une pratique plus soutenue des aménagements de peines ;
•l'organisation de séjours à la campagne ou à l'étranger pour les délinquants mineurs.

Martine Aubry veut être “la présidente de la sécurité de tous les Français”. Elle entend rétablir les 10 700 postes de policiers et de gendarmes supprimés depuis 2007 (le projet du parti prévoit la création de 10 000 postes de gendarmes et policiers). Elle considère qu'il faut infliger des sanctions et des travaux d'intérêt général dès “le premier acte de délinquance”. Elle est favorable aux centres ouverts pour les primo-délinquants. Propose de réorganiser les forces de l'ordre en fonction des “zones de sécurité prioritaires”. Et propose aussi “une loi pour rendre plus lourdes les sanctions” contre les détenteurs d'armes.

Ségolène Royal reste favorable à un encadrement “militaire et éducatif dur et difficile” pour les mineurs délinquants récidivistes. Elle y voit “une solution à la surpopulation carcérale”. Le manque de places et les conditions épouvantables de détention font que les jeunes y sortent plus délinquants que ce qu'ils étaient en y entrant. » Elle propose, pour les jeunes condamnés, « une remise à niveau scolaire, un apprentissage professionnel, un passage de permis de conduire et du travail sur des chantiers humanitaires ». Elle réclame un « moratoire de toutes fermetures de régiments » et demande l'aide des militaires pour « lutter contre la délinquance et la violence ».

François Hollande s'est fixé deux priorités :
• " mettre les policiers et les gendarmes là où les besoins sont les plus nécessaires avec des réponses pénales plus rapides et mieux adaptées aux nouvelles formes de délinquance, assorties d'un suivi pendant et après la période d'incarcération pour éviter la récidive " ;
•" faire en sorte que les mineurs délinquants soient écartés de leur quartier en ouvrant des établissements de rééducation renforcés bien plus nombreux qu'aujourd'hui ".

Arnaud Montebourg défend l'idée d'un « pacte de tranquillité publique », préparé avec les syndicats de policiers, les représentants des gendarmes, les élus locaux… Il veut lui aussi « répartir autrement les effectifs de police et de gendarmerie », « obtenir la transparence sur l'usage de nos forces de l'ordre », « remettre des policiers sur le terrain et les faire vivre parmi la population ». Surtout, « ce ne sont plus forcément les préfets » mais « la population » qui doit « édicter les besoins, identifier les problèmes, déclencher les alertes, organiser la réponse et faire en sorte que la violence recule ».
Source Rue 89

jeudi 27 janvier 2011

CGT: à 52 ans, Thibault fait valoir ses droits à la retraite

A la CGT, aucune envie de séquestrer le patron !

"Bernard Thibault veut jeter l'éponge", selon Le Parisien

Dans son édition du jeudi 27 janvier, le quotidien confirme que le numéro un de la CGT en a ras la casquette du syndicat. Il a été clair avec son entourage, le 21 décembre au soir, lors d'un séminaire très privé avec les membres de l'état major de la centrale syndicale. Il est déterminé à céder son poste à la fin de l'année 2011, alors que son mandat - le troisième - court jusqu'à fin 2012. L'intéressé a vigoureusement démenti l'information dans la journée, dénonçant une tentative de déstabilisation, sans qu'on en sache plus de son origine, extérieure ou interne. Le Parisien affirme même que Thibault avait mis la question de son départ à l'ordre du jour du bureau confédéral de lundi.

Les camarades lui ont-il glissé une savonnette ?

Un non-événement
Le boycott des voeux sociaux de Nicolas Sarkozy a été monté en épingle, mais 'il lui en aura touché une sans bouger l'autre' (Chirac). Ensuite, le refus de rencontrer le nouveau ministre du Travail, Xavier Bertrand, aura allégé son emploi du temps et démontrer l'incapacité de la CGT a dialoguer.

Reste que, depuis le début de l'année, le leader cégétiste s'évanouit dans le paysage médiatique.
L'excuse qu'il se donne, " Je pars à la fin de l'année de manière à ce que mon successeur soit en place avant les présidentielles ", ne satisfait personne. " Personnellement, je suis persuadé que Bernard Thibault cherche vraiment à partir, confie à L'Expansion.com Dominique Andolfatto, professeur en science politique à l'Université de Nancy et co-auteur avec Dominique Labbé du livre "Toujours moins. Déclin du syndicalisme" (Gallimard, 2009). L'info vient sans aucun doute de l'entourage."

Qu'est-ce qui le déprime tant ?


Il a fait le tour de la CGT et du syndicalisme
"Je pense effectivement que Bernard Thibault a épuisé les charmes de la fonction depuis assez longtemps. D'abord, il n'était sans doute pas formaté pour cette fonction. Contrairement à ses prédécesseurs - Séguy, Krasucki ou Viannet -, il n'a pas grandi dans le sérail, explique Dominique Andolfatto. Il n'a pas été longtemps un apparatchik de la CGT et du PC. C'est un peu par hasard qu'il s'est retrouvé à la tête de la CGT, parce que celle-ci traversait une crise grave et que se posait le problème de son leadership. Thibault, qui s'était fortement engagé dans le mouvement social de 1995, est apparu comme une figure incontournable, pour ne pas dire un homme-providentiel pour la CGT à la fin de la décennie 90."

Les difficultés à réformer l'organisation de la CGT

Il a expérimenté la relative impossibilité à faire évoluer le "mammouth" CGT, en tous les cas à le faire évoluer suffisamment vite.
Sans oublier le long conflit sur la réforme des retraites l'an passé, qui s'est soldé par un échec pour la CGT puisqu'elle n'a obtenu aucun résultat, en dépit de la popularité du mouvement.
Alors que les effectifs continuent à reculer, il n'est pas parvenu à surmonter les difficultés à inventer une organisation plus dynamique en termes de syndicalisation. ", énumère Dominique Andolfatto.

On lui savonne la planche en interne

Certains affrontements qui semblent prendre parfois une tournure personnelle, comme avec Didier le Reste de la fédération des cheminots, l'ont épuisé.
Quant il est élu secrétaire général de la CGT en 1999, il procèda en effet à un important aggiornamento du syndicat, privilégiant la négociation à la lutte. " Dès le début, cela a évidemment heurté en interne, commente Dominique Andolfatto. Les "enclumes" ont cherché à résister aux évolutions." Thibault parvint dans un premier temps à convaincre.

Mais les esprits conservateurs se bloquent peu à peu. En 2005, la CGT vit une crise historique: Bernard Thibault, qui défend le "oui" au Traité constitutionnel européen, est mis en minorité par le comité confédéral national - le parlement interne du syndicat. " C'est à partir de ce moment-là que les choses vont se dégrader sérieusement entre Bernard Thibault et une partie des composantes ou sous-leaders de la CGT ", estime Dominique Andolfatto. Le leader cégétiste menaça d'ailleurs déjà de démissionner à cette période.

Depuis deux ans, la base militante l'accuse en outre d'être trop consensuel dans ses relations avec le gouvernement et le patronat.
Le 17 août 2009, le délégué CGT de l'usine Continental de Clairoix, Xavier Mathieu, a suscité la polémique en traitant Bernard Thibault de "racaille" et en l'accusant de "frayer" avec le gouvernement.

On lui reproche aussi le rapprochement avec la CFDT
, symbolisée par la création de l'intersyndicale fin 2008. Bernard Thibault et son homologue de la CFDT François Chérèque ont marché main dans la main durant le conflit sur les retraites. Cette "CFDTisation" de la CGT "est très mal vécue par les bases militantes de la CGT", explique Françoise Piotet, professeur de sociologie à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, qui a enquêté pendant trois ans auprès des organisations locales et des structures interprofessionnelles cégétistes ("La CGT et la recomposition syndicale", PUF 2009). Pour ces militants cégétistes, l'ennemi numéro un c'est la CFDT, pas FO ou Sud." Néanmoins, "l'opposition à Thibault est moins forte que son soutien, nuance-t-elle. La preuve: il a été réélu pour un troisième mandat en 2009, avec près de 90% des voix."

Qui sont ses héritiers ?

Une femme
La question de la succession n'est pas réglée. Selon Le Parisien, Bernard Thibault souhaiterait que ce soit Nadine Prigent, secrétaire confédérale issue du secteur de la santé, qui lui succède (lien PaSiDupes). "Ce changement serait symbolique de la place désormais acquise par les femmes dans la CGT, longtemps une affaire exclusive d'hommes, souligne le politologue. En termes de transformations et d'avenir de la CGT, cette désignation se justifierait pleinement. Reste à se demander si l'intéressée a la carrure..."

Pour trois hommes
Les autres noms évoqués sont ceux d'Eric Aubain, le monsieur "retraites" de la CGT, issu de la fédération de la construction, de Thierry Le Paon, chargé de négocier sur la formation professionnelle et de Frédéric Imbrecht, ex-secrétaire général de la puissante fédération de l'énergie.