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mercredi 8 janvier 2014

Anne Hidalgo fait reculer la notion de "pénibilité"

La jeune retraitée de l'Hôtel de Ville oublie 40% de ce qu'elle gagne

Anne Hidalgo, retraitée depuis juillet 2011, à 51 ans...


Ces lignes sont extraites du blog de Serge Federbusch, président du Parti des Libertés, élu conseiller du 10 ème arrondissement de Paris en 2008 et fondateur de Delanopolis, premier site indépendant d'informations en ligne sur l'actualité politique parisienne. Il est l'auteur du livre L'Enfumeur, (Ixelles Editions), 2013.  

"Alors que François Hollande a insisté sur les efforts à faire en matière de durée de cotisation, la candidate socialiste à la mairie de Paris, ancienne directrice du travail, a été "admise à faire valoir ses droits à la retraite, à sa demande" à compter du 1er juillet 2011.

François Hollande a pourtant été catégorique sur France 2 : l'allongement de la durée de la vie implique des efforts de toutes et tous et notamment que le temps passé au travail pour faire valoir ses droits à la retraite soit allongé...

C'est beau, c'est juste, c'est responsable !
Mais enfin il y a des petit(e)s malin(e)s qui ont su dégainer plus vite...
Ainsi Anne la Dauphine a-t-elle fait ses valises à tout juste 52 ans pour jouir d'une retraite bien méritée.

Elle peut donc cumuler sa pension avec ses indemnités d'élue et, si elle devenait - ce qu'à Paris ne plaise - maire de la ville, elle se ferait une jolie pelote !

Ah, le Journal officiel ! Peu de gens le lisent et ils ont tort.
Car, on y trouve de temps à autres des pépites comme celle-ci, perdue dans l'édition du 5 février 2011 et que nul n'a remarqué :
Cette avisée personne étant née le 19 juin 1959, elle avait donc à peine 52 ans quand elle a bénéficié de cette agréable disposition.

Plus finement encore, ayant dépassé de peu les 50 ans au 1er janvier 2011, elle a pu bénéficier d'une pension calculée sur la base de la législation en vigueur avant la loi du 9 novembre 2010, fort généreuse. 
Le tout est assurément légal même si on peut constater avec amusement que cette Anne calculatrice s'est empressée de sauter dans le train avant qu'il ne soit trop tard. Bien joué !

On notera quand même que ces dispositions ont été abrogées, car ruineuses pour l'Etat et totalement injustes au regard du sort des femmes travaillant dans le privé.
De plus, elle vont permettre à ladite Anne, inspectrice d'un travail qu'elle aura bien vite quitté, de jouir le reste de sa vie durant d'un cumul retraite + indemnités d'élue tout à fait sympathique. Que ce dispositif ait été conçu pour des femmes qui, du fait de leurs maternités, n'ont qu'une carrière " hachée " et des droits réduits ne l'a sans doute pas émue.
Bah ... un fagot de plus sur le déficit budgétaire, qu'importe ! Toutes celles et tous ceux qui n'ont pas ou n'ont plus droit à pareilles largesses sauront lui pardonner sans le moindre sentiment d'envie.
Comment disent-ils déjà ? La République E-XEM-PLAIRE !!!!!" 

La retraitée de l'Hôtel de Ville ne contribue à l'impôt solidaire que pour 60% de ce qu'elle gagne 

"Embarrassée par les révélations de Serge Federbusch sur son statut de retraitée de la fonction publique et cumularde d'indemnités d'élue, Anne Hidalgo a joué à la petite modeste et lâché, à l'antenne de RMC le 4 avril : "Je gagne 5.000 euros nets par mois pour mes mandats". Cette bonne blague ! 



Utilisant les bonnes vieilles méthodes de Hollande et Delanoë, Hidalgo joue au bonneteau pour que le bon peuple ne s'indigne pas de sa situation réelle de retraitée à un âge où le Français moyen doit encore travailler au moins dix ans. 

De quoi Anne Hidalgo est-elle le revenu, comme on dirait dans la littérature de gauche ? Pour le savoir, rien de tel qu'un peu d'arithmétique. Retrouvons donc la calculette du Delanopolis. 

Hidalgo bénéficie d'abord de ses indemnités de conseillère de Paris et première adjointe au maire. Ces deux fonctions lui valent grosso modo le versement de 4 500 euros nets par mois. 

Elle est en outre conseillère régionale pour 2 118 euros nets

Les 5 000 mentionnés par Hidalgo sont donc d'ores et déjà oublieux de près d'un tiers : 6 600 euros réels ! 

A cela s'ajoute (elle se gardait de le révéler avant que nous en parlions) sa pension de retraitée. Hidalgo avait atteint, au moment de faire valoir ses droits, le grade de directeur du travail avec 29 ans d'ancienneté dans le corps de l'inspection du travail, selon ses propres déclarations. L'indice moyen d'un directeur du travail ayant une telle ancienneté est l'indice 733. Si on lui applique la valeur du point d'indice, on obtient un traitement brut annuel de 40.728 euros. Il faut toutefois apporter trois réductions : d'une part parce qu'elle n'a qu'une carrière incomplète de 29 ans, d'autre part parce que sa pension ne porte que sur 75 % du traitement d'activité et enfin parce qu'il y a quelques cotisations, plus faibles (6 % environ) toutefois que pour les fonctionnaires en activité. Mais il faut à l'inverse ajouter 10 % de majorations pour ses 3 enfants.
Cliquer sur le graphique pour agrandir

En résumé, 29 ans de carrière représentent 58 % de la valeur à 100 %, desquels on déduit encore 25 % puis 6 %, mais auxquels on ajoute 10 %. Ouf !

L'un dans l'autre, il est très probable que la pension versée à Hidalgo soit aux environs de 19.000 euros nets annuels soit 1.583 euros nets par mois.
Ses différents revenus se montent donc aux environs de 8.200 euros nets, bien loin des 5.000 qu'Hidalgo bafouille à la radio.

A cela s'ajoute l'usage abondant des différents attributs et avantages matériels de ses fonctions, notamment les véhicules mis à sa disposition et ses remboursements de frais. Elle fait également partie de différents organismes et conseils d'administration, liés à la ville ou à la région.

Enfin, si à Paris ne plaise, elle était élue maire de la ville, elle ajouterait des indemnités substantiellement plus élevées à ces montants."

Ah... c'est beau la retraite ! Dommage que pour les Français de demain ce ne soit qu'une illusion amère. 

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