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vendredi 17 avril 2020

La Justice tracasse Amazon, plébiscitée par le public

Incapable de s'adapter au commerce électronique innovant, la France cherche des poux à Amazon 

Bercy se fait dicter la loi de la gauche conservatrice et archaïque 

Amazon ferme ses sites français pour cinq jours.
En plein confinement pour crise sanitaire, la justice française a sommé la société de vente à distance (de livres et de vêtement, en passant par l'alimentation ou les produits pharmaceutiques) de limiter ses livraisons aux seuls produits essentiels sous peine d’amende. Amazon a donc annoncé la fermeture de ses sites français à partir de ce jeudi et jusqu’à lundi inclus. "Nous devons suspendre temporairement les activités dans nos centres de distribution en France", a indiqué la direction de l’entreprise dans un communiqué. 

Selon Emilien Williatte, délégué CGT, le comité social et économique (CSE) d’Amazon a voté en faveur de la fermeture de tous les sites pendant cinq jours, à partir de jeudi 13h, "officiellement pour nettoyer les sites et évaluer les risques". Quant à la date de reprise, elle est encore «inconnue», a affirmé son directeur général France. 

La date de reprise est encore "inconnue", a indiqué son directeur général France, ce jeudi matin, sur RTL. "Nous essaierons de rouvrir au plus vite mais je ne peux pas confirmer aujourd'hui (jeudi) la date à laquelle nous allons rouvrir", a déclaré Frédéric Duval au micro de RTL.

Les salariés payés à 100% pendant cette période

Les salariés et intérimaires (près de 10.000 personnes) seront payés à 100 % pendant cette période de cinq jours, fait savoir la direction, qui précise que le recours au chômage partiel "a été évoqué", mais que ses "modalités d’application n’ont pas été définies". "La fermeture des entrepôts, c’est ce que nous avions demandé au tribunal à titre principal", a rappelé le syndicat SUD, trotskiste révolutionnaire, donc anti-capitaliste, à l’origine de la plainte devant le tribunal judiciaire de... Nanterre (Hauts-de-Seine, comme les bureaux d'Amazon-France).  
"Nous serons attentifs au maintien de la rémunération des salariés et nous avons des propositions à défendre : l’obligation de port du masque, la suppression de la prise de température qui occasionne des queues potentiellement dangereuses, un observatoire des cas de Covid-19 dans le groupe, le respect du droit de retrait", a indiqué Laurent Degousée de SUD Commerce.

Obligation de faire une évaluation sous peine d'un million d'euros d'amende

Amazon a "de façon évidente méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé des salariés," a jugé le tribunal judiciaire de Nanterre mardi et lui a ordonné en conséquence de conduire une évaluation des risques avec les représentants du personnel, et entre-temps de se limiter aux seuls " produits alimentaires, de produits d’hygiène et de produits médicaux", sous astreinte d’un million d’euros d’amende par jour de retard et par infraction constatée.

Le groupe s’est dit "perplexe" mercredi matin face à ce jugement, compte tenu des mesures de sécurité déjà mises en œuvre (contrôles de température, masques, distanciation sociale…), et a annoncé faire appel. Mais la décision étant de droit exécutoire, l’appel n’est pas suspensif et la décision a dû s’appliquer dès jeudi.

Cherchez l'infraction...

Connivence avec les syndicats radicaux ou soumission du gouvernement ?

Amazon a estimé qu’il lui est impossible de limiter ses livraisons aux seuls produits essentiels dans les 24 heures, comme le demandait le tribunal, sans prendre le risque de livrer "accidentellement" un produit non essentiel et encourir l’amende prévue d’un million par infraction.

Une décision vicieuse de justice. 
"Nous avons un catalogue de 250 millions de références, comment applique-t-on concrètement la notification de façon opérationnelle en termes de risque ?", interroge une porte-parole du groupe. "Un coupe-ongles, un gel démêlant entrent-ils dans la définition du produit essentiel ?" interroge-t-elle en exemple. En clair, face au risque d’être mis à l’amende, Amazon préfère fermer, au moins provisoirement, ses sites.

Cinq mises en demeure de la part de l’inspection du travail: le ministère du Travail.
"Considérant la complexité inhérente à nos activités logistiques et l’amende d’un million d’euros par infraction imposée par le tribunal, le risque de contrevenir à la décision était trop élevé", a expliqué mercredi la direction, pour qui cette action en justice "aura probablement des conséquences pour de nombreuses personnes dans notre pays, qu’il s’agisse de nos milliers de collaborateurs, des clients qui comptent sur nous en ce moment plus que jamais, ou des nombreuses TPE et PME françaises qui s’appuient sur Amazon pour se développer".
La malveillance de la justice de Belloubet s'abat sur le géant américain décrié par la gauche rétrograde - à contre-courant de la demande de la clientèle et en parfaite incohérence avec le besoin de livraisons en temps de confinement strict et soumis à contrôle policier.

Les syndicats ont l'entreprise dans le collimateur depuis de longues années, dénonçant depuis le début du confinement le traitement de commandes de produits "non essentiels", tels que livres, musique, produits de beauté, etc. , ce qui n'est pas forcément l'avis des acheteurs, notamment ceux ou celles qui ont besoin de lire, un besoin visiblement faible chez les syndicalistes, tel Olivier Besancenot dont la compagne travaille d'ailleurs pour l'éditeur Flammarion du Groupe Madrigall, maison mère de Gallimard... : conflit d'intérêts ?
Amazon avait annoncé le 21 mars cesser de prendre des commandes jugées "moins prioritaires", selon  les critères de de la CGT, ou sur ses sites français et italien, mais cette notion - subjective - ne recoupe pas celle de "produits essentiels", les produits alimentaires, d’hygiène et de santé étant très minoritaires dans l’activité du groupe. Pourtant, Philippe Martinez se lave probablement...

Amazon a fait l’objet de cinq mises en demeure de l’inspection du travail, IT, dont trois ont été levées. Employeur de près de 10.000 salariés dont un tiers d’intérimaires dans ses six entrepôts français, le groupe fait valoir qu'il a distribué "plus de 127.000 paquets de lingettes désinfectantes, plus de 27.000 litres de gel hydroalcoolique, ainsi que plus de 1,5 million de masques".

L'Inspection du Travail est un service rattaché au ministère du travail, donc à Muriel Pénicaud.

Les inspecteurs du travail sont-ils dissuadés ou empêchés de se rendre sur des sites d'entreprise par leur hiérarchie depuis la crise sanitaire du Covid-19

Quatre syndicats dénoncent les pressions du ministère du Travail et la mise à pied d'un inspecteur du travail


Une inspectrice du travail a été dissuadée d'exercer un référé contre une association d'aide à domicile pour défaut de protection de ses salariés

Des masques pour les aides à domicile? Photo archives Morad Cherchari
Quelle protection pour les aides à domicile et les personnes fragiles ? 
Les syndicats CGT, SUD, FSU et CNT de l'Inspection du travail vont saisir l'Organisation internationale du travailà l'occasion de la mise à pied mercredi d'un inspecteur de la Marne, ils accusent la ministre du Travail d'entraves à la mission des inspecteurs du travail.

Lors d'une conférence de presse téléphonique jeudi, les syndicats ont fait état de plusieurs dizaines de témoignages d'inspecteurs du travail dissuadés ou empêchés de se rendre sur des sites d'entreprise par leur hiérarchie depuis le début de la crise du Covid-19.

Selon eux, la direction du travail interdit désormais les contrôles inopinés dans les entreprises et les subordonne à l'autorisation de la hiérarchie, officiellement pour protéger les agents du coronavirus.
Or, les masques sont inexistants dans la plupart des départements, ce qui limite considérablement l'activité d'inspection.

"La crise du Covid-19 révèle les failles et les aggrave," estime Pierre Mériaux (FSU). Les 2.000 inspecteurs du travail chargés de contrôler 1,8 million d'entreprises, soit 18 millions de salariés, sont déjà en nombre insuffisant pour faire leur travail, avec un inspecteur pour 8.000 salariés, souligne-t-il.

"Alors que la situation exigerait des droits et des pouvoirs renforcés pour protéger les salariés, le ministère du Travail organise la paralysie et le court-circuitage de l'inspection du travail et l'empêche d'exercer ses missions en violation" des règles de l'OIT, indiquent les syndicats.

Dans le Nord, une inspectrice du travail a été dissuadée d'exercer un référé à l'encontre d'une association d'aide à domicile pour défaut de protection de ses salariés (port du masque, etc.). Le tribunal lui a donné raison la semaine dernière, "contre l'avis de sa hiérarchie" qui est allée jusqu'à intervenir directement auprès du tribunal, relèvent les syndicats.

Mise à pied d'un inspecteur du travail

Dans la Marne, l'inspecteur du travail Anthony Smith, militant CGT et représentant au Conseil national des Inspecteurs du travail est mis à pied dans un cas similaire.
Il est sanctionné pour avoir engagé une procédure de référé à l'encontre d'une structure d'aide à domicile, "important pourvoyeur d'emplois à Reims".
Il lui est notamment reproché "d'avoir adressé des lettres de rappel de la réglementation aux entreprises de son secteur," explique la CGT.

Depuis le début de la crise sanitaire, "l'orientation du ministère du Travail est la poursuite de l'activité économique à tout prix et quel qu'en soit le coût pour les salariés", a dénoncé la CGT, qui "exige le retrait immédiat de la mise à pied d'Anthony Smith".

Dans un communiqué publié jeudi soir, le ministère du Travail justifie la suspension "par l'intérêt du service".
"L'agent concerné a méconnu de manière délibérée, grave et répétée les instructions de l'autorité centrale du système d'inspection du travail concernant l'action de l'inspection durant l'épidémie de Covid-19", peut-on lire.

A. Smith, qui "conserve son traitement durant la procédure", "a par exemple enjoint aux employeurs des conditions de maintien d'activité non conformes aux prescriptions des autorités sanitaires", ajoute le ministère.
Selon Julien Boeldieu de la CGT-Travail, il lui est reproché d'avoir prescrit l'utilisation de masques par les aides à domicile, "alors que le ministère s'en tient dans ses préconisations aux gestes barrière, faute de masques disponibles".

Au-delà de ce cas, les syndicats reprochent au ministère de faire passer avant tout "la continuité de l'activité", "comme l'a montré la passe d'armes entre la ministre Muriel Pénicaud et le secteur du BTP, réticent à reprendre les chantiers de façon très responsable", souligne-t-il.

La saisine de l'OIT, effective jeudi ou vendredi, se base notamment sur l'article 6 de la convention 81 de 1947 "qui rend les agents de l'inspection du travail indépendants de toute influence extérieure indue".

mardi 22 octobre 2019

Macron contraint à la marche-arrière sur la sécurité à la SNCF

L'inspection du travail s'aligne sur les revendications des cheminots sur les "trains avec un seul agent"

Sous tutelle commune du ministère du Travail et du ministère de l’Economie et des Finances, l’inspection du travail prend parti contre le gouvernement


Le lundi 21 octobre, , dans un courrier adressé à la SNCF Grand Est, l’inspection du travail du Grand Est a préconisé la suspension "de la conduite des trains par un agent seul à bord”, le temps que "les risques liés au travail isolé (...) soient correctement considérés".

Frédéric Delorme, le directeur général sécurité de la SCNF, a toutefois écarté une suspension de ces trains: "l’exploitation d’agents seuls est couverte" par de multiples "réglementations", en France et en Europe, afin que "les trains roulent en sécurité", que ce soit pour l’agent comme pour les voyageurs, a-t-il assuré. 
Par ailleurs, l’inspection du travail n’a pas formulé une "injonction", mais une "préconisation", a-t-il ajouté, ce qui n’a pas la même portée juridique. La réglementation française est subtile...

La SNCF objecte : "cabine renforcée", sécurité garantie...

Le courrier daté de lundi est adressé à TER Rhénan, l’entité responsable de l’exploitation des TER en Alsace, par la direction régionale des entreprises, de la concurrence, du travail et de l’emploi (Direccte) Grand Est.

Direccte Grand Est y répond "au droit d’alerte pour danger grave et imminent" invoqué vendredi par les cheminots, deux jours après l'accident de TER survenu  à un passage à niveau des Ardennes, en région Grand Est. Le train a heurté un convoi exceptionnel bloqué sur ce passage à niveau, faisant 11 blessés, dont le conducteur, seul agent à bord. Le trafic SNCF est resté perturbé depuis vendredi en France par ce mouvement social.

Le risque pour le conducteur, "personne essentielle, encore plus quand on est en ‘équipement agent seul’ ”, est "couvert par une cabine renforcée, comme c’était le cas lors de l’accident dans les Ardennes, a insisté Frédéric Delorme.

Dans le document envoyé à TER Rhénan, la direction régionale alsacienne de la SNCF, la Direccte préconise, aux noms de Muriel Pénicaud et de Bruno Le Maire, de suspendre la conduite des trains par un conducteur seul à bord "jusqu’à ce que les risques liés au travail isolé des conducteurs soient correctement considérés" dans un document administratif, baptisé "Document unique d'évaluation des risques" (DUER) et qui contraint l'employeur à lister les risques et les mesures de prévention.

Outre l'Alsace, la Direccte a adressé une lettre aux conclusions identiques à l'entité TER Champagne-Ardennes, selon Frédéric Delormedirecteur général sécurité de la SCNF, qui "ne conteste pas" l'absence de ces éléments [risques et mesures de prévention] dans les DUER dans ces deux entités"...



lundi 27 novembre 2017

Un texte de Darmanin ambitionne d'humaniser les relations avec l'administration

Un texte suffira-t-il à réconcilier les Français avec les services de l'Etat ?

Une loi va régler les problèmes relationnels avec l'administration

Espèce en voie de disparition,
avec obligation de sourire  
Un projet d'instauration du "droit à l'erreur" est dans les tuyaux. 
Présenté lundi en Conseil des ministres par le ministre de l‘Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin,  les 40 articles visent à simplifier les relations entre l‘administration et les usagers, qu‘il s‘agisse des particuliers ou des entreprise.
En préambule au compte rendu du Conseil des ministres, le premier ministre Edouard Philippe a expliqué très sérieusement qu'un texte peut modifier les moeurs fixées par plusieurs siècles d'administration centralisée toute puissante. 

Sous la menace de sanctions, l'Etat compte établir la confiance. 
Son projet de loi "pour un Etat au service d‘une société de confiance" ambitionne donc de réparer et transformer la relation entre les citoyens et l‘administration". "Notre objectif, c‘est véritablement de changer le logiciel administratif, de compléter les logiques de contrôle et de sanctions - qui vont continuer à exister - par une culture de la confiance et du conseil", a-t-il poursuivi. 

Reconnaissance du "droit à l‘erreur"

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Les "illettrés" sont privés du 'droit à l'erreur'
Cet engagement de campagne d‘Emmanuel Macron devra permettre aux administrés de rectifier des erreurs commises de bonne foi sans se voir appliquer de sanction mais avec une sanction financière,  une pénalité de retard réduite (à 50% ?) s'il s‘agit d‘un problème fiscal. L'effet Thévenoud, ce socialiste que Hollande nomma au gouvernement, tout en sachant qu'il rechignait à verser au pot de la solidarité sociale, et qui se déclara sous l'emprise d'une "phobie administrative" qui bloquait sa volonté --sincère et profonde - de contribuer à l'effort national par l'impôt.

Ce droit à l'erreur ne constitue cependant pas une "licence à l'erreur", a prévenu Gérald Darmanin, soulignant que ce dispositif ne concernera ni la fraude ni les abus, qui continueront d’être sanctionnés.
Il ne s‘appliquera pas non plus aux erreurs portant "atteinte à la santé publique, à la sécurité des personnes ou des biens" et à celles conduisant "à contrevenir (aux) engagements européens et internationaux" de la France, est-il précisé dans le dossier de présentation remis à la presse "indépendante et libre".
On note que la mansuétude de l'administration tatillonne et soupçonneuse couvre un champs d'exceptions aussi vaste que flou.

Ce projet de loi voudrait également simplifier les démarches administratives
, avec extension des procédures sur internet et les tirages papier à la charge de l'usager, mais aussi de nouvelles mesures, par exemple contre la sur-transposition des normes européennes ou, pour les petites entreprises, la dispense de l‘obligation d’établir un rapport annuel de gestion.

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S‘inscrit également dans cette ligne l'objectif affiché d‘une dématérialisation de l‘ensemble des démarches d‘ici à 2022, à l‘exception de la première délivrance d‘un document d‘identité ou des expérimentations visant à mettre en place progressivement des "référents uniques" - des généralistes polyvalents en lieu et place de spécialistes du sujet à régler - ou à adapter les horaires d'ouverture aux besoin des usagers (des fonctionnaires seraient maintenus en poste jusqu'à 20h00).

Des laboratoires test

Côté entreprises, une expérimentation visant à limiter à neuf mois sur une période de trois ans la durée des contrôles des PME va être menée pendant quatre ans dans les Hauts-de-France dirigés par Xavier Bertrand (LR), ancien ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé (2010-2012) du président Sarkozy, et en Auvergne Rhône-Alpes, région présidée par Laurent Wauquiez (LR), notamment ex-secrétaire d'État chargé de l'Emploi (2008-2010).

Image associéePour Edouard Philippe, ce projet constitue la "première pierre du chantier global de transformation de l‘action publique" porté par le Comité action publique 2022 (CAP 22), qui bénéficie de moyens dédiés, avec la participation de région d'opposition constructive.

"Sur les cinq prochaines années, nous avons doté un fonds de transformation de l‘action publique de 700 millions d‘euros pour financer les projets innovants et d'un milliard et demi d‘euros pour former les agents de l'Etat aux nouvelles pratiques de l‘administration, aux nouveaux enjeux de l‘administration."

Image associée
Bien que très attendu des chefs d‘entreprise, cette promesse de Macron a pris du retard: son texte devait initialement être présenté en Conseil des ministres il y a quatre mois, fin juillet.
Mais le ministre de l‘Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a dû revoir sa copie, Emmanuel Macron ayant jugé le texte initial "pas bon", selon des déclarations de Christophe Castaner, lorsqu‘il était encore porte-parole du gouvernement.
Le Conseil national d’évaluation des normes avait également émis des réserves sur "la cohérence et l‘intelligibilité du texte présenté".

Darmanin revendique la paternité du "fonctionnaire nouveau"

Résultat de recherche d'images pour "fonctionnaire tatillon"
Pour le ministre de l‘Action et des Comptes publics, "la bienveillance" d‘une part et "la bonne foi" d‘autre part, "doivent désormais être la norme" dans les relations entre administration et administrés.
En pratique, cela signifie notamment que "c'est désormais à l‘administration de prouver que vous n’êtes pas de bonne foi et non l‘inverse", a-t-il expliqué.

Cette volonté de "construire une administration qui accompagne", selon les termes d‘Edouard Philippe, passe par exemple, par le "droit au contrôle", qui permettra aux entreprises de demander qu'une administration vienne s‘assurer qu'elle est en conformité avec la réglementation.
Elle s'illustre également dans la mise en place, pour certaines situations, de la possibilité pour l'Inspection du Travail d‘adresser des avertissements avant de sanctionner une entreprise, ou de la généralisation de la médiation pour traiter les contestations.
Le texte prévoit également une extension du recours au "rescrit" dans d‘autres administrations que le fisc, qui l‘utilise déjà largement. Ce procédé, qui permet de poser une question à l'administration sur un cas précis et de se prévaloir de sa réponse, sera élargi dans des domaines fixés par décret en Conseil d‘Etat.

samedi 2 août 2014

Université d'été: les frondeurs du PS promettent de se faire entendre, avant la rentrée du gouvernement

Hollande prend les frondeurs pour des rigolos

Déjà en avril 2014, Hollande ne croyait pas un instant que les frondeurs mettraient Manuel Valls en minorité 
à l’Assemblée sur le pacte de stabilité.

En aparté, certains députés PS imaginaient tout à fait une dissolution, une solution radicale brandie, mais niée par le secrétaire d’Etat au Parlement, Jean-Marie Le Guen. Qu'ils soient aubrystes, "affligés" ou membre de "l'Appel des 100 pour plus d'emplois et de justice sociale", Hollande ne pouvait imaginer que des Yann Galut se découvrent les cou*lles d'une véritable crise politique d’ampleur. Selon Libération du lundi 28 avril, le chef de l’Etat "ne croit pas ses troupes capables d’aller jusqu’au bout", mais que les élus allaient majoritairement rentrer dans le rang. Rapportés par Libé, les propos tenus par François Hollande au début du mois devant les parlementaires bretons réunis par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, étaient très méprisants: "les élus tiennent trop à leur porte-monnaie. Ils ne lâcheront jamais leurs indemnités."
Un "ténor de la majorité" aurait toutefois mis François Hollande en garde contre un excès de confiance ainsi que d'un risque d'aveuglement : "On nous demande le vote le plus difficile du quinquennat et tout ce qu’on entend venir de l’Elysée, c’est le cliquetis des brosses à cirage.

L
es soutiens de François Hollande sont bien décidés à occuper le terrain médiatique face aux frondeurs.

Les amis de François Hollande s'organisent en vue de la rentrée politique. Le 23 juillet, les "hollandais" du gouvernement se sont discrètement retrouvés pour un apéritif dans les jardins du ministère de l'Agriculture, alors que certains s'étaient vus la semaine précédente chez François Rebsamen. Cette fois, autour de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, se trouvaient Michel Sapin, André Vallini, Frédéric Cuvillier, Fleur Pellerin, mais aussi Harlem Désir, le conseiller élyséen Michel Yahiel, ainsi que deux anciens ministres (Thierry Repentin et Philippe Martin).

François Hollande en vient à mettre au défi les "frondeurs" du PS : "quand on fait la fronde, on doit gagner la guerre"
Le PS est en guerre froide. D’un côté, ceux qui soutiennent le gouvernement Valls et la politique économique impulsée par François Hollande. Ce sont les légitimistes. De l’autre, une frange de l’aile gauche du parti, principalement des aubrystes, dénommés frondeurs, qui veut infléchir cette politique économique et sociale.
Dans Le Point daté du 31 juillet, François Hollande, qui ne s’est jamais exprimé publiquement sur ces députés et parlementaires rebelles, confie moqueur: "Quand on fait la fronde, on doit gagner la guerre."
Mi-moqueur, mi-provocateur, le chef de l’Etat va plus loin et raille leur stratégie d’abstention sur certains textes marquants comme le budget rectificatif de la sécurité sociale pour lequel 33 députés socialistes se sont abstenus.
Et François Hollande de poursuivre, défiant ces "frondeurs" de passer au vote contre : "On ne s’abstient pas. Sinon, on se retrouve petitement avec sa petite fronde et sa petite guerre."

Dans cette guerre de tranchée, les députés "frondeurs" ne comptent pas s’avouer vaincus. 
Ils ont d’ores et déjà leur cheval de bataille pour la rentrée parlementaire sur les coupes dans les budgets des collectivités territoriales. Et affûteront leur stratégie durant l’université d’été du PS à La Rochelle.
Les députés frondeurs du PS s'organisent pour faire entendre leur voix à l'Université d'été du PS La Rochelle prévue fin août. Certains ministres ont prévu de s'y rendre alors que d'autres boycotteront le rendez-vous.
Ils pourraient attirer deux ministres du gouvernement contre lesquels ils sont en rébellion. Les députés frondeurs du PS ont prévu une réunion publique le 30 août prochain, à l'occasion de l'Université d'été du Parti socialiste. Arnaud Montebourg et Benoît Hamon pourraient par ailleurs se rendre à cet événement.

Le budget 2015 ou l'inspection du travail dans le collimateur

Selon les informations du Point, cette réunion s'intitulera "Vive la gauche". Les élus frondeurs, qui s'opposent à la politique d'austérité du gouvernement, veulent s'organiser pour peser dans les débats de la rentrée à l'Assemblée.
A l'origine de cette initiative, les meneurs des frondeurs : Pascal Cherki, Jérôme Guedj, Jean-Marc Germain, Laurent Baumel (ci-contre) mais aussi une vingtaine de membres du bureau national du PS. Dans leur viseur, le budget 2015, les pouvoirs de l'inspection du travail ou encore les seuils sociaux.
Et dans leur combat, ils vont recevoir, si ce n'est le soutien, l'approbation tacite d'un ou deux ministres. Comme celui d'Arnaud Montebourg qui a prévu de participer à la réunion du 30 août.
 
Un risque pour Montebourg et Hamon
"On ne voit pas ça comme une rébellion. La Rochelle ne sert pas à museler les gens. C'est un moment de retrouvailles entre socialistes", explique à ce sujet un député proche du ministre de l'Économie, qui y voit plutôt une occasion de faire la médiation entre le gouvernement et les frondeurs.
Le ministre de l'Éducation nationale, Benoît Hamon, pourrait également s'y rendre, même si certains relèvent le risque que représenterait leur présence à "Vive la gauche" : être mal accueilli par les frondeurs et se mettre en froid avec Manuel Valls.
 
Ségolène Royal préfère-t-elle vraiment les Verts ?
La ministre de l'Écologie aurait, quant elle, décidé de ne pas se rendre à ces universités d'été, à en croire Le Figaro. Ségolène Royal boycotte une nouvelle fois ce rendez-vous socialiste: elle ne s'y était déjà pas rendue en 2012 après son échec aux législatives, préférant les journées parlementaires des écologistes à la rentrée. L'ancienne présidente de la région d'accueil éviterait du même coup d'affronter les élus locaux unanimes contre son blocage du projet de l'autoroute A831
Aux journées parlementaires d'Europe Écologie-Les Verts d'Amiens, elle pourrait rechercher les applaudissements que lui refusent les élus UMP et PS de son ex-région. Ecologie-les Verts a en effet salué son projet de loi sur la transition énergétique, présenté le 30 juillet en Conseil des ministres.
Sur le modèle d'EELV, le chaos est durablement installé au PS.

mercredi 8 janvier 2014

Anne Hidalgo fait reculer la notion de "pénibilité"

La jeune retraitée de l'Hôtel de Ville oublie 40% de ce qu'elle gagne

Anne Hidalgo, retraitée depuis juillet 2011, à 51 ans...


Ces lignes sont extraites du blog de Serge Federbusch, président du Parti des Libertés, élu conseiller du 10 ème arrondissement de Paris en 2008 et fondateur de Delanopolis, premier site indépendant d'informations en ligne sur l'actualité politique parisienne. Il est l'auteur du livre L'Enfumeur, (Ixelles Editions), 2013.  

"Alors que François Hollande a insisté sur les efforts à faire en matière de durée de cotisation, la candidate socialiste à la mairie de Paris, ancienne directrice du travail, a été "admise à faire valoir ses droits à la retraite, à sa demande" à compter du 1er juillet 2011.

François Hollande a pourtant été catégorique sur France 2 : l'allongement de la durée de la vie implique des efforts de toutes et tous et notamment que le temps passé au travail pour faire valoir ses droits à la retraite soit allongé...

C'est beau, c'est juste, c'est responsable !
Mais enfin il y a des petit(e)s malin(e)s qui ont su dégainer plus vite...
Ainsi Anne la Dauphine a-t-elle fait ses valises à tout juste 52 ans pour jouir d'une retraite bien méritée.

Elle peut donc cumuler sa pension avec ses indemnités d'élue et, si elle devenait - ce qu'à Paris ne plaise - maire de la ville, elle se ferait une jolie pelote !

Ah, le Journal officiel ! Peu de gens le lisent et ils ont tort.
Car, on y trouve de temps à autres des pépites comme celle-ci, perdue dans l'édition du 5 février 2011 et que nul n'a remarqué :
Cette avisée personne étant née le 19 juin 1959, elle avait donc à peine 52 ans quand elle a bénéficié de cette agréable disposition.

Plus finement encore, ayant dépassé de peu les 50 ans au 1er janvier 2011, elle a pu bénéficier d'une pension calculée sur la base de la législation en vigueur avant la loi du 9 novembre 2010, fort généreuse. 
Le tout est assurément légal même si on peut constater avec amusement que cette Anne calculatrice s'est empressée de sauter dans le train avant qu'il ne soit trop tard. Bien joué !

On notera quand même que ces dispositions ont été abrogées, car ruineuses pour l'Etat et totalement injustes au regard du sort des femmes travaillant dans le privé.
De plus, elle vont permettre à ladite Anne, inspectrice d'un travail qu'elle aura bien vite quitté, de jouir le reste de sa vie durant d'un cumul retraite + indemnités d'élue tout à fait sympathique. Que ce dispositif ait été conçu pour des femmes qui, du fait de leurs maternités, n'ont qu'une carrière " hachée " et des droits réduits ne l'a sans doute pas émue.
Bah ... un fagot de plus sur le déficit budgétaire, qu'importe ! Toutes celles et tous ceux qui n'ont pas ou n'ont plus droit à pareilles largesses sauront lui pardonner sans le moindre sentiment d'envie.
Comment disent-ils déjà ? La République E-XEM-PLAIRE !!!!!" 

La retraitée de l'Hôtel de Ville ne contribue à l'impôt solidaire que pour 60% de ce qu'elle gagne 

"Embarrassée par les révélations de Serge Federbusch sur son statut de retraitée de la fonction publique et cumularde d'indemnités d'élue, Anne Hidalgo a joué à la petite modeste et lâché, à l'antenne de RMC le 4 avril : "Je gagne 5.000 euros nets par mois pour mes mandats". Cette bonne blague ! 



Utilisant les bonnes vieilles méthodes de Hollande et Delanoë, Hidalgo joue au bonneteau pour que le bon peuple ne s'indigne pas de sa situation réelle de retraitée à un âge où le Français moyen doit encore travailler au moins dix ans. 

De quoi Anne Hidalgo est-elle le revenu, comme on dirait dans la littérature de gauche ? Pour le savoir, rien de tel qu'un peu d'arithmétique. Retrouvons donc la calculette du Delanopolis. 

Hidalgo bénéficie d'abord de ses indemnités de conseillère de Paris et première adjointe au maire. Ces deux fonctions lui valent grosso modo le versement de 4 500 euros nets par mois. 

Elle est en outre conseillère régionale pour 2 118 euros nets

Les 5 000 mentionnés par Hidalgo sont donc d'ores et déjà oublieux de près d'un tiers : 6 600 euros réels ! 

A cela s'ajoute (elle se gardait de le révéler avant que nous en parlions) sa pension de retraitée. Hidalgo avait atteint, au moment de faire valoir ses droits, le grade de directeur du travail avec 29 ans d'ancienneté dans le corps de l'inspection du travail, selon ses propres déclarations. L'indice moyen d'un directeur du travail ayant une telle ancienneté est l'indice 733. Si on lui applique la valeur du point d'indice, on obtient un traitement brut annuel de 40.728 euros. Il faut toutefois apporter trois réductions : d'une part parce qu'elle n'a qu'une carrière incomplète de 29 ans, d'autre part parce que sa pension ne porte que sur 75 % du traitement d'activité et enfin parce qu'il y a quelques cotisations, plus faibles (6 % environ) toutefois que pour les fonctionnaires en activité. Mais il faut à l'inverse ajouter 10 % de majorations pour ses 3 enfants.
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En résumé, 29 ans de carrière représentent 58 % de la valeur à 100 %, desquels on déduit encore 25 % puis 6 %, mais auxquels on ajoute 10 %. Ouf !

L'un dans l'autre, il est très probable que la pension versée à Hidalgo soit aux environs de 19.000 euros nets annuels soit 1.583 euros nets par mois.
Ses différents revenus se montent donc aux environs de 8.200 euros nets, bien loin des 5.000 qu'Hidalgo bafouille à la radio.

A cela s'ajoute l'usage abondant des différents attributs et avantages matériels de ses fonctions, notamment les véhicules mis à sa disposition et ses remboursements de frais. Elle fait également partie de différents organismes et conseils d'administration, liés à la ville ou à la région.

Enfin, si à Paris ne plaise, elle était élue maire de la ville, elle ajouterait des indemnités substantiellement plus élevées à ces montants."

Ah... c'est beau la retraite ! Dommage que pour les Français de demain ce ne soit qu'une illusion amère.