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lundi 30 janvier 2012

Agitation stérile des enseignants entrés en campagne de la présidentielle

Faisaient-ils grève contre le redéploiement des 60.000 postes de Hollande ?...

La FSU tente de garder le rythme scolaire !

Le syndicat créeraient encore volontiers des postes pour 60 ans
Les enseignants ne comprennent pas vite et manifesteront contre le non-remplacement des 14 000 postes dans l'Éducation nationale à la rentrée 2012 et tentera de mobiliser une nouvelle fois les enseignants lors d'une manifestation nationale à Paris et une grève ce mardi.
La FSU ne compte pas participer à la lutte contre la crise de la dette
En fonction des déclarations des grévistes particpants 48h à l'avance, le ministère pourra préparer l'accueil des élèves et annonce un taux de grévistes de 15,55 % dans le primaire, contre les 20 à 25% habituellement garantis, et de 12,41 % dans les collèges et lycées.
Selon le SNUipp-FSU (principal syndicat du premier degré), l'appel sera suivi dans 52 départements, avec un taux moyen global de grévistes de 40 %, soit plus du double !... Les taux s'échelonnent de 15 à 65 %, en passant par 40 % à Paris.
Selon le Snes-FSU (principal syndicat du secondaire), la grève devrait être suivie par 42 % des enseignants. La journée nationale d'action est appelée par le Snes-FSU, FO, le SNALC et le SNUipp-FSU, mais ni le SGEN-CFDT ni le SE-Unsa ne se prête à cette farce.

La crise frappe les fonctionnaires de l'Etat, "à l'insu de leur plein gré"
Sur les 14 000 postes qui ne sont pas remplacés à la rentrée, 6 550 le sont dans les collèges et les lycées et 5 700 dans le primaire. Au total, entre 2007 et 2012, 80 000 postes environ auront disparu, tandis que l'effectif des élèves augmente. "La mobilisation d'aujourd'hui est bien réelle (et la participation ?), car nous sommes en pleine période d'annonces dans les départements et les établissements des suppressions de postes : c'est la face visible de l'iceberg budgétaire", raconte Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU.

Bien que personne ne croit plus en ce qu'il raconte, et pas même les enseignants qui participent pour la plupart à l'effort national depuis cinq ans
, le démagogue annonce encore,dans les mêmes termes chaque année, que "la rentrée 2012 sera extrêmement tendue sous l'effet de coups de rabots successifs qui finissent par étrangler l'école dans sa capacité à aider les élèves, et notamment les élèves les plus en difficulté", en particulier en raison de "l'hétacombe dont sont victimes les postes Rased", spécialisés dans la lutte contre l'échec scolaire, a-t-il ajouté. "Nicolas Sarkozy s'était engagé à sanctuariser l'école primaire. À l'évidence, la promesse ne sera pas tenue", a déploré le syndicaliste, "responsable" mais non solidaire.

Mouvement politique et polémique de campagne
Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du Snes-FSU, "n'est pas certaine qu'on aura plus de chances de se faire entendre par ce gouvernement quand on a entendu le discours de Nicolas Sarkozy dimanche soir, notamment sur la question budgétaire".
Mais pour Sébastien Sihr, "la mobilisation a pour objet de continuer à alerter l'opinion publique pour que la priorité à l'éducation, et notamment à l'école primaire, se précise concrètement dans les budgets à venir".


Changement de mot d'ordre

Le projet de réforme de l'évaluation est un nouveau sujet de mobilisation

Il pourrait fortement mobiliser dans les collèges et lycées où le projet de réforme est ressenti avec davantage d'acuité dans le secondaire.

L'évaluateur deviendrait le seul chef d'établissement

Il suffirait d'un entretien tous les trois ans qui déterminerait l'évolution du salaire. On peut donc aussitôt craindre que les carrières des courtisans et courtisanes progressent mieux que celles des professeurs discrets et efficaces, mais peu portés aux promotions-canapés que connaît le privé. Dans l'Education nationale à son tour, la rumeur et la démagogie seraient également promis à un bel avenir, inversement proportionnel à la rigueur de la notation et de l'exigence de l'enseignant. Comment un ancien conseiller principal (ils le sont tous!) d'éducation aurait-il la compétence requise pour évaluer avec justesse la valeur pédagogique d'un professeur de philosophie. Devrait-il se fier à l'appréciation des bons élèves de section scientifique qui n'ont toutefois rien à faire de cette discipline, et des moins bons, récalcitrants et perturbateurs, et des parents démissionnaires, illettrés ou revanchards d'une scolarité chaotique ?

Jusqu'alors, les professeurs avaient la garantie de plus grande équité, avec une double notation : administrative par le chef d'établissement, et pédagogique, la plus importante, par l'inspecteur régional compétent, formé dans la discipline des collègues qu'il inspecte. "Je ne sais pas si le ministère fera le geste de retirer le projet de décret, puisque ce serait se désavouer, mais il pourrait faire durer les choses de telle façon qu'il n'y ait rien de voté avant la présidentielle", a dit Frédérique Rolet. Et ce serait sage.

La mobilisation "permet de dire aussi au futur gouvernement : vous voyez, il n'est pas question de réactiver les projets de ce type". "C'est un changement profond de culture qui nécessite des négociations dans un vrai dialogue social", a-t-elle ajouté, soucieuse d'obtenir des contre-parties.
En écoutant Sébastien Sihr, hostile au dialogue, on croit entendre le PS en campagne: "Le ministère a cherché un passage en force. C'est un rendez-vous manqué." Mais le SNUipp-FSU peut avoir raison, lorsqu'il note que le ministère "a développé une conception de contrôle administratif là où il devrait y avoir une dimension de conseil et de formation aux enseignants".

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