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dimanche 22 janvier 2012

Nucléaire: Greenpeace décrédibilisé

Un coup de comm' prouve quoi ?

L'ONG s'est placée dans l'illégalité : est-elle poursuivie ?

Amalgame: les abords des centrales ne sont pas les réacteurs
Des commandos de militants altermondialistes de Greenpeace ont approché la zone protégée des bâtiments, sans y pénétrer donnant ainsi, grâce à la complicité des media partisans, l'illusion d'une mise en évidence de failles de la sécurité des installations nucléaires elles-mêmes.

Lundi 5 décembre 2011, des activistes ont en effet tenté de s'introduire dans deux centrales, à Nogent-sur-Seine (Aube) et Cruas (Ardèche), déjouant la surveillance pendant plusieurs heures, dans l'une d'entre elles.
"L'opération est terminée. Le but est atteint. On a prouvé en quatorze heures que les installations nucléaires françaises étaient vulnérables à une intrusion humaine", a indiqué lundi dans la soirée un porte-parole de l'organisation non-gouvernementale, certifiant qu'elle n'avait plus de militants dans des installations nucléaires.

Un simple coup médiatique gonflé par la presse
Plus tôt dans la soirée, à 19 h 35, deux militants avaient été interpellés sur le site de Cruas.
Ces deux personnes "s'étaient introduites derrière le grillage de la centrale, mais en dehors de la zone protégée des bâtiments", avait précisé une porte-parole de l'électricien. Ces militants, présents sur le site depuis 6 heures du matin, sont ceux qui apparaissaient dans des vidéos postées par Greenpeace dans son live-blog de l'événement. Ils ont été placés en garde à vue par les gendarmes.

VOIR et ENTENDRE l'intox de professionnels de l'agit-prop qui se filment eux-mêmes et utilisent ici la perspective pour donner l'illusion de prosimité:


Le nucléaire, pas plus que l'hydraulique, n'est "sûr"

Lundi matin, les neuf activistes de l'organisation ont été arrêtés lors de leur intrusion sur le site de Nogent-sur-Seine, à 95 km au sud-est de Paris, également vers 6 heures. "Une partie des militants a réussi à grimper sur le dôme de l'un des réacteurs, où ils ont déployé une banderole : 'Le nucléaire sûr n'existe pas'", a assuré Axel Renaudin, justement chargé de ...communication de l'ONG.

Dans le même temps, d'autres militants ont tenté de s'introduire - sans y parvenir - dans les sites de Blaye et de Cadarache
, Gironde et Bouches-du-Rhône, respectivement, selon la gendarmerie.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué dans la soirée qu'ils avaient été remis en liberté vers 20 h 30 et qu'ils comparaîtraient devant un tribunal en avril 2012. Selon Greenpeace, ses militants n'étaient cependant toujours pas libérés vers 23 heures et devaient l'être seulement plus tard dans la soirée.


L'opération d'agit-prop a largement échoué

Une opération de communication
"Le but est de démontrer la sensibilité des installations nucléaires françaises, et à quel point il est facile d'atteindre le cœur d'une centrale", a prétendu Sophia Majnoni, chargée des questions nucléaires pour Greenpeace. Tout dépend où cette dame place le cœur.

Une opération d'ingérence politique, essentiellement
Elle a certes été pour l'organisation l'occasion ratée de faire parler d'elle. Mais Majnoni a surtout dénoncé l'audit lancé par le gouvernement sur la sécurité des centrales nucléaires, y voyant "une opération de communication qui ne prend en compte que les risques déjà identifiés dans le passé et ne tire pas les leçons de Fukushima".

Dans son communiqué, Greenpeace a le sentiment que "le gouvernement, en charge de la sécurité des sites nucléaires, se targue d'avoir des plans à toute épreuve pour sécuriser le parc atomique français, tels que l'intervention d'avions de chasse en maximum quinze minutes sur tous les sites nucléaires, la présence continue d'un peloton spécial de gendarmerie sur chacun des sites, des dispositifs de radar aérien de détection au-dessus de certaines installations, une double clôture électrifiée et une vidéo surveillance autour de chacun des sites, un espace aérien interdit au-dessus des sites, ou encore un accès soumis à 'autorisation spéciale'…"

Le gouvernement a renforcé les normes de sécurité
Un porte-parole du ministère de l'Intérieur a souligné qu'à "aucun moment, l'intégrité des installations nucléaires n'a été mise en péril" par l'intervention des militants.
Déclenchée lundi matin après l'intrusion de Nogent-sur-Seine, une "fouille approfondie" de tous les sites nucléaires de l'Hexagone a toutefois été menée pendant toute la journée et dans la soirée.

Suite à ces intrusions périphériques, Nicolas Sarkozy a souligné à l'attention de l'ONG qu'il est "assez irresponsable de prendre des risques avec sa vie et avec la vie des autres". Le chef de l'Etat a assuré que "la totalité des audits" qu'il a ordonnéssur la sûreté nucléaire serait publiée, car "la transparence, nous la devons aux Français".

Indépendamment des actions de commandos
Greenpeace remet néanmoins en question les "stress-tests" nucléaires à Nogent.
Au ministère de l'intérieur, Claude Guéant a reconnu des "défaillances dans notre dispositif" de sécurité, si mineures soient-elles. "Toutes les leçons doivent en être tirées pour que ce dispositif soit encore plus étanche qu'il ne l'est aujourd'hui", a-t-il plaidé.

Au ministère de l'énergie, Eric Besson a réclamé une "enquête approfondie sur l'intrusion intervenue ce matin". "Si l'enquête confirme [l'intrusion], cela veut dire qu'il y a eu dysfonctionnement et qu'il faudra prendre des dispositions pour que ça ne se reproduise pas", a-t-il déclaré sur les ondes de France Info.

Irrité par cette opération, Henri Guaino, conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy, a estimé que les agissements des écologistes sont "irresponsables", tout en positivant : "On ne peut pas permettre que n'importe qui puisse entrer aussi facilement que ça dans une centrale nucléaire. On peut imaginer ce que certains pourraient en faire."
Interrogé par BFMTV-RMC, il a également assuré qu'il faudrait "tirer les conséquences" de cette intrusion et "réfléchir à la sécurisation" renforcée de ces sites.

Pour sa part, EDF ramène les incidents à de justes proportions
Le groupe a expliqué, quelques heures après l'intrusion des activistes, que les équipes de surveillance étaient restées sereines, une fois les binômes repérés et identifiés comme des "militants pacifiques" et non armés.
Ils ont été "immédiatement détectés par le dispositif de sécurité, et leur cheminement a été suivi en permanence sur le site, sans qu'il soit décidé de faire usage de la force", a affirmé EDF. Ils ont même été ou interceptés ou empêchés, dans la plupart des cas.
Le groupe confirme que "cette intrusion n'a eu aucune conséquence sur la sécurité des installations, ni sur la sécurité des personnes présentes sur le site".
Aucun "dysfonctionnement" n'est donc à signaler.

Une mauvaise farce, dont les autorités tirent les leçons

A noter que les courageux activistes sont des étrangers qui se retranchent derrière leurs passeports pour participer à ces commandos en toute impunité réelle (à la façon des "fourmis de la drogue", mineurs de 14 ans utilisés par les dealers) et que Greenpeace est une organisation subversive internationale et surtout internationaliste, sans aucune légitimité légale.
Lien PaSiDupes : "Greenpeace outrage la démocratie, mais la gauche la bafoue en soutenant l'ONG"

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