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lundi 20 février 2017

Partout des manifestations de l'extrême gauche pour Théo qui n'en veut pourtant pas

L'extrême gauche crée des troubles qui font du tort à Théo

Les anti-républicains restent sourds aux appels au calme



Depuis son lit d'hôpital, la victime a exhorté au calme
"Soyons unis, stop à la guerre", a réclamé Théo dans une vidéo, après les violences éclatées dans sa ville pour dénoncer sa violente interpellation. "Ma ville, je l’aime et en rentrant je veux la retrouver telle que je l’ai quittée. Donc, les gars, stop à la guerre. Priez pour moi", a exhorté le jeune homme.

"J'appelle au calme", "à la responsabilité, à la sérénité [sic], à la confiance dans la justice", a lancé le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux, le 13 février, après les violences urbaines qui se sont multipliées en banlieue parisienne ces derniers jours dans le sillage de l'affaire Théo, ce jeune homme victime d'un viol présumé, en Seine-Saint-Denis, lors d'une interpellation à Aulnay-sous-Bois. 

"L'émotion légitime" suscitée par l'affaire Théo "ne saurait en rien justifier" ces "violences inacceptables", a affirmé de son côté le Premier ministre Bernard Cazeneuve. Il recevait à Matignon des associations, dont SOS Racisme, la Licra et la Ligue des droits de l'Homme (LDH), qui appelèrent au rassemblement du 18 février, alors que les incidents ont remis les banlieues dans le débat à deux mois de l'élection présidentielle.
A Bobigny, siège d'un TGI
l'"anti-racisme" place les délinquants de couleur au-dessus des lois

A Argenteuil (Val-d'Oise), onze personnes, dont huit mineurs, ont été interpellées (et relâchées) dimanche après des heurts avec les forces de l'ordre, l'incendie d'un véhicule et le caillassage d'un bus. Aux Ulis (Essonne), une patrouille de police a dû se réfugier dans le commissariat après avoir essuyé des jets de pierre et de bouteilles. En Seine-Saint-Denis, dix jeunes, tous mineurs, ont été interpellés à Drancy (et relâchés, pour être à pied d'oeuvre sur la Place de la République, cinq jours plus tard). Des heurts ont aussi été signalés dans d'autres départements de la région parisienne, notamment dans les Yvelines où quatre véhicules ont été incendiés.
"Interpellation" ne signifie pas mise hors d'état de nuire

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi après-midi dans plusieurs villes de France à l’appel d'organisations radicalisées

Des associations antiracistes sont poussées en avant par des syndicats et organisations d'extrême gauche, au prétexte de protester contre les violences policières, notamment celles dont a été victime Théo, provoquent et des incidents lors de rassemblements déclarés mais non autorisés.

Après plusieurs manifestations sous haute tension, quelques milliers de manifestants se sont encore rassemblés pour réclamer "justice pour Théo", ce samedi à Paris. La place de la République était sous étroite surveillance: stations de métro fermée, contrôles dans le quartier, des forces de l'ordre visiblement présentes... 2.300 personnes selon la police, 4.000 à 5.000 selon les organisateurs, se sont pourtant rassemblées, bravant l'interdiction du gouvernement, plus de deux semaines après l’agression de Théo, ce jeune homme noir - la presse insistant sur sa couleur de peau - victime d’un viol présumé lors d'une interpellation dans laquelle il était intervenu en soutien à des délinquants soumis à des contrôles d'identité.
  

Des incidents ont eu lieu lors du rassemblement, déclaré auprès de la préfecture de police par les organisateurs :

Benjamin Abtan
- des associations antiracistes (SOS Racisme, CRAN, Ligue des droits de l’Homme, Mrap,…) et même l'Egam (European Grassroots Antiracist Movement pour l'Egalité, contre le racisme, l'antisémitisme, les discriminations raciales et le négationnisme...), présidé par Benjamin Abtan (ci-contre, à droite), ancien conseiller Société civile et droits de l'Homme de Bernard Kouchner, et co-auteur de "Rwanda, Pour un dialogue des mémoires", engagé pour les droits de l'Homme, la prévention des génocides et contre le négationnisme." Il est aussi fondateur et coordinateur du "Réseau Elie Wiesel", réseau européen de parlementaires pour la prévention des génocides et des crimes de masse et contre le négationnisme, de Syrie en Irak, en passant par le Darfour et le Burundi.

- des syndicats (CFDT,  FSU, CGT), 

- des organisations lycéennes et étudiantes (Fidl, Unef, UNL, Fage, La Fabrique), 

- auxquels s’est associé le ...Syndicat de la Magistrature (SM) qui se dit apolitique mais qui est, de notoriété publique, fortement marqué à gauche, au point que ses adhérents sont communément qualifiés de "juges rouges".

Un groupe de quelques centaines de personnes s'est amusé à "tester les barrages des forces de l’ordre", a indiqué une source policière. Puis, après avoir subi des jets de divers projectiles (bâtons de bois, canettes, pavés), les forces de l’ordre ont riposté aux provocations avec des charges et des tirs de gaz lacrymogènes après 17 h. Deux policiers ont été légèrement blessés, selon une source policière.

"Le rassemblement pour Théo se transforme en marche "anti-flic", titre la presse le 12 février 
Marine Le Pen veut l’interdiction des "manifestations contre la police".

L'Ouest de la France a été très impacté par les activistes à Rennes, Nantes, Angers, Le Mans
La Bretagne est insurrectionnelle depuis notamment que le cofondateur du festival des Vieilles Charrues, le journaliste régionaliste d'extrême gauche (proche de Philippe Poutou, NPA, ou Alain Krivine) et homme d'affaires (brasserie Coreff) Christian Troadec est arrivé à la mairie de Carhaix, d'où est ensuite partie la révolte des "Bonnets rouges". En octobre 2013, ce populiste anima la fronde contre les mesures fiscales visant la pollution des véhicules de transport de marchandise et les nombreux plans sociaux liés à la crise dans l'agroalimentaire victime de la politique fiscale de Pierre Moscovici (écotaxe ou CICE).
La région de Nantes recèle en outre un fort contingent européen d'activistes d'extrême gauche en lutte contre l'aéroport Ayrault à Notre-Dame-des-Landes.


Dans l’Ouest, environ deux cents personnes ont manifesté samedi après-midi leur soutien à Théo Luhaka à Angers, près de 200 personnes également au Mans, 150 à Nantes. A Rennes, se sont réunies près de 300 personnes.

A Rouen, une nouvelle manifestation a donné lieu à des débordements samedi. Quelque 150 personnes, selon la police, principalement des jeunes, s’étaient rassemblées vers 18 h à la station Saint-Sever du métro tram. Les forces de l’ordre ont procédé à huit interpellations, sans suites pénales, a-t-on appris auprès de la préfecture.

D’autres manifestations ailleurs en France ont réuni environ 250 personnes à Nice, 200 à Poitiers, 150 personnes à Montpellier, 150 à Dijon - où des incidents ont également eu lieu -, une centaine à La Rochelle, 80 à Avignon.

Depuis plusieurs jours, les manifestations ne sont plus spontanées

"A bas le racisme et la violence d'Etat"

"L'affaire Théo n'est pas qu'un fait divers; c'est un problème structurel de violences policières que la France doit avoir la maturité de traiter", a affirmé le président de SOS Racisme, Dominique Sopo. Avant les heurts, la foule, réunissant une population de tous âges, a scandé "On n'oublie pas, on pardonne pas !", "C'est l'impunité et l'injustice, alors désarmons la police !".

L'amalgame politicien des agitateurs professionnels
Une banderole barrée de l'inscription "De Zyed et Bouna à Théo et Adama, à bas le racisme et la violence d'État"
Des panneaux "Flic violeur en prison" étaient également brandis.

VOIR et ENTENDRE ces discours et scènes d'incitation à la violence, Place de la République à Paris :

Des personnalités politiques cautionnaient de leur présence les rassemblements interdits 


En déplacement de campagne à Perpignan, le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux a répété un message d'apaisement. "Le rapport police-population est quelque chose d'important. Il faut qu'il y ait de la sérénité dans le travail de la police, avec un respect total de part et d'autres. Ce respect ne peut pas être à sens unique", a-t-il déclaré en langue de bois, ménageant la chèvre et le chou.

Plusieurs élus, notamment le député écologiste Noël Mamère, ont pris part au rassemblement, 

ainsi que l'ex-footballeur Lilian Thuram, soutien de Ségolène Royal en 2007

ou le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, qui s'adresse aux "Insoumis"..., cri de ralliement qui rappelle gravement celui des "ingouvernables".

Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle, avait demandé samedi matin "l'interdiction des manifestations contre les violences policières" prévues dans l'après-midi, fustigeant la "complaisance" des autorités face aux "milices d'extrême gauche ultraviolentes". "Ce serait aussi l'occasion d'éviter que ne soient une nouvelle fois entonnés d'immondes slogans insultants pour l'ensemble de nos forces de l'ordre et insultants pour la France", a-t-elle fait valoir. 

Le député LR Eric Ciotti avait également réclamé "l'interdiction" de la manifestation parisienne "contre les pseudo-violences policières".  

Théo a quitté l'hôpital jeudi, deux semaines après les faits. 
Quatre policiers ont été mis en examen dans cette affaire devenue hautement politique. 

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