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vendredi 24 février 2017

Faute de parrainages, Macron sauve Bayrou (MoDem) et Hamon récupère Jadot (EELV)

Les marchandages et combinazione de la gauche ne marchent pas à tous les coups

Bayrou s'abandonne à Macron 

Bayrou change encore de monture
Le MoDem François Bayrou n'a pas rassemblé les 500 parrainages nécessaires à sa candidature, bien qu'on dise son micro-parti bien implanté dans le monde rural : après Hollande, trop impopulaire, il doit renoncer à se lancer dans la présidentielle. Il s'est résolu à une alliance avec ...Emmanuel Macron.
Après trois échecs, François Bayrou a mis fin à l'insoutenable suspense d'une quatrième candidature. Depuis le siège de son parti, le président du MoDem a annoncé, mercredi 22 février, qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle. Le maire de Pau a présenté son renoncement comme une proposition d'alliance, sous conditions, à Emanuel Macron. "Je lui dis : 'Le danger est trop grand, il faut changer les choses, unissons nos forces pour y parvenir'", a lancé François Bayrou. Comment l'ancien ministre transparent de l'Education nationale en est-il finalement arrivé à jeter l'éponge, à 65 ans.

Macron est un coucou dans le nid de Bayrou
Le patron du MoDem et celui d'En marche ! se sont rencontrés la semaine dernière, car tous les deux occupent un espace commun sur l’échiquier politique. François Bayrou se dit "centriste", bien qu'il appelle à voter socialiste en toute occasion, Emmanuel Macron revendique un positionnement "central", et les deux hommes ont la même vision politique sur l’Europe ou sur "le dépassement du clivage entre la gauche et la droite". 



Dans sa proposition d'alliance, le quémandeur s'est toutefois payé le luxe de poser plusieurs conditions, comme "une loi de moralisation de la vie publique", ou un engagement sur la proportionnelle aux élections législatives.

Mais Bayrou aurait échoué à obtenir un groupe de députés à l’Assemblée nationale, affirme Le Point. Avec sa décision d'opter pour le rassemblement, le maire de Pau va pouvoir mettre en avant son sens des responsabilités devant l’Histoire. "Ce qui se passe en France est extraordinairement dangereux; mon seul souci est de faire en sorte que le pays s’en sorte", racontait récemment à franceinfo François Bayrou. "Il voulait ne rien faire qui puisse favoriser le FN, confirme Jacqueline Gourault, sénatrice proche du président du MoDem. Le rassemblement est plus fort que l'éparpillement." Nous sommes dans une situation d'extrême risque. A cette situation exceptionnelle, il faut une réponse exceptionnelle. Et l'homme d'exception, c'est qui ?

Parce que la gauche politico-médiatique n'a pas réussi à faire renoncer Fillon
Le président du MoDem a espéré plusieurs jours que François Fillon, harcelé de soupçons d'emplois fictifs visant sa femme Penelope, malgré l'insuffisance de preuves du Parquet national financier. François Bayrou a mis la pression à plusieurs reprises sur le candidat désigné de la droite républicaine, insistant pour qu'il abandonne la course dans laquelle il était engagé. "Je ne vois pas où l’obstination de François Fillon mène, avait-il expliqué à franceinfo. Le soutenir est impossible. (...) Quand bien même, par une espèce de miracle électoral, François Fillon remporterait cette élection, comment gouvernerait-il ?" Dépité de ne pas obtenir le retrait, le sexagénaire s'est tourné vers le trentenaire et ancien collaborateur de Hollande pendant toute la durée du quinquennat.



Parce qu'il a redouté d’être, à son tour, rejeté pour délit de faciès politique usé
Manuel Valls lors de la primaire de la gauche, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé lors de la primaire de la droite ont souffert de leurs engagements passés. Les hommes d’expérience n'ont plus la cote. Macron a accepté qu'à défaut d'incarner une proposition de renouveau, le maire de Pau, qui fêtera ses 66 ans en mai, joue les seconds rôles, avec entre 5 et 6% dans les derniers sondages. 


"Macron occupe un espace que François Bayrou avait pu occuper à un autre moment; il faut regarder la situation avec lucidité", explique la sénatrice centriste Jacqueline Gourault, soulignant son image de 'has been'. A moins de 5%, sa campagne présidentielle aurait pu lui coûter plusieurs chevaux de son haras... 
La proposition d'alliance de François Bayrou à Emmanuel Macron est aussi le signe que le président du MoDem était trop isolé pour se lancer dans une nouvelle aventure présidentielle.

Bayrou a viré casaque
L'allégeance de Bayrou à Macron a surpris, y compris au sein de l'entourage du patron du MoDem tenu à l'écart de ses tractations. Ses anciens compagnons de route, depuis des mois, prenaient des paris sur sa candidature. "Où trouvera-t-il les parrainage pour faire campagne ?" s'interrogeait un sceptique. Et il avait raison car le Béarnais s'est finalement rendu à l'évidence cette semaine. Le Béarnais ne pouvait éviter une soumission à Macron, cet OVNI de la société civile, un banquier qu'il observait avec mépris quelques mois plus tôt.

"C'est affligeant, ce marketing électoral", mais il lui a suffi d'habiller du mot "sacrifice" sa capitulation. Car des mois durant, Bayrou n'a pas dissimulé ses divergences avec le leader d'En marche . Seuls les propos de Macron sur la colonisation lui ont inspiré un tressaillement : "Une incompréhension", a-t-il sobrement jugé. Mais, en privé, le Béarnais est allé beaucoup plus loin. 
Vendredi 17 février, cinq jours seulement avant son revirement François Bayrou découvre dans Le Figaro la tribune assassine du professeur de philosophie François-Xavier Bellamy, intitulée 'Emmanuel Macron ou la passion de la post-vérité'. En réaction aux propos de Macron en Algérie concernant la colonisation, quue le candidat candidat de l'Elysée qualifie de "crime contre l'humanité", Bellamy écrit : " Il est révoltant de voir aujourd'hui un candidat qui prétend présider notre République venir cracher sur leurs tombes par opportunisme électoral", avant de dénoncer : "La démocratie se dissout dans le marketing, et ainsi on détruit un peuple aussi sûrement que par la censure. C'est là la faute grave dont Emmanuel Macron est en train de se rendre coupable. Car qui ne voit pas la ficelle grossière dans cette surenchère mémorielle délirante ? La cible, en l'occurrence, ce sont des millions de binationaux, héritiers de cette histoire douloureuse."
Alors le président du Mouvement démocrate téléphone à Bellamy, candidat investi par Les Républicains aux prochaines législatives. "Bonjour, c'est François Bayrou. Merci. Votre texte, c'est tout ce que je pense. C'est tellement rare de lire sous la plume de quelqu'un d'autre ce qu'on aurait pu écrire soi-même… C'est affligeant, le marketing électoral de Macron, c'est tout ce qui menace la vie politique. Il est d'une inconséquence dangereuse…"
Alors le mercredi 22 février, quand Bellamy découvre l'alliance Bayrou-Macron, Bellamy n'en croit pas ses yeux. "Comment un homme aussi critique cinq jours auparavant peut-il rejoindre celui qu'il présentait comme le pire de la politique ?" Bayrou avait commencé à lui créer son lot de complications.

EELV se dissout dans le PS : Jadot abandonne au profit de Hamon

Jadot se fera-t-il broyer, composter ?
L'écologiste rouge Yannick Jadot a retiré sa candidature jeudi au profit du socialiste Benoît Hamon, après plus de quinze jours de tractations... Un petit tour et puis s'en va donc Jadot qui évoque l'"accord formidable [à faire peur ?] pour l'espérance" qu'ils ont passé en vue des législatives. Le leurre EELV du PS demande ouvertement à Jean-Luc Mélenchon de les rejoindre.

"Ma responsabilité (...), c'est de dépasser les ego, de déporter les appareils politiques et de construire la grande aventure de cette élection présidentielle. Alors oui, ce soir, je retire ma candidature. C'est ce sur quoi voteront tous ceux qui ont participé à la primaire écologiste", a déclaré Jadot sur France 2.

Pour être définitif, cet accord doit être validé par les quelque 17.000 électeurs de la primaire écologiste. Mais l'issue du vote fait peu de doute, la consultation sur l'ouverture de discussions avec Hamon et Mélenchon avait réuni près de 90% de suffrages favorables. Le vote électronique final doit se tenir entre vendredi et dimanche.

Les tractations étaient une imposture pour montrer la voie à Mélenchon
Yannick Jadot avait été désigné début novembre candidat d'Europe Ecologie - Les Verts en remportant la primaire aux dépens des eurodéputés Karima Delli et Michèle Rivasi, mais surtout de l'ancienne ministre Cécile Duflot, laquelle a obtenu du PS de conserver sa circonscription gagée aux législatives.

Immédiatement après cette annonce, Benoît Hamon, en meeting à Arras, s'est dit "très heureux du choix de Yannick Jadot, qui n'est pas simple, que je devienne pas simplement le candidat de la Belle alliance populaire mais aussi de l'écologie politique".

Dans cet accord, Jadot a joué les négociateurs valeureux, obtenant un engagement sur "la sortie du nucléaire en 25 ans", alors que chacun sait que la réduction de la part de l’atome dans la production d’énergie ressemble de plus en plus à une gageure. Le candidat socialiste François Hollande n'avait-il pas promis de réduire de 50 % la part du nucléaire dans la production d’énergie française. Elle revient sur le devant de la scène alors que s’amorce une très difficile négociation entre l’Etat et EDF.
En août 2015, la loi de transition énergétique pour la croissance verte prévoyait déjà, dès son premier article, de "réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % à l’horizon 2025 [contre 77 % en 2014]". Et la ministre de l’environnement, Ségolène Royal, avait alors annoncé que la feuille de route permettant de concrétiser cet engagement serait publiée "au plus tard le 1er juillet [2016]".
La Cour des comptes, quant à elle, estime, dans son dernier rapport annuel de 2016, que baisser la part de l’atome à 50 % du bouquet électrique revient à arrêter "de dix-sept à vingt réacteurs" sur les cinquante-huit que compte l’Hexagone.
De qui Hamon et Jadot se moquent-ils ?

Les magouilles politiciennes de la IVe ont repris
Jadot aurait aussi arraché à Hamon la fin de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et la sortie programmée des pesticides

L'accord comprend égalementdavantage de proportionnelle aux élections, en sorte que les écologistes bénéficient de circonscriptions aux législatives, de telle sorte qu'"ils aient un groupe dans la majorité de M. Hamon", avec l'aval de la direction actuelle du Parti socialiste. 

Les deux gauchistes seraient également tombés d'accord sur le principe de la réunion d'une Assemblée constituante très vite après l'élection, en vue d'un passage à la VIe République, soit un retour au chaos de la IVe, et de nouvelles législatives avant la fin du quinquennat, ou encore un référendum dès 2017 sur le droit de vote des étrangers.

"Je serai dans cette campagne, je serai là tous les jours pour m'assurer que cet accord est tenu", a précisé Jadot, parlant d'une "grande aventure"...

Le retrait de l'écologiste est une première à une présidentielle depuis la candidature de René Dumont en 1974. 
Depuis, sous quelque forme qu'ait pris l'écologie politique, un candidat avait toujours concouru. Connu comme journaliste-présentateur du JT, Noël Mamère demeure le seul à avoir dépassé 5% des voix, en 2002.

L'écologiste rouge s'est adressé directement à un autre candidat de l'extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, invité moins d'une heure plus tard à "L'Emission politique" de France 2. 
"Jean-Luc, dans cet accord, il y a tout ce que tu défends: une constituante, la proportionnelle, la sortie du nucléaire, la sortie des pesticides, la protection de la santé, la protection du travail, la lutte pour la justice sociale", a déclaré ce cheval de Troie du PS dans la campagne du Front de gauche (PCF/Parti de gauche).
"Je ne ferme aucune porte", lui a répondu Mélenchon, proposant de rencontrer Benoît Hamon "dimanche ou lundi". "Si Benoît Hamon me dit: 'je te propose le principe d'une candidature unique', je regarderai ce qu'il propose", a-t-il promis.

Mais à la question d'un éventuel retrait de sa candidature en faveur de. Hamon, l'aboyeur de l'extrême gauche sous l'étiquette 'La France insoumise' a répliqué: "pourquoi il ne la retirerait pas, lui ?". 

1 commentaire :

  1. M.Macron n'a pas le niveau pour pouvoir bien gouverner la France dans les années à venir.Si l'on suit ces gens qui ont une très haute idée d'eux-mêmes (alors qu'en fait la trace qu'ils laissent dans la mémoire collective est insignifiante)il n'y a pas de problème dans les hôpitaux,dans les campagnes,dans la police,dans l'enseignement (y compris supérieur),dans la jeunesse.Tous les enjeux majeurs qui nous occuperont demain,qui mobilisent pourtant déjà la réflexion,l'énergie,l'intelligence de très nombreux Français sont tout simplement passés sous silence,oubliés,escamotés.C'est la raison pour laquelle ces "responsables" amusent les électeurs depuis déjà assez longtemps.Non seulement les problèmes ne sont jamais pensés mais en plus de cela les préconisations avancées ne peuvent que faire empirer la situation.Un exemple:l'idée absurde consistant à ne plus faire peser les prélèvements sociaux sur les revenus du travail mais sur la fiscalité (directe & indirecte).Le démantèlement de la Sécurité sociale (à laquelle pourtant même la droite s'est ralliée),envisagé à terme inévitablement est d'une stupidité sans nom.Ces "responsables" politiques dont la légitimité ne repose même pas sur le suffrage universel sont d'un niveau tellement affligeant qu'ils portent atteinte à la dignité du peuple français.C’est une source de désespoir.Nous devons renouer avec la politique en nous appuyant sur des leaders dignes de ce nom,à la hauteur des enjeux,des évènements,des défis.Yannick Jadot,Benoït Hamon,Jean-Luc Mélenchon ont le niveau pour faire face à une situation difficile pour la France :de nombreux problèmes trouvent des solutions,les vrais enjeux sont dits et pensés.Des millions et des millions de Français aspirent au vrai changement.Nous pouvons changer le cours des choses.

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