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mercredi 7 février 2018

Ajaccio - un contestataire tutoie le président Macron : info ou intox d'un président-comédien ?

Les journalistes sont dépassés : un intervenant dans L'Heure des Pros (Cnews) décrypte l'affaire

Macron aime à se montrer au clair de lune
Résultat de recherche d'images pour "Macron interpellé"
Il fut un temps où il apparaissait de jour.
Ainsi, en novembre 2017, lors d'un déplacement dans un Resto du coeur, il fut interpellé par une Marocaine à laquelle il tint le discours de la franchise : "Moi, je ne peux pas vous mentir !", "je peux pas donner des papiers à tous les gens qui n’en ont pas", tout ça pour lui dire de rentrer chez elle.


Le 6 décembre 2017, en déplacement
à Alger, le président s'est fait apostropher par un Algérien de 25 ans sur le passé colonial de la France en Algérie. "Mais vous n'avez jamais connu la colonisation !", lui a répliqué Emmanuel Macron. La caméra de France Info était braquée, non pas  sur le contradicteur, mais sur le président...
Pour Emmanuel Macron, "ça fait longtemps que la France l'a assumé". La réponse ne satisfait pas son interlocuteur, qui estime alors que le chef de l'Etat français tente d'éviter le sujet et qui accuse, en termes généraux : "Il y a des Français qui ont fait des choses atroces."
"Moi, j'évite quelque chose ?", s'agace Emmanuel Macron. Et de poursuivre : "J'évite de dire ce qui s'est passé ? Mais il y a des gens qui ont vécu des histoires d'amour ici. Il y a des Français qui aiment encore terriblement l'Algérie, qui ont fait des belles choses. Il y en a qui ont fait des choses atroces."
On a cette histoire entre nous, mais moi [il est né en 1977, 15 ans après les Accords d'Evian], je n'en suis pas prisonnier. Mais vous, vous avez quel âge ? (...) Mais vous, vous n'avez jamais connu la colonisation. Qu'est-ce que vous venez m'embrouiller avec ça ! (Emmanuel Macron)

Ensuite, 
au grand jour, Macron a  préféré le clair-obscur. 
Mais la pénombre ne lui réussit pas davantage... A Clermont Ferrand, Macron s'offre une promenade "impromptu" en fin de soirée, avec séance "selfie", "un moment sympathique", un "soir où les étudiants sortent", n'hésitant pas à affirmer : "Je ne l'avais pas calculé !..."Ça me fait très plaisir de parler librement, de manière totalement innocente", avait déclaré le chef de l'État.
Le reporter de BFMTV en est tout retourné !
Une opération à renouveler ? 

A Ajaccio, son service de com' lui avait donc arrangé un nouveau coup de pub nocturne


Son taux de popularité devait s'en trouver boosté, mais l'opération a foiré.

D'abord, le président se fait interrompre par le tutoiement d'un inconnu
("Tu fais que ça"!), discrètement orienté par des "libéraux" (officiers de sécurité) sous un micro-perche :

On notera que
l'individu n'insulte pas le président (à la différence, quoi qu'en dise Bourseiller, de l'épisode d'agression verbale d'un "pov' con", auquel Sarkozy a riposté) 
et que les officiers de sécurité l'ont dirigé face à la caméra...

Ensuite, l'essentiel du sujet réside dans le témoignage surprise d'un professionnel :


Et ne manquer la fin sous aucun prétexte...
Macron recommence à dire "les yeux dans les yeux", "je ne vous mens pas"...
On peut sauter les interventions de l'ex-magistrat Bilger et et du socialiste Bourseiller pour écouter attentivement le décryptage éclairé de Jean-Pierre Diot, ancien membre du GAHP (Groupe d'Appui des Hautes Personnalités) :


Macron n'a besoin de personne pour manipuler l'opinion.
Avec une série déjà longue de foirades !

mercredi 13 mai 2015

Cuba: la presse condamne la poignée de mains de Hollande au dictateur Castro

Fumer le cigare de la paix avec Fidel Castro: voilà l’"obséquiosité" française, titre Le Temps

Voilà ce que c'est d'être représenté par Hollande


Quand  la presse est libre et les journalistes indépendants du pouvoir,
(Alex Castro/AFP)
(Alex Castro/AFP)
ils tirent à boulets rouges sur François Hollande pour sa visite à Cuba, qualifiée d’"historique" par l’Elysée. Une partie des media français dénonce faiblement un "coup médiatique" et une diplomatie sans âme.

L’auteur de cette photo 'est autre qu'Alex Castro, le fils de Fidel, qui couvre tous les rendez-vous diplomatiques du "lider maximo". Alors il était bien sûr là pour immortaliser l’entrevue, lundi à La Havane, entre le président français, François Hollande, et  le dictateur retraité

Cette compromission interpelle peu ou prou la presse 

La reprise des éléments de langage de l'Elysée commence à déranger les républicainss sincères. Ce qui ne passe vraiment pas, c'est l’emploi du mot "historique" proposé par l’Elysée pour qualifier cette visite et repris en choeur par les journalistes militants.
Le Parisien partage les émotion de son maître, écrivant: "Il plane Francois Hollande. Content de lui après avoir dans la seule journée de lundi réussi un coup double diplomatique: rencontre surprise avec Fidel Castro l'après-midi et poignée de mains historique avec le vrai maître de Cuba, Raul Castro, le soir au Palais de la Révolution à la Havane." "Le tout sur le sol cubain"..., s'extasient les thuriféraires.
VOIR et ENTENDRE le reportage proposé par le palais présidentiel français soi-même, comme le fils Castro, du côté cubain, propose les photos. Toute la propagande totalitaire est organisée en circuit fermé...

Mais Hollande n'est pas celui qui a permis l'opération médiatique 

Si on ne raconte pas l'Histoire comme le propose Najat Vallaud-Belkacem à compter de la rentrée 2016, la presse devrait rendre hommage à la diplomatie vaticane d'une part, puisque le pape Jean-Paul II est celui qui avait servi d'intermédiaire à la diplomatie américaine qui peut aujourd'hui annoncer la levée de l'embargo sur Cuba.
Alors, c'est une escroquerie intellectuelle de l'Elysée de tenter de faire croire  à la population que Hollande accomplirait un acte historique. Si jamais avant Hollande "un président n’avait réussi le doublé", c'est que les états démocratiques avaient dû placer le régime dictatorial de Fidel Castro au ban de la société internationale. Les prédécesseurs de Hollande, et le socialiste Jospin, n'auraient d'autant moins eu l'idée et la volonté de rencontrer Raul ET Fidel que le cadet n'a pas pris la succession de son aîné avant 2008... 
Les commentaires du Parisien tiennent du délire. "Et pourtant, tout aurait pu capoter. Depuis plusieurs jours, l’Elysée n’était sûr de rien sur l’éventualité d’une rencontre compte tenu de l’état de santé fragile du lider maximo. "On ne saura qu’au dernier moment", répétaient en boucle ses conseillers. […] C’est Fidel qui décide, le matin même et en fonction de son état de forme." Où se situe donc encore là le mérite de Hollande ?

La décence n'a inspiré aucune retenue à Libération 
La presse hexagonale fait du Grand guignol
Il s'est une fois de plus déconsidéré lundi 11 mai par son photomontage de Une présentant Pépère en Che Guevara: on confine au grotesque. Le journal des intellos (c'est ce qu'on maintient avec d'autant plus d'insistance qu'il se transforme en tabloïd) écrit toutefois que "pendant les trente heures de son voyage officiel sur l’île caraïbe, l’entourage du président de la République n’a pas cessé de survendre un moment historique". Et le lecteur d'abord abusé comprend finalement que tout est artifice grossier. On a envie de parler de "fake" élyséen et de mettre ça sur le compte d'un joint de trop de Gaspard Gantzer.
Mais Libération retourne à ses flagorneries, rapportant des paroles prêtées à Hollande. "Ça parle au monde, Cuba. Et pas simplement à ceux qui ont collé un jour des affiches de Che Guevara", résume le président manipulateur de l'opinion, avant de quitter la capitale cubaine." Le quotidien socialiste commente aussi: "il a coché beaucoup de cases qui font bomber le torse à l’Elysée. Premier président français dans l’île depuis son indépendance en 1898, premier chef d’Etat occidental sur place depuis la révolution castriste de 1959 et donc premier dirigeant européen à rencontrer Fidel Castro chez lui, à La Havane." Et Obama, dans toute cette affaire, méritait-il d'être le second sur le coup?   

Le Monde en perd tous ses repères
Hollande, pépère mégalomane
L'organe officieux du Parti socialiste exprime finement son malaise, imité aux abonnés. "Hollande tente la synthèse entre castrisme et business à Cuba", en tête d’un article et non pas en Une

L’Opinion ironise clairement. Il a cette formule: "Hollande, ego maximo": "Le président de la République convoque la postérité et parle de sa rencontre avec le vieux Castro comme d’un "moment d’histoire". Rien moins !" raille le journal.

A la remorque de Washington

"Enfin de qui parle-t-on?" lance Le Figaro, en rappelant que ce révolutionnaire communiste qui "s’est emparé du pouvoir en 1959, a fusillé, emprisonné, transformé son île en goulag tropical, pourchassé les homosexuels et, en 56 ans, n’a trouvé ni le temps ni l’envie d’organiser des élections libres"

"Que lui a-t-il pris d’aller fumer le cigare de la paix chez le dictateur à la retraite? renchérit La Voix du Nord. "L’entrevue avec Fidel n’a aucune portée politique", assure-t-elle, et cette obséquiosité française souligne surtout le manque d’assurance. Pour pouvoir suivre les Etats-Unis qui amorcent les mouvements, Paris doit déployer beaucoup d’efforts. Souvent trop."»

Pourtant, La Nouvelle République voit dans cette croisière aux Caraïbes "un sans-faute,  un "coup de génie", car, dans le Centre-Ouest, leur vernis d'Histoire internationale est très écaillé. Le journal se hasarde à la polémique: "La droite a beau tiquer et Mélenchon mégoter sur l’enfumeur de La Havane, c’était bien joué." Même si le "Coma Andante" soliloque. Le journal qui couvre les...Deux Sèvres brode à la façon de Closer ou Voici: "François Hollande s’est prêté à l’exercice, laissant chuchoter la momie le temps d’une photo qui a fait le tour du globe." Cette "doctrine diplomatique hyperpragmatique", le président "l’assume". 

Il "a poussé la porte entrebâillée par Obama et Raul Castro", insinue Midi libre, résolument radical et anti-clérical.

Les ténors de l’UMP se sont étranglés

Axel Poniatowski, un des vice-présidents de la commission des Affaires étrangères, a publié ce tweet qui démonte la propagande de l'Elysée


Le manipulateur a tenté de se défendre
En 2007, Hollande  en formation accélérée
avecHistoire de France pour les Nuls
Selon Hollande, lors d’une conférence de presse à Port-au-Prince, "le sens de ce voyage n’était pas de donner un blanc-seing à qui que ce soit". "Je pouvais venir à Cuba parler de partenariat, parler d’avenir et ignorer l’histoire, ignorer les quarante années pendant lesquelles Fidel Castro a été responsable du pays, avec ce que l’on sait, et j’aurais pu ne pas accepter de le rencontrer ?" s’est-il étonné.
Avec lui, il n'y a décidément rien à faire.

lundi 18 novembre 2013

Libération se vend mal: déplairait-il aussi?

Libération a encore perdu de 1 à 1,5 million d'euros en 2013 

Il y avait longtemps ! 
Le quotidien prévoit un déficit pour cette année, une première depuis trois ans...
Libération de nouveau dans le rouge
Le journal socialiste peut comprendre que Hollande creuse les déficits publics. La direction envisage aussi de taxer les Français en augmentant le prix de vente, mais n'envisage pas de réduire son train de vie et ses gaspillages de fonctionnement. Pas question d'austérité pour les bobos de la presse: se serrer la ceinture, c'est bon pour les ploucs. Et comme ça ne suffit pas, il prévoit une évolution du temps de travail des salariés: les 35 heures payées 39, c'est encore trop?  Vont-ils obtenir un renforcement de leurs avantages acquis ? Cazeneuve leur a-t-il promis des aménagements fiscaux?

Le quotidien Libération constate une perte "de 1 à 1,5 million d'euros en 2013"
, Son premier déficit depuis trois ans ! Il travaille (ils ont de ces mots!) sur plusieurs solutions pour "réduire ses coûts tout en préservant l'emploi", promettaient-ils encore ce jeudi.. 

Une désaffection du lectorat

Sur les neuf premiers mois de 2013,
le titre a subi la plus forte baisse des ventes de la presse quotidienne française, provoquée par un effondrement de ses ventes en kiosque. Il a également souffert d'une baisse des recettes publicitaires. Comme tous ses concurrents, mais ils sont meilleurs gestionnaires. 

Ses ventes en kiosques ont dégringolé de 29,5% sur les neuf premiers mois de 2013. Sa diffusion globale payée (y compris abonnements papiers et numériques, ventes au numéro et ventes aux tiers) a enregistré un recul de 16,5% sur la même période, à 102.000 exemplaires en moyenne, selon les chiffres de l'OJD cette semaine. 

Lors du dernier conseil de surveillance, le cogérant et coprésident du directoire de Libération, Nicolas Demorand a demandé aux actionnaires de remettre de l'argent au pot, ce que les capitalistes ont refusé, a révélé la Correspondance de la presse.

Un plan social et socialiste

Des plans de départ volontaire 
envisagés,
 outre l'augmentation du prix de vente.
Face au déficit accumulé sur trois ans, un groupe de travail a été constitué à Libération. Réunissant des représentants de la direction et du personnel, ils vont devoir démontrer qu'ils savent travailler en explorant diverses solutions de réductions des coûts, comme une évolution du temps de travail ou des incitations au départ à la retraite.
Ces discussions sont venues en préalable à des négociations salariales classiques, voire des indemnités de licenciement. 

Le titre pourrait aussi décider en janvier prochain une nouvelle hausse de 10 centimes du prix de vente au numéro (1,60 euro actuellement), après une augmentation similaire il y a un an, quand ils n'étaient pas encore en déficit, si on les écoute

En vérité, fin 2012 Libération était encore endetté à hauteur de 6,6M€ (passif de sauvegarde) et prévoyait un résultat d'exploitation en baisse, mais positif à hauteur d’environ 1M€. La baisse s'est en fait accentuée et accélérée.

Libération a en revanche eu la bonne surprise de voir
une nette hausse (+10 à +15%) des ventes de son édition rénovée du samedi, "Libé week-end", lancé en septembre, il y a deux mois, une édition de 64 pages sur papier de qualité, vendue plus chère (2,50 euros). Sauront-ils maintenir l'effet de curiosité ? 

Le journal réfléchit aussi à intensifier ses efforts sur la vente numérique (en PDF) et payante, avec le lancement d'une édition concentrée de 8 pages envoyée quotidiennement à ses abonnés, un pari sur l'édition numérique adopté par de plus en plus de journaux. 
Les lecteurs militants vont devoir exprimer leur solidarité, si ces privilégiés en ont encore les moyens, quand  le gouvernement aura pris sa part en impôts et taxes diverses. Merci qui?

Le numéro de demain sera leur bouffée d'oxygène.
En espérant que la victime du tueur n'en aura pas besoin.
Ils ont déjà fait un coup de pub sur un numéro sans photos intitulé "Assez!", consacré au racisme des autres. 
Demain, sans texte copié-collé de l'AFP, ce serait trop triste. 


mardi 13 août 2013

Retraites: Ayrault se déplace maintenant de nuit, pour la pénibilité

Ayrault parle de la pénibilité à l'abri des jets d'oeufs pourris

Un professeur d'allemand en micro-stage en entreprise 
sur un chantier pour parler de la pénibilité au travail avec des ouvriers.

Regard morne, cheveu en bataille,
le Zayrault a tiré Marisol du lit, 
pour se montrer au travail,
sous les caméras convoquées

Dès potron-minet
pour se cacher des éleveurs volailler en colère et se protéger de leurs oeufs pourris, Jean-Marc Ayrault a fait sa rentrée médiatique  mardi  sur un chantier du futur tramway T6 Châtillon-Viroflay, à Vélizy-Villacoublay dans les Yvelines, où il a confirmé l'intérêt porté par le gouvernement à la proposition d'un compte-épargne lié à la pénibilité dans la perspective de la future réforme des retraites. "La question de la pénibilité, nous en parlons depuis des années, mais c'est la première fois qu'elle est abordée avec autant de précision", a déclaré le Premier ministre, clamant que le gouvernement s'est "saisi", à l'instar des partenaires sociaux, de la proposition du rapport Moreau d'un compte-épargne lié à la pénibilité.

"Les 26 et 27 août je vais à nouveau recevoir syndicats patronaux et salariés, nous reparlerons de cela", a rappelé Jean-Marc Ayrault. "Je n'annonce rien puisque les décisions seront prises au conseil des ministres du 18 septembre, mais nous avançons vers la décision", a-t-il ajouté. "Cette réforme est nécessaire, il faut financer notre système par répartition, garantir le pouvoir d'achat des retraités et en même temps prendre en compte des inégalités qui n'ont jamais été prises en compte dans aucune réforme, notamment les dernières", comme celle du gouvernement Fillon en 2010, a-t-il insisté.

Sur la pénibilité, 
"rien de mieux" que de discuter le coup... 

"Nous avons l'intention de marquer cette réforme par des mesures ambitieuses sur ce sujet. Donc rien de mieux, au-delà des statistiques, des études, que de venir sur le terrain et discuter avec des gens concernés", a-t-il lancé gravement, pour commenter son coup de pub
En l'absence de J.-P. Huchon, le président socialiste de la région Ile-de-France, le Premier ministre, accompagné des ministres Marisol Touraine (Affaires sociales) et Michel Sapin (Travail), est descendu à une trentaine de mètres sous terre pour rencontrer des ouvriers travaillant de nuit au percement d'un tunnel dans le cadre du chantier du futur tramway T6. Ils ont pris un café avec les travailleurs dans le réfectoire aménagé dans le train suiveur du tunnelier, ce cylindre de 9 mètres de diamètre qui creuse la terre.

À la sortie du tunnel, Jean-Marc Ayrault s'est entretenu avec l'équipe de relève, notamment des jeunes qui, sans penser à la retraite pour eux-mêmes, "y songent en voyant les plus anciens" auxquels ils "donnent la main" lors de moments pénibles, a commenté Zayrault, très lyrique ce matin. 

Alors que le gouvernement doit trouver 7 milliards d'euros pour pérenniser le système de retraite d'ici à 2020, des informations de presse ont fait état lundi de la piste d'un relèvement de la contribution sociale généralisée (CSG)  de 0,2 à 0,5 point, pour la financer: sans augmenter les impôts ? 
Interrogé au sujet de la réforme, Jean-Marc Ayrault a rétropédalé, assurant ne "pas en être aux arbitrages". "Laissons écrire sur toutes les hypothèses. Pour l'instant nous examinons toutes les hypothèses", a-t-il avoué.

Début août, Marisol Touraine avait pourtant répété, sans précisions, que le gouvernement allongerait la durée de cotisation, mais ne toucherait pas à l'âge légal. Les journalistes n'ont pas poussé l'insolence jusqu'à interroger la ministre pourtant présente...

Quant à la CSG, la ministre chargée du dossier des retraites en avait parlé en langue de bois comme d'une "option qui a assurément une forte cohérence", car "elle permet de financer les régimes sociaux de façon très claire, très identifiée", avait-elle brodé. Mais elle avait pris soin de parler "d'autres pistes envisageables", entretenant le flou et soulignant l'impréparation du gouvernement.

Enfin, parlant du "double sceau de la responsabilité et de la justice" comme marqueurs de la future réforme, Jean-Marc Ayrault s'est tressé des louangesrappelant que "la première mesure qui a été prise par le gouvernement en juillet 2012 était de permettre à ceux qui avaient commencé à travailler tôt de partir à 60 ans à la retraite". "On a oublié cette disposition, mais elle est porteuse de sens et était très concrète pour les presque 100.000 salariés qui ont commencé jeunes et souvent dans des métiers pénibles", a-t-il reproché à la presse qui ne manquera pas de reprendre le sujet.
Mais les étudiants qui poursuivent des études longues sont toujours zappés.