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mercredi 21 mars 2018

Comment les syndicats en grève manifesteront-ils leur mépris des usagers, demain ?

Les usagers vont pouvoir apprécier l'étendue du respect des grévistes pour leurs concitoyens

A l'AFP, il n'est question que de la SNCF

Un employé de la SNCF en grève, le 17 juin 2014.

La grève qui commence demain, jeudi 22, à la SNCF va se traduire par la circulation de 40% des TGV, 25% des Intercités et 50% des TER, tandis que 30% des trains d'Ile-de-France seront assurés, soit à 70% et 75% désorganisées, a annoncé mercredi le patron de l'entreprise publique, Guillaume Pepy. Les lignes les plus fréquentées par des salariés français subiront les perturbations les plus dérangeantes.
Le patron d'entreprise a précisé que la grève commencera à se traduire dans les faits dès 19h00 mercredi et jusqu'à 8h00 du matin vendredi.

Les syndicats représentatifs (CGT, Unsa, SUD, CFDT) organisent une "manifestation nationale"  jeudi à Paris contre la réforme du ferroviaire, avec "plus de 25.000" personnes attendues.

Il faut s'attendre à "des perturbations importantes à la SNCF"a prévenu la ministre des Transports Elisabeth Borne, évoquant sur RMC les mêmes chiffres que Pepy.
"On va tout faire pour accompagner nos voyageurs, raconte Pépy. On va fermer les sièges de l'entreprise en région et au plan national pour que le maximum possible de personnels soient aux côtés des voyageurs" touchés par ce mouvement social, a-t-il promis au micro de RTL, plutôt que de faire en sorte que le dialogue avec les syndicats soit positif.

Or, "la CGT a appelé à manifester, mais quatre autre syndicats de la SNCF ont appelé eux à la grève"deux jours sur cinq, du 3 avril au 28 juin, pour s'opposer aux projets de réforme du secteur ferroviaire.
"Pour les grèves qui sont annoncées dans les semaines à venir, notre engagement est très clair: à 17h00 la veille, nous publierons la liste précise de tous les trains qui circulent", a par ailleurs promis Pepy. 

Un front commun inédit depuis des années à la SNCF.
Sur ce front, l’unité est concrète. Au lendemain de la présentation du rapport Spinetta sur l’avenir de l’entreprise publique, Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, avait annoncé, le 16 février, une "mobilisation nationale" des cheminots, également le 22 mars. Au final, les quatre organisations représentatives de la SNCF (CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT), soutenues par FO, marqueront leur désaccord avec la réforme ferroviaire. La fin du statut pour les nouveaux embauchés prévue par le gouvernement a mis le feu aux poudres et a permis ce front commun que l’on n’avait pas vu depuis des années.
Au PS, le nouveau premier secrétaire, Olivier Faure, déclare que son parti s’inscrit dans l’opposition et le déclaremobilisé.

Depuis, les syndicats ont fait savoir qu’ils appellent à une grève perlée à partir du 3 avril. 
Sont ainsi programmés trente-six jours de grève, deux par deux, séparés par trois jours de non-grève. Une guerre d’usure qui doit durer jusqu’au 28 juin et pénalisera lourdement les usagers. "Face à un gouvernement autoritaire, il sera nécessaire d’être en capacité de tenir un conflit intensif sur une très longue durée", ont-ils tenté de se justifier dans un communiqué commun. Pour jeudi, ils attendent "25.000 manifestants", soit presque un cheminot sur cinq

En solidarité avec leurs collègues et bien qu’ils ne soient pas touchés par la réforme, trois syndicats radicaux de la RATP (CGT, UNSA et SUD) n'ont pas hésité à demander aux agents de la Régie des transports parisiens de cesser le travail jeudi.

Outre les cheminots, les fonctionnaires aussi sont en marche contre Macron

Rassemblement du personnel SNCF de Nouvelle-Aquitaine, le 28 février, à Bordeaux.
Le candidat Macron avait annoncé la suppression de 120.000 postes dans la fonction publique. Devenu président,  il a fait descendre plusieurs centaines de milliers de salariés dans la rue le 10 octobre 2017 pour dénoncer le gel de la valeur du point d’indice qui sert à calculer les rémunérations, le rétablissement du jour de carence en cas d’arrêt maladie ou la simple compensation de la hausse de la CSG sans gain de pouvoir d’achat.
 
A cela se sont ajoutées les mesures dévoilées le 1er février 2018 qui prévoient un recours accru aux contractuels, le développement de la rémunération au mérite et l’instauration de plans de départs volontaires. Autant d’éléments qui constituent "une réelle menace contre le statut général des fonctionnaires", selon les sept syndicats mobilisés sur la durée. 

Sept syndicats de fonctionnaires ont donc appelé à manifester, jeudi, une journée déterminante pour la suite du mouvement social.
Les fonctionnaires (et agents de la SNCF) sont appelés à descendre dans la rue pour protester contre les projets de l’Etat macronien visant leur pouvoir d’achat (et le statut privilégié des cheminots)Ils se retrouveront le 27 mars pour étudier les suites à donner au mouvement.

A Paris, deux cortèges distincts sont organisés jeudi 22, mais ils convergeront pour se retrouver place de la Bastille. "Tout le monde s’attend à une très forte mobilisation qui peut avoir un effet dynamisant pour la suite", estime Fabrice Angei, permanent en décharge syndicale à la direction confédérale de la CGT.

Ces sept syndicats représentatifs de la fonction publique (CGT, FO, FSU, CFTC, Solidaires, FA-FP et CFE-CGC) sont tombés d'accord début février pour appeler les 5,4 millions de fonctionnaires à faire grève et à descendre dans la rue. Mardi, la CGT, première organisation dans la fonction publique, annonçait plus de 150 cortèges partout en France. "C’est un étiage très haut et un élément positif", se félicite Jean-Marc Canon, secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT.

Un mouvement 
syndical marqué par une certaine divergence de vues. 
Contrairement au 10 octobre, la CFDT et l’UNSA, respectivement deuxième et quatrième organisations dans la fonction publique, n’ont pas souhaité rejoindre leurs camarades. "Ne pas appeler à la grève ne vaut pas accord avec ce qui est proposé et ne veut pas dire que l’on n’est pas mobilisé, insistent-ils, mais dans l’établissement du rapport de force, cela nous semblait prématuré", explique Mylène Jacquot (CFDT, proche du PS). Des stratégies s’inscrivant dans l’optique des élections professionnelles qui se dérouleront dans la fonction publique en décembre.

Les enseignants ne seront pas de reste...
Pourquoi se mobilisent-ils ? 
Les branches enseignement des principaux syndicats ont appelé les professeurs à participer au mouvement. Le SNUipp-FSU dénonce notamment le fait que les 3.I881 postes créés à la rentrée prochaine dans l'Education nationale ne permettront pas de mettre en œuvre les réformes souhaitées par le gouvernement, notamment le dédoublement des classes de CP dans les zones d'éducation prioritaire. lls savent pourtant par ailleurs que les candidatures sont insuffisantes... 
Les syndicats organisations lycéennes et étudiantes (UNEF), qui protestent contre les réformes du bac et de l'université, ont rejoint l'appel à mobilisation. 
Certaines crèches seront elles-aussi fermées.

Quelles sont les perturbations attendues ? 
Sur RTL, le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a dit s'attendre à des "grèves limitées" dans les écoles. Un enseignant sur quatre sera en grève dans le 1er degré (où ils sont habituellement un sur deux), selon le syndicat SNUIPP, avec des taux variables selon les régions : 20% en Dordogne, en Haute-Garonne ou encore dans la Vienne, 35% en Lozère, dans les Alpes-de-Haute-Provence ou encore en Seine-Maritime, 40% en Seine-et-Marne et dans le Var, 45% dans le Gers 50% en Creuse et à Paris ou encore près de 55% en Seine-St-Denis (où l'assiduité scolaire est de toute façon erratique) et dans les Pyrénées-Orientales.
Seulement 10% des écoles seront fermées dans les Alpes-de-Haute-Provence, à Paris ou encore en Seine-Maritime, assure le SNUIPP.

La loi prévoit un service d'accueil minimum dans les écoles, mais les précédentes mobilisations ont montré qu'il n'est que rarement assuré. 

Les contrôleurs aériens profiteront de l'aubaine
Pourquoi ces nantis se mobilisent-ils ? L'Usac-CGT, la formation majoritaire dans l'aviation civile, a appelé les contrôleurs aériens à se joindre à la mobilisation et à cesser le travail de mercredi soir à jeudi soir. Les contrôleurs aériens sont eux aussi des fonctionnaires et leur syndicat appelle à une "hausse sensible du recrutement". Vendredi, une mobilisation est aussi prévue au sein d'Air France. Dix syndicats appellent à une grève massive, tous métiers confondus, pour réclamer une augmentation des salaires de 6%.

Quelles sont les perturbations attendues ? 
Les perturbations pourraient être importantes, notamment jeudi en raison de la mobilisation des contrôleurs aériens. La Direction Générale de l'Aviation Civile a d'ores et déjà annoncé que 30% des vols seraient annulés dans les aéroports de Roissy, Orly et Beauvais. 
Du côté d'Air France, la compagnie prévoit de maintenir 75% des ses vols moyen-courriers de et vers l'aéroport de Paris Charles-de-Gaulle et 60% des court-courriers à Orly et des transversales province. La compagnie aérienne prévoit par ailleurs de maintenir 100% de ses vols long-courriers.

Une accumulation de grogne et de luttes
Le service public doit tout aux blocages des syndicats.
Comme notre économie aux migrants...

Vendredi, ce sera au tour des salariés d’Air France de prendre le relais pour réclamer des augmentations de salaires. Après une première grève le 22 février, onze syndicats de la compagnie aérienne ont décidé de mobiliser, tous métiers confondus. Un troisième round est prévu le 31 mars. 

Egalement ce jour-là, FO et la CFDT appellent les salariés de Carrefour à baisser le rideau après un vaste plan de restructuration annoncé en janvier. 

Trois jours plus tard, les cheminots entameront leur grève en pointillé. Ce qui fait dire à Pascal Pavageau, membre du bureau confédéral de FO, que "le 22 mars est une étape, une date qui s’inscrit dans un calendrier qui va se poursuivre". Seul candidat à la succession de Jean-Claude Mailly à la tête du syndicat en avril, ce dernier critique "une logique de jungle" et de "casse totale des droits collectifs". "Si le nouveau monde, c’est l’individualisation des droits et le chacun pour soi, je suis très fier de notre ancien monde", lance-t-il.

Les Français vont-ils devoir endurer un "printemps social" ? 
Raymond Soubie, président des sociétés de conseil Alixio et Taddeo, se montre réservé. "Dans le privé, il y a très peu de conflits, souligne-t-il. Et pour le 22 mars, les confédérations sont très prudentes." A l’heure actuelle, rares sont d’ailleurs les observateurs qui envisagent une éventuelle coagulation de ces mouvements. "On est plus face à une perspective de superposition des luttes, note l’historien Stéphane Sirot, spécialiste des mouvements sociaux. Mais pour le gouvernement, une multiplication des conflits n’est toutefois pas forcément plus rassurante qu’une conjonction : une litanie de mobilisations attire le regard et peut pourrir le climat politique et social."

L’exécutif, qui en est bien conscient, tente de circonscrire certains fronts, tout en affichant sa fermeté, notamment vis-à-vis des cheminots
Face à la colère des retraités – une population qui manifeste rarement, mais qui s'est mobilisée avec succès le 15 mars contre la hausse de la CSG –, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, mardi, vouloir "corriger" le dispositif pour 100.000 couples de personnes âgées qui sont "juste au-dessus" du seuil de déclenchement. 
Le pouvoir macronien avait pareillement fait marche arrière en janvier après un important mouvement de protestation des surveillants de prison. "Le gouvernement prend conscience qu’il y a un mécontentement qui commence à s’exprimer fortement mais aussi des attentes, estime M. Angei, de la CGT. Quoi qu’il en dise, ça l’oblige à reculer."

dimanche 24 janvier 2016

Grève du 26 janvier: le socio-libéralisme de l'Etat-PS à l'épreuve de la grogne sociale

Ecoles, avions, taxis… comment vous organiser pour éviter la galère

Plusieurs catégories socio-professionnelles appellent à des mobilisations. 

Mardi sera la grosse journée sociale de la semaine. Le fonctionnement des hôpitaux, des écoles et des collèges devrait être perturbé, jusqu'à 50% des vols pourraient être touchés, tandis que les taxis prévoient de bloquer l'accès aux aéroports parisiens dès 6 heures du matin.
Qui fait grève ? Pourquoi ? Et surtout, où ? Comment allons-nous faire?

"Mardi noir." 

"Importantes grèves."
C’est dit : mardi sera une grosse journée d’action sociale. Plusieurs catégories socioprofessionnelles (taxi, fonction publique, contrôleurs aériens) appellent en effet à la mobilisation. Alors autant se préparer.Metronews fait le point. Histoire de ne pas avoir (trop) de mauvaises surprises, mardi matin. 

Ça va bloquer dans les rues 

CGT, FO et Solidaires, trois syndicats majoritaires, ont appelé les 5,6 millions d'agents de la fonction publique à faire grève.
Pourquoi ils grondent ? Soumis à un régime de rigueur depuis 2010, les fonctionnaires manifestent pour la hausse de leur pouvoir d’achat.
Où est-ce que ça va bloquer ? A Paris, le cortège quitte Montparnasse vers 14 h rejoindra, en direction des Invalides. Des perturbations de circulation sont donc à prévoir sur le parcours.

Ça va bloquer dans les écoles

Les enseignants (environ 40% des 2,4 millions d'agents de la fonction publique d'État) devraient se joindre à l’appel de la fonction publique. Ils sont appelés à se mobiliser par l'intersyndicale Snes-FSU et CGT, Snep, Snalc, FO et Sud, contre la réforme du collège

Où est-ce que ça va bloquer ? Dans la capitale, le cortège des enseignants des académies de Paris, Créteil et Versailles s'ébranlera
à 13h30 de Port-Royal et rejoindra les autres fonctionnaires à Montparnasse. De nombreux défilés sont aussi prévus en province. 

Et dans les établissements scolaires ? Si les profs sont dans la rue, c'est qu'ils n'assurent pas la garderie des enfants.
Crèches publiques, écoles maternelles ou élémentaires, périscolaire ou cantine risquent d'être fermées. Les chiffres prévisionnels ne tomberont que lundi après-midi, mais "les premières remontées des écoles annoncent que ce mouvement sera suivi de manière significative", déclare le SNuipp (syndicat dominant du primaire) dans un communiqué. A Paris, déjà 35 écoles ont déclaré qu’elles seraient fermées et celles qui restent ouvertes compteront près de 45 % de grévistes.
 
Soumis à un régime de rigueur depuis juillet 2010, les 5,6 millions d'agents de la fonction publique sont appelés à faire grève et à manifester pour une hausse de leur pouvoir d'achat. Majoritaires aux élections professionnelles chez les syndicats représentatifs (48,55% des voix),
rémunération et la carrière des fonctionnaires (PPCR) que le gouvernement a décidé, en septembre, de mettre malgré tout en œuvre. Ils entendent dénoncer le gel, depuis juillet 2010, du point d'indice servant à calculer le salaire de base des fonctionnaires qui auraient perdu, "compte tenu de l'inflation, 8% de leur pouvoir d'achat", a calculé FO.  les trois syndicats n'ont pas signé l'accord sur la 
Un premier rendez-vous salarial dans le cadre de cet accord est prévu en février. Sans exclure un dégel du point d'indice, la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a déjà prévenu que cette possible hausse ne serait "sans doute pas à la hauteur de ce que demandent les syndicats".

De son côté, le SNES-FSU, syndicat hégémonique du secondaire, fait le point sur les mobilisations prévues dans les collèges et lycées.
Outre la baisse du pouvoir d'achat, CGT, FO et Solidaires dénoncent "la perte d'emplois dans des secteurs clés de la fonction publique". Ils soulignent que si des créations de postes ont été annoncées dans l'Éducation nationale (+ 8561 en 2016) et dans les secteurs de la sécurité (+ 732 police-gendarmerie, + 978 justice en 2016), la fonction publique a perdu des effectifs. Les trois syndicats réclament "des créations nettes d'emplois publics statutaires dans les nombreux secteurs qui en ont besoin", notamment le secteur hospitalier.

Ça va bloquer en Ile-de-France.

Des milliers de chauffeurs de taxi sont appelés à se mobiliser dans toute la France.
Pourquoi ils grondent ? Ils protestent contre ce qu'ils appellent les "dérives" du secteur des voitures de transport avec chauffeur (VTC), leur bête noire, depuis qu'ils ont éliminé la concurrence d'Uber. "On mesure une baisse d'activité de 20% sur les plateformes de réservation et de 30% dans la rue", a assuré le directeur général des Taxis Bleus, Yann Ricordel. Cette dernière réclame au gouvernement "soit la suppression immédiate des VTC, soit l'indemnisation conséquente de tous les chauffeurs de taxi".

Où est-ce que ça va bloquer ?
Cette grève "risque d'être fortement suivie et très dure", a prévenu mercredi Serge Metz, PDG de Taxis G7, qui déconseille carrément de prendre sa voiture.
"Ça va être chaud", menace aussi Karim Asnoun (CGT taxis), porte-parole de l'une des intersyndicales. Blocages, des opérations escargots, barrages filtrants et embouteillages sont en effet prévus aux portes des grandes villes.... 
Des manifestations sont notamment prévues à Toulouse, Nantes, Bordeaux, Marseille, Grenoble, Lyon, Lille… A Paris, les taxis prévoient de se retrouver autour des aéroports parisiens de Roissy et Orly à partir de 6 h du matin. Des rendez-vous sont fixés porte Maillot et près du ministère de l'Economie et des Finances de Bercy. Des secteurs à éviter, donc, si vous êtes en voiture.

Ça va bloquer dans les airs

Les contrôleurs aériens sont appelés à cesser le travail, par les deux premiers syndicats d’aiguilleurs. 

Pourquoi ils grondent ?
Attachés à leur régime spécifique de primes, donc accrochés à leurs avantages acquis très favorables, qui représentent plus de la moitié de la rémunération des aiguilleurs, les syndicats de contrôleurs aériens réclament d'être exclus de la refonte du système de prime de la fonction publique, qui, selon eux, lèse leur pouvoir d'achat. Ils dénoncent aussi les suppressions d'effectifs opérées ces dernières années dans leur catégorie.

Où est-ce que ça va bloquer ?
Des "perturbations sont attendues sur l'ensemble du territoire", prévient dans un communiqué la DGAC (direction générale de l’aviation civile) en invitant les passagers à s'informer directement auprès des compagnies pour connaître les programmes précis de vols. Elle a cependant demandé aux compagnies d’annuler préventivement 20% de leurs vols en raison de cet appel à la grève.

mardi 1 septembre 2015

60.000 postes à créer dans l'Education: encore une promesse de Hollande difficile à tenir

"Menteur, François Hollande ! Menteuse Najat Vallaud-Belkacem ! Vous n'avez pas créé 60.000 postes dans l'Education nationale !" 

La dénonciation de Jean-Luc Mélenchon sur la promesse-phare de François Hollande 
 dimanche a porté

La ministre de l'Education, Claudine Dupond  Najat Vallaud-Belkacem, a répliqué  au co-fondateur du Parti de gauche en daubant sur l'avenir. "Il faudrait que Jean-Luc Mélenchon grandisse, et se grandisse, parce qu'à ce stade, je me demande qui il n'a pas insulté, entre les Allemands, les journalistes, les Bretons, les électeurs qui ne sont pas d'accord avec lui...", a esquivé cette spécialiste de la polémique, avec Pruneau Le Roux et Stéphane Le Foll, Najat Vallaud-Belkacem, lundi, sur France Inter. 
"La promesse-phare des 60.000 sera bel et bien respectée, a-t-elle prétendu. Nous avons les moyens qui nous permettent d’être à la hauteur de nos ambitions."

Najat Vallaud-Belkacem : "Je me demande qui... par franceinter
Sur les 54.000 postes dévolus à la seule Education nationale (le reste est attribué à l’enseignement supérieur et de l’enseignement agricole), la moitié a déjà vu le jour, soit 35.200 postes créés depuis 2012, a soutenu au contraire Najat Vallaud-Belkacem. "Cette année scolaire, nous avons pourvu 100 % des postes ouverts dans le premier degré, et 90 % des postes ouverts dans le second degré, a affirmé la ministre. 
Mieux (ou pire !), les 35.200 postes créés ne sont pas tous des postes d'enseignants... Un bon nombre sont des personnels d'encadrement, dans le meilleur des cas, voire des agents de service...

Mélenchon ne pointe qu'une partie de la vaste esbroufe de la ministre

Jean-Luc Mélenchon souligne  que sur les 60.000 créations de postes promises, " il n’y en a que 4.000 à peine, tout le reste ce sont des stagiaires qui ont été recrutés, et ils ne passent qu’un tiers de leur temps devant les élèves," fait-il à juste titre valoir.

Près d'un  poste de prof sur quatre non pourvu aux concours du secondaire

"Il y a encore des difficultés "
, a dû concéder la maquilleuse,
 comme en mathématiques. "Mais ça va mieux que l’année précédente", a-t-elle estimé.

A la vérité, les concours de professeurs 2015 n’ont pas permis de pourvoir 23 % des postes ouverts dans le secondaire, selon les calculs des syndicats de la FSU (5e syndicat français derrière la CGT, la CFDT, FO et l'Unsa), pour lesquels il est urgent de revaloriser les salaires et de recruter plus en amont dans les études.

Tous concours confondus (agrégation, Capes, Capeps -sport-, CPE…), ce sont 4.912 postes qui ne sont pas pourvus à cette session, indiquent  dans un communiqué commun le Snes-FSU, syndicat du secondaire très marqué à gauche, le SNU.EP-FSU (enseignement professionnel) et le Snep-FSU (éducation physique). Ce chiffre est susceptible d’augmenter après élimination des doublons, un même candidat pouvant réussir plusieurs concours, précisent-ils.

Mais la ministre socialiste nie:
" il n’y a pas de crise de vocation. Il faut arrêter de porter ce message," gronde-t-elle, l'oeil noir.

"Le tempo actuel est insuffisant"


Deuxième organisation syndicale de la fonction publique d'État, derrière Force ouvrière, la FSU considère que "le compte n’y est pas". La fédération ne fait absolument pas le même décompte que l’ex-candidat à la présidentielle. La FSU ne conteste pas les 35.200 postes créés, selon la ministre, puisque cette fédération syndique la plupart des métiers de la Fonction publique d’État et de la Fonction publique Territoriale, y compris Pôle emploi, les secteurs associatifs et... la Caisse des dépôts et consignations ! 
La critique du principal syndicat du secondaire se place sur un autre terrain, à savoir que le gouvernement ne va pas assez vite: la fédération syndicale ne met pas un euro sur la victoire de la gauche en 2015 et en 2017 et craint donc de manquer le coche. "Nous pensons qu’on ne va pas y arriver, estime la co-secrétaire générale du SNES-FSU, Frédérique Rolet. Il y a 8.500 emplois nouveaux prévus au projet de budget 2016. Il en faudrait au moins 11.000 pour réaliser la promesse des plus de 22.000 qui restent à créer."


Discours similaire au SNUipp-FSU, le syndicat hégémonique du primaire, où son secrétaire général Sébastien Sihr regrette qu’on ait "créé 9.000 postes dans le primaire sur les 20.000". Sans vouloir faire de " procès au gouvernement", le SNUipp "tire la sonnette d’alarme car le tempo actuel est insuffisant". 

Le SE-UNSA, deuxième syndicat enseignants, n’est pas aussi alarmiste, mais fait part de ses craintes sur la scolarisation des moins de trois ans - "seul un tiers des 3.000 postes envisagé d’ici à 2017 a été créé", a calculé le syndicat. 

Quant à l’autre dispositif clef de la réforme de l’école poussé par le gouvernement, qui vise à prévoir plus d’un maître par classe (co-intervention, ci-dessus)) dans les établissements difficiles, on est "très loin de l’objectif final", poursuit encore le SE-UNSA. Soit moins de 2.500 postes créés sur les 7.000 attendus d’ici à 2017.
Les syndicats ont décidé de lancer une journée de mobilisation interprofessionnelle le jeudi 8 octobre 2015



Grève pour l’emploi et le pouvoir d’achat à l’appel de la CGT, la FSU et Solidaires.
Cette grève se déroule en pleine discussion du budget 2016, avec pour objectif de faire pression sur le gouvernement.

Les grévistes du 8 octobre 2015 réclament "une réorientation de tout ou partie des 19 milliards de baisse de prélèvements encore à voter en direction des ménages ou des collectivités",  précise Le Figaro.
Les syndicats veulent un ciblage des allègement de charges sur les entreprises qui jouent le jeu en matière d’emploi. 
Les perturbations de la grève affecteront les écoles, cantines et fonction publique.


jeudi 20 novembre 2014

L'Education est-elle bien toujours nationale entre les mains de Vallaud-Belkacem ?

Création de 500 postes supplémentaires d'enseignants dans le 9.3

Une annonce Vallaud-Belkacem, à la veille d'une grève d'enseignants...

La ministre de l'Education agit sous la pression
A la veille d'une grève des enseignants en Seine-Saint-Denis, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, a annoncé neuf mesures pour les écoles du 93.

Parmi elles, en plus des 300 déjà prévus, la création de 500 emplois de professeurs des écoles sur les trois prochaines années (2015, 2016 et 2017) doit permettre d' "accueillir dans de bonnes conditions les élèves supplémentaires" et "développer la scolarisation des moins de 3 ans". On arrive à 800 pour la seule Seine-Saint-Denis: de quoi faire pâlir le Pas-de-Calais...

Autres mesures, l'éducation prioritaire sera renforcée et le nombre de postes de professeurs des écoles mis au concours pour l'Académie de Créteil sera augmenté. En outre, la création d'un concours ...supplémentaire à la session 2015 devrait permettre à des candidats "de grande qualité" qui n'ont pas été recrutés dans certaines académies sélectives de concourir une deuxième fois en Seint-Saint-Denis. En somme, ceux qui ne sont pas à la hauteur ailleurs conviendront au 9.3 ? 

Le mensonge comme mode de gouvernement
Vallaud-Belkacem y excelle. "Ce concours aura les mêmes exigences que le
concours habituel (mêmes épreuves écrites et orales)", précise le ministère qui n'est pas à une contre-vérité près. Les postes ouverts à concours n'ont pas été pourvus pour la raison indiquée par la rue de Grenelle, mais aussi faute de candidat(e)s que la Seine-Saint-Denis effraie, avec quelque raison.

NVB fait entrer la sous-qualification par la porte de derrière
Des contractuels sont également à l'ordre du jour, mais ce qui surprend, c'est que les syndicats avale les couleuvres d'un soi-disant meilleur accompagnement et d'une meilleure formation. Des contractuels mieux formés, c'est nouveau: un tour de magie socialiste, avec la complicité du SNUipp. Concrètement, "pour les prochaines rentrées scolaires, les contractuels seront recrutés très en amont (en juin-juillet,pour septembre, c'est-à-dire 8 semaines avant la rentrée de 2015...) avec un contrat débutant [ce qui fait probablement sens] et avant la rentrée scolaire [ce qui semble préférable] et une formation [laquelle et par qui?] leur sera proposée avant la prise en charge des classes [par respect des parties]".

Pour améliorer la gestion des remplacements et la réactivité de l'Education nationale dans ce secteur "tendu", voire hyper-tendu, on peut même dire à risques, les équipes administratives du 93 seront réorganisées, puisque le recteur n'en avait pas encore  éprouvé la nécessité.
Concrètement, le flou cache un loup, mais le SNUipp n'a pas ouvert la battue.

VOIR et ECOUTER
improviser avec aplomb au micro bienveillant de France Info, le 19 novembre:
  

Pastille rouge pour Najat Vallaud-Belkacem: elle n'atteint pas la moyenne !
La ministre de l'Education nationale multiplie les expérimentations pour construire l'école de demain. Dernière en date : remplacer les notes par des couleurs. Erreur de diagnostic: lorsque les élèves souffrent de leurs résultats, ce ne sont pas les notes qui sont en question, mais l'évaluation. Et tous les éléments de langage ont été ressortis des armoires: elle est "injuste", elle est "stigmatisante", elle est "décourageante", elle mine la "confiance en soi" et fait tomber le taux d'hormones. Du coup, les professeurs sont-ils les auteurs d'un génocide. Ils manquent pour le moins de bienveillance. Au moins tient-on les coupables. 
Alors, l'école de demain sera-t-elle sans contrôles ?  Faut-il éradiquer l'espèce enseignante, la remplacer par des ordinateurs, des objets connectés ? Bientôt des e-t-shirts diffuseurs de connaissances ou des patches d'évaluation indolore? Les QCM ont en effet provoqué des troubles profonds et laissé des séquelles irréparables. Mais si on peut optimiser la performance de son aspirateur, pourquoi la géniale NVB, avec le soutien d'Axelle Lemaire, secrétaire d'État chargée du Numérique, ne proposerait-elle pas demain d'optimiser les apprentissages et les évaluations ?  
L'UMP propose quant à elle le recrutement des enseignants par les chefs d'établissement. Sur critères de docilité ou flexibilité, politique ou syndical ? Les voies sans issue abondent.

6 sur 20, c'est la note qu'ont obtenue certains professeurs recrutés aux concours.
 
Pas de redoublement pour les candidats en difficulté avant même que d'embrasser la carrière. Et Najat Vallaud-Belkacem veut les multiplier... 
En visite à Bondy, elle s'est félicitée de leur accroissement quantitatif à l'échelon national  aussi : la qualité n'est pas requise. Plus de 11.000 en 2015 contre 8.000 en 2014 pour le primaire, et 2.000 de plus pour le secondaire. Et Vincent Peillon assurait que ce serait des postes d'encadrement au sens large et non pas exclusivement d'enseignement, mais les établissements attendent de voir venir les personnels de soutien à la réussite des élèves, ces jeunes qui étaient la priorité des priorités du candidat Hollande. 

Cette politique comptable est présentée comme la panacée pour remédier aux échecs de l'école. 
Ce dont la ministre évite soigneusement de parler, c'est du niveau des professeurs recrutés. Pour l'école élémentaire, certains ont été reçus avec des moyennes de 5 à 6 sur 20. Au collège et au lycée, ce n'est pas mieux. Les rapports de jury de CAPES (Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré) pour l'année 2014, qu'ils adoptent la langue de bois ou, au contraire, un discours de vérité, montrent que les exigences du ministère sont très éloignées des critères d'excellence. De quoi décourager les jeunes impétrants qui se disent humiliés par cette notation sans rapport avec leurs résultats au bac. Mais là, c'est encore une autre histoire.

7 sur 20 en français et en maths: ça va suffire !
Des hommes sages?
Ce serait trop demander des féministes...
En lettres modernes, la barre d'admission (la note du dernier admis) s'élève à 7 sur 20. Une garantie e maîtrise de l'orthographe à enseigner ? Avec une note équivalente, un candidat au baccalauréat ne serait pas rattrapé à l'issue de l'oral: il n'aurait même pas droit de s'y présenter... Le niveau de la "barre", dans cette matière, ne cesse de baisser : 9 en 2010, 7,5 en 2011, 7,25 en 2012, 7,15 en 2013. C'était avant l'ABCD de l'égalité, mais les activités d'éveil dispersaient déjà les enfants des écoles et des collèges. 
En maths, c'est un peu mieux, ou moins mauvais, avec 7,8 sur 20. En sciences de la vie et de la terre on descend jusqu'à 8 sur 20 et la philosophie exige 8,6 sur 20, mais les postes sont rares. Seule l'histoire-géographie s'approche de la moyenne avec 9,42 sur 20. 
Le plus extraordinaire, c'est que le jury de ce concours se félicite de performances aussi accablantes pour le système scolaire entier. Du coup, au vu du "vivier important de candidats", le ministère décide d'admettre tous ceux et celles qui ont royalement obtenu plus de 7,75 sur 20. Il eût été dommage de se passer de telles compétences ! Elles seraient allées vers le journalisme où le régime fiscal est nettement plus attractif et ça, c'est un calcul accessible à tous...

Le seul, finalement, qui n'emploie pas la langue de bois, c'est Olivier Grenouilleau, le président du jury de l'autre concours d'histoire-géographie, réservé aux professeurs contractuels : "Le jury, écrit-il, a pu observer des lacunes graves et inquiétantes chez certains candidats qui ont déjà en charge des élèves. Les connaissances scientifiques de certains sont si minces qu'elles rendent difficile, voire impossible, toute réflexion didactique ou pédagogique." Il ne reste plus qu'une solution à Najat Vallaud-Belkacem : supprimer, aussi, les notes aux concours de recrutement des enseignants.

Vallaud-Belkacem, Valls et Hollande organisent la précarité

Ces "contractuels" sont "non-titulaires" et donc plus précaires que des CDD. Avant les recrutements de sous-professeurs, ils constituaient 20% des agents des collectivités territoriales, 16% de ceux des établissements de santé et 15% des agents de l’Etat. Soit, au total, presque 17 % des effectifs de la fonction publique. 
Pour lutter contre la précarité dans la fonction publique, une loi de 2012 prévoit la titularisation d'un certain nombre d'agents sous contrat ou le passage de leur CDD à un CDI, d'ici 2016. Mais, selon un rapport, nombre de contractuels ont refusé "l'emploi à vie" offert pas le statut. Alors attractif, Mme la ministre ? Doit mieux faire...
Au final, les privilèges accordés par NVB au 9.3 ne sont que tromperie et manque de respect envers les jeunes en déshérence. Les défavorisés des autres départements ne perdent pas grand chose. Ils gagnent la satisfaction de ne pas se laisser rouler dans la farine et traîner dans la boue.

jeudi 26 juin 2014

Éducation : Hamon dénonce une évaluation qui découragerait les élèves

Comment dissimuler le niveau réél aux élèves et leurs parents

Benoît Hamon lance une conférence afin de revoir les systèmes de notation et d'évaluation des élèves
Hamon est à l'écoute...
Le ministre bac +3 de l'Education nationale, Benoît Hamon, lance mardi une "conférence nationale sur l'évaluation des élèves", espérant parvenir d'ici à décembre à un "consensus" sur une notation plus "bienveillante". "Aujourd'hui, notre système d'évaluation souligne les lacunes et les échecs des élèves, ce qui peut être très décourageant pour certains", déclare Benoît Hamon dans un entretien paru ce mardi dans Le Parisien/Aujourd'hui. 

Les parents n'ont pas à savoir

Le ministre ne les "calcule" pas. Selon lui, "l'évaluation doit permettre aux enseignants et aux enfants de mesurer les progrès accomplis et ceux qui restent à accomplir. Il faut qu'elle soit plus exigeante, qu'elle en dise plus ; qu'elle soit bienveillante et qu'elle stimule au lieu de décourager".

Les jeunes Français seraient inhibés par la peur de l'erreur 
L'enquête Pisa de l'OCDE montre que "les jeunes Français sont ceux qui redoutent le plus l'erreur" et qui s'abstiennent le plus de répondre "par peur de faire une faute", souligne-t-il, bien qu'il soit particulièrement difficile d'évaluer le bien-fondé d'une telle assertion. Nos petits enfants-rois seraient donc plus craintifs qu'ils n'en ont l'air?



Le ministre est capable de distinguer "syntaxe" et "grammaire"...  "En dictée par exemple, un élève qui progresse en syntaxe mais continue à faire trop de fautes en grammaire peut être toujours noté zéro. Comment peut-il savoir qu'il a progressé ?", lance-t-il, à partir d'un exemple particulièrement malheureux qui montre à quel point il domine son sujet. Peut-être l'incompétent voulait-il valoriser la syntaxe contre l'orthographe (grammaticale, dans le meilleur des cas), science des ânes.



L'élève doit savoir qu'il a progressé, mais ignorer qu'il a baissé

La note ne serait pas utilisée "à bon escient"
"La note doit être utilisée à bon escient. Elle est utile, mais quand elle paralyse, on doit lui substituer d'autres formes d'évaluation", prône-t-il. "On doit pouvoir apprendre et évaluer différemment comme avec les travaux personnels encadrés (TPE) par exemple, qui permettent de juger l'aptitude de l'élève à travailler de manière collective". Les TPE, il faut le savoir, sont réalisés à la maison, avec toutes les aides humaines et matérielles possibles -donc inégalitaires- et font l'objet d'une épreuve anticipée du baccalauréat, de type contrôle continu, validée par un groupe de professeurs de l'établissement du candidat, avec en effet toute la "bienveillance" qu'imposent les taux de réussite et la rivalité entre lycées d'une même région...



La conférence nationale sur l'évaluation des élèves associera de juillet à décembre la communauté éducative et la société civile, sous l'égide d'un comité d'organisation présidé par le recteur de l'Académie de Rennes Michel Queré.
Ses travaux se concluront avec "une semaine de l'évaluation" du 8 au 12 décembre. Benoît Hamon recevra ensuite les conclusions d'un jury composé de professionnels et d'usagers du système éducatif, présidé par le physicien Etienne Klein. Leurs recommandations devront s'appuyer sur "les résultats de la recherche, les connaissances scientifiques, les pratiques de terrain nationales et internationales".

La vérité ne doit pas être sanctionnée

Le principe de faire évoluer l'évaluation des élèves pour éviter une "notation-sanction" figure dans la loi de Refondation de l'école défendue par l'ancien ministre Vincent Peillon. 

Avec l'évaluation, Benoît Hamon ouvre son premier chantier depuis son arrivée rue de Grenelle. Si le ministre espère parvenir à un consensus, le sujet peut se révéler délicat à traiter, entre des habitudes qui poussent à l'inertie et la crainte qu'une notation renouvelée n'aboutisse à une baisse des exigences et du niveau des élèves.

Le ministre s'expose à une "notation-sanction" du SNUipp
Ce syndicat hégémonique du primaire s'est montré jusqu'ici hostile à toute évaluation nationale des élèves. Probablement inhibés par la peur d'un jugement tombé du ministère, le syndicat des enseignants de gauche au primaire.   

Liens PaSiDupes:

- 19 janvier 2009: Des enseignants syndicalistes perturbent l'évaluation des élèves de CM2

- 30 janvier 2011Des fonctionnaires organisent le sabotage des évaluations de CM2 - Des fuites sur Internet bloquent les évaluations de CM2