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vendredi 4 août 2017

Macron, un Strauss-Kahn, du genre neutre

La Macronie prend sa source auprès de Strauss-Kahn et Macron auprès de la vieille garde

Le banquier a reconstitué autour de lui une partie de l’entourage de Dominique Strauss-Kahn

Si Macron met les jeunes en avant, ce sont ses "grouillots": ses mentors sont hors d'âge. 

Henry Hermand dans son bureau parisien, le 23 février.
Ainsi, Henry Hermand, acteur de la deuxième gauche et mentor d’Emmanuel Macron, ce "jeune fils spirituel" qu’il espérait voir porter les espoirs de la social-démocratie, est mort en 2016, à 92 ans. L’homme d’affaires, qui avait fait fortune dans la grande distribution, était un généreux mécène de la gauche progressiste. Riche d’une fortune bâtie dans la grande distribution, il continuait à financer plusieurs think tanks de la gauche. 'La République des idées', présidée par Pierre Rosanvallon, puis 'Terra Nova', cette boîte à idées du Parti socialiste (PS), bénéficiaient de ses dons. Il était aussi l’actionnaire de référence du '1', hebdomadaire fondé par Eric Fottorino, un ancien directeur du Monde qui se veut libre et indépendant.

Ingénieur physicien au Commissariat à l’énergie atomique (CEA), Henry Hermand rejoint les milieux intellectuels progressistes dès les années 1950 et intègre notamment la revue Esprit, où il rencontre le fondateur du journal Le Monde, Hubert Beuve-Méry, mais aussi Gilles Martinet, qui lancera bientôt France Observateur et Emmanuel d’Astier de La Vigerie, ancien résistant et gaulliste de gauche. Comme eux, il est anticolonialiste, humaniste et chrétien. Lors d’un voyage en Pologne, il a découvert la réalité des pays satellites de l’Union soviétique (URSS) et en est revenu farouchement anticommuniste. Son réformisme sera désormais celui de Pierre Mendès France.

Emmanuel Macron, p
eu expérimenté en politique mais homme de réseaux,
 puise au passage quelques éléments de la pensée sociale-libérale du ténor socialiste déchu, Dominique Strauss-Kahn.  

Avant de poser ses dossiers à l’Elysée ou à l’Assemblée nationale, avant même de monter à l’automne 2015 la petite équipe à l’origine d’En Marche!, sa bande de trentenaires ou jeunes quadras gravitait dans l’orbite de DSK, de 2002 jusqu’à la défaite lors de la primaire socialiste de 2006. Parmi eux: Benjamin Griveaux, désormais secrétaire d’Etat en charge de l’Industrie; Cédric O, ex-conseiller de Pierre Moscovici, Ismaël Emelien et Sibeth Ndiaye, conseillers du président de la République; Stanislas Guérini et Adrien Taquet, députés.

"L’histoire est extraordinairement romanesque"
, vue par un de leurs aînés, proche de DSK.
 

Principalement issus de Sciences-Po, où enseigna DSK, ou de HEC, ils font office de "petits grouillots", se souvient l’un d’eux. Etonnez-vous donc que Macron reproduise aujourd'hui ce schéma relationnel avec sa piétaille de l'Assemblée...

"On est venu me voir quand j’étais à Sciences Po pour me dire qu’il y avait besoin de petites mains pour DSK. Le but était de ne rien laisser échapper qui venait du terrain, par exemple répondre aux lettres", poursuit ce proche anonyme. 

Pour beaucoup, la porte d’entrée est un think tank mis sur pied en 2003 par DSK, avec Michel Rocard et Pierre Moscovici: "A gauche en Europe". 
"Un endroit de réflexions très libres, passionnant", se souvient l’ancien ministre socialiste de l’Intérieur  de HollandeMatthias Fekl, resté fidèle au PS et à Benoît Hamon. 
Résultat de recherche d'images pour "Jean Pisani-Ferry Macron"
On y retrouve notamment l’économiste Jean Pisani-Ferry, ci-contre à gauche, 66 ans, fils d'Edgar Pisani et l'un des principaux inspirateurs de la réforme du droit du travail promise par Emmanuel Macron lors de sa campagne, 
François Villeroy de Galhau en 2017.le gouverneur de la Banque de France, 58 ans, François Villeroy de Galhau, à droite, depuis septembre 2015, malgré un collectif de 150 économistes qui signala le risque de conflit d'intérêts que représentait cette nomination et qui demanda aux parlementaires de s'y opposer, et membre du conseil de surveillance de Bayard Presse, groupe propriétaire du quotidien La Croix,
Résultat de recherche d'images pour "philippe grangeon macron"ou encore, l’un des cinq administrateurs du mouvement En Marche!, Philippe Grangeon, ancien membre du cabinet de G. Strauss-Kahn, directeur de Capgemini, première entreprise de services du numérique de l’Hexagone, et que le journal communiste L'Humanité qualifie de "miroir du système Macron". 

Françoise Holder est le relais d'En Marche! auprès du monde des grandes entreprises. 
La co-fondatrice avec son mari Francis Holder des boulangeries Paul et propriétaire de Ladurée, s'est engagée très tôt à titre personnel au sein d'En Marche!. Dès juin 2016, alors qu'Emmanuel Macron n'était encore que ministre de l'Économie, Françoise Holder l'a rencontré à Bercy en tant que présidente de l'association Force Femme et du Conseil de simplification. "J'ai été immédiatement emballée, explique-t-elle. J'ai vu quelqu'un de jeune, de dynamique. Et puis surtout Emmanuel est un des seuls hommes politiques à avoir été salarié dans le privé. Il sait ce qu'est une entreprise, il sait qu'il faut faire des bénéfices pour après les redistribuer et investir".
Son rôle de déléguée nationale consiste surtout à organiser des manifestations et des rencontres avec des entrepreneurs.
 
Le PDG du groupe Capgemini, Paul Hermelin, est d’ailleurs un soutien de la première heure du nouveau président. Il était présent dès le premier meeting du candidat d’En marche !, mais il ne se tient pas au premier rang face aux media: il a 65 ans.
Plus proche encore, le directeur de la communication de Capgemini, Philippe Grangeon, est, lui, membre du conseil d’administration d’En marche. Il est, selon les statuts, l’un des cinq administrateurs du mouvement. À en croire des dizaines de mails publiés dans les 'Macron Leaks', même s’ils n’ont pas tous été authentifiés, Philippe Grangeon a beaucoup travaillé et relu les discours du candidat Macron, félicitant même 'le flow solide' du candidat.

Le nouveau président a encore promis d’augmenter et simplifier l’accès aux crédits d’impôt aux entreprises innovantes et du numériques. "Nous devons devenir dans les cinq années qui viennent la nation des start-up", déclarait Emmanuel Macron le 13 avril dernier au palais Brongniart, au cours du sommet qui leur était consacré, devant des dizaines d’entrepreneurs enthousiastes, "et créer des Google européens". Il veut " faire en sorte que quand vous créez une start-up en France, vous avez accès ainsi demain à 27 pays et non pas à vous battre avec 27 réglementations différentes". En mai dernier, le vote du passage de Capgemini en société de droit européen anticipait cette volonté politique.
A noter que, malgré les plus de 900 millions d’euros de bénéfices, Capgemini n’a pas payé 1 euro d’impôt sur les sociétés (IS) en France, en 2016, quand Macron était à Bercy.
Les start-uppers constituent le maillage de la société civile pour Macron 
Le candidat Emmanuel Macron avait le soutien de figures du monde des start-up comme Marc Simoncini (Meetic), Cédric Sire (le patron de Webedia, l'éditeur d'Allociné ou de Pure People) ou encore de Paul Hermelin (CapGemini), de Pierre Pringuet (Pernod-Ricard) et de Mourad Boudjellal (le créateur de l'éditeur de BD Soleil et actuel président du club de rugby de Toulon).


Axelle Tessandier est celle qui a l'oreille des start-uppers. Cette entrepreneuse du numérique de 36 ans qui a longtemps vécu entre Paris, Berlin et San Francisco a délaissé son entreprise de conseil en management du numérique, AXL Agency, pour se consacrer à la campagne de son mentor. Au sein d'En Marche!, si elle assure ne pas avoir de rôle thématique, elle a, outre le numérique, oeuvré pour construire la partie du programme sur l'égalité homme-femme.

Pour la fibre sociale, c'est vers Jean-Marc Borello que se tourne Emmanuel Macron. Surnommé le "Bill Gates du social" ce chef d'entreprise de 59 ans a connu le candidat du temps où ce dernier était étudiant à Sciences Po. Borello qui y enseignait l'a alors pris sous son aile et l'a aidé à préparer le concours d'entrée de l'ENA. C'est lui qu'Emmanuel Macron est allé chercher en octobre dernier lorsqu'il préparait son futur programme présidentiel. Jean-Marc Borello est un peu la caution de gauche du candidat d'En Marche!. Ce self-made man qui n'a que le bac en poche dirige en effet le groupe SOS, un géant de l'économie sociale et solidaire qui compte 15.000 salariés et a recruté dans son groupe des candidats à la députation. Son groupe qui comprend aussi bien des centres d’hébergement pour toxicomanes et SDF, que des crèches ou des entreprises commerciales de location de voitures hybrides ou de distribution de produits équitables a réalisé près de 900 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2016.

Co-fondé par Rocard et DSK, ce club de réflexion, "A gauche en Europe",  alimenta en hommes et en idées la campagne pour la primaire socialiste de 2006.  
Résultat de recherche d'images pour "ismaël emelien maduro"Image associéeIsmaël Emelien, le benjamin de la bande, qui est allé se former dans l'équipe de Havas chargée de la communication de Nicolás Maduro, président du Venezuela par intérim après le décès d'Hugo Chávez, aujourd'hui dictateur qui met son pays à feu et à sang, et qui a mis entre parenthèses sa 3e année à Sciences-Po pour la campagne, s’occupe de la communication sur internet. 
Les amitiés se nouent dans la "soute" de la campagne, mais n’empêchent pas la déroute face à Ségolène Royal, puis face à Nicolas Sarkozy. "On s’était fait ratiboiser, mais c’était très instructif", raconte un des 'jeunes' de la campagne. 
"On formait un petit groupe qui se retrouvait dans un appartement rue de la Planche" (VIIe arrondissement), se souvient Stanislas Guérini. Sibeth Ndiaye, devenue conseillère presse à l’Elysée, y joue les petites mains. 
"On se disait qu’il fallait élargir notre base. En face, Ségolène faisait 'Désir d’avenir', elle avait tout compris", mais surtout Maître Mignard, ajoute-t-il en glissant que, neuf ans plus tard, l’expérience inspirera en partie la “grande marche" de Macron. 

Les idées de DSK ont imprégné la troupe


Sans surprise, certaines resurgiront avant la présidentielle 2017. 
Une note de Dominique Strauss-Kahn de 2004, intitulée "Pour l’égalité réelle", résonne savoureusement: il y préconise par exemple "la suppression de la taxe d’habitation", un "impôt injuste" qui "rend pauvres les communes dont les habitants sont pauvres". 

En matière d’éducation, il appelle aussi à rompre avec "cette égalité formelle et concentrer les moyens sur les élèves qui en ont besoin".
"La vraie égalité consiste à faire plus pour ceux qui ont moins", abonde en écho E. Macron, 13 ans plus tard, dans son programme. 

"A l’évidence, il y a des éléments de filiation entre DSK et Macron"
, confirme un Strauss-kahnien historique, encore au PS aujourd’hui. Et de citer "la recherche d’un chemin progressiste dans la mondialisation, le choix du risque plutôt que de la rente, et tout le débat sur la lutte contre les inégalités en amont plutôt que par un seul système de protections". "DSK disait qu’il fallait s’attaquer aux inégalités à la source, mais cela passait beaucoup par des politiques publiques. M. Macron, lui, semble croire que les mécanismes du marché vont réguler cela d’eux-mêmes", nuance Matthias Fekl. "Il y a des parallèles importants", insiste un autre proche de DSK. "Mais Macron est allé plus loin dans la transgression et dans l’engagement", estime-t-il.

VOIR et ENTENDRE
l'image que Besancenot renvoie de Macron:

mercredi 5 mars 2008

Taux de chômage "inférieur à 7,9%", en France en 2007

Et si la gauche et la presse parlaient de toutes les baisses…
De quoi réjouir les veaux dans le pré des média…
Le taux de chômage en France sera "inférieur à 7,9%"…"pour l'ensemble de l'année 2007". Il devrait être connu jeudi matin, mais le Premier ministre François Fillon en a fait l’annonce mercredi à Rennes, lors d'une visite de soutien au candidat
UMP
aux élections municipales.
"On va connaître dans quelques jours le taux de chômage pour l'ensemble de l'année 2007 (...), il sera inférieur à 7,9%. C'est un taux historiquement bas", a souligné F. Fillon. "Sur le plan de l'emploi, on est à un niveau de chômage qu'on n'a pas connu depuis 1983" a-t-il ajouté. "La vérité, c'est que sur l'emploi les politiques publiques débouchent sur des résultats" a affirmé le Premier ministre.
De son côté, le président Nicolas Sarkozy s’est félicité que la France confirme "prochainement" une baisse "sans précédent" de son niveau de chômage.
"Nous aurons des chiffres prochainement qui montreront un niveau sans précédent de baisse du chômage dans notre pays", s’est réjoui Nicolas Sarkozy. "L'investissement résiste et le chômage baisse", s'est-il félicité.
Le Président de la République a fait observé qu’en 2007, "notre économie a fait preuve d'une capacité de résistance qui a été profondément renforcée par les mesures adoptées depuis mai dernier pour soutenir la demande".
Ceci malgré une "quadruple crise", a-t-il dit, en citant celle des subprimes, la hausse de l'euro "à un niveau sans précédent", la crise pétrolière et la hausse des cours des matières premières.
Demain jeudi, l'INSEE publiera le taux de chômage du quatrième trimestre 2007; Il ne divulguera que des données trimestrielles et aucune moyenne annuelle. Néanmoins la moyenne annuelle pourra être calculée à partir des valeurs pour les quatre trimestres de l'année.
Au troisième trimestre 2007, le chômage en France métropolitaine était tombé à 7,9% de la population active en moyenne, sans compter les départements d'outre-mer (DOM), soit 2,2 millions de personnes.
Soit la presse mentionne cette baisse qui confirme la tendance mais assure qu’il a forcé le trait, soit elle conteste les chiffres, comme à son habitude.

mercredi 23 mai 2007

A Gauche en Europe

À gauche, en Europe, encore un bidule socialiste
À gauche, en Europe est un club de réflexion social-démocrate qui fut créé en 2003 par Dominique Strauss-Kahn, Michel Rocard et Pierre Moscovici. Le manifeste de ce think tank rappelle les objectifs du club :
- participer à la refondation intellectuelle du socialisme français après la fin de cycle caractérisée par la défaite de 2002 et
- promouvoir l'idée d'un fédéralisme européen au sein de la gauche française.

À ce titre, AG2E (A Gauche, en Europe, pour les initiés) s'est engagé en faveur du Traité constitutionnel européen et a soutenu la candidature de Dominique Strauss-Kahn à l'investiture socialiste.
Parmi les thèmes de réflexion traités par le club, on relèvera la question de l'insertion de la France et de l'Europe dans la mondialisation (groupe présidé par Daniel Cohen), des inégalités en milieu scolaire (Eric Maurin), des relations Nord-Sud (Michel Rocard), des questions LGBT (Christophe Girard , Lionel Choukroun), de la sécurisation des parcours professionnels et des nouveaux droits sociaux (Jean-Paul Huchon, Marc Deluzet), des PME et de l'entreprise en général.

Les apports d'À gauche, en Europe au projet socialiste pour 2007 sont notamment les suivants :
-l'égalité réelle (concrétisée par des propositions telles que le service public de la petite enfance, l'approfondissement des ZEP, l'interdiction des ventes à la découpe, l'acquisition de leur logement pour les locataires de HLM sur longue période, la lutte contre les discriminations et la légalisation du mariage entre personnes de même sexe)
- et le développement solidaire (en prônant un investissement massif dans la recherche et l'enseignement supérieur, une refonte fiscale pour plus de justice et une lutte contre les inégalités territoriales).
Les soutiens d'À gauche, en Europe
Dans le conseil d'administration du club, on relève une majorité d'hommes et de femmes politiques issus des anciennes mouvances rocardiennes et jospiniennes, parmi lesquels : Alain Bergounioux, Pierre Bourguignon (député-maire de Sotteville-les-Rouen), Serge Janquin (député du Pas-de-Calais), François Pupponi (maire de Sarcelles), Alain Richard (ancien ministre de la défense), Catherine Tasca (sénatrice), Catherine Trautmann (député européen), et les trois fondateurs, Pierre Moscovici, Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn.
Le conseil d'orientation du club comprend plusieurs personnalités européennes :
Massimo d'Alema (ministre italien des Affaires étrangères)
Joaquín Almunia
Dick Benshop
Josep Borrell-Fontelles
Kemal Derviş
Piero Fassino
Bronislaw Geremek
Antonio Guterres

Leif Pagrotsky
Poul Nyrup Rasmussen, le président du Parti socialiste européen et membre Gonordisk (cf. libellé PaSiDupes)
Angelica Schwall-Düren
Bruno Liebhaberg
Jens Stoltenberg

Ont également participé à des conférences d'À gauche, en Europe : Romano Prodi, Elio di Rupo.
Parmi les intellectuels qui ont participé à des groupes de travail ou à des conférences, on relève également : Alain Bergounioux (également secrétaire national aux études du parti socialiste), Pierre Cahuc, Jacques Donzelot, François Dubet, Marie Duru-Bellat, Gosta Esping-Andersen, Gilles Finchelstein, Pierre Jacquet, Olivier Mongin (cf.libellés PaSiDupes à son nom+ Esprit, Jean Pisani-Ferry, Alain Touraine, François Villeroy de Galhau.
L'équipe d'animation est la suivante : Marisol Touraine (présidente, également, conseillère générale de Montbazon, Olivier Ferrand (délégué général, également responsable national Europe du parti socialiste), Sandra Elouarghi-Thévenoud, Matthias Fekl, Benjamin Griveaux, Thomas Mélonio (également délégué national Afrique du parti socialiste).
source Wikipedia (Redirigé depuis À gauche en Europe)

Olivier Mongin, un transversal socialiste

Olivier Mongin fait le grand écart
Olivier Mongin est à la fois le directeur de la revue française Esprit (lien Wikipedia) ET le vice-président de La République des Idées, groupe d'experts socialistes présidé par Pierre Rosanvallon (cf. libellé PaSiDupes).

Or, d'après la liste arrétée au 11 novembre 2003, Olivier Mongin est aussi membre du Comité d'orientation scientifique de l'association fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn, À gauche en Europe (voir libellé PaSiDupes).

Pendant la campagne de Sa Cynique Majesté Royal, Pierre Rosanvallon s'était élevé contre le pillage par le groupe Désirs d'Avenir des idées de La République des Idées, pour le bénéfice de la candidate socialiste, au détriment de leur 'collègue commun', Dominique Strauss-Kahn et de A Gauche, en Europe...

La République des Idées

Le groupe d'experts La République des Idées roule-t-il pour Royal ?
Créée en 2002 par Pierre Rosanvallon, le penseur de la "deuxième gauche", à la suite de la dissolution en 1999 d'un autre groupe d’experts, la Fondation Saint-Simon, La République des Idées (lien Wikipedia) se définit comme un "atelier intellectuel" dont la vocation est d'oeuvrer à une "nouvelle critique sociale" et au "renouvellement intellectuel de la gauche française et européenne". Il se veut à la fois un "lieu de production et d'échange d'idées neuves en Europe et dans le monde" et un "lien entre les personnalités, les organisations, les publications qui défendent la force des idées comme moteur de l'activité humaine".

La République des Idées organise régulièrement des colloques tels par exemple celui sur La nouvelle critique sociale qui a rassemblé en mai dernier à Grenoble une centaine de chercheurs et d'acteurs sociaux et plus de huit mille participants sur le thème du malaise de la société et de la démocratie française. Elle publie aussi une revue mensuelle de débat intitulée La Vie des Idées, sous la rédaction en chef de Wojtek Kalinowski, ainsi qu'une collection de livres, La République des Idées, aux éditions du Seuil. Cette collection d'essais compte entre autres des titres comme La Nouvelle Critique sociale sous la direction de Pierre Rosanvallon, L'École des chances de François Dubet, La fin de la télévision de Jean-Louis Missika, Les désordres du travail de Philippe Askénazy, Le Ghetto français de Eric Maurin, Classes moyennes à la dérive de Louis Chauvel, L'Islam de marché de Patrick Haenni, L'Insécurité sociale de Robert Castel, La Fatigue des élites de François Dupuy, L'inflation scolaire de Marie Duru-Bellat ou encore La République et sa diversité de Patrick Weil [qui a bougé une oreille dans l'actualité, depuis l'élection de Sarkozy... cf. sa démission du CNHI- voir libellé PaSiDupes]

L'historien Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France et directeur de La République des Idées, se démarque de Sa Cynique Majesté Royal. Dans un texte de "mise au point", il a tenu à préciser que ce cercle de réflexion qu'il co-anime depuis 2002 avec Olivier Mongin et Thierry Pech n'a "aucune relation de travail" ( !) avec la candidate à l'investiture du Parti Socialiste pour l'élection présidentielle de 2007, ajoutant que le travail des chercheurs de La République des Idées n'est pas destiné "à promouvoir un programme, un mouvement ou une personnalité". [Et pourtant…Pourquoi la nécessité impérieuse de cette précision?]

Dans le pré-programme de campagne que la Cynique susnommée recycle sur son site interactif Désirs d'avenir, M’dame Royal s'inspire largement des publications de ce groupe de 'jeunes' intellectuels de gauche. Plusieurs observateurs de la vie politique ont souligné dans la presse les nombreuses références et points communs entre les travaux de Désirs d'avenir et ceux de La République des Idées. Ce qu’en termes moins choisis on appelle du pillage intellectuel ou plagiat. Les "documents de travail" constituant les deux premiers chapitres du livre en cours de rédaction de la députée socialiste, intéressée à tous les 'désordres' et consacrés l'un au Désordre démocratique et l'autre aux Désordres de l'emploi et du travail, semblent en effet paraphraser et compiler plus ou moins ouvertement les divers textes sociopolitiques publiés dans le cadre de la revue et de la collection d'ouvrages publiés par La République des Idées. On y retrouve notamment des références évidentes aux travaux de Louis Chauvel, Thierry Pech ou encore Philippe Eskenazy. Les victimes pourraient manifester de leur bonne foi en portant plainte en justice: M° Mignard pourrait même leur prêter main forte!

Si La République des Idées ne roule pas pour elle, Sa Cynique Majesté Royal est donc coupable de 'car jacking'...
Les Français l'ont démasquée sous sa perruque blonde: ils ont jugé et condamné la présumée innocente…

mardi 22 mai 2007

La défiance, un mal français nouveau

Les Français se croient les plus malheureux au monde.
D'où vient ce sentiment de malaise?
Les intellectuels pourraient en être la cause, plus que le chômage et la maladie. Car nos brillants journalistes n'apprennent pas que l'insolence ou l'impertinence ou l'arrogance dans leurs écoles au niveau BTS, ou à Lille, par exemple. Leur formation est placée sous influence: comment faire en neffet si on n'est pas de niveau à penser par soi-même et donc à observer la société sans a-priori. Il faut se rabattre sur une idéologie pré-cuite.

L'un des pourvoyeurs de cette nouvelle tambouille est Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, auteur de La Contre-démocratie : la politique à l'âge de la défiance. Pour éclairer son propos, PaSiDupes vous donne copie d' un entretien publié par 20 minutes ©2006, les propos étant recueillis par Arnaud Sagnard.

Constatez-vous un manque de confiance des Français vis-à-vis de la politique ?
Il existe deux types de défiance. La première, libérale, consiste à se méfier d'un pouvoir trop fort. Ce principe de modération repose sur la Constitution, sur des règles limitant le pouvoir. La seconde est une forme de défiance démocratique exercée à travers les médias, les associations, les ONG et les groupes de citoyens. Ces voix construisent une attention démocratique et un pouvoir d'alerte.
Les électeurs semblent aussi exprimer leurs soupçons...
Avant, il y avait une confiance aveugle des électeurs, notamment dans les préceptes du Parti communiste ou dans le discours gaullien. Aujourd'hui, l'électeur ne donne plus de chèque en blanc pour un mandat. Au-delà, nous assistons à un basculement des formes de défiance positive vers une défiance négative. Au lieu d'un appel à la vigilance, le citoyen stigmatise le pouvoir, considéré comme extérieur à la société.
Comment cela se traduit-il ?
Le pouvoir politique est perçu comme mauvais, donc on le diabolise plutôt que de le corriger ou de le mettre à l'épreuve. Cette dégradation mène au populisme. Cela est très fort chez les populations se sentant abandonnées par l'Etat. Vivant en marge de la société, où il y a une précarité réelle et une incompréhension du système tel qu'il fonctionne, elles veulent le mettre à la porte.
Existe-t-il un vote qui serait une sorte de réflexe sans réelle conviction ?
L'électeur remplace les élus qui l'ont déçu. Cela ne procède plus d'un choix, mais d'une élimination. [Royal appréciera cette prémonition...] En Europe, des partis incarnent cette haine : on ne vote pas pour leur programme, mais parce qu'ils stigmatisent le pouvoir et l'immigration. Ce discours ne fait que prendre en charge ce rejet, il redouble donc le problème.
Certains pensent que les politiques sont différents d'eux, qu'ils ignorent leurs problèmes...
Il y a une demande contradictoire. L'électeur veut que le politique lui ressemble, mais qu'il soit capable de gouverner. Pour représenter le citoyen, le politique doit trouver un langage qui donne sens à la vie des gens. Le langage politique ne parvient pas à décrire le réel et à le modifier.

Comment réduire la distance entre politiques et citoyens ?
Le citoyen est réaliste, il sait qu'après avoir voté son travail n'est pas fini. Il a intérêt à être électeur et contrôleur. Il faut muscler les formes de défiance positive, civique, associative, voire les institutionnaliser. La démocratie ne peut pas être intermittente. L'établissement de jurys citoyens, afin de connaître l'avis de la population sur le pouvoir tel qu'il est exercé, est une piste. Internet offre un accès illimité à la prise de parole, mais il ne produit pas de sens commun. C'est à la fois la démocratie absolue et l'impolitique absolu. Il dissémine, alors que la politique doit cristalliser et trancher.

La démocratie ne suffirait plus: elle aurait-elle vécu? La gauche aurait ainsi besoin de nouvelles garanties, face au constat de sa propre incapacité à pratiquer la démocratie et donc à la perpétuer. Les écoles, les médias et les banlieues sont les terrains privilégiés de son expérimentation de concepts issus de la rive gauche parisienne. C'est l'escroquerie intellectuelle la plus appréciée de la gauche actuelle et, comme vous vous en doutez, de la penseuse socialiste injustement méprisée, Sa Cynique Majesté Royal.

Le théoricien malfaisant n'est-il pas contredit par les faits: les électeurs ont participé à 84% au suffrage universel pour désigner leur représentant suprême et le Président de la République est LEGITIME à une hauteur de 53%...

Un produit frelaté de la pensée française comme Rosanvallon va-t-il conserver toutes ses sinecures, bien que désavoué? Va-t-il encore longtemps incarner l'incompétence au pouvoir?