POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est cours du dollar. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cours du dollar. Afficher tous les articles

jeudi 17 avril 2008

La gauche se frotte les mains : le pétrole dépasse pour la 1ère fois les 114 dollars

Le gouvernement Fillon ne doit pas seulement résister aux attaques de la gauche
Le dollar travaille pour l'opposition:
la gauche gagne des électeurs en dormant...

Bonne nouvelle pour les partis qui veulent empoisonner le gouvernement avec des revendications pour le maintien du pouvoir d’achat ! Le prix du baril de pétrole a dépassé pour la première fois le seuil des 114 dollars mardi à New York, en raison de
- la fermeture de terminaux au Mexique,
- de perturbations sur des infrastructures pétrolières au Nigeria
- et une anticipation de baisse de la production russe.
Cette flambée va se poursuivre, avancent les analystes, qui estiment que les 115 dollars le baril sont prévisibles sous peu.
Depuis quelques jours, les cours du baril de brut battent quotidiennement leurs records, sous l'effet soit de fondamentaux haussiers, soit de facteurs conjoncturels tel l'effritement du dollar, qui rend moins chères les matières premières et pousse les investisseurs à se protéger de l'inflation.
Cette inflation ne peut être contrôlée par les états nationaux qui ne disposent d’aucun moyen d’action sans concertation internationale. L’Union Européenne elle-même ne se montre guère réactive et Monsieur Trichet campe d’ailleurs sur ses positions.
En 1995, et à la différence de Jospin qui a pu surfer sur une économie internationale porteuse, le Président Chirac avait déjà dû faire face à des agressions extérieures identiques sur lesquelles, à l’époque comme aujourd’hui, les gouvernements ne disposent pas de moyens d’actions, sauf à essayer d’atténuer les effets de la montée des prix sur les plus défavorisés, en remontant le niveau du SMIC.

mercredi 27 février 2008

Les prix du baril et du dollar et de produits agricoles occultés au profit du pouvoir d'achat

La gauche confond-elle causes et conséquences?
La campagne des municipales n'est pas le meilleur moment pour une opposition de rendre justice à un pouvoir en place. La nôtre n'a eu de cesse de semer la panique pendant la présidentielle. Pouvait-on attendre de la gauche qu'elle soit honnête aux municipales? Puisqu'en huit mois la haine lui a inspiré de se négliger en reportant sa propre rénovation, pour s'employer à saboter le train des réformes. Si les mines radicales sont enfouies plus profond, celles des socialistes sont à ciel ouvert, mais elles ont en commun d'être injustes. Et ce sont eux qui s'attribuent toutes les vertus et revendiquent plus de justice!
Il convient de distinguer la justice de la justice 'juste': l'une est subjective et relève du discours et de la propagande, l'autre est objective et travaille au redressement et au progrès. Les Français qui parlent moins qu'ils ne travaillent sauront à qui ils peuvent s'identifier et s'y retrouveront au moment des nouveaux scrutins des municipales et des cantonales de mars prochain. Mais le temps est compté et combattre les mensonges par omission de l'opposition pour rétablir la vérité devient un objectif urgent.

Qu'elles soient politique ou médiatique, républicaine ou radicale, les gauches revanchardes n'ont ni foi ni loi: elles misent sur la sottise des électeurs mais ceux-ci se réservent le droit de leur dire leur façon de penser dans les urnes. Pourtant, les citoyens doivent-ils laisser l'ensemble de la gauche nuire à la nation comme à chacun d'entre eux en proférant des accusations, en lançant des rumeurs et des procès d'intention et en soulevant comme s'ils étaient nouveaux des problèmes anciens qui n'ont pas trouvé de solutions avec Jospin?
La question du surpeuplement des prisons se médiatise insidieusement depuis plusieurs mois, par vagues successives: présidentielle, législative, puis municipale et, si nécessaire, estivale… Pour cette fois, c'est le pouvoir d'achat qui a pris la relève de la peur et du chômage. Il fallait bien, puisque le chômage régresse, sans que la presse et l'opposition n'y prêtent plus aucun intérêt.
La propagande a dû se réorienter sur le pouvoir d'achat. On ne peut nier que des industriels et de grands distributeurs -avec leurs centrales d'achats- ont profité de l'introduction de l'euro, d'une part, et du renchérissement de certaines matières premières agricoles, d'autre part, pour prendre des options sur l'avenir, dirons-nous. La soupape de la concurrence est bloquée par des ententes entre professionnels et les profiteurs non seulement nuisent à la collectivité mais donnent aussi du grain à moudre à l'opposition.
Précisément, les prix du blé, du pétrole et du dollar se sont envolés. Chaque semaine, la presse missionnaire sort un nouveau risque et travaille l'électorat au corps, au mental et au portefeuille. Le dernier souci porterait sur le prix du gaz. La presse œuvre avec l'opposition à la sape du moral des Français et le planning chargé jusqu' à la mi-mars, devrait se s'alléger subitement une fois passées les élections. Alors, avec les cerises, reviendra le temps des étudiants…
L'euro a franchi mardi pour la première fois de son histoire le cap des 1,50 dollars (1,5047 dollar), un nouveau record historique qui efface sa précédente marque de référence qui remontait au 23 novembre, à 1,4967 dollars. Notre balance commerciale n'y trouvera pas son compte: la faute au gouvernement Fillon?
Les prix du pétrole brut ont atteint un nouveau record historique mardi à New York, en montant jusqu'à 101,43 dollars le baril, tandis qu'à Londres, les cours ont atteint pour la première fois le seuil des 100 dollars. La faute à Fillon?
Les produits alimentaires? "Oui, effectivement, nous avons vu des augmentations de prix assez importantes dans les supermarchés", a déclaré Michael Mann, porte-parole pour l'agriculture à la Commission Européenne. C'est donc un phénomène qui rogne le pouvoir d'achat des consommateurs mais qui est loin d'être limité à la France. Qu'en pense Hollande qui ne s'exprime pas sur ce point?
Le pain et les pâtes sont directement affectés par les hausses des prix des matières premières agricoles, mais certains comportements illégaux d'intermédiaires pourraient bien s'ajouter… "Dans le prix d'un pain, la partie des céréales, c'est environ 5%", a souligné Michael Mann. "Ça veut dire que les augmentations qu'on a constatées ces derniers mois ne sont pas justifiées par une augmentation du prix des matières premières." La faute à Fillon?
L'Europe rectifie le tir et modifie sa politique."Ce que nous pouvons faire à Bruxelles, c'est de permettre aux agriculteurs de produire plus", a expliqué Mann en rappelant qu'après l'avoir imposée, l'UE avait supprimé l'obligation de mettre 10% des terres en jachère, ce qui fait espérer une importante récolte en 2008.
L'UE a également supprimé les taxes à l'importation de céréales, après l'avoir instaurée, et la Commission a proposé d'augmenter les quotas laitiers de 2,0% dès le mois d'avril de cette année pour alimenter des marchés tendus par une hausse de la demande.
La manipulation de l'opinion par la gauche aurait besoin d'un grand coup de balai vertueux. Difficile d'accabler le gouvernement au vu des informations qui passent au-dessus de la Rue de Solférino et de son Premier professeur d'économie, sans s'arrêter.
Neuf groupes multinationaux sont suspectés d'entente sur les prix de produits d'entretien et d'insecticides par les autorités de la concurrence française, affirme aujourd'hui Le Figaro. Selon le quotidien, les américains Procter & Gamble, Sara Lee, Colgate-Palmolive, SC Johnson, l'allemand Henkel, le britannique Reckitt Benckiser et l'anglo-néerlandais Unilever -aucun Français- sont notamment concernés par l'enquête de la Direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCCRF).
Ces groupes auraient depuis la fin 2004 pris l'habitude de se téléphoner régulièrement et de tenir des réunions secrètes, écrit le Figaro, qui évoque aussi des échanges d'e-mails et d'études de marché.
L'Office anti-cartel allemand a annoncé le 20 février avoir infligé des amendes d'un montant total d'environ 37 millions d'euros pour entente sur les prix à certains des groupes concernés par l'enquête française, dont Henkel, la filiale allemande de l'américain Sara Lee et la filiale allemande du néerlandais Unilever. La faute à Fillon?
La presse en est maintenant à la psychose sur le prix du gaz en provenance de l'ex-URSS. "Si les problèmes ne sont pas résolus, si aucun accord n'est signé pour défendre nos intérêts économiques a affirmé le porte parole de Gazprom, alors l'Ukraine sera en cessation de paiement et le 3 mars à 10 heures Gazprom réduira de 25% ses livraisons de gaz aux consommateurs ukrainiens". Augmentation à prévoir? C'est ce qu'affirme déjà une certaine presse: France Info, ce matin…
Et pourquoi pas une grand débat sur le pouvoir d'achat entre la gauche et la droite, sur une grande chaîne nationale? Histoire de mettre les pendules à l'heure..

vendredi 22 février 2008

Notre pouvoir d'achat: réalité ou psychose électoraliste?

Le PS intoxiquera-t-il les électeurs ?
Autant qu'une réalité, les faits économiques et sociaux sont un enjeu politique. Leur présentation relève de la manipulation, spécialement au moment des élections et singulièrement entre deux scrutins. L'intention n'est pas la même selon que le verre est considéré à moitié plein ou à moitié vide. Inutile donc de préciser qu'actuellement il n'est pas plein...
Croyez-vous que l'opposition pourrait en revanche faire campagne sur les chiffres de l'emploi: mardi 19 février, à un mois du 2° tour des municipales, le Bureau national (BN) du PS a fait montre d'une malignité qui l'honore: il a pointé ce qu'il appelle une "déconnexion croissante entre la communication des pouvoirs publics et la réalité sociale". Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement... Tout cela pour contester que "le gouvernement a créé 300.000 emplois en 2007". La presse militante et les intervenants de gauche se gardent bien de s'en réjouir.
L'opposition se plaît en revanche à noter que la croissance ne dépasse pas 1,9% dans la période d'incertitude liée à la présidentielle de 2007. Ni l'opposition, ni ses militants des media n'a été informée du prix du baril de pétrole à plus de 100 dollars (101,32), chiffre qui dépasse les prévisions des analystes, et du cours du dollar puisqu'un euro vaut 1,48 dollars. Les experts engagés n'ont pas signalé au PS que de telles données indépendantes de la politique française peuvent avoir des incidences sur les économies européenne et française. Et ce n'est pas Hollande, puisqu'il est professeur d'économie, qui pourrait en effet rendre justice au gouvernement en reconnaissant qu'il doit faire face à une conjoncture particulièrement défavorable.
Entre la présidentielle et les municipales, le dernier trimestre de 2007 et le début de 2008 ont été marqués par une spectaculaire résurgence de la thématique du pouvoir d'achat en France, au détriment de l'emploi, selon une étude publiée vendredi 22 par l'Ifop sur la base de plusieurs enquêtes récentes.
A la rentrée 2007, un quart des personnes interrogées par l'Ifop pour Paris Match dans le cadre de son Tableau de bord politique mensuel citaient, comme première priorité, le pouvoir d'achat loin derrière l'emploi (34%). Trois mois plus tard, les résultats de l'enquête de novembre attestaient d'une inversion des enjeux avec le pouvoir d'achat qui devançait l'emploi de neuf points (37% contre 28% des citations). Si la situation de l'emploi s'améliore, elle est zappée au profit du pouvoir d'achat: pourquoi être positif quand on peut être néfaste?
Le matraquage de l'opinion produit ses effets à point nommé. Les résultats plus récents du Tableau de bord réalisé les 31 janvier et … 1er février confirment et amplifient ce phénomène : 41% des Français désignent désormais le pouvoir d'achat comme priorité contre 23% pour l'emploi, soit un différentiel de 18 points, relève l'Ifop.
Au printemps 2006, dans une enquête réalisée par l'Ifop pour le CEVIPOF (Centre de Recherches politiques de Sciences-Po, qui n'est pas neutre), seules 10% des personnes interrogées citaient la hausse des prix comme le problème jugé le plus important pour la France, contre 38% pour l'emploi.
L'Ifop ne dissimule pas le caractère subjectif de ses critèreS en analysant l'importance accordée au pouvoir d'achat (ce qui appartient au domaine des impressions!) pour dire qu'il a progressé au sein de toutes les catégories socioprofessionnelles mais avec davantage de force parmi les plus exposées aux aléas économiques : les catégories populaires (29% en septembre 2007, 46% au début 2008, soit +17 points) et les personnes à la retraite (respectivement 24% puis 40%, soit +16 points).
Dans les catégories sociales supérieures, 22% des cadres et professions libérales considéraient le pouvoir d'achat comme le problème prioritaire en septembre 2007 et 30% au début 2008, soit une progression de huit points.
La forte progression du pouvoir d'achat parmi les priorités désignées par les Français ces derniers mois est davantage le fait de ceux résidant dans un milieu rural - 44% de ces derniers en font leur premier enjeu, soit une hausse de 27 points en six mois, contre une progression de 14 points en milieu urbain. Auparavant la sensibilité au pouvoir d'achat était principalement ressentie à la ville, sans doute sous l'effet de la hausse des prix de l'immobilier.
L'Ifop relève par ailleurs que la montée de la thématique du pouvoir d'achat parmi les priorités des Français affecte de façon équivalente la droite et la gauche. Aïe, aïe! Une propagande coup d'épée dans l'eau? Le pouvoir d'achat n'aurait donc pas l'impact escompté sur le scrutin... L'institut ne nie d'ailleurs pas que l'inversion de la fin 2007 est liée au contexte de décrue du chômage, d'une part, et de l'autre par l'importance prise par le pouvoir d'achat dans le débat politique avec les promesses électorales de Nicolas Sarkozy qui n'ont pas encore trouvé le temps de produire des effets suffisants, l'adoption de diverses mesures par le gouvernement et un contexte économique incertain. On n'en dira pas davantage sur ce dernier point!
La psychose dans l'électorat est la conséquence d'une campagne des media militants sur la thématique du pouvoir d'achat. Ils cherchent à l'évidence à influer sur le scrutin. Leur loyauté apparaîtrait sans conteste, si l'agence de presse française était plus objective par exemple. Elle titre que "la consommation des ménages français a de nouveau 'décroché' en janvier, reculant de 1,2%. Son commentaire est tendancieux: selon elle, d'une part, "inflation et morosité obligent" et d'autre part, "malgré les soldes d'hiver", "un ralentissement qui risque de se confirmer dans les prochains mois et de peser dangereusement sur la croissance en 2008". Or, d'une part, le mois de janvier n'est jamais le plus actif après les fêtes et, d'autre part, les soldes ont été très étalées, jusqu'au 19 … février. Nous en reparlerons avec les chiffres de février...
Pourtant, pourquoi ne pas titrer qu' "en dépit des apparences, la consommation des ménages tient à peu près le coup", comme le confirme Nicolas Bouzou, économiste chez Asterès.
Ce n'est pas un choix innocent, dont les électeurs ne doivent pas être dupes. Entre information et propagande, l'opposition ne fait pas de différence, sans parler de sa mauvaise foi. Le gouvernement serait-il responsable des cours du blé (cf. le prix du pain) qui évoluent près de sommets inédits, de ceux du platine qui explosent, et de ceux de l'essence Mais de ces contraintes, la presse ne dit mot…