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samedi 7 mars 2020

Cérémonie des César: les féministes totalitaires ont saccagé le monde du spectacle

Les sexistes en jupons s'aiment-elles trop entre elles?

Adèle Haenel fédère les amazones lancées dans leurs règlements de compte : Osez le féminisme! et Les Indigènes ne sont pas loin...
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Ce n’est plus une grande famille mais les Atrides. Qui sera l'Athéna qui mettra Adèle au placard et un terme au cycle de violences ? Les réactions de Lambert Wilson, Fanny Ardant ou Emmanuelle Seigner suffiront-elles à laver le cinéma des immondices déversés par la féministe lesbienne Virginie Despentes, porteuse malsaine de haine sexiste déversée sur l'oeuvre magistrale du cinéaste franco-polonais,  'J'accuse',  film sur l'affaire Dreyfus auquel les votes des professionnels ont attribué 12 nominations aux César et ont confirmé ensuite avec la récompense suprême lors de la 45e cérémonie des César.  
Encouragée avec deux César (qui n'ont fait aucune carrière, 2014 et 2015) attribués par une profession qui se croit investie de la mission de changer le monde et aveuglée de défense des droits des femmes et de laïcité, notamment, Adèle Haenel, 1,75m, accuse d'attouchements et de harcèlement sexuel le réalisateur qui l'a faite à 15 ans, alors que ses parents la laissaient en sa compagnie dès l'âge de 12 ans.
Chacun a choisi son camp, celui du talent ou celui du militantisme, sans se soucier d'authenticité, ni de parti-pris. Une cabale visant l'homme et l'oeuvre dans une campagne médiatique sans discernement et des pressions sur les votants laissaient augurer une cérémonie des César houleuse, vendredi 28 février, et une remise des prix en forme de règlements de comptes. Or, la profession a voté massivement pour l'oeuvre, 'J'accuse', et le réalisateur, Roman Polanski, dans un même César de la meilleure réalisation. Adèle Haenel et sa compagne, Céline Sciamma, étaient ainsi désavouées par leurs pairs et quittaient la salle dans le silence réprobateur de l'assistance indifférente. 
Adèle Haenel se targue d'avoir "beaucoup manifesté pendant [ses] années lycées contre le CPE et la loi Fillon", d'avoir participé, en 2016, à Nuit debout, place de la République à Paris, et d'avoir soutenu, en février 2018, la création du collectif "5050 pour 2020" lancé  par l'association Le Deuxième regard (réseau qui vise à débusquer les stéréotypes de genre, ainsi que certaines déterminations de sexe ou de classe dans le cinéma), collectif militant pour la parité hommes et femmes dans le cinéma (leur charte est signée le 10 octobre 2013 par des socialistes, dont Aurélie Filippetti, alors ministre de la Culture, Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre des Droits des femmes, et Frédérique Bredin, présidente du Centre national de la Cinématographie, et Véronique Cayla, ex-directrice générale du Festival de Cannes, en tandem avec Thierry Frémaux, délégué artistique, du président Gilles Jacob, actuelle présidente d’Arte France, pôle français de la chaîne franco-allemande, qui déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de lobbying en France), dans le sillage de l'affaire Weinstein pour  "dépasser le seul sujet des violences sexuelles" et "avancer sur des mesures concrètes".
En mai 2018,
Haenel signe une tribune publiée dans Le Monde, encourageant à défendre... la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en tant que "lieu réel qui lutte pour construire des imaginaires".
En février 2020, à la veille de la cérémonie des César, dans un entretien avec... Mediapart consacré à ses accusations contre le réalisateur Christophe Ruggia,
elle  dénonce la présence au gouvernement 
de Gérald Darmanin, ministre de Macron en charge des comptes publics et "qui a été accusé par différentes femmes d’agressions sexuelles et d’abus de faiblesse".
Mais si les professionnels du cinéma distinguent l'homme de l'oeuvre, les militantes mêlent, quant à elles, combats féministe et LGBT : les premiers respectent l'oeuvre et les secondes, s'instaurant en accusateurs publics du réalisateur franco-polonais, bafouent le principe de présomption d'innocence, pour des accusations de viol (poursuivi mais non jugées par la justice américaine), sans corrélation avec la starlette mineure dont les parents autorisaient la fréquentation du réalisateur français. 

Les activistes féministes du septième art cassent leur outil de travail et mettent le feu au microcosme du cinéma et de l'édition

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Les regards se détournent de la fauteuse de troubles déjugée
Au point qu’au-delà de la salle Pleyel, une semaine après la grande scène théâtrale de la sortie de l’actrice hystérique Adèle Haenel, 31 ans (qui continue de préférer les partenaires plus âgé-es), et de sa compagne réalisatrice Céline Sciamma, 41 ans, les violons du 'Bal des Vampires' continuent.

Fanny Ardant a ouvert la longue série des soutiens au réalisateur de 86 ans. Récompensée du César de la meilleure actrice dans un second rôle, la comédienne a pris la défense du cinéaste à l’issue de la cérémonie. "J’aime beaucoup Roman Polanski, donc je suis heureuse pour lui", avait-elle confié, se moquant bien de choquer les ligues féministes. "Je n’aime pas la condamnation", a-t-elle insisté, entendant bien défendre "cet homme seul contre tous", qui est "comme la famille". "J’ai envie de lui apporter une chaleur", avait poursuivi celle qu'ont fait tourner Alain Resnais, Costa-Gavras ou Ettore Scola, s’attirant les foudres de jeunes consœurs.

Le lynchage est une forme de pornographie 
"Face à celles et ceux qui saturent [les] comptes Facebook et Instagram d’insultes sur Fanny Ardant", Nicolas Bedos et Carla Bruni ont tenu à se ranger aux côtés de l’actrice, déjà en froid avec les journalistes, "laquais de l'Amérique" et soumis à "la pensée unique" (déclaration de janvier 2017 sur le plateau de l’émission 28 minutes... d'Arte). L'humoriste et réalisateur de 'La Belle Epoque', récompensé notamment du César du meilleur scénario original, reproche aux agresseurs de Fanny Ardant de voir dans sa solidarité avec Polanski de "l’aveuglement et de l’indécence". Lui n’y perçoit qu' "humanité et décence" dans la déclaration de l'actrice fétiche de François Truffaut, dont elle est la dernière compagne, jusqu'à sa mortLa chanteuse et épouse de Nicolas Sarkozy a tenu aussi à défendre Fanny Ardant (soutien de la communauté Rom en Europe) et sa "liberté de pensée".
Isabelle Huppert a fini par suivre Fanny Ardant. Pressée de questions par Laurent Delahousse sur le plateau du 20h30 de France 2la comédienne a pris parti en citant William Faulkner "le lynchage est une forme de pornographie".

Le réalisateur de 'J’accuse' reçoit le soutien unanime de son équipe.
Au lendemain de la cérémonie des César, Jean Dujardin, absent de la soirée comme l’ensemble de l’équipe de 'J’accuse', a tenu à défendre sa cause et le film contre les "folles hystériques" dénoncées par Emmanuel Seigner. 
Sur Instagram, le partenaire d’Adèle Haenel dans 'Le Daim' a publié une photo de lui sur un tapis roulant d’aéroport, masque de protection au visage dans la position d’OSS 117. Il écrit sous le coup de la colère: "Je me casse, ça pue dans ce pays." Avant de supprimer son post.

Outre ses comédiens, le réalisateur franco-polonais, a pu compter sur le soutien inébranlable de sa famille. 
Révélée par Jean-Luc Godart, Emmanuelle Seigner, 53 ans, la compagne de Roman Polanski riposte aux attaques contre le cinéaste. Dans une publication sur Instagram (effacée depuis), cette petite-fille du comédien Louis Seigner (1903-1991) et nièce de la comédienne Françoise Seigner (1928-2008), tous deux sociétaires et doyens de la Comédie-Française, enjoint les détracteurs de son époux "d’arrêter de [le] faire chier", dénonçant des accusations basées "sur des mensonges de folles hystériques en mal de célébrité". Enfin, Mathilde Seigner, sœur d’Emmanuelle Seigner, conclura d'une observation-condamnation : "Quand le suffrage du vote l’emporte sur la vox populi..."

Elle a également repris le tweet de Brigitte Bardot en soutien à Roman Polanski - "Heureusement qu'il existe !"- en ajoutant : "Vive Roman et merci de respecter sa femme et ses enfants"

La prestation décriée de Florence Foresti, hurleuse avec les loups.
La comique ne fera pas carrière de caméra thermique au ministère de la Santé en période d'épidémie de coronavirus... Bien que maîtresse de cérémonie à 130.000 euros la soirée, la 'mother fucker' a osé se déclarer "écœurée", pensant avoir pris la température du public. Réalisant son erreur de jugement, celle qui par contrat devait revenir sur scène après le prix de Roman Polanski, a perdu ses nerfs, insultant son entourage et le chassant de sa loge en état d'hystérie avancée. Elle aussi reçu de vives critiques.

Lambert Wilson a été l’un des premiers à désapprouver la grossièreté de l’humoriste. 
"Je parle de gens que j’aime énormément, mais oser évoquer un metteur en scène en ces termes… Parler d’Atchoum [l'un des Sept Nains], montrer une taille… Et en plus, qu’est-ce qu’on va retenir de la vie de ces gens par rapport à l’énormité du mythe de Polanski? Qui sont ces gens ? Ils sont minuscules", s’est-il insurgé sur franceinfo.

Patrick Chesnais partage cette indignation, dénonçant à son tour une "prestation pathétique et nauséabonde" de la maîtresse de cérémonie.

Frédéric Beigbeder n'a pas ménagé les ayatollahs du féminisme. Au micro d’Europe 1, il a comparé Florence Foresti et ceux qui sont montés sur scène à "une meute de hyènes en roues libres", taclant une maîtresse de cérémonie qui se prend "pour une grande intellectuelle qui donne son opinion sur le bien et le mal". Si elle se dit "écœurée", l'écrivain et réalisateur la trouve, lui, "écœurante".

Anne Roumanoff ignore le droit. Bien qu'elle n'ait laissé personne ignorer qu'elle a fait SciencePo, son tweet condamne un justiciable auquel elle dénie la présomption d'innocence. "Rassurez-moi, c’est elle qui a sodomisé une jeune fille de 13 ans? C’est elle qui fuit la justice depuis 45 ans?," grince l'humoriste dont la maman, Colette Roumanoff et sa compagnie occupent depuis plus de 20 ans un établissement privé, le Théâtre Fontaine, détenu par le groupe familial de Pascal Legros, également propriétaire du théâtre des Nouveautés et, avec Francis Lombrail, du Théâtre Hébertot. 
Paradoxalement, en décembre 2017, cette féministe a été membre du jury de l'élection Miss France 2018.

L’animateur de C8 Cyril Hanouna a estimé que "c’est
une insulte au groupe Canal
[qui diffusait la cérémonie] d’être partie avant la fin", révélant par la même occasion le cachet de Florence Foresti, affirmant que l'humoriste "aurait touché 130.000 euros" pour la soirée. Les prédécesseurs de Foresti gagnaient entre 30 et 45.000 euros. Assez pour faire rêver les "gens qui ne sont rien" et pour plonger dans l'embarras l'association 'Women Safe', située à Saint-Germain-en-Laye et qui prend en charge les femmes victimes de tous types de violences (notamment les femmes excisées) et dont Foresti est la marraine, avec le soutien de Brigitte Macron...

Condamnation d'Adèle Haenel

Quelques artistes ont pris la défense de l'actrice féministe et LGBT. Et le journal Libération a participé en publiant une tribune partisane de la romancière lesbienne  Virginie Despentes. Parce qu'elle en est elle-même, la vulgaire a encensé sa consoeur, y voyant une attitude de "guerrière", tout en étant en lutte contre les violences faites aux femmes. 

Julie Gayet, conpagne de François Hollande, juge positif de quitter la salle
au moment du César de Polanski: elle y voit "un témoignage très fort". 

Gérard Lanvin, à qui l'image du macho colle à la peau, a dit "donner raison aux femmes".
"Elles réagissent, et c’est bien. Je suis de leur côté", a expliqué le comédien.

Sur Instagram, l'ex-compagne de Jean Dujardin - qui avait défilé en tête de cortège lors de la marche contre les violences sexistes organisée par le collectif "Nous Toutes" en novembre dernier - Alexandra Lamy, a partagé une photo d’Adèle Haenel quittant la salle Pleyel à l’annonce du César de la meilleure réalisation pour J’accuse. Une publication assortie de cette légende : "Avec tout mon soutien!!!"

Au-delà du monde du cinéma, sur Twitter jeudi, la journaliste socialiste nommée par le premier Ministre Manuel Valls au Haut Conseil à l'Egalité entre les femmes et les hommes en 2015 et ex-membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel, Françoise Laborde a annoncé qu’elle quitte l’association 'Pour des Femmes dans les Médias' (PDFM), qu’elle a créée en 2011 et dont elle était présidente d’honneur, pour protester contre la "frilosité" de l’association, qui n’a pas pris position sur le César de Polanskilatribune.fr l'avait qualifiée d '"association qui bouscule l'audiovisuel, la presse et le cinéma"...

Dans ce débat qui déchire le cinéma français, Roschdy Zem a tenté de retrouver un peu le sens de la nuance. Si l’acteur - récompensé du César du meilleur acteur pour son rôle dans 'Roubaix, une lumière' - ne remet pas en cause la colère et le "combat des femmes tout à fait légitime" et ne veut juger personne, le Franco-marocain estime "qu’à cette colère doivent succéder le débat et l’échange". "En même temps", l'acteur peut tout jouer : en 2005, peu avant la condamnation du réalisateur Jean-Claude Brisseau pour harcèlement sexuel, il a fait partie des signataires d’une pétition de soutien à ce dernier lancée par Les Inrockuptibles, ce qui ne l'a pas empêché ensuitede soutenir l'une des victimes, Noémie Kocher.

Les politiques s’en mêlent

Présent à la cérémonie, le ministre de la Culture, Franck Riester, a pris parti, juste après la soirée. "On ne célèbre pas simplement l’œuvre, on célèbre aussi l’homme" , a-t-il déclaré, au micro d’Europe 1, ce qui atteint le comble du flou artistique, si tout peut-être "célébré". Et, pour l'avenir, de promettre "davantage de parité et de diversité" dans l’Académie des César.

Bien qu’absente de cette édition, comme Adèle Haenel, la porte-parole du gouvernement a affirmé qu'elle aurait quitté la salle lors de l’attribution d’un César à Roman Polanski, un homme qui "a fait du mal aux gens". Les cinéphiles considèrent en revanche qu'il a fait du bien, mais Sibeth Ndiaye sait-elle, encore une fois, de quoi elle parle ?

Autre crétin heureux, Benjamin Lavernhe, a lui aussi fait du mal aux gens. Il est sociétaire de la Comédie française et ça craint ! En 2017, un petit public le découvre dans la comédie dramatique 'Le Sens de la fête'... Sa parodie d’un tour de magie durant la 45e édition des César a fortement déplu au prestidigitateur Gilles Arthur qui estime que le tour de la malle des Indes, un classique de magicien, a été bafoué et la déontologie de son métier piétinée par les César. Avant d’alimenter la réflexion de tous les acteurs du cinéma français : "La bienveillance et le respect ne sont pas des mots ringards." Comme au concours de l'Eurovision, cette fête du cinéma nivelle par le bas.  Et Les Molère vont-ils redresser le niveau ?

En quittant la salle Pleyel avant la fin de la cérémonie, l'impulsive Adèle Haenel a suscité la critique de certains de ses confrères. 

Après avoir tenté de rappeler Florence Foresti à la raison, Lambert Wilson a observé : "Si on estime qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans le fait que Polanski ait des nominations, alors on ne vient pas. On ne part pas au milieu de la cérémonie parce que Polanski reçoit un prix!"

Une prise de position que salue Olivier Carbone, un ancien directeur de casting qui a travaillé sur La Môme ou Inglorious Basterds. "Merci Lambert de remettre les pendules à l’heure!", a-t-il écrit dans un message publié lundi soir sur Facebook. "Haenel, tu es minuscule par rapport au talent de Roman […]. Vu mes sources, Haenel, tu vas avoir une bonne surprise très prochainement avec une bonne omerta, carrière morte, bien méritée qui te pend au nez !", prévient-il dans ce texte, qu’il a finalement supprimé.
On ne part pas au milieu de la cérémonie parce que Polanski reçoit un prix !

Les activistes féministes et pacifistes ont déclaré la guerre à Lambert Wilson, au nom de la parité. 
Et de la liberté d'opinion:  
Le HuffingtonPost prend le parti des agitées:

Pour Isabelle Adjani, l’académie des César doit "refléter la France d’aujourd’hui" et c'est gagné !

samedi 29 février 2020

Cesar 2020: la colonisation africaine de la France ne progresse pas assez vite

Le discours d’Aïssa Maïga embarrasse Vincent Cassel et interpelle les internautes 

Les malheurs d'Adèle Haenel occultent l'essentiel aux César 2020

Le 'Grand remplacement', de la théorie à la réalité en marche. 
Résultat de recherche d'images pour "Aïssa Maïga"La comédienne sénégalo-gambo-malienne née à Dakar, Aïssa Maïga, a revendiqué plus de diversité aux César, ce 28 février, vendredi pourtant noir pour le cinéma. Des tensions politiques multiples avaient assombri la 45ème cérémonie des César avant même son ouverture avec la cabale féministe de starlettes prêtes à tout pour un rôle : hier, alors que leurs promoteurs leur ont fait percer le plafond de verre de l'anonymat, elles se tenaient prêtes à cracher sur le réalisateur Roman Polanski, pour l'exemple (il est poursuivi pour des accusations de viol), comme furent exécutés les soldats de la Grande guerre pour des actes d'insoumission, de révolte individuelle ou de désertion inspirée par les intellectuels opposés à la guerre qui auraient fait que, sans les patriotes, nous serions aujourd'hui allemands et "no border"...

Si la presse, telle des PlayMobil de la majorité LREM, n'a pas bronché, des internautes n'ont pas hésiter à lui rappeler qu'elle n'est pas à Dakar. Et qu'elle peut exercer sa profession grâce à ce pays de mâles blancs et de fils de colonisateurs, résolument ouverts, à sa différence, à toutes les cultures et couleurs de peaux: le César du meilleur film 2020 a été décerné à un réalisateur noir venu du Mali, Ladj Ly, pour "Les Misérables" revisitant une bavure policière sur un Noir à Montfermeil en Seine-Saint-Denis, le 14 octobre 2008. 
Son discours déplacé a même embarrassé Vincent Cassel, lequel ne passe pourtant pas pour un intellectuel capable de penser autrement que l'entourage professionnel.qui le fait vivre et un proche de Cédric Klapisch, issu d'une famille réfugiée de Pologne arrivée en France en 1913 et établie à Neuilly-sur-Seine.

Ce réalisateur malien récompensé par les César a fait de la prison.


Des manifestants protestent devant la salle Pleyel.
La veille de sa condamnation, le 1er mars 2011, il est condamné à 400 € d’amende pour "un fait divers", selon Libération, des "commentaires outrageants" contre des policiers dont il avait filmé une intervention musclée sur des délinquants refusant de se plier à la loi et la publication en ligne d'un montage d'images.

En 2012, Ladj Ly est encore condamné, cette fois pour des faits de violence sur personne chargée d'une mission de service public, le maire UMP de Montfermeil (ville PCF de 1944  à 1983), Xavier Lemoine, réélu en 2014. L’outrage est consécutif à l’incendie qui avait coûté la vie à un bébé de 9 mois, le 22 novembre 2010 dans le quartier des Bosquets, où réside Ladj Ly, qui  avait vivement interpellé le maire à propos des conditions de relogement des sinistrés.
  
Scénario d'un prochain film: les condamnations d'un misérable en 2011 et 2012.
Un proche de Ladj Ly, Amad Ly, avec qui il n'a aucun lien de parenté directe, apprend au Sénégal que sa sœur entretient des relations sexuelles avec le mari de leur cousine. De retour en France, il demande des explications à sa sœur, qui nie cette relation. Dans la nuit du 13 au 14 janvier 2009, il la frappe, lui casse un doigt et lui cause un traumatisme crânien. Avec son frère Mamoudou, ainsi que Ladj, le trio retrouve ensuite le compagnon de sa cousine. L'homme est enfermé dans le coffre d'une voiture, amené dans une forêt, frappé et menacé, mais parvient à s'échapper.
La victime est retrouvée le lendemain matin par un fermier. Blessé notamment au visage, une incapacité totale de travail de 10 jours lui est prescrite. Le 2 mars 2011, les suspects sont jugés. Le Parquet requiert 4 ans de prison pour Amad Ly, 2 ans pour Mamoudou Ly et 1 an pour Ladj Ly, mais les peines sont plus sévères, Amad étant condamné à 5 ans de prison, alors que Mamadou et Ladj sont condamnés à 3 ans de prison ferme. La condamnation de Ladj Ly est confirmée en appel l'année suivante, mais sa peine réduite à deux ans de prison ferme et un an avec sursis. Il est alors maintenu en détention pour "tentative de meurtre", complicité "d’enlèvement" et "séquestration"
Le 19 décembre 2019, son avocat militant pousse Ladj Ly à porter plainte pour "diffamation" et "diffamation raciale" contre les magazines Causeur et Valeurs actuelles qui avaient apporté leurs propres éclairages.

Ce 28 février, la comédienne était invitée à remettre le prix du meilleur espoir féminin
Face aux renoncements de plusieurs dans ce contexte de haine à tout propos, l'actrice immigrée de 44 ans a choisi de faire un discours sur le thème de la diversité dans le cinéma français, en écho à la tribune signée par de nombreuses personnalités dans Le Parisien.
 Sonia Rolland, Stomy Bugsy, Aïssa Maïga et Mathieu Kassovitz font partie des signataires de cette tribune.
#BlackCesars : une tribune qui dénonce un soi-disant manque de diversité dans le cinéma français.Une trentaine de personnalités du 7e art réclame une meilleure inclusion des artistes issus des Outre-mer et de l’immigration africaine et asiatique. A  quel titre?
Le texte est signé d'Olivier Assayas, Mathieu Kassovitz, Stomy Bugsy, Julien Leclercq, Firmine Richard, Olivier Marchal, Aïssa Maïga, Eriq Ebouaney, Sonia Rolland, Edouard Montoute, Jimmy Jean-Louis, Gabrielle Lazure… et... dénonce l'"invisibilité des acteurs, réalisateurs et producteurs" issus des DOM TOM et de l'immigration africaine et asiatique dans le cinéma français. Profitant de la prochaine cérémonie des César, ce vendredi 28 février,
la tribune regrette que la France "maintienne ses acteurs de couleur dans des rôles insignifiants qui ne justifieront jamais une quelconque nomination aux César".

Tout en critiquant les "rôles secondaires et stéréotypés" auxquels sont cantonnés les acteurs issus de l'immigration, les signataires espèrent que le renouvellement annoncé de la direction de l'Académie des César permettra d'inclure des artistes issus de ce qu'on appelle la « diversité".



C'est la tribune des stars du cinéma contre le fonctionnement des César qui a motivé l'auteur de ce texte, Eriq Ebouaney, rôle principal du film Lumumba ! "La tribune publiée dans Le Monde réclame plus de parité au sein de l'Académie des César, assure l'acteur français d'origine camerounaise. J'aurais aimé qu'elle réclame aussi une meilleure inclusion des professionnels du cinéma issus des DOM TOM et de l'immigration africaine et asiatique." Ce comédien aigri a joué dans "Femme fatale", "Les Rivières pourpres 2" ou "Hitman", mais il n'en a pas assez et voudrait profiter du vent nouveau qui souffle sur les César pour "inclure les artistes afro-descendants dans la photo de famille". Bref, il y a trop de Blancs français en France, notamment au cinéma. Mais comme il  n'y a pas non plus assez de femmes, il nous faut Firmine Richard à  Matignon ou  à l'Elysée. 
Eriq Ebouaney a donc écrit le texte ci-dessous, qui a été signé par une trentaine d'artistes et que nous publions en exclusivité.



« Dans quelques jours, au cours de la 45e cérémonie des César, nous célébrerons la grande famille du cinéma français. Le cinéma ! Un art éminemment populaire qui rassemble dans une célébration partagée toutes les couches de la population sans distinction de classe sociale, de genre ou d’origines. Le cinéma est un puissant outil de transmission d’une culture, un outil de facilitation de l’intégration des populations de notre pays. Il est aussi un outil de transmission de valeurs communes partagées d’une société. Notre cinéma devrait donc être, comme Stendhal le disait du roman, un miroir dans lequel se reflète la société dans sa réalité et sa diversité.
Il y a vingt ans, à la 20e cérémonie des César, le Collectif Egalité fustigeait déjà l’absence d’inclusion de nos concitoyens issus des Outre-mer et des immigrations dans le cinéma français. En 2018, l’essai collectif Noire n’est pas mon métier dénonçait aussi les discriminations et les stéréotypes dont sont victimes les actrices afro-descendantes.
Nous voulons ici pointer du doigt les paradoxes d’un pays, la France, qui nomme Spike Lee, un réalisateur et producteur afro-américain, président du jury du prochain Festival de Cannes, et qui en même temps maintient ses acteurs de couleur dans des rôles insignifiants qui ne justifieront jamais une quelconque nomination aux César.
Notre cinéma, en ce siècle de globalisation, en ces temps de métissage des cultures et de brassage des populations, nous donne-t-il à voir la réalité et la diversité de la société française ? Nous rend-il compte des histoires entrecroisées et mêlées de notre histoire commune qui n’en font pas moins partie du roman national ? L’histoire de France est celle de tous ses habitants sans exclusive. Une tribune parue récemment dans Le Monde a fustigé l’organisation des César en mettant en cause son fonctionnement et son opacité. Ces griefs sont légitimes et nous ne pouvons que les faire nôtres ! On aurait cependant apprécié que les signataires incluent dans leurs reproches à la direction des César l’absence des acteurs et réalisateurs issus de ce que l’on appelle par paresse et frilosité du langage la diversité !
Cette invisibilité des acteurs, réalisateurs et producteurs issus de cette frange de la population accentue le malaise et le sentiment d’exclusion déjà vécu dans la vie réelle. A quand l’inclusion ? La démission collective du conseil d’administration des César va-t-elle changer la donne ?
Aujourd’hui, il n’est plus question, pour tous les professionnels du cinéma issus des immigrations et d’Outre-mer, d’être assignés aux rôles secondaires et stéréotypés auxquels on les a longtemps cantonnés. Le cinéma anglo-saxon confie des rôles de premier plan à tous ses acteurs sans distinction de couleur ou d’origine et sans que cela ne nuise à sa qualité, bien au contraire !
Les succès au box-office des films Il a déjà tes yeux de Lucien Jean-Baptiste, Les Misérables de Ladj Ly, et les records d’audience sur Netflix des films de Kery James Banlieusards et Le Gang des Antillais de Jean-Claude Barny sont significatifs des attentes d’un public qui est bien plus en avance sur cette question de la représentation des minorités sur nos écrans que les institutions du cinéma français.
L’adoption de mesures d’inclusion est urgente si on ne veut pas laisser à ces professionnels du cinéma français qu’une seule option : l’engagement dans la voie du communautarisme à l’américaine pour s’exprimer et s’épanouir dans leurs métiers. Il est temps d’ouvrir les portes et les fenêtres du cinéma français. Car le talent, comme l’émotion, n’a pas de couleur.
#BlackCesars ?! (avec un 's' à Cesar si ils veulent.
Jusqu'ici, les Français ne mettaient pas de marque du pluriel aux noms propres, mais désormais la "diversité" fait loi, en attendant la charia...)
Signataires : Eriq Ebouaney, Olivier Assayas, Olivier Marchal, Mathieu Kassovitz, Stomy Bugsy, Euzhan Palcy, Julien Leclercq, Firmine Richard, Aïssa Maïga, Greg Germain, Nathalie Marchak, Sonia Rolland, Edouard Montoute, Jimmy Jean-Louis, Gabrielle Lazure, Reza Pounewatchy, Salim Kechiouche, Jean-Claude Barny, Vanessa Djian, Kentaro, Sam Bobino, Issaka Sawadogo, Marie-Philomène Nga, Fanny Bastien, Mata Gabin, Mehdi Nebbou, Beatriz Levin, Annouchka de Andrade, Alex Ogou, Yasmine Chouaki…

Combien de Blancs dans le 'Black Panther' (Ciné+Frisson, TF1)
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Une pyramide laissant peu de
place aux Blancs:
diversité exemplaire ?
L'objectif de ce film est de "contribuer à faire évoluer les mentalités". 'Black Panther', long métrage racial réalisé par Ryan Coogler, un Noir, a eu un succès planétaire en 2018 et s'est rapidement imposé comme un véritable phénomène de société qui a fait bouger les lignes à Hollywood. Pour la première fois, une superproduction parlant de l'Afrique et interprétée par un casting majoritairement afro-américain est devenue un monument de la culture populaire. Le film n'en finit pas de susciter des discussions, de provoquer la réflexion et d'inspirer ses spectateurs : les Blancs y sont sauver par des sommités noires de la médecine d'avant-garde et tout à l'avenant. Nos aigris des César n'ont plus qu'à se mettre à l'anglais américain, un "challenge" !

Malheureusement, l'assimilation pose problème à l'actrice, jusqu'à son texte ! Et il n'y a pas plusieurs prises et le rendu était plutôt confus. "A chaque fois que je me retrouve comme ça, dans une grande réunion du métier, je ne peux pas m’empêcher de compter le nombre de noirs dans la salle”, a-t-elle dit, avant de se tourner vers Vincent Cassel. "C’était toi le renoi du cinéma français avant la diversité ! Je te mets dans le quota; ça te va ou pas ?”, lui a t-elle demandé, tandis que le compagnon de Tina Kunakey (métisse d'un père togolais), qui n'a pas le sens de la réplique sans son texte, a enchaîné en se défilant: “J’ai pas compris" ! En noir ou blanc, le cinéma va mal...

Franck Riester, ministre inexistant de la Culture

Etait-il présent comme annoncé?
On trouve tout sur Twitter et donc des internautes (de couleur et pas que !) pour estimer que l’actrice a eu le courage d’évoquer le manque de diversité dans le cinéma français. "Elle a OSÉ prendre la parole pour nous les noirs !”, “Je salue le grand courage d'Aïssa Maïga. Au moins c’est dit ! Bravo”. Les chiffres de la population de couleur sont un totem français, mais les Noirs sont en vérité sur-représentés dans les films (et les pubs) diffusés à la télévision. Comme les femmes qui restent vautrées dans le canapé pendant que le mari en cuisine est moqué de toute la famille pour avoir loupé un plat, les Noirs, hommes et femmes, occupent désormais les rôles de chefs : dans nos films policiers, les flics sont des hommes, mais les femmes, des commissaires. Et si l'inspecteur est une femme noire, la critique est bonne... Les personnes de petite taille devraient rédiger des tribunes : dans Fort-Boyard, Passe-Partout est pourtant traité comme un Omar Sy dans "Service après vente des émissions" et dans "Joséphine, ange gardien",Mimie Mathy  est cantonnée aux rôles comiques "stéréotypés"... 
 Nombreux sont les internautes qui n'ont rien compris au discours d’Aïssa Maïga: “Quelqu'un a le GIF de la réaction d'incompréhension de Vincent Cassel face au discours d'Aïssa Maga ? Priceless" (ça n'a pas de prix), "Je suis en train de regarder le passage catastrophique d’Aïssa Maïga... digne de malaise TV ! Même les personnes de couleur dans la salle ont l’air mal à l’aise face à son speech". 
Et si elle revendiquait un discours d'introduction à l'Académie française?
Chez eux aussi, trop de Blancs et pas assez de femmes de couleur...

Pourquoi l’absence de rôles féminins dans ce film et de femmes sur cette photo ne gêne t elle pas? Cela dit quoi de la vision masculiniste des quartiers ? Et de notre acceptation? Tant que vous pensez faire une bonne action en regardant et louant un film, vous insultez le cinéma. https://t.co/mRve6Zw5F8
Pourquoi l’absence de rôles féminins dans ce film et de femmes sur cette photo ne gêne t elle pas? Cela dit quoi de la vision masculiniste des quartiers ? Et de notre acceptation? Tant que vous pensez faire une bonne action en regardant et louant un film, vous insultez le cinéma. https://t.co/mRve6Zw5F8

L'arrogance n'est pas affaire de peau
Comme le sexe, la notion de race a été abolie, mais les gens de couleur continue de l'instrumentaliser : elle continue à agiter les vertueux, les mauvais et les méchants qui réclament la fin de la méritocratie. 
Allez, à l'année prochaine, pour de nouveaux délires !
En 2014, le Ministre de la Culture et du Patrimoine du Sénégal, Abdoul Aziz Mbaye a passé un accord avec Mawrah Studios. Ensemble, ils devaient mettre en place une Académie de formation cinématographique "SUNU-WOOD". Grâce au travail pédagogique et d'accompagnement qui devait être conduit par les professionnels et les partenaires culturels, cette formation a dû permettre d’initier le public sénégalais à la l’art.
2021 sera-t-elle l'année de la remise de 'Césaire' 'Cédar' (Senghor) à des comédiens mâles blancs, des mains de Ladj Ly ?

mardi 14 janvier 2020

L'agresseur d'Adèle Haenel, placé en garde à vue; les parents, laissés tranquilles

Le réalisateur Christophe Ruggia, accusé d'agressions sexuelles par l'actrice Adèle Haenel, placé en garde à vue, sans que les parents de la mineure ne soient placés face à leurs responsabilités 

Vingt ans après les faits, l'actrice de 31 ans a accusé le cinéaste d'"attouchements" et de "harcèlement sexuel" lorsqu'elle était âgée de... 12 à 15 ans.


C'est Mediapart qui, en novembre, s'était fait caisse de résonance aux dires de l'actrice, soi-disant suite à "une longue enquête"... Le site révolutionnaire trotskiste diffuse alors un long entretien à charge, filmé avec l'actrice, mais sans que soit donné la parole à la défense.

Le réalisateur Christophe Ruggia a été placé en garde à vue, mardi 14 janvier, indique le Parquet de Paris. 

A droite ci-contre, au côté de sa compagne, la réalisatrice Céline Sciamma, l'actrice, a déposé plainte et une enquête a été ouverte des chefs d'"agressions sexuelles sur mineure de 15 ans par personne ayant autorité" et de "harcèlement sexuel". Alors qu'initialement elle ne souhaitait pas le faire, l'actrice a finalement décidé de s'engager "activement dans cette procédure, considérant qu'il est de sa responsabilité de justiciable comme de personnalité publique d'y prendre part", ont expliqué ses avocats.

Le cinéaste de 54 ans avait d'abord nié toute agression, reconnaissant cependant avoir "commis l'erreur de jouer les pygmalions". Il avait alors demandé à l'actrice de lui "pardonner". Il a par la suite contre-attaqué dans les pages de Marianne, arguant qu'Adèle Haenel souhaite se venger de lui, car il lui a  refusé un film.

Les parents de la plaignante sont-ils inquiétés pour défaut de protection d'enfant mineure à charge

Son père et sa mère sont des intellectuels qui ne pouvaient rien ignorer des dangers auxquels leur fille mineure pouvait être exposée dans un milieu et à une époque libertaire : son père est un traducteur autrichien et sa mère, enseignante.
Dès l'âge de 5 ans, les parents autorisèrent ou encouragèrent des activités théâtrales : durant ses études, elle suivit en parallèle des cours de théâtre et entra en classe préparatoire économique et commerciale au lycée Montaigne, situé à Paris dans le Quartier latin. Elle échoua aux concours, mais poursuivit des études de sociologie et d'économie à l'université. 
Eprouvant également peu d'appétence pour une vie de cadre en entreprise, ou simplement pour des horaires contraints de travail, l'artiste déclara : "Je n’ai pas de mépris pour les gens qui choisissent cette vie. […] Ma chance a été de faire du cinéma, de rencontrer des gens qui m’ont sortie de l’horizon bouché qui consistait à penser que l’espoir de ma vie était un CDI."

Sa compagne lui procure des rôles dans chacun de ses films. Du tout cuit.

mercredi 6 novembre 2019

Affaire Haenel: la justice s'en mêle sous la pression des lobbies féministes

Ruggia reconnaît une "erreur" : alors, pas de chasse aux sorcières ?

Où étaient les parents de la petite de 12 ans ?

Résultat de recherche d'images pour "harcelement sexuel au cinema"Accusé par l'actrice Adèle Haenel d'agression sexuelle lorsqu'elle était adolescente, le réalisateur Christophe Ruggia a reconnu mercredi l'"erreur" d'avoir joué avec elle... "les pygmalions", mais réfuté toute violence
Le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "agressions sexuelles" sur mineure de moins de 15 ans "par personne ayant autorité" et "harcèlement sexuel". L'enquête a été confiée à l'Office central de la répression de la violence faite aux personnes (OCRVP).

La vedette de "Portrait de la jeune fille en feu" n'a pas porté plainte, exprimant en direct lundi sur le site de Mediapart la mauvaise idée qu'elle se fait de la justice de son pays, s'indignant qu'il y ait "si peu" de condamnations dans ce type d'affaire et dénonçant "une violence systémique faite aux femmes dans le système judiciaire"

Christophe Ruggia continue de démentir toute agression dont l'accuse l'actrice, le quinquagénaire admettant mercredi, dans un droit de réponse à Mediapart,  avoir "commis l'erreur de jouer les pygmalions avec les malentendus et les entraves qu'une telle posture suscite".
"Je n'avais pas vu que mon adulation et les espoirs que je plaçais en elle avaient pu lui apparaître, compte tenu de son jeune âge, comme pénibles à certains moments. Si c'est le cas et si elle le peut, je lui demande de me pardonner", a-t-il expliqué avec le recul des années.

"Mon exclusion sociale est en cours et je ne peux rien faire pour y échapper, déplore le cinéaste. Le Moyen-Age avait inventé la peine du pilori mais c'était la sanction d'un coupable qui avait été condamné par la justice. Maintenant, on dresse, hors de tout procès, des piloris médiatiques tout autant crucifiants et douloureux".

Dix-huit ans après, l'actrice de 30 ans retrouve la mémoire 

Récompensée par deux César, l'actrice française a mis en accusation le réalisateur, avec lequel elle a tourné à l'âge de 12 ans son premier film, suite à un casting sauvage, "Les Diables", où elle interprète une autiste orpheline en fugue, tout un programme, sauf pour la maman.

C'est au site trotskiste Mediapart, puis dans un entretien filmé le lendemain (avec Edwy Plenel et Marine Turchi - laquelle s'est consacrée aux accusations visant en particulier Tariq Ramadan et Luc Besson - , publié le 4 novembre), que la comédienne a livré son terrible secret, dimanche. Elle déclare avoir été victime de ce qu'elle considère "clairement comme de la pédophilie et du harcèlement sexuel". Née, certes, dans une famille de Montreuil, Seine-Saint-Denis, ce qui peut être l'indice d'une orientation politique, la plaignante est toutefois issue d'une famille privilégiée : sa mère est enseignante et son père, autrichien, est traducteur.
La réalisatrice Mona Achache, ex-compagne de Christophe Ruggia et de 20 ans sa cadette, a-t-elle voulu régler des comptes lorsqu'elle a déclaré à Mediapart: "Il m'avait confié avoir des sentiments amoureux pour Adèle lors de la tournée promotionnelle des Diables"?. Après l'avoir questionné avec insistance, il lui aurait avoué une scène [?]. Son récit l'aurait conduite à le quitter rapidement.

Deux ans après #MeToo, et malgré des affaires d'accusations mensongères, la justice n'a pas d'autre choix que de se saisir de cette affaire-choc pour le cinéma français.

Adèle Haenel a dénoncé "l'emprise" que Christophe Ruggia aurait exercée sur elle pendant la préparation et le tournage du film

Elle aurait ensuite subi un "harcèlement sexuel permanent", des "attouchements" répétés et des "baisers forcés dans le cou", alors qu'elle était âgée de 12 à 15 ans.

La jeune trentenaire n'a toutefois pas porté plainte.
Mercredi matin sur France Inter, la Garde des Sceaux Nicole Belloubet s'est arrêtée sur ce cas d'instrumentalisation de la presse et de mépris de la Justice.  La ministre avait regretté qu'elle n'ait pas porté plainte. "Je pense au contraire, surtout avec ce qu'elle a dit, qu'elle devrait saisir la justice, qui me semble être en capacité de prendre en compte ce type de situations"

Le Parquet a donc dû s'auto-saisir.
Cette procédure et la médiatisation de ce cas présumé sont exploités par les féministes qui continuent de dénoncer une omerta autour de ces questions alors même qu'elles font les unes de tous les organes de presse, deux ans après le lancement du mouvement #MeToo qui a précisément banalisé le sujet, à une époque où la télévision fait tomber tous les tabous à l'heure du JT.
VOIR et ENTENDRE comment la marque de serviettes hygiéniques Nana fait sauter les tabous en agrémentant les repas de famille, longuement :

Un si long silence (long comme une pub complaisante) 

Les réactions continuent d'affluer. Ainsi l'ARP (Auteurs, réalisateurs, producteurs) soutient-elle mercredi "Adèle Haenel dans cette démarche courageuse".

Le SPI (Syndicat des producteurs indépendants) n'est pas de reste. "Il ne faut plus que le cinéma, l'audiovisuel, le spectacle soient des espaces tolérant 'au nom de l'art' la destruction des corps et des vies de celles et ceux qui les fabriquent", selon la CGT spectacle. 

Association professionnelle comptant quelque 300 adhérents, la Société des réalisateurs de films (SRF) avait radié Christophe Ruggia dès lundi, sans procès, ni défense et au mépris de la présomption d'innocence. Ce réalisateur a pourtant été coprésident de cette même société (SRF) pour 2014-2015.

Des actrices sont également montées au créneau. 
"Une grande admiration pour Adèle Haenel, qui parle pour celles qui sont dans l'ombre...", a témoigné l'actrice et productrice Julie Gayet sur Instagram.

"Adèle, ton courage est un cadeau d'une générosité sans pareille", a posté de son côté l'oscarisée Marion Cotillard. "Tu brises un silence si lourd". Et depuis longtemps en morceaux...

"Je pense que c'est une sorte de tournant. C'est la première fois en France qu'une actrice internationalement connue, qui travaille beaucoup et a une cote d'enfer, prend la parole sur ce sujet-là", estime la journaliste Véronique Le Bris, fondatrice du premier web-magazine féminin sur le cinéma, cine-woman.fr, pour laquelle "ça va forcément avoir des conséquences".  
Les plaignantes plus spontanées en ont ainsi pris pour leur grade : méconnues, au chômage et démonétisées, elles auraient dénoncé (diffamé ?) pour tenter de revenir sur le devant de la scène ?