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vendredi 10 juillet 2020

Le test Covid19 'made in France' de NG Biotech est en fait chinois


Ce test ''français'' commercialisé par la société bretonne NG Biotech est en fait lune tromperie

La PME bretonne bénéficie de commandes et aides publiques sur la base d'une tromperie 

 
Milovan Stankov, fondateur de NG Biotech, et son fils Milovan Stankov-Puges,
 PDG de la société, dans leurs locaux de Guipry-Messac,près de Redon 
 
Depuis la fin mars, des articles de presse promeuvent la PME bretonne réputée avoir "mis au point" le premier test rapide français du Covid 19. Des documents montrent pourtant que l’essentiel du "NG Test" est acheté à un sous-traitant chinois. Seul l’assemblage final est effectué en France.
 
Le 5 juin 2020, Frédérique Vidal a apporté gloire et fortune aux dirigeants de NG Biotech, entreprise familiale sise à Guipry-Messac, dans la banlieue de Rennes (Ille-et-Vilaine): sa visite visait à vanter le savoir-faire français en jetant un coup de projecteur sur l’entreprise créée en 2012. 
Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Fredéric Vidal venait confirmer une commande de l'Etat pour 1,5 million de tests sérologiques de détection du Covid-19. Le montant du marché, tenu secret par la direction générale de la Santé, se situerait aux alentours de 15 millions d’euros. Un gros contrat pour cette PME de 30 salariés qui envisage de passer à 100 et qui vient de faire sortir une usine de terre en cinq semaines. 

"Je pense que c'est très important dans des conditions particulières que l'on puisse connaître le statut sérologique des gens, racontait alors Frédérique Vidal devant les dirigeants de l’entreprise, tout sourire. Cela donne une prévisibilité sur la production. La société NG Biotech a pris son risque, elle a investi. Il est normal que l'Etat soit à ses côtés." 

La puissance publique a effectivement bien accompagné cette société. 

Dès le 31 mars, la Direction générale de l’armement lui notifiait un premier marché d’un million d’euros, accompagné d’une aide au développement d’un second type de kit de test (contactée, la DGA n’a pas répondu à nos questions). La Région Bretagne lui a également commandé pour un million d’euros de tests, et accordé une aide, sous forme d’avance remboursable de 250 000 euros, tandis que mi-mai, l’APHP confirmait de son côté l’achat de 100 000 tests, après d’autres commandes du département d’Ille-et-Vilaine et du CHU de Rennes. 

"Le premier test développé, fabriqué et validé cliniquement en France" !
Le marché des tests sérologiques rapides est très prometteur, mais aussi très concurrentiel. Depuis la fin mai, plus de 70 "biotechs" ont fait valider leur test par le centre national de référence (CNR), sésame qui autorise leur remboursement. Difficile d’émerger dans ce contexte. Mais NG Biotech a bénéficié de deux atouts. D’abord, son test est sorti très tôt, dès la fin mars. Ensuite, il est "le premier développé, fabriqué et validé cliniquement en France" comme l’annonce le premier communiqué de presse envoyé par la PME, le 31 mars. Dans les semaines qui suivent, NG Biotech bénéficie d’une couverture médias exceptionnelle pour une entreprise de cette taille, la société est qualifiée de "pépite" et son jeune PDG, Milovan Stankov Pugès, intronisé "chasseur de coronavirus". L'hebdomadaire Le Point relate que ce test sérologique est "dérivé d'un test de grossesse et d'un test d'antibiorésistance, commercialisé par NG Biotech dans 70 pays". Le PDG de la société explique qu’il "a été mis au point en un temps record". 
Extrait d’un communiqué publié par la société NG Biotech,
 le 31 mars 2020. (NG BIOTECH)

Le label, "made in France", semble avoir été décisif dans le choix de NG Biotech par l’Etat pour la commande de 1,5 million de tests annoncée par Frédérique Vidal. La Direction générale de la Santé (DGS) l’a confirmé à la cellule investigation de Radio France : "Cette période a montré la nécessité de disposer d’une filière de production nationale sur ce type de produits, explique-t-on à la DGS. C’était un engagement du gouvernement. Le choix de NG Biotech a été largement guidé par le fait que leur production est réalisée intégralement en France, sur un marché où la plupart des tests viennent d’Asie". 

Un membre du cabinet de Frédérique Vidal se souvient également que "l’un des points saillants de cette opération, c’était de commander français." 
 

Un fournisseur chinois qui commercialise également ses tests sous sa propre marque. 
Pourtant, le test de NG Biotech est en réalité très largement chinois. Les tests rapides sont constitués d’une bandelette "papier" en nitrocellulose sur laquelle sont fixés les antigènes spécifiques du virus. Cette bandelette est ensuite insérée dans un boîtier en matière plastique qui va faciliter l’application d’une goutte de sang et la lecture du résultat du test. La bandelette est donc le "cœur" du dispositif. Or, comme NG Biotech l’a spécifié à l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) lors de la validation du "NG Test" (voir le document ci-dessous), elle est "réalisée par un sous-traitant chinois". D’après nos informations, NG Biotech importe en France les bandelettes sous forme de grandes feuilles, appelées "master sheets", qui sont ensuite découpées à Guipry-Messac et introduites dans les boîtiers. La seule fabrication effectuée directement par NG Biotech est celle de la "solution tampon" qui va faciliter la migration du sang dans la bandelette. 
Extrait d’un courrier de la société NG Biotech à l’ANSM. 
(NG BIOTECH)

Grâce à des documents internes à NG Biotech, le sous-traitant chinois a pu être identifié. 
Il s’agit du laboratoire Vivachek, qui commercialise par ailleurs des tests rapides sous sa propre marque dans un boîtier différent de celui utilisé par NG Biotech. Vivachek est un pionnier du test rapide Covid-19. Les tests sous marque "Vivachek" ont d’ailleurs également été validés par les autorités sanitaires françaises. Le 27 mars, quelques jours avant de lancer son opération de communication en France, NG Biotech passe une première commande de "master sheets" à son fournisseur chinois. Vivachek nous a confirmé être le sous-traitant de plusieurs laboratoires en Europe et en France, mais n’a pas souhaité nous spécifier si NG Biotech faisait partie de ses clients pour des raisons de confidentialité. NG Biotech invoque quant à elle le "secret industriel".
 
"Nous n’avons pas cherché à cacher quoi que ce soit" 
Le 7 juillet, Alain Calvo, directeur du développement et co-fondateur de NG Biotech, nie toute tentative de "cacher quoi que ce soit". "Je ne connais aucune entreprise du secteur qui n’ait pas recours à des fournisseurs étrangers", nous explique-t-il, "et notre communication est que nous avons développé ce test. Nous avons un savoir-faire dans le choix des composants, dans l’assemblage, et notre dispositif 'tout-en-un' est unique". 

Ce boîtier plastique "autopiqueur" n’est pas non plus produit par NG Biotech.
Il est fourni par une société australienne, Atomo, qui a signé un accord de partenariat avec l’entreprise bretonne. Contacté une première fois le 1er juillet, Alain Calvo n’avait pourtant jamais évoqué ses sous-traitants chinois et australien. Le cabinet de communication missionné par NG Biotech avait au contraire spécifié que le gros atout du NG Test était son caractère "100% français". Une journaliste anonymée qui a couvert la visite de Frédérique Vidal à Guipry-Messac raconte : "Dans mon esprit, ça ne faisait aucun doute que c’était eux qui avaient inventé et qui produisaient eux même ce test. En tout cas, c’est comme cela que ça nous a été présenté ce jour-là par les représentants de l’entreprise." 

Plusieurs spécialistes du secteur n’ont pas semblé surpris. 
"Les biotechs chinoises avaient plusieurs mois d’avance sur les européennes, explique l’un d’eux, elles se sont positionnées très tôt sur le marché. Pour être prêt dès le mois de mars, le temps imparti était très court. Il était plus simple de leur commander directement les tests". 
C’est d’ailleurs le choix qu’ont fait, et expliqué publiquement, trois concurrents français de NG Biotech : le laboratoire AAZ, installé à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts de Seine, les Alsaciens Toda Pharma et Biosynex. "D’ici septembre, je pense que nous serons en mesure de produire un test 100% européen, estime Larry Abensur, le PDG de Biosynex. Mais en attendant, nous faisons appel à un sous-traitant chinois, référencé, que nous connaissons bien, pour les bandelettes," annonçait-il en clair. De son côté, le PDG du laboratoire francilien AAZ, Joseph Coulloc’h explique qu’il est "toujours en pourparlers pour trouver des fournisseurs de réactifs, afin de réduire [notre] dépendance à un sous-traitant".
NG Biotech serait également en cours de développement d’un test dont il assurerait une plus grande partie de la production, telle que l’impression des bandelettes, mais il ne serait pas encore prêt. 

Les tests de certains concurrents français semblent plus performants 
Interrogé sur ce qui différencie NG Biotech de ces trois concurrents français, Alain Calvo n’a pas souhaité nous répondre, ne voulant pas "se livrer à un comparatif entre concurrents". Le développement et la fabrication de leurs tests semblent pourtant très similaires à celui de NG Biotech. Avec parfois de meilleures performances : d’après le CNR, le test de NG Biotech n’est pas interprétable pour la détection des IgM (les anticorps qui apparaissent au bout d’une semaine), mais seulement des IgG (qui apparaissent au bout de 14 jours). Alors que le test de Biosynex a été validé pour les deux types d’anticorps. "Nous ne sommes pas une société de négoce, affirme-t-il, nous sommes un fabricant". Au sens de la réglementation, NG Biotech est effectivement un fabricant. Mais peut-on parler d’un produit "français" quand il est la résultante de l’assemblage de composants étrangers ? "Tout le monde n’est pas capable de faire un test rapide performant", répond le co-fondateur de NG Biotech. 
"Nous assumons parfaitement le fait que notre test a été conçu, développé et produit en France" (NG Biotech à la cellule investigation de Radio France) 
Pour faire face à une demande qu’ils estiment en pleine croissance, les laboratoires français qui se sont positionnés sur le marché des tests ont tous embauché des dizaines de salariés et investi dans leur outil de production ces derniers mois. NG Biotech a ainsi construit, en quatre semaines, une deuxième unité de production juste à côté de son site de Guipry-Messac. "Il est sûr que c’est plus sécurisant lorsque l’on bénéficie d’une grosse pré-commande de l’Etat", fait remarquer l’un des acteurs de ce marché. NG Biotech, qui a bénéficié de beaucoup plus de commandes publiques que ses concurrents, a-t-elle tenté de capter l’attention en communiquant de façon ambiguë sur un produit "français" sans spécifier qu’il était, pour l’essentiel fourni par un laboratoire chinois, comme ses concurrents ? Alain Calvo affirme que non. Ce n’est pas ce que semblent avoir compris certains journalistes et décideurs publics.

mercredi 27 mai 2020

Macron prive les Français de la chloroquine pour protéger les populations tropicales...

Nouveau zigzag macronien: après l'avoir autorisée, Macron interdit la chloroquine en France, deux mois plus tard

Fin mars, le gouvernement autorise la chloroquine contre la Covid-19, mais encadre son utilisation
Paludisme - Planete sante
51 départements sont classés en "vigilance rouge" (avril 2020), 

soit neuf de plus qu’en 2018 infestés par le moustique tigre, 
vecteur de maladies comme la dengue, le chikungunya ou zika, 
dont la chloroquine améliore les symptômes
La délivrance de Plaquenil, médicament anti-rhumatismal dérivé de la chloroquine, et seul traitement possible de la Covid-19, est désormais encadrée par un décret paru jeudi 26 mars. Mais, "en même temps", ce décret interdit notamment son exportation: les pays en voie de développement sont ainsi pris en considération, du fait que les électro-cardiogrammes de précaution ne sont pas envisageables en Afrique ni au Proche-Orient comme en Europe. Ce médicament à base hydroxychloroquine, dérivé de l’antipaludéen chloroquine, n’est pas utilisable "dans la prise en charge du Covid-19 en (médecine de) ville", a souligné l’agence du médicament l’ANSM, alors que ce médicament fait l’objet d’une demande massive depuis plusieurs décennies dans les zones africaines exposées au paludisme.
Le décret prévoyait notamment la limitation de la délivrance du Plaquenil en officine à ses indications médicales strictes (polyarthrite rhumatoïde, lupus, et en prévention des lucites - allergies au soleil), et l’interdiction de l’exportation des spécialités contenant de l’hydroxychloroquine, mais aussi des médicaments contenant l’association lopinavir/ritonavir, antiviraux eux aussi expérimentés contre le Covid-19.

Il s’agit de
"protéger" les patients qui en ont besoin et d’"éviter les risques de rupture" des stocks et donc de leur traitement, à cause d’ordonnances "sans aucune justification", tentait d'expliquer le Dr Dominique Martin, directeur général de l’ANSM.

Olivier Véran autorisait la chloroquine à titre dérogatoire
Le ministre de la Santé Olivier Véran, a pris un décret confirmant aussi, qu’à titre dérogatoire, "l’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le Covid-19". 
Cela doit se faire "dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile".

L’avis du Haut conseil de la santé publique
Le 23 mars au soir, Véran avait annoncé ce décret dont les mesures s’appuyaient sur l’avis du Haut conseil de la santé publique (HSCP), créé en 2004 et chargé de la modernisation de notre système de santé par la loi du même nom du 26 janvier 2016 - dont les membres de droit sont nommés par le ministre chargé de la santé -, qui excluait, hors protocole d’essai, l’utilisation de l’hydroxychloroquine en prophylaxie [prévention et traitement] sauf "pour les cas présentant des signes de gravité". 
Actuellement présidé par Franck Chauvin (CHU Saint-Etienne) - qui a conduit, avec l'efficacité que la Covid19 a révélée, les travaux du HCSP sur la Stratégie nationale de santé ou le Plan national de santé publique, plan 'Priorité Prévention', le HSCP a été présidé jusqu'en 2017 par Roger Salamon, 73 ans, professeur à Bordeaux, INSERM et consultant à l’OMS depuis 1992.

Le professeur Didier 
Raoult est sur la liste initiale des personnalités nommées par Olivier Véran au 'Conseil scientifique Covid-19' présidé par Jean-François Delfraissy. 
Ce comité Théodule n'a aucune base légale à son fonctionnement, d'évaluation par les pairs, de procédure de nomination validée, alors qu'existent déjà Santé publique France, la HAS, le HCSP est pointée par une pétition sur l'urgence des libertés sur le site du journal Libération le 16 avril 2020.

Fin mai, Macron fait interdire la chloroquine

Revirement avec la fin de phase 1 de l'épidémie, alors que le pouvoir agite pourtant la peur d'une deuxième vague. 
Macron parviendra-t-il à protéger les Africains d'eux-mêmes ?

Le décret autorisant l'hydroxychloroquine, dérivé de la chloroquine, pour traiter le coronavirus Covid-19 a été abrogé par le gouvernement ce mardi 16 au soir. L'hydroxychloroquine,  dérivée de la chloroquine, est désormais interdite pour soigner le coronavirus, alors qu'elle était jusque-là administrée aux patients les plus durement touchés et, depuis plusieurs générations, partout où sévit le paludisme. C'est la conséquence du combat mené par le ministre de la Santé Olivier Véran, lequel a saisi le Haut conseil de la santé publique, pour que les membres qu'il y a nommés rende un avis défavorable. Suivant les recommandations du HCSP, le gouvernement a donc décidé d'abroger le décret autorisant l'hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19. Les essais cliniques, eux, restent autorisés : la recherche ne peut être empêchée !...

Le HCSP s'est aligné sur les conclusions de l'étude a posteriori des dossiers parue le 22 mai 2020 de la revue The Lancet en pointe contre la chloroquine et l'hydroxychloroquine. 
Cette étude-éclair - de 96.000 dossiers de patients admis dans 671 hôpitaux de plusieurs continents différents, entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020, sans qu'on ait connaissance des protocoles observés, des dosages et des groupes d'âge rapportés - signée par quatre "savants" accusés de conflits d'intérêts avec des laboratoires concernés -  assène que ces molécules sont inefficaces contre le Covid-19 et même potentiellement toxiques. 
Les chercheurs ont signalé ce que la prescription n'a pas constaté en quelque 70 ans."Chacun de ces traitements était associé à une diminution de la survie à l'hôpital et à une fréquence accrue des arythmies ventriculaires", affirme The Lancet. Le taux de mortalité dans "les groupes médicaments" aurait été 34% à 45% plus élevé que dans le groupe témoin. Aussi, le risque d'arythmie serait cinq fois plus élevé avec la prise de ces deux molécules, en particulier avec la combinaison hydroxycholroquine/macrolide [antibiotique] (8% des malades contre 0,3% dans le groupe témoin). En somme, il mourait moins de personnes  laissées à elles-mêmes que de patients traités... Ainsi, les auteurs ont conclu : "Nous n'avons pas été en mesure de confirmer les bienfaits de l'hydroxychloroquine ou de la chloroquine, lorsqu'ils sont utilisés seuls ou avec un macrolide".
Sur la base de cette assertion, ce mardi 26 mai, l'Agence nationale de sûreté du médicament a indiqué, avouant des doutes, sa volonté de suspendre "par précaution" les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine en France. Dans un communiqué, l'agence a fait savoir : "Nous avons lancé auprès des promoteurs évaluant l'hydroxychloroquine, une procédure de suspension des inclusions de patients dans les essais cliniques menés en France." 
Aberrations intellectuelle et médicale: il est précisé que les "patients en cours de traitement avec de l'hydroxychloroquine dans le cadre de ces essais cliniques pourront le poursuivre jusqu'à la fin du protocole".

Ce qui est toxique aux Français est bon pour les Africains...
Sur CNews ce matin, un professeur a avancé l'idée que la décision de la France pourrait se justifier par l'impossibilité des pays africains d'effectuer des électro-cardiogrammes avant d'administrer la chloroquine ...  En conclusion, la France n'est pas un désert médical européen, mais africain. 

Révélation de The Lancet, diffusée par O. Véran, la chloroquine prescrite massivement en zone tropicale et subtropicale est la cause d'un génocide dans les pays impaludés. 
Liste des pays comprenant des zones à risques frappées par ce nouveau génocide :
Afghanistan, Afrique du Sud, Algérie, Angola, Arabie Saoudite, Argentine, Arménie, Azerbaïdjan, Bahamas, Bangladesh, Belize, Bénin, Bhoutan, Bolivie, Botswana, Brésil, Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Cameroun, Cap-Vert, Chine, Colombie, Comores, Congo, Costa Rica, Côte d’Ivoire, Djibouti, Egypte, El Salvador, Equateur, Erythrée, Ethiopie, Fédération de Russie, Gabon, Gambie, Géorgie, Ghana, Guatemala, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée Equatoriale, Guyana, Guyane Française, Haïti, Honduras, Iles Salomon, Inde, Indonésie, Iran, Iraq, Jamaïque, Kenya, Kirghizistan, Libéria, Madagascar, Malaisie, Malawi, Mali, Mauritanie, Mayotte, Mexique, Mozambique, Myanmar, Namibie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigéria, Oman, Ouganda, Ouzbékistan, Pakistan, Panama, Papouasie-Nouvelle Guinée, Paraguay, Pérou, Philippines, République arabe Syrienne, République centrafricaine, république de Corée, République démocratique du Congo (ex Zaïre), République démocratique populaire du Lao (Laos), République dominicaine, République populaire démocratique de Corée, République-Unie de Tanzanie, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Sri Lanka, Suriname, Swaziland, Tadjikistan, Tchad, Thaïlande, Timor-Leste, Togo, Turquie, Vanuatu, Venezuela, Viet Nam, Yémen, Zambie, Zimbabwe.
Les Comoriens de métropole ou les Sénégalais, Maliens ou Burkinabés courent autant de risques en France qu'au bled !  
O. Véran a-t-il arrêté in extremis une guerre "bactériologique" ?... 

Le Plaquenil
(en France, ou Axemal en Inde et Dolquine et Quensyl) du laboratoire Sanofi, indiqué en rhumatologie dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et du lupus érythémateux disséminé pour ses propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices, est inscrit sur la liste des médicaments essentiels de l'OMS.

vendredi 15 mai 2020

Didier Raoult aux sénateurs : "l’Etat français est décrédibilisé"

Contre-attaque du professeur marseillais dénigré par la caste parisienne qui serre les verrous et les coudes autour de l'INSERM 

Le professeur Didier Raoult devant la commission des affaires sociales du Sénat (Crédit DR).




par Christian Apothéloz
[Consultant, ci-dessous, je suis là pour imaginer des solutions, pour mettre en œuvre et en équipe des projets, pour inventer avec vous ce qui fera la différence pour réaliser l’impossible.]

Critiqué par le Premier ministre, mis en garde par le ministre de la Santé, remis en question sur les plateaux TV, le professeur Didier Raoult a dégainé son argumentaire devant le Sénat le 7 mai dernier en visioconférence.
Christian Apothéloz, consultant senior Marseille
Les questions des sénateurs furent factuelles, précises, acérées. Les réponses de Didier Raoult sont à la hauteur. Il réplique coup pour coup et précise ses attaques, sur le fond, avec les mêmes arguments qu’il défend depuis le début de la crise ou plus récemment dans son interview à Paris Match du 9 mai, mais sur la forme avec plus de combativité et de vélocité.

Dans un document de synthèse qui circule, produit par Didier Raoult, les
Réponses au questionnaire de la commission des affaires sociales du Sénat et que nous publions ci-dessous (en dernière page), il remet en cause globalement l’approche du gouvernement et pointe des responsabilités lourdes des décideurs politiques et médicaux. La pensée raoultienne en 10 citations.

1. Le conseil scientifique n’est pas au niveau

Sur le Conseil scientifique, il réitère sa grande défiance arguant du mauvais niveau des membres (par rapport à lui C.Q.F.D.) « Je refuse de débattre avec des gens ayant un niveau de connaissance trop bas » réaffirme-t-il dans Match. Mais surtout, il attaque sa consanguinité avec uniquement l’Inserm et l’Institut Pasteur au board, des infectiologues d’abord mais surtout, « ce groupe évolue dans un écosystème commun avec les directions locales de l’industrie pharmaceutique. »


2. Il faut tester tout de suite le maximum de personnes

« Dans une situation épidémique qui débute, il faut tester tout de suite le maximum de personnes. Ceci n’a pas été réalisé, en particulier parce que pendant un certain temps, les Centres nationaux de référence (tous les deux présents au Conseil scientifique) considéraient que les tests diagnostiques étaient une difficulté particulière, (ce qui ne correspond pas à̀ la réalité), et qu’eux seuls pouvaient les faire.»

3. Le paracétamol avant l’insuffisance respiratoire : une décision extrêmement dangereuse

« L’idée de proposer, officiellement, aux patients de ne pas chercher de soins avant de sentir des difficultés respiratoires, a été une décision extrêmement dangereuse : chez les patients qui ne présentaient que pas, ou peu de symptômes, et pas de difficultés respiratoires (dyspnée), 65 % d’entre eux avaient des lésions au scanner.

De mon point de vue, il y a tentative de monopolisation de la connaissance dans ce que cette crise a permis de révéler, et qui ne correspond pas à la réalité analysable. 

Quant aux recommandations, il paraît
difficile, de mon point de vue, de dire aux gens qui sont malades de ne pas venir se faire tester, ni soigner, et de dire aux patients que la seule thérapeutique acceptable est le Doliprane jusqu’au moment où ils présenteront une insuffisance respiratoire. »

4. La bonne méthode pour découvrir des choses inattendues

« Tout commence toujours dans les maladies nouvelles par de l’observation anecdotique, ensuite par des séries observationnelles qui permettent de cerner les questions basées sur l’observation initiale. Le fait d’imaginer que l’on puisse, en utilisant des méthodes traditionnelles, se doter des capacités d’observations est juste un fantasme, là aussi lié au fait que la plupart des gens qui sont en situation d’avoir une opinion sur cette situation se trompent de guerre. Dans les maladies nouvelles, les initiatives individuelles, les observations sont essentielles, c’est ce que les Anglais appellent l’abduction, c’est-à-dire la capacité de découvrir des choses qui sont inattendues [inférence à la meilleure conclusion raisonnable à défaut de vérification et en dépit des... protocoles] et qui ont été extrêmement communes dans cette maladie.»

5. La chloroquine : émotion, délire, manipulation de l’opinion

« Il est à noter, qu’à cette occasion, j’ai pu observer un délire, qui est le plus stupéfiant sur le plan médicamenteux, de toute ma carrière, pourtant longue, sur le danger extrême de l’utilisation de l’hydroxychloroquine et de la chloroquine. Ces médicaments sont prescrits depuis 80 ans, il est probable qu’au moins 1/3 de la population a eu l’occasion d’en manger. En France, la CNAM rapporte que 36 millions de comprimés de Plaquenil 200 mg ont été́ distribués en 2019. L’émotion formidable, sur les risques de la chloroquine et l’hydroxy-chloroquine, témoigne d’une absence complète de contrôle de l’information raisonnée, basée sur la bibliographie, et non pas sur les émotions des uns et des autres, voire la manipulation de l’opinion et je mesure mes termes. Par définition, le directeur de l’ANSM * (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), en est responsable. »  
(*Le docteur - en psychiatrie - Dominique Martin, reconduit dans ses fonctions par décret du président de la République le 7 août 2017 (première nomination sur recommandation de la ministre Marisol Touraine, en 2014), sur recommandation de la ministre Agnès Buzyn, épouse Yves Lévy). Il fut notamment directeur des programmes à Médecins sans frontières (MSF) et conseiller social auprès du préfet de Paris. De 2001 à 2002, il fut nommé conseiller technique au cabinet de Bernard Kouchner, ministre de la Santé.

6. Conflits d’intérêts et « scientific misconduct »

Didier Raoult avait déjà dénoncé les conflits d’intérêts des autorités médicales en particulier avec le laboratoire américain Gilead.

« Ce qui est inquiétant, est que l’équipe conseillère du Conseil scientifique, qui rapporte des données sur le Remdesivir ou sur l’hydroxychloroquine, au mieux sont maladroites, ou pire, sont manipulées ». (…) « Il existe un problème très fondamental de conflits d’intérêts concernant la médecine dans ce pays, il paraît difficile d’être à la fois le bénéficiaire de financement massif et de se prononcer raisonnablement sur des choix thérapeutiques qui concernent les médicaments d’un industriel qui les produit. » Didier Raoult a même fait établir une courbe comparée des interventions contre la Chloroquine et du cours de Bourse Gilead ! (9 milliards de dollars d’action ont été́ échangés pendant la période du COVID 19 pour l’action Gilead). Derrière les murs de labos la bataille est sans merci : « Des dénonceurs professionnels m’ont fait harceler, pour me faire rétracter des publications ».

Pour donner l’exemple, l’IHU publie en fin de rapport un compte rendu chiffré de tous les contrats, conventions et dons des industries pharmaceutiques faits à la Fondation.

7. Le ministère dans le collimateur

« La position du ministère qui a consisté, sur les conseils du Haut comité de santé publique actuel, conseillé par le Professeur Chidiac [chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l'Hôpital de la Croix-Rousse, Lyon], d’interdire la prescription d’hydroxychloroquine aux médecins généralistes. (…) Il existe donc pour des raisons qui sont mystérieuses et dont je pense que cette commission devrait se préoccuper sérieusement, d’empêcher l’usage du médicament le plus utilisé au monde pour traiter le COVID, le plus utilisé au monde par les médecins qui prennent en charge les COVID. Ce mystère français reste à élucider. Ceci décrédibilise durablement les décisions de l’État dans une situation de crise quand les praticiens sont massivement en désaccord avec les autorités et représente un danger pour l’avenir. »

8. L’essai Discovery biaisé

« L’essai Discovery représente les conséquences d’un choix initial, qui était d’utiliser le Remdesivir, et celui-ci ne pouvant être utilisé que dans les formes graves du fait de sa toxicité. Il ne testait plus la prise en charge des formes au début, ce que je pense être une erreur grave et une ignorance scientifique coupable sur la virologie.»

9. Le vaccin : un pari symbolique ?

« Concernant les vaccins, je ne suis pas sûr qu’un vaccin, pour une maladie dont on ne sait pas si elle existera l’année suivante, soit réellement autre chose qu’un pari. Il n’empêche qu’il faut bien que certains prennent des paris, mais la route est longue. Les exigences de sécurité, pour un vaccin de cette nature, prennent plusieurs années, en général.

J’ai la plus grande incompréhension sur les recommandations vaccinales. Il n’y a aucune homogénéité sur les recommandations vaccinales en Europe, où il existe 23 programmes de vaccination différents, aucun rapport entre nos recommandations vaccinales et celles des Etats-Unis. Des vaccins extrêmement importants et efficaces comme celui de la varicelle (plusieurs centaines de milliers de cas en France, par an), le rotavirus (plusieurs de centaines de milliers de cas), le papillomavirus, plus l’absence de mise en place d’une vaccination pour la grippe des enfants (la grippe aura tué probablement plus d’enfants cette année que le Covid), amène à penser que la création d’un vaccin, en dehors de son aspect symbolique, ne débouche pas nécessairement sur un usage. Je pense qu’il est plus urgent d’avoir une réflexion sur les vaccins existants actuellement, que sur les vaccins pour une maladie dont on ne sait pas si elle sera encore présente l’année prochaine.»

10. Le Lazaret ou la quarantaine ?

« Les isolements ont été faits sur un mode de quarantaine et non pas sur un mode de Lazaret, que nous connaissons bien à Marseille. Nous savons à Marseille, depuis plusieurs siècles, que le Lazaret (on isole les malades) a un intérêt (comme les avaient les sanatoriums) mais que la quarantaine (on confine tout le monde) ne fonctionne pas (elle consiste à enfermer des gens contagieux avec des non contagieux) et il se passe ce qui s’est passé sur les bateaux comme le Diamond Princess ou le Charles de Gaulle qui sont des exemples typiques de ce qu’est le confinement sans test préalable.»

vendredi 8 mai 2020

Epidémie: Macron a détruit 360 millions masques en pleine pénurie

Philippe passe aux aveux et justifie: "Ils ne pouvaient pas être utilisés"

Les masques disponibles ont été brûlés: 
les Français n'ont pas eu à apprendre à les placer...

Incinération des déchets : la métropole est-elle prête à se ...

La presse aux ordres embrouille tout plutôt que d'informer: "l'Etat a-t-il fait brûler par erreur des masques utilisables pendant l'épidémie de coronavirus ?" interroge La Dépêche, détenu par le radical Jean-Michel Baylet, ancien ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales dans les gouvernements socialistes de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve ! 

Seuls 19 millions de masques ont pu être sauvés d'un stock jugé périmé par erreur, sur un total de 616 millions, selon une enquête du Monde. Selon l'ancien directeur général de la Santé, le Pr. Benoit Vallet (2013-2018), prédécesseur de Jérôme Salomon, bien plus de masques auraient pu être sauvés. 
Mais l'Edouard Philippe nie en bloc tous les chiffres.

Pour mémoire, VOIR et ENTENDRE comment la doctrine officielle a changé et qui est porteur des nouveaux messages :

Alors, des masques chirurgicaux utilisables ont-ils oui ou non été brûlés pendant la pénurie face à la crise sanitaire du coronavirus en France ? 

Une révélation potentiellement explosive, puisque les soignants ont cruellement manqué de cet outil essentiel au début de l'épidémie.
Au départ, en mai 2017, les stocks stratégiques de l'État comptaient 717 millions de masques, selon le quotidien du soir. Parmi eux : 616 millions dataient de 2004-2005, mais sans date de péremption. Le reste, 98 millions de masques, avait été acquis entre 2014 et 2016. "Or, en mars 2020, il n’en restera plus que 117 millions. En moins de trois ans, les stocks ont été divisés par six ! ", souligne le journal.

19 millions de masques sauvés des flammes ?
Aux protocoles scientifiques démentiels responsables de la létalité au coronavirus s'ajoutent les règlements appliqués à l'aveugle...
Les millions de masques brûlés étaient-ils vraiment périmés et inutilisables ? S'agissant de yaourt, la date de péremption est à considérer avec intelligence. Nos "sachants" de la haute fonction publique en sont-ils dépourvus ? La date limite de consommation (DLC) de votre yaourt est dépassée depuis plusieurs jours ? Vous pouvez encore le manger ! C’est l’enseignement des tests menés sur une soixantaine de yaourts répartis en six familles (nature fermes, nature brassés, fruits en morceaux, fruits mixés, aromatisés, laits fermentés). 

Bataille de chiffres entre Le Monde et Matignon sur des masques sauvés de la destruction.
"Une part substantielle des 616 millions de masques datant de 2005-2006 aurait sans doute pu être mise en circulation", assure Benoît Vallet au journal  Le Monde.
Initialement, une expertise d'une entreprise belge aurait conclu à leur non-conformité, mais des études plus récentes affirment le contraire.
Au final, seuls 19 millions de masques auraient échappé à la destruction, révèle le quotidien. Et de conclure : "Les conseillers du premier ministre, Edouard Philippe, découvrent, consternés, que depuis plusieurs semaines, des millions de masques issus des réserves étatiques, dont une part non négligeable était sans doute utilisable, sont consciencieusement brûlés…"
Des accusations auxquelles a répondu le Premier ministre lors de la présentation du plan de déconfinement ce jeudi. 

Edouard Philippe maintient sa version.
Il a sorti une chronologie visant à contester les chiffres publiés par les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme dans Le Monde. Pendant l'épidémie de coronavirus, un stock de 75 millions de masques périmés depuis décembre 2019 a été retrouvé, indique le premier ministre. Mais, première lacune, Philou ne précise pas leur date de fabrication.
"Quand on les trouve à l'hiver-printemps 2020 et qu'ils sont périmés, vous pouvez vous dire qu'il est peut-être absurde de les détruire, ce qui normalement devrait être le cas, a expliqué le premier ministre. Mais bien de les garder, de vérifier si on peut les utiliser et c'est ce que nous avons fait." Selon lui, 75 millions de masques chirurgicaux ont ainsi pu être récupérés.
L'Edouard a ensuite évoqué un autre stock de 360 millions de masques.
A défaut de transparence de Philippe, on peut penser qu'il ne veut s'exprimer que sur le reliquat de masques sauvé du stock de 660 millions. "On a regardé dans ce qui était périmé ce qui pouvait être utilisé. Il n'y en avait pas beaucoup qui pouvaient l'être (...) mais on les a fait tester par la Direction générale de l'Armement (DGA) et l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), le premier sous tutelle de Le Drian et le second, de Véran.

Et de conclure : "Cela nous a permis de dire qu'ils pouvaient être utilisés non pas comme masques chirurgicaux, mais comme des masques grand public (...) , ce que nous avons fait". Au final, selon lui, 85 millions de masques ont pu être récupérés sur ces 360. Le reste sera bien détruit. Or, l'AFP et L'Express, notamment, écrivent que "selon le premier ministre, un stock de 360 millions de masques a été détruit, car "ils étaient périmés" depuis trop longtemps". 
Bataille de chiffres donc : 19 millions de masques sauvés des flammes, selon Le Monde, 160 millions, selon le premier ministre. 
Qui croire ? Pas plus que la préfecture de police de Paris qui publie des chiffres  au soir des manifestations...

Repentance de Philou : "Certains seront distribués gratuitement et d'autres pourront être... achetés", a-t-il indiqué, ajoutant que le gouvernement "a limité le prix des masques chirurgicaux". "Une enveloppe de 5 millions de masques sera distribuée chaque semaine par l'État et les préfets pour que les plus vulnérables puissent disposer de masques gratuits", a précisé le premier sinistre, rappelant que "l'Etat finance 50% des coûts d'acquisition des masques supportés par collectivités territoriales". "C'est pas cher", commentait Hollande...
Quand l'Etat paie, c'est le contribuable qui passe à la caisse, mais de quoi se plaint-il ?

vendredi 1 mai 2020

Une mise en examen dans l’affaire du Mediator est nommée au comité d'éthique de l’Académie de médecine

​Cette nomination suscite des interrogations sur les conflits d'intérêts au sein de l'institution

Marie-Thérèse Hermange a été confirmée au Comité d'Ethique de l'Académie nationale de médecine (ANM), révèle "Le Figaro" ce mardi 28 février.
Cette société savante médicale dont le secrétaire perpétuel est le professeur en psychiatrie à l’hôpital de... la Salpêtrière, Jean-François Allilaire, a pour mission d'éclairer le gouvernement français sur toutes les questions posées dans le domaine de la santé publique. Composée de 130 membres titulaires (dont François Bricaire, Jacques Bringer ou Luc Montagnier), 160 membres correspondants, 100 membres correspondants étrangers et 40 membres associés étrangers, elle est présidée par Jean-François Mattei, membre titulaire depuis depuis juin 2000 (la secrétaire d'Etat chargée de la Santé et de l'Action sociale de Lionel Jospin était la socialiste Dominique Gillot) , ancien ministre de la Santé (2002-2004) de Raffarin, membre de l'Institut de France et ancien président de la Croix-Rouge (2004-2013). financée par le budget de l'État et des fonds propres.La gauche reproche à l'ANM la prédominance d'hommes blancs âgés et un nombre de femmes à sa convenance dans son conseil d'administration.
La nomination de Marie-Thérèse Hermange parmi les membres du comité d’éthique de l’ANM avait suscité l'indignation début janvier. 
Experte des questions sociales, médicales, éthiques et religieuses, l’ancienne sénatrice UMP de Paris est mise en examen en 2013 dans le cadre d’une enquête pour "trafic d’influence" au profit des laboratoires Servier dans l’affaire du Mediator, est soupçonnée d’avoir servi les intérêts des laboratoires Servier. 
L’intéressée a pourtant été "maintenue dans ses fonctions" par ledit comité d’éthique lors d’une réunion qui s’est tenue le 7 février.

"Après un échange ouvert entre les membres et un vote à bulletin secret", le maintien de Marie-Thérèse Hermange a été validé "à l’unanimité, moins une voix." Lorsque sa nomination avait été rendue publique fin janvier, une "représentante" de l’Académie avait rapidement fustigé la démarche du quotidien. "On est en train de bafouer l’Académie; il y a des tas de gens qui ont été mis en examen et qui ont été innocentés ensuite", avait-elle expliqué.

Les éléments de l’enquête ayant conduit à la mise en examen de Marie-Thérèse Hermange sont toutefois accablants. Alors que le Mediator - cet antidiabétique des laboratoires Servier, régulièrement détourné en coupe-faim - a été retiré de la vente en 2009 en raison de sa dangerosité, notamment du fait de l’augmentation des risques de valvulopathie, Marie-Thérèse Hermange, chargée de rédiger au Sénat un rapport sur le sujet, aurait décidé de faire relire celui-ci à… un proche du laboratoire, le professeur Claude Griscelli, lequel, de son propre aveu, a tout fait pour minimiser les responsabilités de l’industriel.

Marie-Thérèse Hermange a "demandé" au professeur Griscelli de venir au Sénat pour "relire" le rapport. C’est du moins ce que, à la tête de la rédaction du rapport à l’époque, au printemps 2011, a indiqué Claude Griscelli au bras droit de Servier, Jean-Philippe Seta, placé sur écoute. Marie-Thérèse Hermange lui a "demandé" de venir au Sénat pour "relire" le rapport. Il s'y rend donc un soir de 19h à 21h30. "J'ai regardé des phrases clé qui concernaient la responsabilité de Servier (...) et j'ai fait changer pas mal de choses", explique Claude Griscelli, lors de cette conversation entendue par les enquêteurs. Par exemple, "j’ai beaucoup insisté" pour expliquer que l'étude chiffrant à 500 le nombre de décès liés au médicament "n'était pas scientifiquement valable".

Administration : histoire d'un désastreux naufrage
En revanche Claude Griscelli dit avoir "beaucoup accentué" les reproches visant l'Agence du médicament. "Voilà très bien", lui répond alors Jean-Philippe Seta, d’après la retranscription des écoutes publiée en 2011, toujours dans Le Figaro. En tout, Marie-Thérèse Hermange et Claude Griscelli auront 46 contacts téléphoniques (appels et/ou SMS) selon les chiffres mis en évidence au cours des investigations. Tous deux inculpés, ils attendent le procès au pénal qui ne devrait se tenir qu’en 2019.

Au civil, la responsabilité de l’industriel français dans ce scandale sanitaire, révélé en 2010 a, quant à elle, d’ores et déjà été reconnue. Saisi par deux victimes, le Tribunal de grande instance de Nanterre a de fait jugé, en octobre 2015, que lorsque le Mediator a été prescrit à ces dernières, en 2003 et en 2006, "l’état des connaissances scientifiques ne permettait pas d’ignorer les risques d’hypertension artérielle pulmonaire et de valvulopathies".


L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) est accusée de blessures et homicides involontaires par négligence. Etablissement public, elle a pour mission principale d’évaluer les risques sanitaires présentés par les médicaments et produits de santé destinés à l'être humain. En septembre 2018, l'ANSM a empêché la transmission d'informations sur le Levothyrox à une association de victimes, au motif du secret des affaires de justice en cours.


Quant aux laboratoires Servier sont accusés de tromperie aggravée, escroquerie, blessures et homicides involontaires par violation délibérée, et trafic d'influence.


L'association Anticor a décerné une casserole en 2020 à la sénatrice. 
Les prix éthiques de l'association anticorruption vont en revanche à des journalistes dédié(e)s aux lobbies, une au Monde et du Canard enchaîné, une autre au site web d'information Les Jours, composé principalement d'anciens de Libération, ou à un syndicaliste. Anticor a été cofondée en juin 2002 par le juge Eric Halphen qui fut proche de Chevènement, puis de Roland Castro, avant de se faire investir candidat En marche ! de Macron aux élections législatives de 2017 dans la 2e circonscription du Calvados et de se faire battre.

En 2019, 
Yaël Braun-Pivet, députée LREM, a reçu une casserole d'Anticor pour avoir été la figure emblématique du parlementarisme godillot. Présidente de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla dont l’échec est à mettre à son débit, elle a fait preuve de pusillanimité et aussi de désinvolture face aux parjures.

En revanche,
l'ANSM n'a pas reçu de casserole...