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dimanche 1 juin 2014

Alliance au centre: la direction intérimaire de l'UMP va un peu vite en besogne

La troïka intérimaire prend des initiatives intempestives
Laurent Wauquiez a qualifié le rapprochement de l'UMP et du centre, défendu par Alain Juppé, de "grave erreur".
Alain Juppé a émis l'idée d'une "plateforme commune" entre l'UMP et l'UDI de Jean-Louis Borloo et le MoDem de François Bayrou, en réaction à la victoire du FN lors des élections européennes, dimanche 25 mai. Cette hypothèse émise par le maire de Bordeaux, qui d'une part a déjà favorisé l'accession de Bayrou à la mairie de Pau et d'autre part n'assure que le partage d'intérim à la tête de l'UMP avec François Fillon et Jean-Pierre Raffarin suite à la démission de Jean-François Copé, ne rencontre qu'une faible adhésion.

Le président de l'UDI, Yves Jégo, ne semble pas très emballé,
à en croire ses propos dans Le Figaro de ce samedi.

"L'UDI n'est pas à vendre", répond le député de Seine-et-Marne, avant d'ajouter : "Il n’y a pas urgence à se précipiter dans les bras de tel ou tel leader potentiel de l’UMP". Mais à terme, il reconnaît tout de même que la question pourrait se poser. "Quand l'UMP aura fait son travail de reconstruction, il sera temps d’engager des discussions qui devront forcément réunir toute l’opposition républicaine pour mettre fin à l’expérience socialiste", poursuit celui qui assure l'intérim de Jean-Louis Borloo. Pour lui, l'idée d'une primaire avec des candidats UMP et des centristes n'est pas à exclure en vue de la présidentielle de 2017.



"Une profonde erreur," pense-t-on généralement à l'UMP

La proposition d'Alain Juppé ne fait vraiment pas l'unanimité. 

"C'est une profonde erreur, juge sans détours Laurent Wauquiez dans Le Parisien de ce samedi. On ne répond pas à la crise d'un pays par une combine d'appareil politicien." 
Le député de la Haute-Loire voit trois raisons principales à ce rejet : "un, cela donne le sentiment que notre seule obsession est de faire barrage au FN au lieu de répondre à la crise du pays. Deux, on sort les calculettes... c'est vraiment de la petite politique. Trois, les Français attendent une UMP qui ait le courage de ses convictions, et pas une droite qui se perd dans des propos mous."

Rachida Dati exprimait cette analyse un peu plus tôt dans la semaine. "L'alliance avec le centre, prônée par quelques-uns, montre que certains n'ont tiré aucune leçon du scrutin de dimanche dernier […]. 
L'UMP ne doit plus être instrumentalisée pour servir les ambitions personnelles, pour ne pas dire présidentielles, d'un petit nombre de sages autoproclamés", avait sèchement réagi l'ancienne ministre de la Justice dans un communiqué.

Valérie Pécresse a quant à elle ménagé les susceptibilités et l'avenir, mettant en garde contre "une dilution dans un grand parti de la droite et du centre", sur son compte Twitter. Le débat jusqu'au congrès extraordinaire prévu en octobre, s'annoncent animé à l'UMP.


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