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vendredi 27 juin 2014

La politique de Hollande accélère toujours la montée du chômage en mai

Franchissement du seuil de 5 millions de demandeurs d'emploi

Où en est le redressement de la courbe de l'emploi promis pour décembre 2013?


Euthanasie socialiste de masse
Chômage endémique en France: sa hausse s'est encore accélérée en mai, comme en avril et depuis octobre dernier. Le nombre de demandeurs d'emploi toutes catégories A, B et C a franchi le seuil symbolique de 5 millions en métropole, selon les chiffres diffusés jeudi par le ministère du Travail.

Comment les taux de chômage
sont-ils calculés en 2014?
Comparer avec le score
déjà atteint en mars 2013...
Le nombre des demandeurs d'emplois inscrits en catégorie A (sans aucune activité), a augmenté de 24.800, soit 0,7%, en métropole, ce qui porte leur total à un nouveau record de 3.388.900.

En ajoutant les catégories B et C (les personnes ayant exercé une activité réduite), le nombre d'inscrits à Pôle emploi a augmenté de 34.300, soit 0,7%, pour s'élever à 5.020.200 en métropole et 5.320.000 en incluant les départements d'Outre-mer.

Sur un an, la hausse est de 4,1% pour la catégorie A en métropole et de 4,8% pour les catégories A, B et C.

"Les chiffres du chômage sont mauvais mais en même temps il n'y a pas de fatalisme", est allé déclarer le Premier ministre, Manuel Valls, lors d'un déplacement dans Paris. "Le pacte de responsabilité et de solidarité libère des marges pour les entreprises pour investir et embaucher. Il n'est plus possible d'attendre", a-t-il ajouté, contre l'avis de tous les observateurs. 

Le secrétaire général de la CFDT a joué son rôle de caisse de résonance du gouvernement, assurant à son tour qu'il faut mettre en œuvre le pacte de responsabilité et poursuivre les politiques de soutien aux chômeurs, mais sans illusions: "Il y a beaucoup à faire mais pour l'instant nous sommes plutôt inefficaces", regrette Laurent Berger, commentant la hausse de chômage annoncé jeudi 26 juin. "On atteint le chiffre de 5 millions, au bout d'un moment c'est alarmant", regrette Laurent Berger. Il en appelle à "la responsabilité du gouvernement, mais aussi de tous ceux qui seront à la conférence sociale", les 7 et 8 juillet prochains.
Or, le Medef a menacé de ne pas y participer pour cause de désaccords sur le compte pénibilité.

En observateur passif de l'économie depuis le ministère du Travail et par communiqué, Michel Sapin a le sentiment que "les efforts que le gouvernement continue de déployer doivent permettre d'endiguer cette progression au second semestre 2014", c'est-à-dire en décembre 2014, un an après l'engagement de Hollande pour la Noël ...2013 !  

Tous les secteurs, toutes les catégories sont frappés

Le nombre de demandeurs d'emploi augmente toutes catégories d'âge confondues, les plus âgés étant les plus touchés, que ce soit pour la catégorie A ou pour les catégories A, B et C.

Ainsi, le nombre de demandeurs d'emplois de plus de 50 ans, en hausse ininterrompue depuis début 2008, a progressé de 0,8%pour la catégorie A et de 0,8% pour A, B et C. Sa hausse atteint 11,5% sur un an pour la catégorie A et 11,1% pour A, B et C.

Dans le même temps, le chômage des jeunes a augmenté de 0,4% en catégorie A et de 0,6% en A, B et C, même si le recul sur un an persiste (-3,1% pour la catégorie A et -1,6% pour A, B et C).

Le nombre de demandeurs d'emploi de longue durée, inscrits depuis un an ou plus à Pôle emploi, s'est accru de 0,8% en mai, sa "progression" sur les douze derniers mois atteignant 10,3%.

Les perspectives d'avenir s'assombrissent toujours plus

L'INSEE a annoncé mardi prévoir une hausse du taux de chômage au deuxième trimestre, à 10,2% de la population active (9,8% en France métropolitaine), un niveau auquel il se maintiendrait sur le reste de l'année.

L'UNEDIC avait quant à elle relevé le mois dernier sa prévision du nombre de demandeurs d'emploi cette année et prévoit encore une hausse l'an prochain.
Selon le gestionnaire de l'assurance chômage, le nombre de chômeurs en catégorie A augmentera de 103.000 en 2014 et de 60.100 en 2015.

La croissance de l'économie française sera trop faible pour faire reculer le chômage sur les trois derniers trimestres de l'année. 
L'INSEE espère officiellement à 0,3%, objectif qui ne sera pas tenu.
Des économistes estiment qu'il faudrait au moins 0,4% pendant plusieurs trimestres pour voir une amélioration. Or, ils soulignent qu'il y a toujours un décalage de deux à trois trimestres entre la reprise de l'économie et celle de l'emploi.

Le patronat et certains économistes soulignent en outre que les entreprises n'ont pas adapté leurs effectifs au recul de l'activité qu'elles ont enregistré ces dernières années, ce qui freinera le rebond espéré quand la croissance reviendra.

A la tête du ministère stalinien du redresseur productif depuis 2012 et même de l'économie et du numérique depuis 2014, Arnaud Montebourg ne communique pas... La concentration des pouvoirs à Bercy tarde à produire elle aussi le moindre effet.

Hollande vient de déclarer qu'il ne pourra pas se représenter si le chômage ne baisse pas d'ici à 2017 !
"Si le chômage ne baisse pas d'ici à 2017, je n'ai, ou aucune raison d'être candidat, ou aucune chance d'être réélu".
Pourrons-nous attendre encore deux ans ?

 

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