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samedi 31 mai 2014

Le couple Hollande-Taubira: ça déchire !

Hollande ne maîtrise plus les membres du gouvernement Valls

On croyait Christiane Taubira loyale
au président Hollande
 
qui l’a maintenue à la Chancellerie, contre vents et marées – et surtout contre Valls – lors du changement de gouvernement. Dans l'adversité, la presse aux ordres avait cru trouver en elle de quoi doper la cote de la majorité et, faute de mieux,  en avait fait l’égérie d’un pouvoir dont la seule promesse tenue est l’instauration du mariage homosexuel, qu’elle a préparé, soutenu et fait voter, comme on le sait. On pensait enfin qu’il s’agissait d’un symbole fort - puisque volumineuse et menteuse - pour ce qui reste de socialistes en France : son origine guyanaise, sa couleur de peau, sa jeunesse indépendantiste qui affleure toujours à l’occasion, tout cela faisait un ministre de la Justice épatant, selon Monsieur P'tite Blague.

Patatras ! L’icône de la place Vendôme s'est faite tirer les dreadlocks! 
Mercredi 28 mai après la classe, la petite Christiane s’est retrouvée convoquée dans le bureau du directeur, pas content, mais pas content du tout ! Il paraît qu’il a piqué une colère noire [sic: le racisme larvé du PS ?], ce qui semble peu probable le connaissant, mais surtout qu’il a rappelé à la dame les règles du jeu de la cour de récré parlementaire : l’Assemblée nationale est là pour voter les textes proposés par le gouvernement, pas pour prendre des initiatives par voie d’amendements, surtout en présence d’un ministre qui ne pipe mot. 
 les braves gens
[Le patron soupçonnerait-il une peau de banane?]
En cause, le projet de loi, en cours de discussion, portant réforme du droit pénal. Un projet qui inquiète, quand il n'alarme pas les professionnels de l'ordre public, puisque l’économie générale consiste à réduire le nombre de délinquants en vidant les prisons ; comme toujours à gauche, les mânes du vieil Hugo planent sur des députés plus soucieux d’intégration sociale que de répression du crime. La prison fait le criminel, évitons de l’y mettre, il s’amendera [désormais, le trou, selon les "humanistes", c'est seulement pour les victimes]. Pour plus de précision, relire "Le dernier jour d’un condamné"… 
Projet de loi donc, qui suscite des idées délirantes dont Caroline Artus nous a dépeint la plus saillante, quand l’oncle Anatole tripote sa petite nièce. Plus généralement, nos gentils éducateurs barbus devenus députés bobos proposent d’étendre la contrainte pénale à tous les délits et non plus à ceux passibles de moins de 5 ans de prison. Idée aussi fumeuse qu’un bon pétard [à la prison de Sequedin ou d'ailleurs].


Le gouver- nement a sifflé la fin de la récréation : il appartenait à Taubira de le faire savoir aux intéressés. Las ! En restant silencieuse devant la commission des lois, elle a laissé Colette Capdevielle, député socialiste des Pyrénées-Atlantiques, soutenir l’amendement généralisant la mesure. D’où la grosse colère de François Hollande. [Avait-elle le cerveau embrumé, comme au jour où elle brandissait devant les députés médusés, les documents l'accablant censés la disculper d'une précédente turpitude sur des écoutes téléphoniques illégales: lien PaSiDupes]

[La ministre fait celle qui tombe du cocotier]
A quoi joue la garde des Sceaux ? Qu’elle soit convaincue du bien fondé de sa réforme ne fait aucun doute ; elle a derrière elle de nombreux magistrats -qui la poussent et dont le laxisme relève de la simple observation- et la majeure partie du Barreau qui ne conçoit la défense qu’au travers de l’excuse systématique. Mais elle sait aussi qu’une telle mesure exaspérera un peu plus les Français ; c’est pain bénit pour le Front National, que le PS fait toujours monter dans les suffrages, mais aussi pour la frange de droite de l’UMP. Faudrait-il donc envisager aussi quelque manœuvre électorale dont on peine à percevoir les contours et l’objet ?

Certainement un peu de tout cela. Mais les occupants des palais nationaux montrent qu’ils ne dirigent plus rien, pas même leurs propres troupes. Qu’un ministère régalien ait été confié à un électron libre laisse songeur, à la fois sur l’absence de toute ligne politique claire et sur l’incapacité de ces bras-cassés à faire semblant. Et pendant ce temps, l'économie s'épuise, le chômage augmente et le pouvoir d'achat s'effondre, tandis que  s'allonge la note laissée à la génération montante, cette jeunesse prioritaire aux yeux cillés de pépère.

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