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vendredi 11 juillet 2008

Fournitures scolaires, accord gouvernement-distribution sur le maintien des prix

L'amère Royal, la FSU et la FCPE cachent leur joie…
Si Sa Cynique Majesté Royal veut bien cesser de polariser l'attention sur son état , PaSiDupes va profiter de ce court répit pour s'intéresser au pouvoir d'achat des Français...
Fin août 2007, le ministère de l'Education avait annoncé que son ministre, Xavier Darcos, allait négocier avec les principales enseignes de la grande distribution des prix moins élevés sur quelques fournitures scolaires. C’était tardif et la portée des accords avait été limitée. Pourtant, une fois négociée, cette liste avait été transmise aux établissements scolaires, les enseignants ayant comme consigne de s'y référer dans leurs demandes de fourniture aux élèves.

Par ailleurs, à partir du 20 août 2007, la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) avait commencé à verser l'Allocation de Rentrée Scolaire (ARS) 2007, destinée aux familles avec des revenus modestes ayant des enfants scolarisés de 6 à 18 ans.
Elle s'élève à 272,57 euros par enfant et par an, soit 4 euros cinquante de plus qu'en 2006, où le montant de l'ARS avait été de 268,01 euros. Le 4 juillet, le Premier ministre François Fillon avait indiqué que l'allocation de rentrée scolaire ne devrait pas augmenter plus que l'inflation.
Pour la deuxième année consécutive, les CAF avaient également versé aux étudiants boursiers qui quittent le domicile parental l'"allocation pour l'installation étudiante" (Aline), dont le montant s'élève à 300 euros. Objectif: “réduire le coût de la rentrée pour les familles“.
Objectif: “réduire le coût de la rentrée pour les familles"
Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale, a annoncé jeudi un accord avec les enseignes de la distribution, qui se sont engagées à vendre les fournitures scolaires essentielles au même prix que l'an dernier ou à prix coûtant.
Le ministre de l'Education nationale a annoncé la nouvelle au cours d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec les dirigeants de la grande distribution et les associations de parents d'élèves, pour discuter comme l'an dernier des prix sur une liste de fournitures scolaires essentielles. «Les prix seront soit maintenus par rapport à 2007, soit moins chers, soit à prix coûtants», a expliqué Xavier Darcos.
Sur le site de RTL - Tous les sons , vous pouvez entendre
1- les grandes enseignes :
2- des parents au cours de leurs achats à Bordeaux

On entendra qu’une baisse de 0,60 € sur un cahier, c’est négligeable pour certains, mais que ce n’est donc notable qu'en cas de hausse…
3- la représentante de la PEEP
Un achat lourd de calculette à 200€ est certes la rançon de la gloire d’être en section scientifique, mais que la présidente conteste cet investissement occulte les colossales dépenses consenties en cours particuliers de maths par un nombre étonnants de parents, pour maintenir artificiellement leurs enfants dans ces sections pour lesquels ils ne sont pas naturellement faits. Nous avons tous des exemples de parents qui réservent, dès la troisième, un contingent d’heures de leçons particulières pour les trois années de lycée à venir… Rien de tel en section L !
4- la liste « à prix serrés » arrive
Comme les années précédentes, la liste d'une quarantaine de «fournitures essentielles» va des cahiers et copies aux stylos, crayons ou feutres en passant par les agendas, les trousses et les cartables. Cette liste à laquelle cet accord s'applique, a été dressée par le ministère de l'Education avec la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP) et l'association familiale Familles de France. Leurs présidentes respectives, Anne Kerkhove et Christiane Therry, ont salué cet accord lors de la conférence de presse.
5- Mais, le 20 juin 2008, la Confédération syndicale des familles la jouait dubitative...

Les groupes de distribution parties prenantes sont Auchan, Carrefour, Casino, Cora, Intermarché, Leclerc, Lidl et Système U. Le ministère n'a pas chiffré de coût moyen de la rentrée grâce à cette initiative, mais Xavier Darcos a cité le chiffre de 40 euros pour un élève de primaire. Un seul groupe, Auchan, a cité des chiffres pour ses magasins: 38,65 euros en primaire, 77 euros au collège et 64,20 euros au lycée. Et le 10 juillet au matin, Leclerc a publié une publicité dans les journaux assurant que «le cartable de monsieur Darcos est moins cher chez E.Leclerc».Ils ont tous le mérite - à leurs manières- de participer, plutôt que de se joindre aux professionnels du doute et de ne rien faire !

Xavier Darcos a précisé qu'il allait recommander par circulaire ministérielle aux enseignants de limiter la prescription d'achats de fournitures scolaires, en se référant à cette liste dans la mesure du possible. Il a évalué son coût moyen à "environ 40 euros" pour le primaire.
Or, la FSU, syndicat d’enseignants de gauche, ne s’est pas exprimée pour se féliciter d’un accord qui protège les familles défavorisées et le pouvoir d’achat de tous. Après la rafale de grèves dans l’Education nationale, ce silence est indécent.
La FCPE, fédération de parents d’élèves sur la même ligne que la FSU, n’a pris la peine d’exprimer sa satisfaction, ce qui est un manquement grave, si elle est véritablement au service des familles, et non pas seulement opposée à tous les gouvernements de droite.
Le boycottage de certains enseignants n'est pas à exclure...

Les familles apprécieront sans doute et sauront s’en rappeler lors des élections aux fédérations de parents d’élèves. Elles choisiront leurs représentants en fonction de cet accord pour récompenser cet effort de dialogue constructif et ses résultats positifs dont ils bénéficient.

dimanche 7 octobre 2007

Violences urbaines à St-Dizier: appel à témoins

Contre l’omerta: que les langues se délient !
Au lendemain des violences du Vert-Bois à Saint-Dizier (Haute-Marne), le calme était revenu vendredi dans le quartier sensible commises par 30 à 40 jeunes cagoulés contre la police et les pompiers. Le préfet de Haute-Marne, le procureur de la République de Chaumont et le maire de Saint-Dizier ont appelé dans l'après-midi les témoins potentiels à venir déposer pour identifier les auteurs des graves incidents.
Ces derniers ont fait en effet deux blessés légers, un policier souffrant "de coupures dues aux éclats de verre" et un pompier "frappé sur un bras avec une barre de fer", a précisé le directeur de cabinet du préfet de Haute-Marne, Guillaume Audebaud. Par ailleurs, "16 véhicules ont été brûlés et 19 autres dégradés à coup de battes de base-ball ou de barres à mine". Les cartables sont lourds : on finit toujours par savoir pourquoi… N’hésitez pas à alerter les professeurs ou le chef d’établissement lorsque les fournitures scolaires demandées ne laissent pas assez de place au transport des battes de baseball et des barres à mine dans les cartables.
"Les 30 à 40 jeunes ont agi très vite et il fallait en premier lieu protéger personnes et biens", a précisé le directeur de cabinet du préfet.
Michèle Alliot-Marie, la ministre de l’Intérieur, a jugé "important de mettre tout le monde autour d'une table pour que chacun exprime son point de vue. La sécurité, ça n'est pas la responsabilité d'un seul. La responsabilité, c'est une chaîne qui englobe tout le monde", a-t-elle dit, citant l'éducation, les municipalités, les associations, la police, les pompiers et la justice.
Selon les autorités, il semble que le petit groupe de fauteurs de troubles est en partie identifié, bien que beaucoup portaient des cagoules et étaient habillés uniformément de noir. Une mode fort pratique : les caméras de surveillance n’y peuvent rien. Le noir leur va si bien. Quant aux capuches, c’est pour les jeunes à santé délicate… L'Association des Familles de France nous avait prévenus: l'Allocation de rentrée scolaire ne suffit pas pour habiller nos jeunes casseurs défavorisés qui salissent beaucoup, selon leurs mères... (pour 2 enfants, 27 066 €)
Aucune interpellation n'avait encore eu lieu vendredi soir. En effet, les enquêteurs exploitent toujours les cassettes de vidéosurveillance, les témoignages et les indices matériels qui ont pu être laissés, pour confirmer ces identités.
Dans ce quartier sujet à des vagues de violences urbaines, la tension était perceptible depuis plusieurs jours. L'expédition punitive de jeudi soir aurait été préméditée et préparée pour venger l'un des leurs emprisonné pour avoir, il y a quelques jours, … frappé un policier ! La violence est 'sporadique' dans ce quartier, qui compte à lui seul 12.000 habitants et pourtant réhabilité.
Témoigner est une occasion de lutter contre la loi, celle du silence. C'est le défi citoyen à la violence. Mais la loi du silence, c’est tellement romantique. « On n’est pas des balances, nous, bouffon ! »
C’est pourtant un devoir civique. Qu’on ne pratique pas à RESF et qu’on n’enseigne pas dans l’Education nationale de la FSU qui, apolitique, à la différence des fédérations de la Fonction publique, appelle à la grève le 18 octobre, comme la CGT !…