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lundi 8 novembre 2010

Enseignants agressés par des collégiennes et des parents

De Nantes à Montauban, la pénibilité du travail des enseignants est démontrée

Nouvelle vague de violences scolaires

Le 5 novembre à Montauban, un couple de parents a frappé le principal d'un collège et le 8 à Nantes, deux collégiennes armées ont menacé leur chef d'établissement.

A Montauban (Tarn-et-Garonne)

Les deux parents d'élève sont en garde à vue pour avoir frappé le principal et avoir menacé de filmer la scène avec un téléphone portable.
Le père et la mère – des adultes dont l'identité est tenu secrète - avaient pris rendez-vous avec le principal du collège Ingres, le plus ancien de la ville et l'un des mieux cotés, pour contester des mesures sanctionnant l'indiscipline de leur fille de sixième.

Quand le chef d'établissement – dont l'identité est jetée sur la place publique - a constaté que la discussion ne menait nulle part et a voulu y mettre fin, le père a exigé les rapports des enseignants sur sa fille. Au bout de quarante-cinq minutes et devant le refus de M. M*****, le père s'est mis à l'insulter et à le frapper. Le chef d'établissement, un ancien pratiquant d'arts martiaux âgé de 56 ans, dit avoir réussi à esquiver la plupart des coups.

Dans la confusion, son portable a été jeté à terre, l'agresseur s'en est emparé et a menacé de filmer la scène, relate M. M***** dans la Dépêche du Midi. Le père a déchiré les rapports des professeurs qu'il avait arrachés aux mains du principal. Il s'est débarrassé du portable plus tard. Le principal poursuit : « Par provocation, il a même allumé une cigarette dans le hall en me recrachant la fumée au visage. »

L'adjoint et la secrétaire du principal, témoins de l'agression, ont alerté les policiers qui ont emmené le couple menotté, selon la Dépêche. Le principal a porté plainte. L'Académie a fait part de son intention de faire de même pour lui manifester son soutien. La police continue à entendre des témoins.

A Nantes (dont le maire est Jean-Marc Ayrault, PS)

Le principal d'un collège nantais a été menacé par deux adolescentes qui ont dû être désarmées et interpellées.

Le principal a été menacé alors qu'il tentait de s'interposer dans une dispute mettant en cause les deux jeunes filles, deux soeurs âgées de 15 et 13 ans, et d'autres élèves de ce collège situé dans un quartier est de Nantes.
Les deux jeunes filles ont été interpellées mais l'une d'elles, blessée lors de la bagarre par un coup de poing (et non de couteau, comme il a initialement été indiqué par l'inspection d'académie), a auparavant été conduite au CHU et un point de suture lui a été placé, a précisé le principal du collège, Jean Alemany - puisque son nom a été rendu public.
Les adolescentes – dont les identités ne sont pas révélées - étaient venues au collège dans la matinée armées d'un couteau de cuisine. "Elles sont entrées pendant un cours dans la salle multimedia, ont commencé par se disputer violemment avec un élève de 15 ans qui s'y trouvait, puis lorsqu'ils sont sortis tous les trois dans le couloirs, elles ont sorti le couteau", a raconté M. Alemany.
"La vingtaine d'élèves qui était en salle multimedia sont aussi sortis dans le couloir mais un surveillant s'est aussitôt interposé, puis je me suis interposé et c'est à ce moment là, dans la bagarre, que j'ai été menacé", a précisé M. Alemany. "Des coups ont été échangés, un extincteur a été dans un premier temps vidé, puis il a été lancé", a-t-il expliqué.
La police est alors arrivée et le calme est revenu.

L'enseignant a indiqué avoir porté plainte au commissariat, "pour violences volontaires au sein de l'établissement, pas en mon nom personnel".
Les trois élèves impliqués ont été entendus au commissariat pour établir les faits. L'établissement a pris à leur encontre une "mesure conservatoire" interdisant aux trois dangereux adolescents de revenir en cours pour éviter "les troubles à l'ordre public".
Indésirables, les deux jeunes filles, ainsi que le garçon, avaient tous trois déjà été exclus de leurs collèges respectifs avant d'arriver dans celui-ci.

Pénibilité du travail d'enseignant

Une stigmatisation injuste

Il se trouve justement que, sur son blog, Yves Jégo demande aux enseignants de travailler davantage. D'après lui, les collèges et les lycéens sont fermés au public 200 jours par an. Il a donc réclamé que le temps de travail des enseignants soit allongé et aligné sur celui des autres fonctionnaires (1600 heures par an). Ce qui permettrait à l'Education nationale de « mieux remplir sa mission, sans creuser un nouvel abîme budgétaire ! » Les enseignants l'informent donc que le temps de présence devant la classe est bien inférieur au temps réel de travail. Ceux qui ont constaté que « Monsieur Jégo a passé 18 jours à l’Assemblée en un an » comprennent d'autant mieux qu'il puisse logiquement posséder ses dossiers.

Une polémique
inutile
Si le travail d'un enseignant est intellectuel, il est également physique. Il est donc extrêmement réducteur, de dire qu'il travaille assis. Chacun peut constater que c'est aussi un métier nerveusement éprouvant, car exposé à des populations perturbées et violentes. Le moment venu, il faudra en évaluer équitablement la pénibilité.

Les fédérations de parents d'élèves ont bien dû prendre position, mais leurs déclarations (éventuelles) ne nous sont pas parvenues...
Puissent-elles être entendues des élèves et de leurs parents !

samedi 21 août 2010

Allocation de rentrée scolaire: des parents ne s'opposent pas aux bons d'achat

La FCPE n'est pas représentative de la majorité des parents

L 'A*P et Le Point ignorent une partie des parents d'élèves
La majorité des parents d'élèves n'est pas consultée.
L'idée du député UMP de l'Oise Edouard Courtial de remplacer l'allocation de rentrée scolaire par des bons, pour éviter que certaines familles l'utilisent à des achats d'écrans plats plutôt qu'aux fournitures scolaires ou aux vêtements des enfants scolarisés, comme le prévoit la loi, suscite de vives réactions de la part des intéressés qui ne sont pas nécessairement ceux qu'on croit ni pour des raisons avouables. La presse d'opposition s'est néanmpoins rangée du côté de l'illégalité en faisant barrage aux bons d'achat pour la rentrée scolaire et en encourageant les abus.

L'opposition et la presse dite impertinente se sont rangés derrière la FCPE

Les mères qui lisent Elle sont abusées
« Même son de cloche [d'hostilité aux bons d'achat] du côté DES associations de parents d’élèves. « C'est du contrôle des achats. On ne fait pas ça aux riches, on ne demande pas à ceux qui ont des déductions fiscales ce qu'ils font de leur argent », a réagi, toujours sur RTL, Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE ».

La FCPE est en fortement ancrée à gauche

Créée à la Libération par des enseignants - Henri Aigueperse, secrétaire général du SNI (Syndicat national des instituteurs) et d'Albert Bayet, président de la Ligue française de l'enseignement - elle reste dominée par des enseignants et liée à la galaxie d'organisations apparentées. Bien qu'elle s'en défende, la FCPE est en outre inféodée à la FSU, une fédération d'enseignants socialistes, communistes et trotskiste.

Nadine Morano a les honneurs d'une citation exempte d'insolence! Etrangement, cette presse engagée monte en épingle les réserves de la secrétaire d'Etat à la Famille, sur les bons d'achat, au prétexte qu'ils coûteraient trop cher pour "quelques abus marginaux" constatés. Ainsi, le PS villipende-t-il le train de vie de l'Elysée et stigmatise-t-il les ministres qui ne roulent pas leurs cigarettes, mais les démagogues ne considèrent pas que les dépenses publiques doivent également être assainies.


Défense de contrôler la destination de près de 30 millions d'euros

Le problème n'est pas nouveau: lire PaSiDupes
lien 2008
lien 2010

Les abus continuent en temps de crise
Un contrôle rigoureux de l'usage libre de l'ARS confirmerait ce que les Français ont tous déploré aux caisses des supermarchés: à la différence des responsables de la FCPE, les contribuables aimeraient que l'ARS ne soit pas détournée de son objectif scolaire.
Les parents qui s'inquiètent devant les micros de France Info (cf. PaSiDupes) que les associations sportives ou culturelles n'acceptent plus l'ARS sous la forme de bons d'achat découvrent le pot aux roses.
Outre que l'ARS n'est pas destinée à faire doublon avec les activités sportives scolaires, l'allocation est visiblement détournée vers la nébuleuse FSU.
Car la nébuleuse des associations de la FSU et du PS profitent indirectement de l'allocation, telle la Ligue de l'Enseignement.

La fédération dominante de parents est-elle représentative ?

Avec 300 000 adhérents, la presse qualifie la FCPE de première fédération, ce qui n'a aucun sens, car tout est relatif.

En effet la FCPE n'est pas représentative de l'ensemble des parents d 'élèves
, puisque tous les parents n'adhèrent pas à une fédération et qu'elle n'est pas non plus la seule fédération. La presse en découvrira d'ailleurs d'autres – la PEEP ou l'APEL - en fonction de la récupération ponctuelle qu'ils pourront en faire. Quand on ne méprise pas les minorités et qu'on revendique même leur représentation parlementaire, on n'omet d'ailleurs pas de citer toutes les 'fédérations', dont l'UNAAP
Créée en 1968, l’UNAAPE regroupe près de 500 associations autonomes locales. Elle se défend d’être une fédération, mais revendique son statut "d’union pluraliste, indépendante de toute idéologie, de tout mouvement politique, syndical et religieux".

Démonstration de l'intox médiatique: élections de janvier 2010

Nombre de parents votants
Premier degré : 4 417 347
Second degré : 2 066 998
Répartition des sièges
- Premier degré
listes de parents d’élèves non constituées en association : 56,47 % (- 0,03 %)
FCPE : 18,92 % (- 0,34 %)
listes d’associations locales non affiliées : 13,69 % (- 0,02 %)
listes d’union : 6,43 % (+ 6,43 %)
PEEP : 3,10 % (+ 0,44 %)
UNAAPE (Union nationale des associations autonomes de parents d’élèves) : 1,39 % (+ 0,45 %)
- Second degré
FCPE : 50,68 % (+ 0,35 %)
listes de parents d’élèves non constituées en association : 14,98 % (+ 0,50 %)
listes d’associations locales non affiliées : 14,91 % (+ 0,31 %)
PEEP : 11,50 % (- 0,99 %)
UNAAPE : 1,82 % (- 0,08 %)
Nota : Entre parenthèses, les variations par rapport aux élections 2008-2009.
Taux de participation
Premier degré : participation moyenne : 43,55 % (- 0,81%)
Second degré : participation moyenne : 25,40 % (- 0,9%)
Avec 50%, la FCPE ne représente guère que le quart des familles d'enfants scolarisés.
Les adhérents sont-ils libres et conscients d'être manipulés ?
Outre que les enseignants peuvent être accusés de "conflit d'intérêts", puisqu'ils distribuent eux-mêmes la littérature des fédérations pendant leurs cours et que leur propagande peut aisément orienter le vote final, l'identité des présidents successifs de la FCPE est révélatrice:
Jean Cornec (pendant 24 ans, de 1956 à 1980), fils d'instituteurs syndicalistes du SNI (SNU-ipp), fut membre de la revue La Révolution prolétarienne et fort actif au Comité national d'action laïque (CNAL);
Ses successeurs sont des enseignants:
Jean Andrieu, instituteur;
Jean-Pierre Mailles, militant UNSA éducation (ex-FEN), maître de conférence à Paris I;
Georges Dupon-Lahitt (1997-2006), enseignant-chercheur, membre du CESR d'Aquitaine;
Faride Hamana (2006-2008), professeur de sciences économiques et sociales dans l'enseignement agricole;

Les convergences entre FCPE et enseignants FSU sont naturellement politiques
La FCPE milite pour le grossissement des effectifs d'enseignants, l'ouverture ou le maintien de classes, ou pour le "service public" contre l'école privée, …) et défile systématiquement aux côtés de la FSU ou de RESF. Mais elle ne crée aucun problème à ce professeur qui, année après année, clame dans sa classe (exemple authentique) que les Rachid et autres Ahmed seront tous désormais pour lui des 'Mohamed' : il est syndiqué à la FSU...
Mais la FCPE soutient l'élève agresseur contre la professeure victime: lien PaSiDupes

Jean-Jacques Hazan (2008- ) est directeur de la restauration scolaire et, dans le XIIe arrondissement de Paris d'où il vient, le politiquement correct impose de 'restaurant scolaire' et non plus 'cantine'...
En cas de grève, ni cours, ni ramassage scolaire, ni cantine, avec l'assentiment de la FCPE
Le SNU-ipp perturbe l'évaluation scolaire dans le primaire: lien PaSiDupes
La marque du SNU-ipp pèse sur les programmes scolaires: lien PaSIDupes
La FSU, créatrice de psychoses: lien PaSiDupes
Les crèches en grève, c'est la FSU: lien PaSiDupes

La lutte des classes perdure

Jean-Jacques Hazan considère que
les contribuables n'ont pas à savoir où va leur argent et réagit à la proposition de substituer des bons d'achats à l'ARS trop souvent employée à des achats sans rapport aucun avec l'école: « C'est du contrôle des achats. On ne fait pas ça aux riches, on ne demande pas à ceux qui ont des déductions fiscales ce qu'ils font de leur argent ».

Or, bien que cette rentrée scolaire ne doive pas coûter plus cher que l’an passé et qu'au pire, l’augmentation ne soit que minime, si l’on en croit les associations familiales, JJ Hazan s'indigne: "En plus, cette idée est assez malvenue alors que l'ARS n'a pas augmenté d'un centime. La gratuité d'enseignement est constitutionnelle : que les députés se mêlent de cela, c'est-à-dire de comment distribuer partout livres et fournitures, et que ce soit vraiment gratuit", a-t-il ajouté. "On voit avec ce député que la réflexion sociale et celle sur la gratuité de l'école n'existent plus. Il faut les remettre dans le débat", a polémiqué Jean-Jacques Hazan.
Il faut donc rappeler que « les dépenses seront stables, selon les chiffres de l’Insee, les plus solides », souligne Dominique Marcilhacy, porte-parole de l’Union des familles en Europe.



L'enjeu n'est pas seulement social

Le social a bon dos
On a compris que l'ARS fait l'objet d'une récupération politicienne grossière. Mais il faut mettre en évidence les retombées indirectes de cette allocation.

Quelle est la part des 30 millions d'euros redistribuée aux associations satellites de la FSU ?
La MAE, ou la mutualité rose
« Versée par le gouvernement, l'ARS (allocation de rentrée scolaire) peut certes contribuer à l'entretien des militants de la MAE, mais les familles qui ne soutiennent pas la gauche ou peinent à faire face aux frais de rentrée peuvent -sans dommage- faire l'économie d'une dépense superfétatoire. » Article PaSiDupes de 2009: lien PaSiDupes

Lire l'article de PaSiDupes sur le prêt grâcieux de 'professeurs détachés' aux frais de la princesse: de quoi relativiser les dépenses de l'Elysée ? Lien PaSiDupes

L'école privée retrouve la parole et droit de cité
Les associations de parents d'élèves FCPE (enseignement public) et Apel (privé) ne sont pas plus enthousiastes. "D'abord, c'est du contrôle des achats. On ne fait pas ça aux riches, on ne demande pas à ceux qui ont des déductions fiscales ce qu'ils font de leur argent", a réagi, président de la FCPE, « première » fédération de parents du public.
En mal d'idées, les fédérations font en effet de la surenchère ce qui vaut à l'Apel de se faire instrumentaliser, avant d'être accablée.
Au micro de la radio RMC, la présidente de l'APEL, Béatrice Barraud, a fait une autre proposition : "Je préconiserais davantage que l'Education nationale fournisse à chaque élève à la rentrée une mallette avec les fournitures nécessaires. Là, en terme d'équité, on serait probablement beaucoup plus au point pour l'ensemble des enfants (...), plutôt que d'orienter une ARS vers telle ou telle enseigne via des bons d'achat". Et de préciser : "Je pense d'abord qu'il y aurait moins de gaspillage et puis ce serait un sacré service qui serait rendu par l'Education nationale aux familles, et une économie pour tout le monde", a-t-elle ajouté.
Hélas, l'expérience des Conseils généraux n'a pas servi...
Ils sont clairement plus riches qu'ils ne le prétendent et les opérations Ordina 13 (ou autres) ont été un gigantesque gaspi sur plusieurs années. Toutes les familles, nanties ou non, ont bénéficié d'une donation d'ordinateur avec clé USB !
Lire PaSiDupes: le scandale ordina 13 depuis 2006
Lire PaSiDupes: les régions ne sont pas dispensées de chasse au gaspillage
CG13: un collégien, un ordi
Lire PaSiDupes: depuis les élections les élus se lâchent

Une opposition malsaine

L'ARS a bien été versée le 19 août
Son montant n'augmente pas, mais le plafond de ressources annuelles des parents pour en bénéficier est relevé, passant pour une famille de deux enfants de 32.623 euros en 2009 à 33.536 euros cette année (+ 2,8 %).
A dépenser librement: téléviseurs pour la famille et cours de karaté pour les petits...
Avec la complicité d'une presse sans convictions et à la remorque de la tendance médiatique

La mission de la gauche d'opposition?

vendredi 11 juillet 2008

Fournitures scolaires, accord gouvernement-distribution sur le maintien des prix

L'amère Royal, la FSU et la FCPE cachent leur joie…
Si Sa Cynique Majesté Royal veut bien cesser de polariser l'attention sur son état , PaSiDupes va profiter de ce court répit pour s'intéresser au pouvoir d'achat des Français...
Fin août 2007, le ministère de l'Education avait annoncé que son ministre, Xavier Darcos, allait négocier avec les principales enseignes de la grande distribution des prix moins élevés sur quelques fournitures scolaires. C’était tardif et la portée des accords avait été limitée. Pourtant, une fois négociée, cette liste avait été transmise aux établissements scolaires, les enseignants ayant comme consigne de s'y référer dans leurs demandes de fourniture aux élèves.

Par ailleurs, à partir du 20 août 2007, la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) avait commencé à verser l'Allocation de Rentrée Scolaire (ARS) 2007, destinée aux familles avec des revenus modestes ayant des enfants scolarisés de 6 à 18 ans.
Elle s'élève à 272,57 euros par enfant et par an, soit 4 euros cinquante de plus qu'en 2006, où le montant de l'ARS avait été de 268,01 euros. Le 4 juillet, le Premier ministre François Fillon avait indiqué que l'allocation de rentrée scolaire ne devrait pas augmenter plus que l'inflation.
Pour la deuxième année consécutive, les CAF avaient également versé aux étudiants boursiers qui quittent le domicile parental l'"allocation pour l'installation étudiante" (Aline), dont le montant s'élève à 300 euros. Objectif: “réduire le coût de la rentrée pour les familles“.
Objectif: “réduire le coût de la rentrée pour les familles"
Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale, a annoncé jeudi un accord avec les enseignes de la distribution, qui se sont engagées à vendre les fournitures scolaires essentielles au même prix que l'an dernier ou à prix coûtant.
Le ministre de l'Education nationale a annoncé la nouvelle au cours d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec les dirigeants de la grande distribution et les associations de parents d'élèves, pour discuter comme l'an dernier des prix sur une liste de fournitures scolaires essentielles. «Les prix seront soit maintenus par rapport à 2007, soit moins chers, soit à prix coûtants», a expliqué Xavier Darcos.
Sur le site de RTL - Tous les sons , vous pouvez entendre
1- les grandes enseignes :
2- des parents au cours de leurs achats à Bordeaux

On entendra qu’une baisse de 0,60 € sur un cahier, c’est négligeable pour certains, mais que ce n’est donc notable qu'en cas de hausse…
3- la représentante de la PEEP
Un achat lourd de calculette à 200€ est certes la rançon de la gloire d’être en section scientifique, mais que la présidente conteste cet investissement occulte les colossales dépenses consenties en cours particuliers de maths par un nombre étonnants de parents, pour maintenir artificiellement leurs enfants dans ces sections pour lesquels ils ne sont pas naturellement faits. Nous avons tous des exemples de parents qui réservent, dès la troisième, un contingent d’heures de leçons particulières pour les trois années de lycée à venir… Rien de tel en section L !
4- la liste « à prix serrés » arrive
Comme les années précédentes, la liste d'une quarantaine de «fournitures essentielles» va des cahiers et copies aux stylos, crayons ou feutres en passant par les agendas, les trousses et les cartables. Cette liste à laquelle cet accord s'applique, a été dressée par le ministère de l'Education avec la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP) et l'association familiale Familles de France. Leurs présidentes respectives, Anne Kerkhove et Christiane Therry, ont salué cet accord lors de la conférence de presse.
5- Mais, le 20 juin 2008, la Confédération syndicale des familles la jouait dubitative...

Les groupes de distribution parties prenantes sont Auchan, Carrefour, Casino, Cora, Intermarché, Leclerc, Lidl et Système U. Le ministère n'a pas chiffré de coût moyen de la rentrée grâce à cette initiative, mais Xavier Darcos a cité le chiffre de 40 euros pour un élève de primaire. Un seul groupe, Auchan, a cité des chiffres pour ses magasins: 38,65 euros en primaire, 77 euros au collège et 64,20 euros au lycée. Et le 10 juillet au matin, Leclerc a publié une publicité dans les journaux assurant que «le cartable de monsieur Darcos est moins cher chez E.Leclerc».Ils ont tous le mérite - à leurs manières- de participer, plutôt que de se joindre aux professionnels du doute et de ne rien faire !

Xavier Darcos a précisé qu'il allait recommander par circulaire ministérielle aux enseignants de limiter la prescription d'achats de fournitures scolaires, en se référant à cette liste dans la mesure du possible. Il a évalué son coût moyen à "environ 40 euros" pour le primaire.
Or, la FSU, syndicat d’enseignants de gauche, ne s’est pas exprimée pour se féliciter d’un accord qui protège les familles défavorisées et le pouvoir d’achat de tous. Après la rafale de grèves dans l’Education nationale, ce silence est indécent.
La FCPE, fédération de parents d’élèves sur la même ligne que la FSU, n’a pris la peine d’exprimer sa satisfaction, ce qui est un manquement grave, si elle est véritablement au service des familles, et non pas seulement opposée à tous les gouvernements de droite.
Le boycottage de certains enseignants n'est pas à exclure...

Les familles apprécieront sans doute et sauront s’en rappeler lors des élections aux fédérations de parents d’élèves. Elles choisiront leurs représentants en fonction de cet accord pour récompenser cet effort de dialogue constructif et ses résultats positifs dont ils bénéficient.

mardi 13 mai 2008

Service minimum: 60% des Français pour

Service minimum, maximum de parti pris
Six Français sur dix estiment que la volonté du ministre de l'Education, Xavier Darcos, d'étendre le service minimum dans les écoles pour la grève des enseignants le 15 mai est "une bonne chose", selon un sondage CSA/I Télé/Le Parisien/Aujourd'hui en France réalisé par téléphone les 6 et 7 mai. On ne peut pourtant soupçonner cet assemblage CSA/itele/Le Parisien de sympathies pour le gouvernement...

La gauche militante des enseignants et des parents d’élèves de parti pris ne sont donc pas représentatifs de l’opinion des Français. Et on prétend que la FCPE est majoritaire. Il doit y avoir des faux frères parmi eux... Une large majorité d’entre eux choisit en effet la formule: "c'est une bonne chose car cela permet de na pas pénaliser les parents qui travaillent" qui se rapproche le plus de la leur.
Ils sont en revanche 33% à estimer que "c'est une mauvaise chose car cela constitue une tentative de remise en cause de l'exercice du droit de grève". Ils ne doivent pas être parents d’enfants d’âge scolaire à garder…
Sept pour cent ne se prononcent pas, qui appartiennent beaucoup à la gauche, selon ce qui suit…

Fort logiquement, les sympathisants de gauche sont les plus nombreux à voir dans ce service minimum une "mauvaise chose" (46%), suivis de ceux du Modem (34%) et de droite (9%).
Les opinions favorables se recrutent d'abord chez les sympathisants de droite (87%), puis ceux du Modem (59%) –que ce sondage distingue bizarrement du reste- et ceux de gauche (46%) –catégorie qui ne distingue pas les éléments disparates qui la composent…

samedi 20 octobre 2007

Le SNES-FSU manipule les parents d'élèves

Les parents d'élèves se laisseront-ils guider leur conduite?
La FSU refuse la lecture de la lettre de Guy Môquet à ses parents aux parents de nos élèves!
Le texte d'intimidation concocté par le syndicat totalitaire fut publié le 16 octobre 2007 à l'adresse des militants de la FSU, pour qu'ils fassent pression sur les parents de leurs élèves.
En voici la teneur:
Lettre de Guy Môquet :
s’adresser aux parents d’élèves avant le 22 octobre
LE SNES a appellé l’ensemble de la communauté éducative des établissements concernés à construire collectivement le refus de cautionner l’entreprise commémorative du 22 octobre, décidée par le seul chef de l’exécutif. Partout où ce refus collectif est organisé, il est nécessaire de l’expliciter auprès des parents d’élèves, afin de lever tout malentendu. Nous vous proposons pour cela un exemple d’adresse possible aux parents d’élèves.
Nous, professeurs du lycée ne lirons pas la lettre de Guy Môquet le 22 octobre 2007
Guy Môquet fait partie des figures historiques marquantes de la Résistance par son engagement, par l’histoire de son arrestation et par la fin tragique qu’il a connue, ainsi que ses 26 camarades livrés en tant qu’otages aux nazis, car membres du parti communiste pour la plupart d’entre eux, tous fusillés le 22 octobre à Châteaubriant. La lettre émouvante qu’il laisse à sa famille, juste avant de mourir, alors qu’il a dix-sept ans, témoigne de ce drame. Que notre pays fasse œuvre de mémoire, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, sur les hommes et les femmes qui se sont engagés pour la liberté contre la barbarie nazie est légitime. De même, il est important que les programmes d’histoire nous permettent d’étudier cette période, de comprendre le sens de l’engagement de ceux et celles qui ont choisi la Résistance, comme de comprendre aussi pourquoi la France fut dramatiquement divisée pendant ces années d’occupation. À ce titre, nombre de lettres de fusillés sont présentes dans les manuels d’histoire des élèves et étudiées depuis des années.
Alors pourquoi refusons-nous de lire la lettre de Guy Môquet le 22 octobre aux lycéens ?
Parce que faire de l’histoire en classe n’est pas accomplir un devoir de mémoire, c’est construire une réflexion rationnelle sur le passé. Notre travail d’enseignant n’a rien à voir avec une démarche qui vise à susciter l’émotion sans distance critique, sans replacer un témoignage, aussi poignant soit-il, dans son contexte historique. Or, la lettre de Guy Môquet, que certains semblent découvrir, ne dit rien de son engagement, elle n’évoque que son amour de la patrie, de ses parents, de sa famille et son sens du devoir. L’histoire de la Résistance, des hommes et des femmes qui l’ont faite, ne se confond pas avec une commémoration officielle décidée par le seul chef de l’exécutif. Parce que transformer les lycées en lieu où s’exprime l’ « Union Sacrée » de la nation à travers son Président et sa jeunesse est contestable. Imposée aux chefs d’établissement cette commémoration vise à organiser une sorte de « communion » nationale entre le chef de l’État et les lycéens, qui devront s’y soumettre. Véritable « fait du prince », elle apparaît avant tout comme un outil de moralisation des jeunes qui serait suscitée par ce moment d’émotion collective. Outre le fait que le « zapping commémoratif » est certainement contre-productif quant aux effets recherchés, après cette journée-ci, à combien d’autres commémorations faudra-t-il se plier ?
Évidemment, nous ne « boycottons » ni la mémoire de Guy Môquet ni celle de la Résistance.
C’est justement parce que nous distinguons l’histoire et la mémoire, l’enseignement et la morale, la raison et l’émotion, que nous refusons de participer à cette commémoration imposée au mépris de toute considération pédagogique.
C’est aussi parce que nous avons le souci, en tant que citoyens, en tant qu’ enseignants, de préserver l’école de toute tentative d’ instrumentalisation dont elle pourrait faire l’objet à des fins partisanes. C’est là le sens de notre conception de l’école républicaine et laïque.
'Il est nécessaire de l'expliciter auprès des parents d'élèves':
sont-ils des demeurés?
L'allégeance de la FSU au PCF est claire et manifeste. Nos enfants comme leurs parents sont donc menacés d'endoctrinement.
Il faut réagir et savoir pour qui ont vote réellement aux élections de parents d'élèves. Si c'est trop tard cette année, n'oubliez pas l'année prochaine que la FCPE est inféodée à la FSU et par conséquent au PCF. Qu'on se le dise...

jeudi 11 octobre 2007

Cogestion : les ministres dirigent-ils leurs ministères ?

La gauche s’accroche à la cogestion
Ce qui se passe actuellement en réponse à la volonté de réforme du gouvernement le démontre pleinement. Partis et syndicats, pour ne mentionner qu’eux, réclament la concertation à cor et à cris, veulent en fait imposer leurs vues, mais découvrent que les pressions ne fonctionnent plus comme jadis et que leur culture du dialogue à une voix est remise en cause par le gouvernement. Les enfants gâtés de la gauche nous font une grosse colère, toute rouge.

La cogestion, c’est encore un avantage acquis, mais ça consiste en quoi ?
La cogestion est un système consistant en la gestion, sur le principe du paritarisme, ou gestion paritaire, d'un organisme par un nombre égal de représentants des employés et des employeurs. On parle alors d'un organisme paritaire.
La cogestion ou paritarisme est introduite pour la première fois en France par la loi du 19 octobre 1946 portant sur le statut de la fonction publique, et la mise en place des instances paritaires de concertation. Ses commissions sont consultatives et non décisionnelles, mais elles permettent d'introduire les syndicats aux différents échelons de l'administration française. Les structures administratives étaient précédemment gérées par les seuls supérieurs hiérarchiques.
Avec la Sécurité sociale, le schéma est inversé. Alors que la gestion était confiée aux représentants élus des assurés depuis la création de l'institution en 1945, l'ordonnance Jeanneney du 21 août 1967 –le Général de Gaulle étant président- partage ce rôle avec les représentants du patronat, dont les contributions financières sont de loin les plus importantes.
En pratique, les représentants des employés sont souvent issus des syndicats qui sont considérés comme représentatifs. Seuls cinq profitent de cette reconnaissance officielle :
- CFDT (Confédération française démocratique du travail)
- CFE-CGC (Confédération française de l'encadrement - Confédération générale des cadres)
- CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens)
- CGT (Confédération générale du travail)
- CGT-FO (Confédération générale du travail- Force ouvrière)
Les autres sont justement exclus, car s’ils sont belliqueux et plus radicaux encore que les cinq, ils refusent souvent de participer au gouvernement et incluent trotskistes, anarchistes et révolutionnaires, ce qui n’exclut pas qu’ils puissent constituer une minorité agissante au sein des organisations représentatives.

La gauche récente a déjà eu à subir les assauts des uns et des autres, les marginaux, mais aussi les ‘officiels’. Prenons l’exemple de pressions ‘internes’ par les co-gestionnaires sur le ministre pourtant socialiste, Claude Allègre...
Claude Allègre est ministre français de l'Éducation nationale de 1997 à 2000, dans le gouvernement de son ami Jospin. À peine nommé ministre, il prononce à la télévision la phrase « Il faut dégraisser le mammouth. ». Restée célèbre, elle est généralement considérée comme le point de départ du conflit qui l'oppose par la suite aux syndicats enseignants (notamment le SNES (Syndicat national des enseignements de second degré), émanation de la FSU (et qui appartient donc à Attac, et d’autres du même acabit). Tout le corps enseignant se sentit d’ailleurs en danger.
Allègre parle aussi en termes concrets de l'absentéisme des enseignants, citant des taux faramineux et contradictoires avec ceux –qui doivent rester opaques- de ses propres services, parce qu’ils sont noyautés. Il collectionne ainsi les petites phrases jugées provocatrices par les syndicats, du style : « 12 % d'abstentéisme dans l'Éducation nationale, c'est beaucoup trop. Il y a des gens qui considèrent qu'ils ont droit à des congés maladie. Pas moi [...] Les enseignants ont quatre mois de vacances et, en plus, ils prennent leurs congés formation sur la scolarité ». Des pavés dans la mare !
Il prend à contrepied, le SNES (cf. FSU) et sa secrétaire générale, Monique Vuaillat, qui, dès son arrivée, avait poursuivi la tradition d’ingérence de ses prédécesseurs dans l’administration de l’EN, en brandissant la menace de mobilisation générale. Elle avait pris l’ascendant sur François Bayrou qui la consultait avant de décider et voulait ainsi passer pour un bon ministre consensuel : en fait, il lui délégua peu à peu. Le "laisser-faire" garantissait la paix sociale au futur candidat super-pur à la Présidentielle! Sous Jospin ensuite, de 1988 à 1992, elle s’était imposée au Ministère et participa toujours plus activement à une sorte de cogestion de l'Éducation nationale. C’était devenu à ce point indécent que, dès son arrivée, Claude Allègre clama « La cogestion, c'est fini. » Il déclara également qu'il « veut remettre l'enfant au cœur » du système -autant dire le libérer aussi des fédérations- , remettre les professeurs au travail, les obliger à « jouer en équipe », décloisonner le système, rapprocher l'école de l'entreprise, réduire les conséquences désastreuses de la « massification » de l'école par une prétendue individualisation de la prise en charge des élèves, redonner leurs lettres de noblesse à l'autorité et à l'excellence, méprisées depuis trente ans: on sait ce qu'il en est, sans le concours des enseignants.
Il met en œuvre la déconcentration de la gestion du personnel jusqu'à présent aux mains des syndicats. Il valait mieux adhérer à ce qui est devenu la FSU pour avoir une progression de carrière convenable. Les militants, eux, progressent à la vitesse V et les critères ne sont guère pédagogiques dans les commissions dirigées en fait par les syndicats… De nombreux recteurs et hauts fonctionnaires ont considéré que cette décision fut une des plus grandes réussites du ministre : les syndicats dominants étaient pour un temps marginalisés. Fort du soutien des parents d'élèves, des partis de droite et de son premier ministre, Allègre supprima les heures supplémentaires des professeurs pour payer l'embauche des emplois-jeunes -au dériment des enseignants qui se targuent d'uneavancée de la gauche!; décision qu'il regrettera plus tard car elle le coupa de la masse des enseignants-moutons.
Que croyez-vous qu’il advient en 2000 ? Claude Allègre est remplacé par Jack Lang au Ministère de l'Éducation nationale, à la suite de grandes manifestations en mars 2000 : grèves et mouvements pour plus de moyens et contre la ‘logique de privatisation’ et le vendredi 23, une manifestation nationale se déroule devant le ministère de l'Education Nationale, où sont présents des délégations des 4 universités en grève, Le Havre, Nantes, Montpellier III et Metz ainsi qu'une bonne délégation des universités Parisiennes.
Jospin le nomme pour son côté mou et sa démagogie auprès des jeunes, en cette période préélectorale, afin de calmer les esprits : « C’est la hantise de tout ministre d’avoir les lycéens dans la rue », raconte-t-il, nommé à deux reprises (1992-1993 ; 2000-2002) pour pacifier le monde éducatif, calmer les syndicats et les représentants des parents d'élèves. La vérité, c’est que la FSU téléguide ses satellites : la FCPE et l’UNEF. Depuis la Libération, la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE) réunit et mobilise parents de gauche mis en mouvement par les enseignants-parents de gauche qu animent la FCPE .
L’UNEF ?
Jean Cornec (7 mai 1919 - 16 décembre 2003), avocat français, membre de … "La Révolution prolétarienne", revue fondée par Pierre Monatte, et président de la Fédération Conseil des Parents d'Elèves (FCPE) de 1956 à 1980 (24 années..., alors évidemment considérée comme la Fédération Cornec!)
Julien Dray : Lorsqu’il entre à l’université, Julien Dray rejoint tout naturellement le syndicat étudiant de prédilection de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), le MAS ("Mouvement d'action syndicale"). S'impliquant de plus en plus dans la politique et le syndicalisme, il devient responsable du secteur jeunesse de la ligue. En 1977, lorsque la LCR devient majoritaire au MAS, Julien Dray est élu au poste de secrétaire général. En 1980, le MAS participe à la création de l’UNEF-ID. À l'UNEF-ID, Julien Dray occupe alors le poste de vice-président mais surtout, il organise la "Tendance LEAS" (Luttes étudiantes ! Action syndicale !).
À l’automne 1981, Julien Dray quitte la fac (avec une licence d’histoire-géographie et un DEA d’Economie, qui en font un enseignant-chercheur !) et la LCR, pour faire carrière, au PS : c’est l’époque Mitterrand ... De la valeur de certains diplômes, certains postes et des convictions politiques qui vont avec.
Des similitudes entre les deux trajectoires : les DEA sont des diplômes-maison où réussissent à merveille les syndicalistes de l’UNEF, tel Bruno Julliard, outre Juju Dray : le grade de master peut être conféré par l'Etat -donc la fac- aux titulaires de certains autres diplômes, notamment le DEA (diplôme d'études approfondies, préparé en deux ans après la licence et qui récompense parfois les bons et loyaux services de quelques-uns : il faut seulement connaître les bonnes filières). Julliard, dont la maman est maire socialiste du Puy-en-Velay, a commencé au Comité d'action syndicale de Lyon II (CAL) et ne pouvait qu’être récompensé.
Autre syndicat, mêmes mœurs, mêmes courroies de transmissions ? Non ! L’Education nationale est une chasse gardée, un monopole de la gauche, sa chose, comme le sont les ministres…
Jusqu’à présent !
Dans ses luttes, la gauche défend donc moins sa base que son fromage.

vendredi 24 août 2007

Suppressions de postes : la FCPE s’aligne sur le SNES

La FCPE est-elle dans son rôle en manipulant les parents ?

La FCPE reste un levier pour la FSU et la démagogie a de belles heures devant elle!

Le président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves) a estimé –en écho au SNES-FSU que supprimer des heures d'enseignement pour réduire le coût du système éducatif n'est "pas un bon calcul". Il a appelé à la 'vigilance' (hypocrisie pitoyable) sur les conséquences de la réforme annoncée la veille par le ministre de l'Education Xavier Darcos.

"Le système éducatif a besoin plutôt d'une réforme qualitative", a jugé Farid Hamana sur Europe-1, "et la qualité, ça dépend effectivement de savoir sur quoi on veut travailler". Vous avez compris ? Moi non ! Car sur le besoin de qualité tout le monde est d'accord, mais est-elle fonction du nombre de professeurs mal formés? Parlons alors des IUFM...

Le ministre a annoncé mercredi que 11.000 postes de fonctionnaires (et non professeurs : il vaudrait d’ailleurs mieux dire ‘personnels’, pour ne pas induire en erreur !) partant à la retraite ne seraient pas remplacées dans l'Education nationale à la rentrée 2008, dont environ 80% de professeurs, majoritairement dans le second degré. Les professeurs nés avec le ‘baby boom’ sont en effet nombreux et l’opportunité de ‘dégraissage du mammouth’, selon les termes du socialiste Allègre, ne se représentera pas pendant de nombreuses années encore.

"On a un coût qui est excessif par rapport aux autres pays, c'est le coût du redoublement", a osé M. Hamana. Il n'a pas dû redoubler quand il était temps... Et de déduire que "si l'on arrivait à supprimer ou à réduire les redoublements, on aurait un coût moins élevé du système éducatif". Voilà une vraie mauvaise idée! "Permettre à plus d'élèves de maîtriser mieux leurs connaissances, c'est aussi une forme d'économie", a-t-il estimé, en toute incohérence. Nous avons dû manquer un paragraphe dans sa lumineuse démonstration, seulement caractérisée par une liste de situations mal vécues, et pour cause, vu la propagande. Le redoublement coûte, mais à quoi bon faire passer dans la classe supérieure et donc pousser à l’échec un enfant qui rencontre des difficultés avérées ? Le redoublement n’est-il pas une chance pour les élèves en difficultés de «maîtriser mieux leurs connaissances », comme dit si bien Farid ?

La télévision a aussi livré aux familles une déclaration effarante selon laquelle le redoublement serait une atteinte à ‘l’égalité des chances’ : une autre agression, quoi ! Il faut donc être vicieux (ou idéologiquement égaré…) pour penser que le gouvernement proposerait de coûteux redoublements pour « maîtriser mieux leurs connaissances », mais dans le but de combattre ‘l’égalité des chances’ ! Excusez-moi : comme Muriel Robin, je vais prendre un peu de repos !...

Dans son langage hypocrite qui ne requiert plus aucun décryptage, le président de la FCPE a appelé à la ‘vigilance’ à propos des "filières professionnelles qu'on souhaite éventuellement supprimer ou remanier, de manière qu'un lycéen qui choisirait telle filière ne soit pas obligé des faire des centaines de kilomètres pour trouver la formation qu'il souhaite acquérir". 'Filières professionnelles', c'est flou! "S'agissant des sections de bacs technologiques, il se berce d'illusions et nous dit n'importe quoi: la demande n'est pas en progression. Il ne sait manifestement pas non plus que les élèves en état de saturation réclament des CAP et des BEP.‘ De plus, 'vouloir’ une filière est une chose mais avoir des débouchés correspondants en est une autre : le SNES a-t-il intérêt à créer des aigris ? La FCPE le souhaiterait-elle ?

Même prudence concernant la réforme des options: "Il faudra voir celles qui sont pertinentes pour les lycéens", a-t-il estimé, soulignant l'importance, entre autres, de connaître "à peu près" les types d'options et de filières mis à leur disposition à l'université. Il faut tout de même préciser que certaines options sont très peu fréquentées : un prof pour une pincée d’élèves. Et que certains élèves sont inscrits à ces options, pour faire nombre et sauver un poste d’enseignant, mais ne fréquentent pas les cours… Cette réforme des options "est une piste qui a toujours été évoquée", avant même l'annonce du gouvernement, a toutefois rappelé Farid Hamana. C’est que l’abus a interpellé les gouvernements successifs, toutes tendances confondues, mais que le corporatisme des syndicats enseignants entraîne une gabegie insupportable.

LIRE prochainement le ‘billet’ de PaSiDupes sur les ‘professeurs sans élèves’, que ni le SNES, ni la FCPE ne mentionnent. Votre argent les intéresse ?