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vendredi 22 février 2019

Gilets jaunes : Macron dans le déni de ses échecs

Macron n'hésite pas à voir dans le mouvement des gilets jaunes un "gigantesque échec collectif"

Macron étend  à l'édition sa campagne du "Grand débat national"

A quelques semaines des élections européennes, Macron estime qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même et se charge de son bilan à l'approche de son mi-mandat dans un ouvrage paru ce jeudi. 'Le peuple et le président' (Plon) communique les réflexions d'un président qui détient tous les pouvoirs mais qui n'accepte pourtant pas d'endosser la responsabilité de la crise sociale et politique qui fait vaciller Jupiter sur son trône depuis l'automne : de son échec personnel, il fait "un gigantesque échec collectif", bien que l'éditeur le présente comme "l'histoire d'un affrontement, d'une révolte que personne n'a vus venir".

Le chef de l'Etat a accordé début janvier un long entretien aux deux auteurs, Cyril Graziani et Cécile Amar qui retracent l'histoire des trois premiers mois de crise, avec ses affrontements, ses débats et ses contradictions, à travers les témoignages de ceux qui manifestent pour la première fois, de policiers attaqués pour les violences qu'ils ont commises sur ordre de Castaner, de figures diverses du mouvement et de responsables politiques. Les auteurs assurent être allés aussi bien sur les ronds-points, dans les manifestations, mais aussi auprès des forces de l’ordre et à l’Elysée. Cyril Graziani, 69 ans, est grand reporter au service politique de France Inter et auteur de 'Le premier secrétaire de la République', chronique du quinquennat de Hollande "qui est allé de (nor)mal en pis". Cécile Amar, 69 ans,est l'auteur d'un autre livre consacré également à Hollande, 'Jusqu'ici', tout va mal'. Elle est passée par le JDD, mais travaille aujourd’hui pour le journal français L'Obs, détenu à 66 % par les actionnaires principaux du Groupe Le Monde, Xavier Niel et Matthieu Pigasse.
Le Monde a déjà rapporté comment le chef de l'Etat vit le phénomène "gilets jaunes".Le journal officieux du PS révéla notamment que Macron a été insulté et menacé de mort lors de son déplacement en catimini, de nuit, au Puy-en-Velay, le 4 décembre, où la préfecture où un début d'incendie avait été éteint trois jours plus tôt. Pour parcourir les dix kilomètres entre l’aéroport de Loudes, en Haute-Loire, jusqu’au Puy-en-Velay, son cortège a dû éviter la RN88 et le rond-point de Lachamp, sur la commune de Saint-Pierre-Eynac, où des manifestants avaient cousu un pantin de taille humaine, posé sur un échafaud plus vrai que nature. Sur le billot était écrit : "Te guillotiner, c’est notre projet." Sa visite n'avait pas été annoncée, mais la nouvelle s'en était répandue comme une traînée de poudre et au moment de son départ la foule alertée poursuivit sa voiture en l'invectivant. Il a confié au président du MoDem, François Bayrou, qu'une femme lui avait lancé à travers la vitre de sa voiture : "Salope, j’espère que tu vas crever sur la route !" Toujours au Puy, la foule lui a lancé : "On vous hait !" Insultes, huées, menaces… Lien PaSiDupes

Désormais, quand il sort, cela tourne mal. Depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes, pour le président qui aimait tant flâner, les promenades sont devenues rares. S'il va au cinéma en couple, c'est à la dernière séance, et s'il doit se monter, entre deux obligations, il choisit les lieux clos plutôt qu'ouverts : c'est ainsi qu'il s'est rendu au 34e dîner du CRIF, mais a refusé de participer au "rassemblement de l'union contre l'antisémitisme"... 
"C'est nous qui devons avoir honte"

L'ouvrage révèle que le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, avait organisé une rencontre de Macron avec les occupants d'un rond-point, le 23 novembre, pour discuter avec des gilets jaunes. . "Ça aurait seulement affaibli l'exécutif", prétexte Macron a posteriorpour justifier son annulation.

"Beaucoup de gens avaient honte de leur vie, de ne pas parvenir à s'en sortir malgré leurs efforts. C'est nous qui devons avoir honte", raconte-t-il affectant la contrition. "C'est un gigantesque échec collectif, j'en prends ma part. Mais j'ai encore trois ans pour changer cela", a-t-il dit aux journalistes Cyril Graziani et Cécile Amar.

Un président abandonné, sans ancrage, ni entourage compétent

Les auteurs décrivent un président qui admet avoir sous-estimé la crise en voyant une mobilisation "plus faible que la plus petite mobilisation contre la réforme de la SNCF", selon lui.

Macron est présenté comme un président découvrant la solitude du pouvoir: "Qui m'a soutenu pendant la crise des gilets jaunes? Personne," gronde-t-il. 

Et de tenter, désespérément, de se rasséréner en se racontant des histoires : "C'est le peuple français qui m'a choisi", pas la République des partis. Je lui dois tout. Si j'échoue, j'aurai échoué pour lui et avec lui. Jamais contre lui." 


Emmanuel Macron44%
Abstention25%
Marine Le Pen22%
Votes blancs et nuls9%
Total:
100

Sachant que ce choix par défaut est celui d'un électeur sur quatre : seulement 44% des inscrits, avec 25,44% d'inscrits qui ne sont pas allés voter, selon les chiffres définitifs du ministère de l'Intérieur (cette élection présidentielle enregistre le taux d'abstention le plus élevé pour un second tour depuis 1969: cf. graphique ci-dessous), sachant aussi que, parmi les électeurs d'Emmanuel Macron au second tour, 43% disent avoir voté pour lui en premier lieu pour faire barrage à Marine Le Pen, et que seulement 16% de ses propres électeurs avouent avoir préféré son programme et 8% sa personnalité.
1965
15,7
1969
31,1
1974
12,7
1981
14,1
1988
15,9
1995
20,3
2002
20,3
2007
16
2012
19,7
2017
25,4
Macron n'hésite pas à accuser les media !

Le Jupiter de l'Elysée assure que les media ont participé à la destruction "des corps intermédiaires durant cette crise". Ils auraient mélangé les torchons et les serviettes : "Ils ont dit: 'M. Trucmuche, parce qu'il a un gilet jaune, est aussi représentatif, et peut-être plus sincère qu'un maire ou un leader syndical'. Il n'y a plus aucune reconnaissance de la représentation ni hiérarchisation du point de vue", assure le président des riches.

"J'ai fait mon mea culpa, prétend-il. Mais les journalistes aussi doivent le faire", accuse le président "plein de mots" (et de morgue) qui assure en quelque sorte que faire la photo de la paroi est la preuve de son ascension. 

Un clone du président Hollande pour qui "jusqu'ici tout va mal".
Les propos de Macron révèlent un pervers narcissique. Il joue le premier de cordée, affichant une supériorité qui atteint l'arrogance, mais dont l'excès trahit une image dévalorisante de lui-même - illustrée par son attachement à la figure maternelle et protectrice de Brigitte - et se valorise en rabaissant les autres : ceux qui sont revenus de leurs illusions en perçant sa personnalité ambiguë et faible, solitaire et frustrée, deviennent sa cible. Il exprime sa haine de lui-même en la retournant contre les media qui l'ont servi et doutent aujourd'hui de lui.
Ses propos font ainsi écho aux reproches que lui adressent des maires, présidents de régions et autres syndicats, d'après lesquels le chef de l'Etat a méprisé l'ensemble des corps intermédiaires.

Pour autant, le Président affirme sa détermination à tenir, par fierté.
"Ils me tueront peut-être d'une balle, mais jamais d'autre chose", aurait-il déclaré à ses proches?, selon les auteurs. Une convergence avec les islamistes que Marlène Schiappa n'a pas analysée...

vendredi 26 mai 2017

Législatives : voter La République en marche, c'est choisir des cadres et des intellos

Le renouvellement de l'Assemblée voulu par Macron discrimine les catégories  socio-professionnelles  

Les cadres et professions intellectuelles supérieures seraient surreprésentés au détriment des employés, des ouvriers et des inactifs. 
Les patrons, les conseillers en communication et les intellos
sont-ils représentatifs de l'ensemble des Français ?
La répartition des catégories socio-professionnelles des candidats REM ne reflète pas la société. 
Si un effort a été fait sur la diversité, sur le papier, les chiffres ne laissent nulle place au doute. Alors que ces catégories supérieures ne représentent que 9 % de la population (selon le dernier recensement de l’Insee effectué en 2013), 150 candidats investis par La République en marche en sont issus… soit pas moins de 68 % ! 

Renouvellement ? Un pourcentage identique à celui de l’Assemblée sortante... 
Dans cette catégorie, certaines corporations, telles que les avocats (près de 7 %), sont plus représentées. Ainsi, dans la circonscription d’Ille-et-Vilaine, Florian Bachelier, avocat d’affaires spécialisé dans le numérique et les biotechnologies, représente les couleurs du mouvement.
Historiquement, les avocats ont toujours fait partie des professions majoritairement incarnées et Macron ne change rien. Dans l’Assemblée nationale sortante, 6 % des députés occupaient cet emploi, contre 3 % dans la population. 

Le nombre de dirigeants d’entreprises ne serait pas non plus négligeable

Parmi ces novices en politique qui rêvent du Palais Bourbon, on recense au moins 25 patrons, à la tête de boîtes de toutes tailles, dans des secteurs divers (nouvelles technologies, presse, agroalimentaire…). 
C’est près de deux fois plus que sur les bancs de l’Assemblée actuelle. C’est le cas d’Isabelle Voyer, cheffe de sa propre entreprise de conseils en environnement et développement durable depuis 2011, qui a rejoint le mouvement pour son premier engagement politique. 
Autre profil émergent, celui des consultants et conseillers en communication. Ils sont au moins 14 à porter les couleurs du mouvement.

A l’inverse, les employés et professions intermédiaires sont investis dans une proportion d'à peine 10 % des candidats, alors qu'ils représentent plus de 30 % de la population. 

Autres minorités : on compte seulement 5 agriculteurs et un artisan sur les 219 candidats étudiés, soit respectivement 2 % et 0,4 %. Et aucun ouvrier. 
Pas d'agriculteurs ou d'artisans syndiqués ?

Mais un sondage OpinonWay nous assure sérieusement que les Français s'identifient bien avec ces profils-là...

vendredi 6 mai 2016

EELV s'est marginalisé

EELV, le parti fantôme qui ne retentit qu'aux douze coups de minuit

Le parti doit faire face aux défections de ses meneurs mais également à une véritable hémorragie de sa base militante

Europe Ecologie-les Verts ne compte plus que 6.000 adhérents.
Le 12 février, EELV a intronisé son nouveau secrétaire national David Cormand, qui remplace Emmanuelle Cosse, qui a tant fait pour se faire nommer au gouvernement. Après des départs en cascade de ses représentants politiques, c'est au tour des militants de quitter le navire Europe Écologie-Les Verts. Le parti  compterait  3.000 de moins qu'il y a deux ans. D'après les calculs du Lab politique d'Europe 1, le parti ferait même face à une baisse de plus de 60 % de ses militants depuis son lancement en 2006.

Comparaison qui en dit long sur la santé de la formation politique,
EELV se fait devancer par le Parti radical de gauche et le Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin, qui revendiquent chacun 10.000 adhérents en 2015, comme le rappelle le site.
Le parti de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France, atteindrait les 15.000.

Interrogée par le site d'Europe 1, Sandrine Rousseau, la porte-parole d'Europe Écologie-Les Verts, tente de justifier cette baisse spectaculaire par le non-renouvellement des cartes de la part de ses adhérents. Elle assure que le chiffre des militants serait plutôt de 8.000.

Depuis l'entrée au sein du gouvernement de François Hollande d'une partie de ses chefs de file, Cécile Duflot (en mai 2012, avant son départ en mars 2014), puis Emmanuelle Cosse (promue en février 2016), les dissensions internes ont fait fondre les effectifs.

François de Rugy et Jean-Vincent Placé (ci-contre à gauche) ont quitté le navire en août 2015 pour fonder Ensemble écologistes !.
Un mois plus tard, Barbara Pompili (ci-contre à droite) rend elle aussi son tablier. La nouvelle formation siphonne un peu plus la réserve de sa base militante.
En avril, c'était au tour de  Monsieur Cosse, Denis Baupin, vice-président de l'Assemblée nationale, de faire défection.


Qu'est devenue sa représentativité ?
Une hécatombe qui s'explique également par les échecs électoraux successifs. Résultat, les effectifs d'EELV fondent aussi sur les bancs de l'Assemblée. Des dix-sept députés que compte le groupe écologiste, seuls huit sont encore encartés à EELV. Même scénario au Sénat, où ils ne sont plus que six sur un groupe de dix à avoir leur carte. Dans ce contexte, le lancement de la campagne du parti pour la présidentielle de 2017 risque de ressembler à un parcours du combattant.
Vu la dégelée qu'il va se prendre en 2017, tant à la présidentielle qu'aux législatives qui vont suivre en juin, le PS sera sur la même pente descendante, déserté de ses adhérents et ruiné financièrement. Les jours s'annoncent très sombres également pour le PS. Pendant son quinquennat, Hollande n'aura réussi qu'à affaiblir le PS.

dimanche 28 juin 2015

Mélenchon clame son "mépris" et son "dégoût" de Macron

"Des milliers d’hommes et femmes de gauche sont humiliés d’être représentés par des gens pareils"

Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) a ainsi sorti les injures à propos du ministre de l’Economie, 
Qu'a-t-il de commun avec Valls ?
sur Canal + ce dimanche. 

 "J’estime qu’il faut être élu pour être ministre. Au moins, il faut s’être présenté devant ses compatriotes." "Ce type est sinistre. Il n’a jamais été élu: il est le résultat du fait du prince. Il sort d’une banque pour arriver au pouvoir et accabler les autres de son mépris ", a lancé le député européen, la bave aux lèvres.

Mélenchon n'aime personne: ni lui-même, ni le peuple

Qu'a-t-il en commun avec Mélenchon ?
La haine et la colère de l'extrême gauche refoulée par la population
"Je n’aime pas ces personnages, ce qu’ils disent, ce qu’ils font. J’exprime une révolte: comme moi, des milliers d’hommes et femmes de gauche sont humiliés d’être représentés par des gens pareils, qui n’ont rien à voir avec nous", a-t-il ajouté, projetant ses aigreurs personnels sur ses concitoyens.

jeudi 4 décembre 2014

Des socialistes totalitaires demandent à Sarkozy de supprimer de la photo son action passée d'ancien président

Les sectaires voudraient lui retirer ses avantages, mais accabler son bilan 

Veulent-ils sa mort sur l'échafaud ?
 
 Moteur de la majorité socialiste, la haine est-elle républicaine ?
Des députés montagnards du PS tentent de  sucrer à Sarkozy ses droits d'ancien président de la République. Pour l'heure, ils contestent à Nicolas Sarkozy une indemnité de 6.000 euros par mois et des bureaux, un chauffeur, trois collaborateurs et gardes du corps liés à sa fonction. 

Un quarteron de députés socialistes nostalgiques de la Terreur de 1793 a demandé que Nicolas Sarkozy renonce à toutes les avantages associés à son statut d'ancien chef de l'Etat, maintenant qu'il est redevenu le chef de l'UMP. "Il bénéficie, en plus de son salaire d'ancien président et de l'ensemble de ses indemnités d'ancien élu, d'un certain nombre d'avantages, et notamment d'un cabinet conséquent payé par le contribuable", soulignent les députés Yann Galut, Alexis Bachelay, Colette Capdevielle et Marie-Anne Chapdelaine (élue sur un poste réservé à une femme), membres du collectif "La Gauche forte" dans une tribune consultable sur le site de L'Obs. "A la suite de son élection à la tête de l'UMP, l'ancien président perd sa neutralité. Il ne peut être à la fois arbitre et acteur de la vie politique nationale", estiment-ils dans un amalgame malveillant. Selon ces élus, l'ancien président doit "renouveler son engagement à ne pas siéger au Conseil constitutionnel (dont il est membre de droit) [ce qui ne semble pas devoir faire de problème puisqu'il avait affirmé en juillet 2013 qu'il le ferait,] et prouver qu'il renonce à l'ensemble de ses indemnités d'ancien président", ce qui n'est pas un renoncement imposé à Claude Bartolone, qui ne brille portant pas pour sa neutralité à la présidence de l'Assemblée nationale. Le troisième personnage de l'Etat est député de  Seine-Saint-Denis, conseiller municipal du Pré-Saint-Gervais et conseiller communautaire. A la différence d'Alexis Bachelay, Yann Galut cumule quant à lui les avantages de conseiller général du Cher, de député et de vice-président du groupe socialiste.

Alors qu'un sondage révèle que la gauche serait laminée si les législatives avaient lieu aujourd'hui

Même discours mercredi soir du ministre des Finances, Michel Sapin. "Je pense qu'il doit y renoncer. Il était ancien président de la République, il est maintenant président d'un parti politique", a soutenu Sapin en réponse à une question sur Canal+ et zappant cinq années au sommet de l'Etat. "Il doit donc avoir tous les attributs d'un président de parti politique, mais pas ceux d'un ancien président de la République", a-t-il insisté, au moment où ce sondage CSA publié le 2 décembre estime que la droite remporterait quelque 500 sièges et le FN obtiendrait près de 25 élus.

Comme Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy a le droit à une indemnité d'environ 6.000 euros par mois.  La constitution  de la Ve République a  en outre voulu que les anciens présidents soient aussi membres de droit du Conseil constitutionnel (12.000 euros par mois). Nicolas Sarkozy s'est cependant mis en congé de cette institution et n'en perçoit plus l'indemnité.

François Hollande avait proposé un projet de réforme constitutionnelle pour y mettre fin, mais, faute de majorité, il n'a jamais été inscrit à l'ordre du jour. En effet, selon un sondage de fin octobre, une majorité des Français (55%) serait favorable à la dissolution de l'Assemblée nationale et à l'organisation d'élections anticipées.
Les Robespierre du PS 2014 peuvent-ils aussi passer outre leur faible représentativité pour exercer leur terrorisme parlementaire ? En plus des djihadistes verts, Marianne doit faire face à ce nouveau club des Jacobins ? La haine est-elle inversement proportionnelle à la représentativité du PS à l'Assemblée comme dans le pays ? Les oppresseurs n'ont-ils pas assez d'accabler les Français d'impôts et de taxes ?

lundi 17 mars 2014

Pétition pour interdire à Bernard-Henri Lévy de parler au nom du peuple de France

Ingérence: l'écrivain BHL n'a aucune légitimité pour représenter le peuple de France 

Pétition de Nancy Mas, Épernon, France
Cher peuple français,
Au vu des événements actuels en Ukraine, il est important de clarifier la situation en ce qui concerne l'avis des Français. Nous n'avons jamais été consultés pour chaque intervention ou chaque discours tenu par nos dirigeants. De toute façon, nous n'avons pas le choix, mais je trouve intolérable que M. Bernard-Henri Levy qui n'a aucune légitimité dans le gouvernement français [ni au Parlement], se permette de parler au nom de la France et des Européens!
Ce philosophe a  menacé le président Vladimir Poutine lors de son discours du 02/03/2014,  place Maïdan... Je trouve ces propos très inquiétants et il doit être rappelé à l'ordre.

Citoyens français, signez cette pétition, il faut arrêter cet homme, car il ne représente que lui et représente une vraie menace.

Le but est de rassembler 150.000 signatures. Partagez avec un maximum de personne.
Pétition adressée à :
Monsieur le President de la Republique 
Qu'il n'autorise plus M. Bernard Henri Lévy à parler au nom du peuple français.
Cordialement,
[Votre nom]


vendredi 18 décembre 2009

Conférence de Copenhague: les activistes sont-ils amis de la planète ?

Que n’organisent-ils une contre-sommet pour le climat ?

Beaux parleurs et censeurs

Nous n’aurons entendu parler que des ONG. Les media nous aurons abreuvé du spectacle de leurs provocations, de leurs débordements et de leurs violences ?


envoyé par Ultimatum-climatique

Et pendant qu'elles lançaient des ultimatums, depuis deux ans, les négociations se déroulaient loin des caméras insolentes et des analystes omniscients..

Les ONG n’ont aucune légitimité

Elles sont pourtant médiatiquement omniprésentes.
Par leur dictature idéologique sur l’environnement et leurs pressions médiatiques sur l’opinion et leurs entraves aux discussions internationales, les ONG jouent un rôle ambigu dont elles devront un jour rendre compte.
Parce qu’elles sont supranationales et non pas seulement le plus souvent internationalistes, elles échappent à tout contrôle. Leur soif de puissance, leur volonté de nuire et leur totalitarisme ne réussissent qu’à freiner les initiatives de rapprochement et à enrayer les organisations internationales, tant et si bien que leurs tentatives étant actuellement contrecarrées par le sectarisme vert, les efforts altruistes des états risquent fort de se lasser. Ainsi, les ONG conserveront-elles leur fonds de commerce florissant pour des décennies encore.
Mais les organisations internationales pourraient décider que l’intransigeance des ONG et leur politique du tout ou rien font plus de tort que de bien à la planète et que pour la sauver, il faut d’abord la protéger des ONG incontrôlables et incontrôlées.

Les Etats entendent conserver leur souveraineté

C’est la condition de leur liberté et de leur perénité. Leur souveraineté est fondée sur la majorité des électeurs majeurs et sains d’esprit, laquelle préserve de la volonté de quelques-uns l’équilibre de la nation que pourrait compromettre un groupe qui ne représente que lui-même, telle une ONG.
Bien qu’elles ne puissent se prévaloir d’aucune représentativité, les ONG prétendent leur dicter leur conduite, leur imposer leur loi. Au nom de quoi ? D’une création de l’esprit. Une entité dénommée ’vigilance citoyenne’, qui cherche à s’imposer sur le terrain par la force, faute de légitimité et de reconnaissance. Cette abstraction peine à prendre corps, mais vise à se substituer à la représentation nationale, issue du suffrage populaire. Et la démocratie en sortirait grandie !

Les grandes premières

- 192 états, un événement historique, ont accepté de se rencontrer, affichant ainsi leur conscience de l’urgence de l’enjeu du climat dans la survie de la planète.

Une prise de conscience inattendue, mais officielle, de certaines nations, tels la Chine et les Etats-Unis, qui n’étaient pas signataires du Protocole de Kyoto : ratifié le 16 mars 1998, entré en vigueur en février 2005, il a été ratifié à ce jour par 183 pays, à l'exception notable des États-Unis, mais à la différence de la Chine , de l’Inde, du Brésil ou de la Russie.
Mais les commentateurs font la fine bouche.

-2009- A la conférence de Copenhague, le ministre indien de l'Environnement, Jairam Ramesh, déclare : "Après 36 heures de négociations intensives et éprouvantes, nous sommes proches de décrocher un accord non-contraignant sur le plan juridique". Mais ce qui n’est pas contraignant ne satisfait pas les sadiques de l’écologie : ce ne serait pas bon si ça ne fait pas mal !
Or, sur le sujet, nos socialistes hexagonaux ne contestent plus les mesures non librement consenties. Peu leur importe désormais que l’on n’ait pas les moyens de les faire appliquer… Le PS ne se contente plus de ‘prévention’ !

Barack Hussein Obama, l’icône grise américaine a renoncé à se rendre en Europe pour seulement prendre furtivement son Nobel de la Paix. Il a dû polluer l’atmosphère une deuxième fois en quinze jours pour la photo de famille des chefs d’états à l’ouverture, puis une troisième fois pour la fermeture. Ce sommet a déplacé 130 chefs d'Etat et les a mobilisés une nuit de plus pour tenter de concilier les intérêts de leurs peuples. Ils ont recherché des solutions pour les193 pays membres de la Convention climat de l'ONU, dont certains, tel le président Lula da Silva, ex-figure du syndicalisme brésilien (d'inspiration trotskiste), ont préféré jeter l’éponge et rentrer au pays avant les autres. Quant à la Chine communiste, elle n’a pas accepté de sacrifier sa croissance tardive à la planète.

Ces ONG qui feraient mieux

Les beaux parleurs volontaires :
Serge Orru, WWF-France
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer, Care France
Souhayr Belhassen, FIDH
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Michel Bruguière, Médecins du Monde
Michel Roy, Secours Catholique
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat

Leur feuille de route ?

Stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroître. Mieux que les politiques, ils réussiront ainsi à limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée.
Pour ce faire, les ONG doivent s’engager à soutenir les efforts des pays industrialisés, dont la France, à réduire collectivement leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Pourquoi aussi ne pas confier l’avenir climatique de la planète au polémiste-escroc Michael
Moore ? Et même à l’artiste photographe Yann Arthus-Bertrand ou à Nicolas Hulot qui a renoncé à briguer la fonction suprême à l’Elysée ?
Ces artistes des media savent tout mieux que quiconque mais éveiller les consciences ne suffit pas. Avec des convictions mais aussi des contraintes diverses, les politiques essaient bien d’aller plus loin, mais n’y parviennent pas par magie et doivent avancer par paliers. Les beaux parleurs, ceux qui, par leurs exigences et leur impatience, créent des irritations et dressent des difficultés, ne sont donc pas satisfaits.

Les ONG, plus que quiconque, saturent les media et parasitent les débats.
Loin d’aider à la manœuvre, elles montent la barre et rendent les obstacles infranchissables. Elles veulent discréditer les responsables politiques, contraindre les Etats et mettre les citoyens au pas.
La dictature des ONG mènera-t-elle à la terreur ?
1793 ou dictature du peuple écologique, façon Révolution culturelle chinoise ?

jeudi 3 décembre 2009

Greenpeace outrage la démocratie, mais la gauche la bafoue en soutenant l'ONG

Des innocents socialistes aux mains pleines

L'Assemblée Nationale, comme les écoles, n'est plus un sanctuaire.

Le raid de Désirdavenir Royal sur les Rencontres de Dijon, organisées par le socialiste Vincent Peillon pour les membres de L'Espoir à gauche, a visiblement mal inspiré Greenpeace. Lire PaSiDupes

Les démocrates de gauche pourtant prompt à s'indigner de tout et de rien ont fort bien vécu l'intrusion d'activistes de l'organisation écologiste supranationale Greenpeace sur les toits,
VOIR et ENTENDRE l'arrivée de l'échelle mobile, vers midi, les jeunes filles utilisées en boucliers humains et l'intervention du service d'ordre:


Greenpeace tente l'ascension de l'Assemblée nationale
envoyé par liberation

puis dans l'enceinte de l'Assemblée Nationale, en milieu d'après-midi
Descente en rappel d'une jeune fille, à nouveau,
du haut de la tribune vers les travées UMP

et l'évacuation du palais Bourbon, suite à une alerte à la bombe, le mercredi 2 décembre 2009. Greenpeace nie sa responsabilité dans cette dernière action de déstabilisation. Fait unique, une militante a réussi, dans le chaos général, à descendre en rappel avec une corde depuis les tribunes du public jusque dans l'hémicycle, au niveau des travées des députés ...UMP.

Que des perturbateurs puissent interrompre les débats par des manifestations d'hostilité aux élus de la République et qu'ils ne puissent s'y dérouler dans la sérénité requise ne dérange nullement les laxistes patentés qui, en la circonstance à nouveau, affichent une ouverture d'esprit béante et un sens de l'humour immature.

Les réactions dans l'opposition


  • J.-Marc Ayrault, pour le PS a déploré l'intervention de Greenpeace, mais mis en cause les conditions de sécurité de l'Assemblée Nationale. Les socialistes seraient-ils devenus sécuritaires ou cherchent-ils à détourner l'attentions de leurs élus coupables de distribuer les invitations à l'Assemblée sans aucun discernement. A moins que ce ne soit en toute connaissance de cause !
    VOIR et ENTENDRE
    le président du groupe socialiste:

    Accusation de l'UMP par le PS J.-M. Ayrault, toute honte bue

  • L'air bonhomme, Daniel Cohn-Bendit, chef de file et tête de liste d'Europe Ecologie aux Régionales de mars 2010, ne voit évidemment aucun inconvénient aux actions révolutionnaires. Depuis Mai 68, le "pote" de Zizou Bayrou ne pratique plus le lancer de pavé et s'est reconverti tour à tour dans l'insulte et l'humour, au gré des situations. "On aime Greenpeace pour ses actions. Alors c'est désagréable, mais il ne faut pas en faire tout un plat non plus", a expliqué le petit meneur Verts à ceux qui voulaient bien l'entendre sur Europe 1.

    Le député européen écologiste et président de groupe a aussi pratiqué l'amalgame.
    "Greenpeace fait partie de la vie, voilà, c'est tout", a insisté l'irresponsable meneur d'Europe Ecologie. "C'est comme la main de Thierry Henri", a-t-il poursuivi, en toute incohérence. Et il a ainsi développé son rideau de fumée en ajoutant: "Peut-être qu'il aura un match de suspension. C'est la vie, c'est comme ça. Il faut arrêter de dramatiser", a-t-il estimé.
    Dany-le-Rouge n'a donc pas jugé « minable » ce manque de respect des institutions de la République par ses camarades écolos...
  • Quant à François Bayrou, se situe-t-il au-dessus de la vie parlementaire ? Il ne s'est pas exprimé... Où était-il ? Que faisait-il qui était plus important que le débat parlementaire sur le changement climatique, 'grande cause humanitaire', aux dires de Ayrault ? A-t-il déjà décidé de déléguer aux Verts ?

    Ce coup d'éclat a en revanche provoqué une vive émotion chez les parlementaires.


    Après les réactions à chaud de François Sauvadet, président de groupe du Nouveau Centre (lire PaSiDupes et voir les videos),

    et de
    Christian Jacob ,
    Déclaration de Ch. Jacob (UMP) à la presse

    le député UMP
    Patrick Ollier a refusé jeudi 3/12 de siéger en séance à côté de Noël Mamère (Verts), à l'Assemblée, pour protester contre l'intrusion la veille de militants de Greenpeace, avant un appel à la "sérénité" du président de l'Assemblée.
    "Je quitte le banc et M. Mamère fera ce qu'il a à faire avec sa proposition de loi. Je n'accepterai pas d'en discuter avec lui
    ", a déclaré à la presse M. Ollier, président de la commission des Affaires économiques, alors que M. Mamère allait défendre une proposition de loi sur le logement participatif.
    "On ne peut pas reprendre les débats avec la même personne comme si rien ne s'était passé", a déclaré P. Ollier, qui accuse Mamère de "complicité" pour avoir applaudi l'action de Greenpeace -avec Yves Cochet (Verts)- pendant le débat sur le sommet de Copenhague.
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    -> "Je pense que la droite est en train d'instrumentaliser cette affaire. Elle veut nous faire passer pour de dangereux gauchistes. Il faudrait faire confiance à l'écologie de droite
    ", a riposté Noël Mamère que l'on a vu -dans l'hémicycle et en toute impunité- adresser un bras d'honneur à la majorité Lire PaSiDupes et s'amuser vivement que le débat parlementaire relatif au Sommet de Copenhague soit interrompu en France à cinq jours de son ouverture au Danemark.
  • Deux des 'voyous' de l'Assemblée

    -> La conférence de Copenhague appelée COP 15 se tiendra du 7 au 18 décembre 2009. C'est la réunion annuelle des représentants des pays qui ont ratifié la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique.


  • Après une longue suspension de séance, le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), a appelé les députés "à un retour à la sérénité".
    Jeudi 3, Bernard Accoyer a indiqué sur France Info que
    les extrémistes de Greenpeace «ont usurpé de fausses identités pour tromper les parlementaires et bénéficier de tickets de séance» afin de rentrer dans les tribunes de l'hémicycle. »
    « Les règles de sécurité vont être renforcées
    , a-t-il promis même si, en l'occurence, rien ne pouvait permettre de détecter les «instruments» utilisés par Greenpeace (corde et mousqueton en aluminium).
    Il a annoncé le dépôt de deux plaintes, l'une pour l'intrusion de la militante dans l'Hémicycle, l'autre pour l'action matinale sur le toit du Palais-Bourbon. Il a aussi dédouané M. Mamère en précisant que pour rentrer dans les lieux, les intrus avaient "abusé" trois députés. Des élus PS.


    ->
    Des élus socialistes jouent les vierges effarouchées
    Ils se disent «abusés».
    - Pour pouvoir pénétrer dans l'hémicycle mercredi, les militants de l'organisation se sont tournés vers leur parlementaire pour obtenir une invitation à l'Assemblée nationale. Une démarche ouverte à tout citoyen. Il faut une belle dose de candeur pour croire le PS qui se cache derrière un rideau pour emporter un vote en trompant ses adversaires sur le nombre de leurs députés présents en séance. - Greenpeace protège ses militants en assurant qu'ils ont été honnêtes envers leurs députés et n'ont pas «usurpé d'identité». C'est donc souligner la légèreté des députés concernés. Soit ils accordent facilement leur confiance à des inconnus, soit ils les connaissent comme militants. S'ils sont complices, ils n'ont pas eu besoin de les interroger sur le véritable motif de leur visite au Palais Bourbon.

    Un certain nombre de députés vit mal l'insécurité à laquelle ils sont exposés.
    -> Mais le PS s'avoue dépassé
    « Le règlement de l’Assemblée nationale prévoit que la présence du public dans l’hémicycle se fait sur invitation des députés (...) Il est de tradition que les députés de chaque groupe répondent favorablement aux demandes», ont souligné trois députés ...PS. «Il leur est évidemment (?) impossible de vérifier l’identité et les motivations de chaque demande, sauf à se transformer en enquêteurs ce qui n’est pas dans leur mission», ont-ils ajouté.
    -> A noter dans ce laxisme généralisé, qu'un responsable de la sécurité a demandé au plus fort de l'action que « le brouillage GSM dans l'hémicycle [soit rebranché] pour éviter qu'ils fassent sauter (leur éventuelle bombe) par un appel sur téléphone portable».

    Rappelons donc pour mémoire qu'il n’y a pas de réseau dans les tribunes. Sur l’écran des téléphones portables, zéro barre. Or, sous la présidence de Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale de 2002 à 2007, ce sont tous les abords du Palais Bourbon qui avaient été brouillés, afin que le réseau téléphonique soit inaccessible et que, pendant les séances de l’Assemblée, personne ne puisse appeler/être appelé/ envoyer ou recevoir des SMS sur son téléphone portable.

    Les méthodes anti-démocratiques de Greenpeace
  • L'ONG estime que « le message des associations n'a manifestement pas été entendu» et s'arroge le droit de rappeler deux de ses principales revendications au Président de la République. «Si Nicolas Sarkozy veut être le champion du climat qu'il prétend être, il doit chiffrer l'aide aux pays en voie de développement», exige une responsable, jugeant que la «stratégie» du Président consiste, pour l'heure, «à ne pas avancer de montant avant le dernier jour du Sommet».
  • Par ailleurs, l'ONG demande à l'Union européenne de revoir ses objectifs sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (- 20% d'ici à 2020): « On critique les Etats-Unis mais l'UE n'est pas vraiment plus ambitieuse et est tentée de se reposer sur ses lauriers
    La proposition européenne s'inscrirait, selon l'association, «dans un scénario du Giec (Groupe d'experts sur le changement climatique) qui laisse seulement une chance sur deux de limiter le réchauffement» sous le seuil des deux degrés. Les ONG réclament, elles, un engagement des pays industrialisés de réduire de 40% leurs émissions.

    De quel droit une ONG supranationale s'immisce-t-elle dans les affaires intérieures d'un pays ?
    PaSidupes consacrera un prochain article aux inadmissibles pressions anti-démocratiques d'une organisation supranationale qui ne représente qu'elle-même, n'a aucune légitimité populaire sans élus repésentatifs et détourne ses contemporains de la cause écologique.