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lundi 31 octobre 2011

"Hollande ne pourra réaliser la totalité du programme socialiste", avoue Cahuzac

Les socialistes sont dans l'incapacité de répondre à leurs engagements


Complot Hollande-Cahuzac:

comment tromper les sympathisants
et les Français ?



Le PS a mené les militants des primaires en bateau

Les 3 débats télévisés passés, le candidat PS ne fait plus rêver les Français.

Invité ce lundi de l’émission Télématin sur France2, Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l’Assemblée, et proche conseiller de François Hollande n’a pas pu s'empêcher de mettre les pieds dans le plat.

Ce proche de Hollande admet que la crise des dettes souveraines limite le gouvernement
Jérôme Cahuzac, président socialiste de la commission des Finances de l'Assemblée, a révélé lundi 31 octobre que le PS se sait dans l'incapacité d'appliquer en totalité le programme du Parti socialiste français pour la présidentielle de 2012, ne pourra pas être appliqué, en raison notamment de la crise .

Les mensonges socialistes laissent aux Français un goût d'amertume
C'est la première fois que la gauche socialiste, donnée largement victorieuse par les sondages face à Nicolas Sarkozy, déclare aussi nettement que son programme, adopté en 2010 par compromis entre les candidats à la primaire et basé sur une hypothèse de croissance de 2,5 % en 2013, n'est plus valable.

Les sympathisants ont payé (au moins) 1 euro pour se faire berner
Jérôme Cahuzac, proche du candidat PS François Hollande et candidat potentiel au poste de ministre de l'Économie en cas de victoire de la gauche, a estimé sur France 2 qu'il faudrait faire le tri dans les propositions PS. "(François Hollande) puisera dans ce programme, mais ne pourra réaliser la totalité de ce programme, car tout simplement les moyens du pays ne le permettent pas", a-t-il dit.

Pour sa défense, il a piteusement rappelé que la tromperie est dans la culture socialiste tromperie: depuis 1981, a-t-il expliqué, le projet du candidat socialiste s'inspire du projet socialiste, tout en étant à chaque fois différent et sans qu'il se sente lié. François Mitterrand avait ouvert cette voie tortueuse: les 110 propositions de campagne de 1981 différaient sur maints points stratégiques du programme adopté par le Parti… D'autres fourberies avaient suivi et il faut s'attendre à ce que Hollande nous en réserve d'autres.
Cahuzac n'a pas attendu d'arriver à Bercy pour s'épancher. Sans doute faute avouée est-elle à moitié pardonnée, mais le dénigrement permanent du gouvernement est resté dans toutes les mémoires et en travers de quelques gorges.

Les révisions envisagées du projet Aubry

Les Français se font ballader

Les trois millions de participants aux primaires citoyennes croyaient que c'était fait, mais selon Jérôme Cahuzac, "il faudra choisir".
Les trois débats n'auront servi qu'à enfumer l'opinion
François Hollande devra maintenant arbitrer entre la proposition de 300 000 emplois "d'avenir", nouvelle mouture des "emplois-jeunes" subventionnés des années 1990, et celle du "contrat générationnel".
Cette proposition consiste à exonérer de cotisations sociales sur deux postes les employeurs qui embauchent un jeune de moins de 25 ans et le font "parrainer" par un salarié âgé maintenu dans l'emploi jusqu'à sa retraite à taux plein. "Il faudra choisir entre le contrat générationnel que propose François Hollande, qui me paraît une bonne chose, et les emplois d'avenir. Peut-être faudra-t-il faire un mix des deux mesures", a dit Jérôme Cahuzac.

Concernant les embauches de 60 000 enseignants sur cinq ans proposées par François Hollande, "la question sur le financement est parfaitement légitime", a-t-il finalement admis.
Il propose implicitement de la compenser, au moins en partie, par des suppressions de postes d'autres fonctionnaires. "Le financement se fera par des économies, par du redéploiement de fonctionnaires et peut-être par des créations nettes, trois composantes dans des proportions qui restent à déterminer en fonction de la croissance."
Il rappelle cependant que le coût de cette mesure, environ 500 millions d'euros par an, selon le PS, est très inférieur à certaines exemptions fiscales décidées depuis 2007.

Le gouvernement a toujours contesté le chiffrage socialiste

Le vendredi 28 octobre dernier, le ministre de l'Education estima que la proposition du candidat PS coûterait 7,5 milliards d'euros sur le quinquennat, au lieu de 2,5 milliards.
Pour Luc Chatel, une telle mesure qui reviendrait à créer 12000 postes par an sur la prochaine mandature, coûterait "500 millions d'euros la première année, 1 milliard la deuxième année, 1,5 milliard la troisième année, 2 milliards la quatrième année et 2,5 milliards la dernière année". Le cumul "serait alors de 7,5 milliards d'euros et non de 2,5 milliards", chiffrait le ministre de l'Education, .
Jack Lang, ancien ministre de l'Education lui-même, se gaussa et répliqua en dénonçant l' "incompétence" du ministre. Lien PaSiDupes


La bande à Flamby nous trompe sciement depuis longtemps

Michel Sapin avait préparé la voie à Cahuzac.
Le député PS avait en effet affirmé mardi, sur i-Télé, que la création de 60 000 emplois dans l'Education proposée par le candidat PS à l'Elysée serait " bien entendu " compensée par des baisses de postes ailleurs. Imaginez un instant qu'un membre du gouvernement fasse cette annonce: "bien entendu", Libération ou Mediapart aurait dénoncé une reculade.

Questionné sur ce projet d'embauches dans l'Education nationale, sur fond de déficits publics aggravés, l'ancien ministre a répondu : "Bien entendu, elle est compensée par des baisses de postes ailleurs."
"L'idée est de ne pas augmenter le nombre de fonctionnaires, a poursuivi le député de l'Indre, ajoutant : "Je dirais même que l'idée est de stabiliser la masse salariale de l'Etat dans le budget de l'Etat."
Verra-t-on la FSU, syndicat d'enseignants, défiler dans la rue contre cette menace sur l'emploi dans l'Education nationale ? Se dirigeront-ils sur la Rue de Solférino pour demander des comptes à D'Jack Lang François Hollande ?

Le décryptage de Libération ?

Qu'y lit-on donc, s'il vous plaît ?

" Pour les socialistes, l'examen depuis le 15 octobre du dernier budget du quinquennat de Nicolas Sarkozy est une belle occasion de prouver que leur crédibilté n'a rien à envier à celle de la majorité. Pas question en effet pour François Hollande de se laisser caricaturer en dangereux dépensier déconnecté du réel, lui qui s'est fait traiter de père la rigueur par certains de ses amis socialistes quand il a fixé comme horizon un budget à l'équilibre en 2017. Il s'agit maintenant de capitaliser sur cette image raisonnable."
C'est la prose d'un certain fils de..., journaliste pistonné du journal donneur de leçons. Proche de Nicolas Demorand, ce journaliste (JDD, la matinale de France Inter,le 18/20 d’Europe 1, et Libération.fr - embauché "pour suivre les réseaux sociaux pendant la campagne présidentielle", comme maman- , tout ça à 30 ans), s'appelle Jonathan Bouchet-Petersen, du nom de Sophie Bouchet-Petersen (ex-LCR), conseillère de Désirdavenir Royal et en position de détachement du Conseil d'Etat (tour extérieur)...

Mais, pour ce qui concerne la déclaration de Cahuzac, toujours rien !
Libération n'a toujours rien à "expliquer aux gens"...
La majorité ne tire pas sur l'ambulance des experts économistes du PS

Le cortège Hollande-Sapin-Lang-Cahuzac est-il trop pitoyable ?

A propos de l'évidence énoncée par Sapin, Benoist Apparu a bien un peu fustigé François Hollande, c'est vrai : "On ne peut pas vouloir présider la France et dire tout et son contraire ". Il faut aussi savoir que si France Info ne l'a pas cité, il a néanmoins appelé François-le-flasque " à plus de clarté, de précision et surtout de constance ". Et de fermeté ?

Le vote du budget devrait tourner au festival du rire !

samedi 7 mars 2009

Régime spécial pour l’amère Royal chez Ruquier ?

La « républicaine respectueuse » lui pose un lapin…

La socialiste pose ses conditions

Télé 7 Jours a annoncé que Sa Cynique Majesté Royal ne s’est pas rendue sur le plateau de Laurent Ruquier jeudi soir pour l'enregistrement d' On n'est pas couché que France 2 diffuse ce samedi 7 mars. L'animateur n'avait pourtant pas fait mystère de sa préférence pour la socialiste en question pendant la campagne présidentielle.

Quel est le nouveau problème de l'ex candidate aux présidentielles ?
Elle a exigé que son entretien se déroule hors la présence d'
Eric Zemmour et Eric Naulleau, un privilège que la production lui a refusé.
La doublure de celle que les media ont habituée aux traitements de faveur et aux couvertures indulgentes sera remplacée par Gérard Collomb, maire de Lyon...

Les versions divergent

Une collaboratrice de Laurent Ruquier donne sa version:
"C'est un problème d'agenda. Mais ça n'a strictement rien à voir avec Eric Zemmour et Eric Naulleau. Des dizaines d'invités politiques décalent leur venue dans l'émission, ça arrive tout le temps. La seule différence, c'est le fait que d'habitude les gens ne savent pas qui seront les invités, et là, c'est sorti, mais je ne sais pas comment".

Me Mignard, l’un des derniers proches de la cqapricieuse, avance toutefois une explication un peu différente:
« Après la publication de photos portant atteinte à sa vie privée et destinée à brouiller le sens de son combat politique, Ségolène Royal a préféré reporter sa participation à l'émission "On n'est pas couché". » On ne voit guère le rapport, mais les ségoléniens sont comme ça : ils sont les seuls à se comprendre et encore est-ce de moins en moins.

Le parrain des enfants s’étend encore sur le sujet, à preuve que les raisons invoquées sont si peu convaincantes et flatteuses, qu'elles nécessitent des développements. « L'émission ou ses animateurs ne sont nullement en cause et la décision a été prise d'un commun accord avec Monsieur Laurent Ruquier. Nous vous tiendrons informés des dates d'une prochaine participation", assure le cher maître.

La « femme debout » est fuyante…

Pour
Eric Naulleau, l’un des chroniqueurs redoutés de l’émission, "cette histoire bizarre, tout cela n'est pas très clair". Le site Lepost l’a interrogé :

Alors comme ça, Ségolène Royal ne souhaiterait pas vous voir vous et Eric Zemmour?
"Je n'en sais rien. Je ne suis au courant de rien. Mais cette annulation, c'est assez déplorable pour son image. Apparemment, les fuites venaient de son bureau, c'est vraiment compliqué." Les montages lui seraient d'ailleurs coutumiers: rappellons-nous qu'elle, et sa conseillère Sophie Bouchet-Petersen (liens PaSiDupes: libellé à son nom) auraient été cambriolées plusieurs fois, mais rien n'a été prouvé...

Mais pourtant, la production confirme un problème de calendrier...
"Oui, enfin c'est la version officielle... En tous cas, c'est dommage, parce qu'elle venait pour faire la promo de son livre qui est très intéressant, très dense et on avait beaucoup de choses à lui demander sur le mode du débat et non de l'agressivité."

Ségolène Royal est déjà venue sur le plateau d' "On n'est pas couché". Ça s'était bien passé?
"Oui, elle est venue il y a un an. Ça ne s'était pas passé trop mal. Le débat avait été viril, mais correct. Nous n'avions pas eu de soucis, je me souviens, elle avait même charrié Zemmour. En tous cas, nous n'avions pas eu de contentieux"…

En même temps, peut-être a-t-elle envie de souffler après la Une de Paris Match...
"Honnêtement, le fait qu'elle vienne samedi ou dans deux semaines, ça change quoi par rapport à ces photos? En outre, prendre cette excuse, ça m'a énervé. 'Nous ne sommes pas des journalistes
people avec Eric Zemmour. D'autant plus qu'on avait plein d'autres sujets en tête: son livre, le PS, la Guadeloupe..." [C’est bien le problème ! ]

Comment avez-vous réagi quand vous avez appris la nouvelle?
"Je me suis dit 'merde, j'ai bossé comme une brute'. Ça m'a gonflé d'avoir bossé pour rien. Enfin, j'espère que ce n'est pas du travail perdu et qu'elle viendra rapidement. Il faut qu'elle vienne le plus vite possible. Je suis déçu en tant qu'homme de gauche, car c'est un épisode de plus qui décrédibilise le PS." "On m'avait dit 'Royal, elle peut faire des volte-face, elle peut annuler au dernier moment', je me disais quand même, lorsqu'on prend un engagement on le tient, et bien voilà le résultat!
Le PS en ce moment, ils donnent une mauvaise image: pour les Européennes c'est le souk, au congrès de Reims c'était le souk, et maintenant cette histoire, quand vont-ils s'arrêter?"

D’Jack Lang avait passé un mauvais quart d’heure (Lien PaSiDupes) et Désirdavenir Royal ne se sent pas de taille. Son truc, c’est le « débat participatif » : on voit combien ils étaient encadrés et artificiels ; en un mot, truqués !
La vérité vraie ?

Bergé lui a coupé les vivres et le métro ferme avant l'émission de Ruquier...

jeudi 18 septembre 2008

Sarkozy, un hyper président aux « bras ballants », selon l’amère Royal

Hargne et injustice, le tout avec respect
Vous avez peut-être manqué l’entretien de Jean-Jacques Bourdin sur RMC avec Désirdavenir Royal, le 19/9/2008.
  • Partie 1
    'En marge' mais 'au cœur du débat', le don d'ubiquité ?

    Sa Cynique Majesté Royal ne danse pas la 'valse des égaux'
    Etes-vous toujours candidate au poste de premier secrétaire : elle met la question de côté et la "gèle" à des fins personnelles. Elle évacue la question, car la situation du PS ne la préoccupe pas autant que la promotion du bouquin que Tourraine Alain (et non Marisol) écrit et qu’elle co-signe : ils y font ses propositions en marge du débat interne…
    Elle reste néanmoins un ‘acteur’ du débat, rencontre ‘individuellement’ les militants plutôt que ses collègues et peut donc apporter sa contribution et même faire des propositions car elle a une responsabilité particulière en tant que candidate battue.

    L’amère de Melle se réserve pour le débat de fond !
    Car elle reste nostalgique de l’époque de sa candidature à la présidentielle qui la place au-dessus de la mêlée et la différencie du commun des mortels... Sa responsabilité est de tirer vers le haut… Elle « montre l’exemple » !
    Son calcul politique est-il né de son impossibilité à réunir des partisans? Certes non ! Ses aigreurs apparentes sont (en vérité!) une exigence sur la façon de faire de la politique et le respect des militants.

    Mater dolorosa "Trahie par Hollande" ? ‘Moi je, moi, je…’ évacue, car elle est venue pour ne faire aucun commentaire : « moi, je ne veux pas de çà !»
    Arlette et Marie-Ségolène, même combat : Besancenot a donc du souci à se faire
    Comme la LCR, elle a quelque chose qui lui fait mal, tel le « pognon des grandes banques » qui grugent les « travailleuses, travailleurs» et c’est aussi la responsabilité des partis et des lobbys.
    Sarkozy reste là "les bras ballants" pendant que la crise financière internationale fait rage, et il ne fait pourtant rien que d’inventer des impôts nouveaux.
    C'est ce qu'elle appelle sa 'cohérence'.
  • Prime de 200 euros aux étudiants ? Des 'gadgets' ! Des 'gadgets', 200 euros, par mois? ‘On en a assez !’, brame-t-elle. Et en plus, elle n’aime pas le chocolat des médailles ! Sans 'maternalisme', la dame patronesse régionale donne en revanche 1000 euros et un ordi aux étudiants scientifiques: ce sont ses bonnes oeuvres, mais rien pour les lettreux et le technologique ? Est-ce égalitaire bien que quelque peu discriminatoire ? A noter que, dans les Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, le papa Noël socialiste du coin, fait encore plus fort, avec un ordinateur portable à chaque famille de collégien et une clé USB à chaque élève... (lire PaSiDupes à ' Ordina 13 ')
    Darcos veut cesser de former les enseignants de la pré-maternelle au changement des couches. Le 'grand agrégé' mépriserait, selon elle, les instits, mais en fait c’est peut-être leur témoigner du respect que de leur proposer un emploi qui prend en compte leurs niveaux d’étude et de formation…

    VOIR et ECOUTER ce qu’en campagne la 'révolutionnaire' promet aux enseignants, avec respect, donc sans mépris aucun… 35 heures dans les établissements (ce qui fait pas mal de couches à changer), sans compter les 'devoirs' à la maison (préparations, corrections et formation) : la 'double journée pour tous, la parité hommes-femmes !
    (pub)

  • Partie 2
    Edvige
    : elle adresse un salut amical à la ministre Michèle Alliot-Marie et fustige le manque de 'fair play' du Président Sarkozy !
    Et Borloo et la fiscalité écologique : elle suggère d'aller au bout du processus d’industrie écologique.
  • Bonus malus : Borloo est dans le juste, mais elle réclame des règles et des moyens d’investiss comme une banque pour les PME, axée sur le développement écolo et des emplois
    L’aide au transport (remboursement de 200 euros par les entreprises) en baissant la fiscalité sur l’essence. Plafonner les niches fiscales ne lui suffit pas, il faut les supprimer pour en injecter le produit – moins 1000 euros
    Afghanistan
    Quitte à laisser le terrain aux taliban et à abandonner le pouvoir légitime Afghan aux islamistes, Sa Cynique Majesté Royal s'oppose à l'envoi de troupes supplémentaires, selon elle, "pour répondre à la demande de Bush" : elle préconise rien moins que le retrait complet , comme le signe d’une volonté d’autres moyens de rétablissement de la stabilité du pays, et un calendrier de retrait.
    Les moqueries la laissent de glace: elle les met au 'réfrigérateur' et affirme qu'elle incarne la chaleur humaine...
    "On vous aime ou on vous déteste", observe J.J. Bourdin. Réponse de l'anti-'bling-bling'? Un rendez-vous 'paillettes' à son prochain show du Zénith !
  • Questions :
    Aucune taxe n’a sa préférence, pas même écologique malgré son soutien au Grenelle de l'Environnement, car les Français sont « matraqués » et l'économie se porte aussi bien que possible, tout comme le dette publique. Il suffit de débloquer l'argent des riches; c'est pourtant simple. Arlette Laguiller lui a passé le flambeau et on murmure qu’elle est passée conseillère de Sa Cynique Majesté Royal, au côté de la camarade Sophie Bouchet-Petersen (lire PaSiDupes à ce nom). Mais vous n’êtes pas obligé de me croire, comme dit l’autre.
    LIRE et ECOUTER lien RMC
  • mardi 31 juillet 2007

    Les aventures de Ségo: à nouveau cambriolée !

    Royal réclame plus d’attention…

    Royal ne veut pas se laisser oublier et ne nous lâchera pas les tongs de tout l’été! C’est maladif, la m’as-tu vue a en effet l’obsession des médias, comme le prouvent ses lectures de plage en Corse et l’attraction qu’exercent sur elle les caméras.

    Que d’imagination ! Elle reprend le scénario de l’été dernier et le …revisite. Le domicile de la présidente de la région Poitou-Charentes avait été "visité" il y a moins d'un an pendant les vacances du ‘couple’ Royal-Hollande. Le 18 août dernier, la candidate à l'investiture socialiste avait alors reproché au ministère de l'Intérieur d'avoir divulgué l'information qu'elle souhaitait garder confidentielle, ce que la place Beauvau avait dû démentir : comme si le ministère n’avait que ça à faire !

    Et elle remet ça ! Elle n’aura pas pu attendre le 18 août 2007 pour nous refaire le coup. Figurez-vous que le domicile de Marie-sEGOlène Royal à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) a été à nouveau visité par des cambrioleurs dans la nuit de vendredi à samedi, rapporte aujourd’hui mardi "Le Parisien/Aujourd'hui en France" qui cite une source proche de l'enquête. Si !

    D’abord, la presse désigne cet appartement comme celui de l’ex-candidate socialiste à la Présidentielle –plus malencontreuse que malheureuse- mais, jusqu’à plus ample informé, c’est encore celui du pseudo ‘couple’, ou bien il n’a jamais été tellement fréquenté par Flamby 1er

    Selon le quotidien, un ou plusieurs voleurs ont pénétré par une baie vitrée de l'appartement. Pas de volets ? Pas les moyens, mais les assurances paieront sans doute ! C'est le fils de l'ancienne candidate à la présidentielle, qui était présent au sous-sol –le pauvre Oliver Twist dort au sous-sol– au moment des faits, qui a découvert le cambriolage et averti la police. Le ou les cambrioleurs sont repartis avec 110 euros –Oliver n’a pas grand-chose pour vivre– et un ordinateur portable.

    Comme d’hab, le(s)/la visiteur(s) ou –teuse(e) indélicat(es) sont mal renseignés, car il n’y a pas plus sur l’ordinateur que dans le cerveau de la dame et dans son ’pacte présidentiel’. C’était déjà le cas l’an passé à son domicile, mais aussi au domicile de sa conseillère, qui avait déjà attiré l’attention sur le vol de son ordi vide au moment du coup médiatique des sans-abri du Canal Saint-Martin. Sophie Bouchet-Petersen, de guerre lasse, a elle aussi plaqué Royal depuis "Aucun document sensible n'a disparu", confirme la source citée par "Le Parisien" qui précise que la police judiciaire des Hauts-de-Seine a été saisie de l'enquête.

    Et l’enquête de la DDASS ? Les enfants étaient-ils abandonnés à eux-mêmes ? Royal fait ce qu’elle veut de ses nuits, mais la jeune Flora est mineure et a besoin de sa maman à la maison, à Paris plutôt que dans les Deux-Sèvres: qu’en pense la DDASS ?

    Que du vide, mais que de vent ! Et de légèreté…

    jeudi 12 avril 2007

    Royal: Gonordisk est un autre de ses réseaux

    Autre ficelle de la marionnette Royal

    La femme libérée sus-nommée est-t-elle libre ou manipulée?

    Sa Cynique Majesté Royal est sous influence et nous pourrions le devenir, de gré ou de force. Elle prend ses références dans les pays scandinaves, tel que le Danemark, non pas parce qu'elle les connaîtrait, mais parce qu'elle s'est entourée de nordiques -c'est moins voyant-,telle la dénommée Sophie Bouchet-Petersen, déjà présentée par PaSiDupes (voir libellé à son nom)

    Ce réseau s'appelle Gonordisc, qui n'est rien d'autre que l'ex-Segonordic, Europe du Nord pour Ségolène (!), ne date que de 2006. Le groupe Ségonordic avait à sa création pour but de contribuer aux réflexions du comité de soutien parisien à Ségolène Royal tournant autour de l'Europe du Nord... Par Europe du Nord, on entend, sans prétendre à l'exhaustivité : Royaume-Uni, Allemagne, Danemark, Suède, Finlande. Marie-sEGOlène Royal a en effet maintes fois fait référence à ces pays, notamment pour ce qui touche à l'emploi des jeunes et souhaite manifestement "importer" de ces pays des pratiques ayant fait leurs preuves -pense-t-elle-, dans les domaines économique, social, industriel, technologique. En fait, à défaut d'idées, elle en a pillées au-delà de nos frontières, pour les recycler à son usage...

    Ségolène Royal, combien de divisions? interrogeait Le Point du 17-08-2006. Paraphrasant la terrible réplique de Staline, ses concurrents à la candidature PS se posaient encore, à l'époque, la question sur les chances de réussite de son OPA sur le parti. Ils ont maintenant la réponse!...

    Dame Royal peut donc s'atttribuer des idées originales fort peu personnelles qui viennent tout droit du froid...

    Les Echos se sont intéressés au sujet. LIRE les articles suivants:

    Les Echos nous présente aussi: Le Modèle social nordique...(28/06/06)

    Puis, Les Echos se posent la question: Le modèle nordique, trop exigeant pour la France ? (29/06/06 )

    L'UNSA, 'syndicat' gauchiste, s'est intéressé à cet engouement... LIRE

    Album photo de membres du réseau-gonordisk

    Photo : alain-lefebvre-francofilAlain LefebvrePhoto : asapircravate_bleue André Sapir



    Photo : flexicurite_spidla_usmev Vladimir Spidla Photo : mainville Eric Mainville, militant 'd'aucun parti' (sic)...


    Photo : rie-rasmussen-portrait Rie Rasmussen Autres soutiens nordiques: lien
    Album photo des mentors de Marie sEGOlene (cliquer sur chaque nom):
    Photo : esping-andersenEsping AndersenPhoto : jacques-attaliJacques Attali

    Photo : m-sintomerYves SintomerPhoto : rosanvallonPierre Rosanvallon

    Photo : meda-officielleDominique MedaPhoto : rastoin-hecNatalie Rastoin


    Rappel de son équipe du PS (Lien)
    PaSiDupes les a déjà présentés
    Photo : ayrault_386_500 Photo : bianco-portrait-061028-1 Photo : caresche_videolive Photo : dominique-bertinotti____ Photo : julien-drayPhoto : filipetti Photo : montebourg_arnaud_wikipedia_portraitPhoto : lang-figaro-0609Photo : mennucci Photo : otokore-safia-061129 Photo : rebsamen-costard-bleu Photo : roudy-micro-061129 Photo : sophie-bouchet-petersen S. Bouchet-Petersen (Voir PaSiDupes)

    dimanche 25 mars 2007

    Royal: ses 'jurys citoyens', c'est quoi?

    Jurys citoyens segogols et populisme.
    Le projet socialiste pour la présidentielle 2007 est extrêmement modulable et flou, donc confus. Il se réduit à un salmigondis de phrases nébuleuses qui laissent perplexe sa propre équipe de campagne et dubitatif, l’électorat . Interrogée sur quelques éclaircissements bien légitimes lors de ses apparitions radio-télévisées, elle esquive et contourne, dresse des rideaux de fumée et laisse chacun toujours plus embarrassé derrière cet épais brouillard. Le peuple reste incertain, insatisfait et méfiant : ce qu’on appelle pompeusement la ‘pensée’ de Sa Cynique Majesté Royal n’est pas claire, en effet.

    Les médias sont donc amenés à pallier le manque en comblant ce vide par des exégèses qui valent ce qu’elles valent. Ce sont des supputations qui ont pour seul mérite de ne pas engager la candidate rose! Car si la rose perruche lance le mot ‘jury populaire’ pour le rebaptiser, tout bien réfléchi, ‘jury citoyen’, c’est qu’elle improvise et ne sait pas au fond ce qu’elle dit. Elle ne sait pas si elle a les moyens d'appliquer cette idée fumeuse. Elle sait pourtant en revanche que les Français sont curieux d'en savoir plus, mais peu intéressés à une participation ! Mais elle persiste dans l'erreur... Dès lors, comment les exégètes professionnels, et souvent militants, pourraient-ils disserter sur ce que l’auteur elle-même ne connaît pas ?

    Lors du rassemblement de la Cité de la réussite, à la Sorbonne, Marie-sEGOlène Royal a proposé, le 22 octobre 2006, l'instauration de "jurys populaires", qu'elle entend mettre en place si elle était élue en 2007. Les citoyens pourraient ainsi évaluer l'ensemble des politiques publiques et juger l'action des élus. Ces jurys, d'une taille comprise entre vingt et cent personnes, seraient tirés au sort et viseraient avant tout "à rénover la démocratie représentative", assure-t-elle (parallèlement au Parlement et donc en doublon) sans être "un instrument punitif ou de coercition envers les élus", rectifie sa conseillère, Sophie Bouchet-Petersen, qui se veut rassurante (voir biographie dans le libellé à son nom de PaSiDupes) . On saura donc vaguement ce que ça ne serait pas, mais vraiment très peu ce que ce pourrait être !
    Par ailleurs, le tirage au sort, à partir de listes de résidents [nationaux, européens ou étrangers?], permettrait de mélanger, par sélection aléatoire, des "bac + 7 aux bac - 7". Des ‘bac – 7’, mais majeurs ? Pour la présidente de Poitou-Charentes, l'objectif de "leur donner un vrai pouvoir de décision ou d'orientation car les structures purement consultatives, sans conséquences opérationnelles, n'intéressent guère les citoyens ordinaires". Elle est sans illusions et nous balance consciemment de la poudre aux yeux... Ce type de propos appartient au langage démagogique du populisme qui éloigne précisément les jeunes des urnes, mais dont elle cherche à capter néanmoins les votes par des moyens anti-démocratiques.

    Cette proposition a inévitablement déclenché un tollé naturel jusqu'au sein du Parti socialiste. Ainsi à l'époque, Dominique Strauss-Kahn souligna qu'"on ne peut pas bâtir une société sur la suspicion généralisée, en considérant qu'un élu est un corrompu". Il s’est depuis soumis à la candidate… Laurent Fabius, quant à lui, déclara qu'"il faut surtout ne pas épouser une espèce de populisme, qui serait extrêmement dangereux et qui ferait le lit de l'extrême droite". Il a depuis rejoint sa rivale. Le fabiusien François Loncle se demanda, lui, si cette proposition, "ubuesque et grave", est "inspirée par Le Pen ou Mao Tse-tung". Il votera Royal. Tous ces hommes de convictions ont avalé la couleuvre.

    La candidate à l'investiture socialiste se défendait alors faiblement, comme elle peut, avec aplomb, mais sans argument: "Il ne s'agit pas d'un mouvement de défiance à l'égard des élus mais bien au contraire de savoir comment une participation populaire peut aider les élus à accomplir leur mandat". Une affirmation gratuite, puisqu'elle ne prouve encore rien et ne donne donc aucune garantie...
    L'UMP qualifia le projet de "démagogique" et "populiste". Bernard Accoyer s'est dit "interloqué et pantois" devant ces "penchants robespierristes du PS" : ce groupe, en revanche, ne votera pas Royal !...
    François Sauvadet (UDF) estima qu'il faut "prendre les Français pour des adultes". Ferait-il néanmoins partie d’un gouvernement d’union avec le PS?

    On dit que les médias nourrissent le débat ! Ne devrait-on pas plutôt dire qu’ils mettent leurs efforts en commun, tellement ils peinent à construire une pensée en donnant du sens à ce fatras. Ils vont chercher des intellos, par exemple, au CNRS ou à l’Ecole de Hautes Etudes en Sciences Sociales (l’EHESS, qui bizarrement fut littéralement pillée au moment des actions contre le CPE et de son occupation …), venus à la rescousse pour plancher courageusement sur le sujet, sans que la lumière jaillisse pour autant et bien que ces experts, militants et dévoués qui doivent sans doute leur carrière au PS, aient été nombreux à signer le pacte présidentielle de la candidate socialiste : les yeux fermés, donc, ce qui n’est pas fait pour nous rassurer…, ni sur leur compétence, ni sur leur objectivité, ni sur le projet.

    Qui sont les intervenants de l’émission C dans l’air (durée= 01:06:00) du 30 octobre 2006, animée par Calvi sur la chaîne publique France 5. Pour plus de partialité, ils sont tous marqués à gauche… Ne parlons pas de débat, donc. Ils vont tous s’employer à nous faire avaler la pillule des ‘jurys citoyens’ !
    * Raphaëlle Bacqué -Grand reporter politique au journal Le Monde, elle est l'auteur de Seul comme Chirac, co-écrit avec Denis Saverot, 1997 , et de Chirac ou le démon du pouvoir, 2002 .
    *Loïc Blondiaux (voir PaSiDupes- libellé ‘150 intellos’) -Chercheur au CNRS, il est professeur à Sciences-Po Lille, responsable de la mention "Communication publique et concertation" du Master professionnel. Il est également membre du comité de rédaction de la revue Politix, dont le numéro 75 est consacré aux dispositifs participatifs. Il est par ailleurs co-directeur de la collection "Politique et sociétés" des éditions de la Découverte et est l'auteur de La fabrique de l'opinion, paru en 1998 aux éditions du Seuil.
    *Roland Cayrol -Président associé de l'institut CSA (Conseil, Sondage, Analyse), il est directeur de recherche au Centre d'études de la vie politique française. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La nuit des politiques, 2006.
    *François Clémenceau (en duplex de Washington) -Correspondant de France 5 pour "C dans l'air".
    VOIR et ECOUTER :

    C dans l'air Les jurys de Ségolène
    envoyé par omar95

    mercredi 28 février 2007

    Sophie Bouchet-Petersen, l'éminence rouge de Royal, cambriolée.

    Sophie Bouchet-Petersen,
    l'inspiratrice politique de Royal.
    Lorsqu'on manque à la fois de culture et d'assurance et qu'on a aussi mal vécu l'autorité paternelle, on se cherche une image plus féminine, voire féministe. Ainsi, Marie-sEGOlène Royal croisa-t-elle la route de Sophie Bouchet-Petersen (gauche), dont elle se fit un gourou, la Raspoutine de la Dame aux Caméras.

    Le hasard fait étrangement les choses. Deux anecdotes: un cambriolage et le Canal St-Martin. Première anecdote: on a cambriolé l'appartement parisien de Sophie Bouchet-Petersen, conseillère politique de Ségolène Royal, dans la nuit de lundi à mardi, a-t-on appris de source policière. Deuxième anecdote: le cambriolage a eu lieu à deux pas du Canal St-Martin et du campement des Don Quichotte. Existe-t-il donc un lien entre Sophie Bouchet-Petersen, conseillère politique de Marie-sEGOlène Royal, et le mouvement 'spontané' des Enfants de Don Quichotte?
    Un ordinateur portable a été volé dans cet appartement de la rue du Faubourg-Saint-Martin, dans le Xe arrondissement, devant lequel deux fonctionnaires de la police urbaine de proximité ont été postés mardi soir. Des membres du service de l'identité judiciaire étaient attendus sur place aujourd'hui mercredi.
    Ce n'est pas un canular du Canard Enchaîné, mais ça y ressemble. L'appartement de Sophie Bouchet-Petersen abrite l'association Désirs d'avenir -autrement appelée Désirs d'archaïsme- de soutien à la candidate socialiste, qui dispose également de locaux ailleurs à Paris, boulevard Saint-Germain.
    Remake du scénario du cambriolage de l'appartement de Boulogne-Billancourt de M.-S. Royal? Nous aurions pareillement la démonstration d'un montage politique, si aucun document n'avait été volé. Mais la trotskiste Petersen ne s'y sera pas faite prendre deux fois... Attendons! Et faisons connaissance du mentor Royal (gauche) , qui tombe toujours sous la coupe de plus fort qu'elle. Tel est son destin.

    LE MONDE du 10.05.06 nous livre un portrait de cette éminence rouge.
    Tête chercheuse politique, rabatteuse d'intellectuels, trotskiste convertie à la réforme, féministe à la gouaille peu commune, irrésistiblement sympathique. Voici Sophie Bouchet-Petersen, la conseillère spéciale de Ségolène Royal. Plus spéciale que conseillère, étant entendu, dit-elle, que "les conseillers autoproclamés c'est une race haïssable". Elle préfère se présenter comme celle qui "donne des billes à une vraie patronne". Et précise : "Ce que je kiffe dans ma vie, c'est que les choses auxquelles je crois avancent." Au service des autres, toujours. Et de Mme Royal en particulier, qui lui interdit de dire des "gros mots".
    Dans l'ombre de la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, Mme Bouchet-Petersen, 57 ans, s'investit sans retenue pour imposer la candidate à l'investiture du PS, "seule chance pour la gauche de battre Sarko". Elle engloutit, comme à son habitude, des kilos de livres pour comprendre la société française, noircit des notes pour les discours, met son expérience en pratique. Le budget participatif des lycées, mis en place dans le laboratoire poitevin de Mme Royal, c'est son oeuvre, rapportée d'un voyage en 2001 à Porto Alegre, royaume altermondialiste. "J'ai toujours marché sur deux pattes, j'aime le terrain et j'aime le pouvoir qui permet de transformer les choses. Au début, je pensais être tiraillée par une contradiction, aujourd'hui je me dis qu'avec "Ségo", je recolle les morceaux."
    Il faut assembler le puzzle. Et quel puzzle ! Au départ, une petite fille passionnée de latin et de grec, bien née dans une famille catholique et gaulliste. Le père, mi-pied noir, mi-danois, est chef de grande entreprise ; la mère, italo-provençale, autorise Sartre et Camus alors que le reste de la famille subit l'influence de l'OAS. De ses parents, Sophie Petersen extrait des "valeurs" : "le courage, la grandeur de la France, une certaine forme de modernité". Il ne manque personne pour lui rappeler ses origines bourgeoises, pas même Ségolène Royal, qui lui envoie, un jour de discussion du budget régional, un cuisant : "Tu ne sais pas ce que c'est d'être à 2 ou 3 francs près !"
    A 16 ans et demi, en 1966, Sophie Petersen traverse le 16e arrondissement pour s'inscrire à la fac de Nanterre et longe des bidonvilles avec le sentiment qu'"on ne (lui) a pas tout dit". Elle découvre l'extrême gauche. "Fallait alors vraiment avoir la vue basse pour ne pas tomber dans ce bouillonnement." Mais rejette les maos et les lambertos de l'OCI - dont fit partie Lionel Jospin. Trente minutes d'AG coincée sur un banc d'amphi entre deux de ses leaders, dont le futur producteur Jacques Kirsner, alias Charles Berg, l'ont convaincue "de leur machisme et de leur dogmatisme". "Ces gars-là m'ont parlé de leurs mensurations sexuelles. Je l'ai vécu comme une violence sur le dos d'une petite oie." Il lui en reste quelque chose : "Je me marre aujourd'hui quand j'observe au PS des réflexes lambertistes récurrents. Ce sont des cultures dogmatiques d'appareil et de manipulation d'appareil."
    Ce sera donc, entraînée par Daniel Bensaïd, la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR), ancêtre de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), pour son "ouverture au monde, son rapport à l'histoire et en même temps sa modernité". Mme Bouchet-Petersen s'engage à fond sous le pseudonyme de Sarah, se lie d'amitié avec la future sociologue Nicole Lapierre et entre à Rouge, la publication de la LCR, comme claviste.
    Membre de la cellule Renault-Billancourt, elle passe cinq ans à distribuer le quotidien trotskiste, à l'aube, aux portes de l'usine. Elle entre au comité central de l'organisation, dont Alain Krivine est le porte-parole, et qu'elle quittera en 1978, après y avoir passé onze ans. Durant cette période, elle se marie avec Dominique Bouchet, le maquettiste du journal, alors que sa génération envoie promener le rituel bourgeois. "C'était la seule façon de l'imposer à ma famille", justifie-t-elle. Le couple vit en communauté avec Denis Pingaud, journaliste à Rouge, et sa compagne dans une maison de Vincennes. Les enfants naissent. Des jumeaux, Jonathan et Rebecca, pour les Bouchet-Petersen.
    Puis tous s'éloignent de la LCR d'un même mouvement, sur la pointe des pieds. Aujourd'hui directeur de stratégie chez Euro-RSCG, M. Pingaud conseille Laurent Fabius. "Pour les ex de la LCR, la dégénérescence s'arrête au PS", éclate de rire son amie, qui a pris sa carte en 1993. "Personne ne peut la détester, s'amuse M. Pingaud. C'est une fille entière, qui possède une très forte intelligence de la société. Nous avons eu des débats sur le voile. Elle était contre la loi, sans angélisme. C'est la première qui m'a aidé à penser au voile comme revendication d'identité." Mme Bouchet-Petersen a pourtant toujours été féministe. A partir de 1974, elle est de toutes les manifs. Elle envahit L'Express pour protester contre sa couverture sur le film Histoire d'O et barbouille de rouge à lèvres le bureau de Jean-Jacques Servan-Schreiber, un fouet à la main. "Jubilatoire !"
    C'est dans l'armée des conseillers de François Mitterrand qu'elle rencontre "Ségo" en 1983. Recrutée pour s'occuper des PME en difficulté, elle fait partie du comité de restructuration industrielle piloté par Alain Boublil, futur directeur du cabinet de Pierre Bérégovoy et qui sera condamné dans l'affaire Pechiney. "Je n'ai pas eu à m'en plaindre. Je n'ai aucune raison de cracher dans la soupe", dit-elle. En 1988, elle devient conseillère culturelle du président - "un grand bonhomme".
    Juste avant 1993, elle est recasée au Conseil d'Etat. Elle n'y reste pas deux ans, se lance dans une nouvelle aventure, l'association Droit de cité, chargée d'animer des réseaux de quartier. Cinq ans à sillonner les banlieues dans un bus, des nuits passées dans les dortoirs de LEP ou les hôtels Formule 1. Son couple n'y survit pas. Les résultats de l'association sont mitigés. Et c'est fauchée qu'elle atterrit en 1999 au cabinet de Mme Royal, alors ministre de l'enseignement scolaire, puis ministre déléguée à la famille et à l'enfance. Elle combat "les ancêtres du déclinisme et les apôtres du tout-fout-le-camp" pour fonder "une politique de gauche de la famille". Se dit "fière" des luttes contre le bizutage et de l'institution de la journée de préparation à la défense "pour les filles aussi".
    Entre les deux femmes, "pas de désaccord", même si elles appréhendent "les problèmes par des rampes différentes". Puis elle s'en va encore voir ailleurs, au ministère de l'outre-mer. Axel Urgin, directeur du cabinet de Christian Paul, qui ne l'avait pas choisie, se souvient de l'avoir très mal accueillie. "Un soir, je lui balance : "Jospin va à la Réunion, je veux un discours demain à huit heures"." A l'heure dite, il trouve "Sophie étendue les bras en croix sur la moquette". Le discours est prêt. "C'était tout simplement brillantissime, tellement que les technos de Matignon l'ont transformé en jargon."
    Ce talent, elle l'emploie depuis deux ans à conseiller Mme Royal, d'abord au conseil régional Poitou-Charentes, puis dans son équipe de campagne, où elle a participé au lancement de son site Internet Désirs d'avenir. "Je suis faite pour servir."
    (Isabelle Mandraud)