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mercredi 25 septembre 2013

Les fils de... socialistes qui tournent mal: la brochette s'alonge

Marisol Touraine : son fils, sa croix
Marisol Touraine : son fils, son épreuve
Gabriel, l’un des trois enfants de la ministre de la Santé, est en prison pour séquestration et extorsion de fonds.
Retour sur le dérapage d’un fils de famille.

Le quartier de la Glacière, Paris 13e, est tranquille, plutôt coquet avec sa petite place arborée. C’est là que la ministre des Affaires sociales et de la Santé habite depuis vingt trois ans. Elle y possède un trois pièces de 105 mètres carrés avec jardin. C’est aussi dans cette résidence paisible, dans un appartement voisin, que le fils de Marisol Touraine a dérapé. 

A la Santé, comme maman
Un acte crapuleux qui vaut à Gabriel Reveyrand de Menthon, 22 ans, d’être incarcéré début septembre à la Santé, pour une affaire qui remonte au 2 mai 2011, pendant la campagne présidentielle, a révélé Le Parisien du 10 septembre. 
Le jeune homme a été condamné à trois ans de prison ferme en mars dernier pour "séquestration" et "extorsion de fonds"
Son complice, Yanis Parchap, un pâtissier d’une vingtaine d’années, a pris trente mois de détention. 


Les faits remontent au 2 mai 2011. 
Vers 11 h 30, deux jeunes hommes font irruption au domicile de Geneviève, disons pour l'histoire. "Au début, ils voulaient me bâillonner et m’attacher les mains, explique la victime. J’ai tout de suite vu que ce n’étaient pas des voyous, car ils étaient très bien habillés." Un pâtissier de vingt ans, en CDI, alors. "Ils portaient carrément des costumes façon gentlemen cambrioleurs: ils voulaient se la jouer pros", se souvient Me Emmanuel Raskin, l’avocat de cette retraitée de 61 ans, coiffeuse à l’époque des faits. 


Rapidement, la séquestration tourne au fiasco. Les deux Pieds Nickelés la tiennent en joue avec une arme de poing, qui se révélera factice. Le fils de Marisol Touraine descend au distributeur de La Poste, à cent mètres de là, avec la carte bleue de sa victime. Mais, terrorisée, celle-ci s’est trompée de code. De retour à l’appartement, Gabriel est furieux. La coiffeuse lui propose alors 990 euros, de l’argent qu’elle a mis de côté. 

Gabriel Reveyrand de Menthon avait rapidement été interpellé, confondu par la vidéosurveillance du distributeur. Le gardien de l'immeuble de la victime avait reconnu le jeune homme qui se trouve habiter un immeuble du quartier. Il avait reconnu les faits. 

Ce garçon de bonne famille aurait pourtant connu des difficultés dès son adolescence, en allant traîner du côté des barres HLM qui longent le boulevard Auguste-Blanqui. "Il se prenait pour un caïd et traînait avec des jeunes côté Glacière. J'ai toujours sur que ça allait mal finir", commente un riverain. Souvent seul, l'ado dérape petit à petit. Un père diplomate en poste à l'étranger, une mère accaparée par le travail, des parents souvent absents.

"
Gabriel Reveyrand de Menthon avait déjà eu dans le passé un comportement agressif, précise Me Raskin. 

Ses parents l'ont placé à plusieurs reprises dans des établissements éducatifs spécialisés. A la fin, ils n'en pouvaient plus." Résultat, les parents installent le fils dans un studio acheté par la ministre dans le Ve arrondissement. Gabriel aurait travaillé un temps comme barman avant de s'essayer à l'extorsion de fonds.

Interpellé en octobre 2011, Gabriel Reveyrand de Menthon passe aux aveux

Il dit avoir fait ça pour rembourser une dette.
Pendant deux mois, Geneviève n’a pas fermé l’oeil de la nuit. "J’ai été surprise d’apprendre que c’était Gabriel Reveyrand de Menthon, nous confie la retraitée, car il était toujours poli et aimable quand je le croisais. Aujourd’hui, ça va mieux. Cette affaire est derrière moi. Marisol Touraine et moi, nous ne nous parlons plus depuis. On s’évite. Elle n’est jamais venue me voir, mais, une semaine après le procès, elle m’a fait parvenir une lettre d’excuses." Depuis Marisol Touraine s'est fendue d'une petite lettre à la victime dans laquelle elle présente ses excuses. Mais le compte n'y est pas, comme disent les syndicats... 

Aujourd'hui, la ministre ne communique plus sur cette affaire.
 
Condamné à verser 3.990 euros de dommages et intérêts à la victime (ou 5.990, selon d'autres sources), Gabriel Reveyrand de Menthon n'a toujours rien versé. Et pour cause. Son complice et lui sont insolvables. Comme Thomas Fabius... 
Majeur au moment des faits, les familles n'ont donc pas l'obligation de payer à leur place. On comprend que la pilule soit difficile à avaler pour la victime.

Car, les mois passant, la modeste retraitée attend toujours de recevoir les 3.990 euros auquel son agresseur a été condamné au titre de ses préjudices moral et matériel. Une indélicatesse d'autant plus mesquine que la ministre socialiste est l'une des neuf membres millionnaires du gouvernement Ayrault, avec 1,05 million net, derrière Laurent Fabius (6,07 millions d'euros), Michèle Delaunay (5,4 millions), Jean-Marc Ayrault (1,55 million), Michel Sapin (2,15 millions), Arnaud Montebourg (1,35 million), Victorin Lurel et Valérie Fourneyron
François Holande est l'un des neuf, avec 1,17 million d'euros, mais ce montant est, par chance, inférieur au seuil de l'impôt sur la fortune, qui s'applique à partir de 1,3 million...

VSD assure le minimum syndical

L'époux de Marisol Touraine ministre des Affaires sociales et de la Santé se nomme Michel Reveyrand de Menthon. Ancien ambassadeur de France au ...Mali, puis au Tchad, Michel Reveyrand de Menthon (1950) est aujourd'hui "représentant spécial de l'Union européenne au Sahel"

Avec Marisol Touraine, ils sont les parents de trois enfants. Normalien, il est également diplômé en sciences économiques et sociales, économie, politique et philosophie.

Les Menthon sont une ancienne famille noble savoyarde, qui serait originaire de Bourgogne, s'installe à Menthon, dans le comté de ...Genève.

dimanche 5 août 2012

La Turquie garde une franco-turque en otage

Les Turcs aspirent à se faire admettre dans l'Union européenne
Appels pour que  Laurent Fabius se bouge 

"Pour la Turquie, elle n'est pas française...Il nous manque le soutien des autorités françaises..."

Sevil Sevimli a été arrêtée en mai dernier.
Cette binationale est poursuivie pour ses liens supposés avec une organisation d'extrême gauche. Elle risque une lourde condamnation. Poursuivie pour avoir manifesté le 1er mai, et pour s'être intéressée sur internet à un mouvement d'extrême gauche considéré comme terroriste, elle a été arrêtée il y a trois mois. La jeune femme est en licence "information et communication" de l'université Lyon 2. Elle  est venue en Turquie dans le cadre du programme d'échange européen Erasmus.

Inquiétude pour la santé de la franco-turque emprisonnée en Turquie

Le comité de soutien à Sevil Sevimli,
une étudiante franco-turque de 20 ans accusée de liens supposés avec une organisation clandestine d'extrême gauche et emprisonnée, a lancé une pétition pour demander la libération de la jeune femme dont l'état de santé se serait dégradé, selon une porte-parole du comité.
Sevil Sevimli, qui souffre "d'hypothyroïdie et d'asthme, a grossi à vue d'oeil. Cela montre qu'elle n'est pas soignée", a rapporté Sinem Elmas, une des responsables du comité de soutien et amie d'enfance de la jeune femme.
"Sa famille ne souhaitait pas parler de ses problèmes de santé, mais aujourd'hui nous sommes inquiets", a poursuivi la porte-parole qui craint que la maladie n'affecte le mental de son amie.
"La famille a reçu une lettre du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, indiquant qu'elle était en bon état physique et mental. Mais cette lettre a mis plus d'un mois à arriver et depuis son état s'est dégradé", a affirmé la responsable, soulignant que la mère de l'étudiante habite en Turquie.
"Il faut que les autorités françaises réagissent et qu'elles nous présentent un plan de résolution pour Sevil", a ajouté la porte-parole qui a envoyé une pétition, signée par 13.000 personnes, à Laurent Fabius et à la ministre franco-marocaine du Droit des femmes, Najat Vallaud-Belkacem pour demander sa libération.
Née en France de parents turcs, étudiante à Lyon, Sevil Sevimli a été arrêtée en Turquie alors qu'elle séjournait dans ce pays dans le cadre d'un échange Erasmus. 
Pour les autorités d'Ankara,
l'étudiante, qui a la double nationalité, est turque et les bi-nationaux ne sont pas reconnus par Ankara.

En Turquie, pays qui souhaite rejoindre l'Union européenne, plus de 700 étudiants turcs sont emprisonnés depuis 2010, selon des organisations étudiantes.
Rassemblement à Strasbourg pour l'étudiante franco-turque détenue dans une prison turque
Des membres du comité de soutien à Sevil Sevimli  se sont rassemblés symboliquement lundi devant le Conseil de l'Europe à Strasbourg pour demander sa libération.
Les manifestants arboraient des pancartes sur lesquelles figurait "Sauver Sevil, c'est sauver la liberté d'expression", ou encore "nous sommes tous Sevil".

"Nous voudrions obtenir le soutien officiel du Conseil de l'Europe pour faire avancer ce dossier", a expliqué Sinem Elmas, une des responsables du comité de soutien et amie d'enfance de Sevil Sevimli. "D'ailleurs, nous attendons aussi le soutien des autorités françaises, qui pour le moment ne se sont pas beaucoup manifestées, alors que Sevil est française".

L'avocat  turc Ahmet Kiraz, également présent à cette manifestation , a indiqué avoir peu d'espoir que la jeune fille soit libérée dans les semaines à venir. "Si cette affaire n'est pas suffisamment médiatisée, Sevil sera rapidement oubliée" du gouvernement, a-t-il prédit.


Toutes les civilisations ne sont pas égales

Pour les autorités d'Ankara,
l'étudiante née en France de parents turcs  est turque et les bi-nationaux ne sont pas reconnus par la Turquie. 
Ce pays candidat à une admission parmi les pays démocratiques de l'Union Européenne n'a visiblement pas atteint le niveau de libertés publiques requis.


L'instruction de l'affaire semble bouclée. La famille attend maintenant une date de procès.

La jeune femme risque jusqu'a 12 ans de prison.



jeudi 2 juillet 2009

Bandes violentes : les députés ont adopté le projet de loi de dissuasion

Les bandes violentes n’ont plus qu’à bien se tenir
Le député-maire de Nice, Christian Estrosi, avait défendu jeudi 11 juin matin sur Europe 1 sa proposition de loi contre les bandes violentes, adoptée la veille par la Commission des Lois. "Aujourd'hui, les bandes sont une nouvelle forme de délinquance", a observé le député-maire de Nice. "Il faut toujours essayer d'avoir une guerre d'avance".
Sa proposition de loi contre les bandes violentes est née d'un constat : "Cerné par toutes les mesures prises par le président de la République ces dernières années, le délinquant essaie de diluer sa responsabilité en s'organisant en bandes", a expliqué Christian Estrosi.
Le député-maire de Nice souhaite donc mettre à jour l'arsenal législatif pour enrayer le problème. "Désormais, le seul fait d'appartenir à une bande constituera un délit lorsqu'on a l'intention de nuire". L'objectif de cette loi est de fournir aux policiers et magistrats "les outils nécessaires" pour lutter contre les bandes.

Il ne sera plus possible de dissimuler courageusement son visage : "Le port de la cagoule n'est pas un délit, mais une circonstance aggravante". Les manifestants violents devront avoir le courage de leurs opinions et des conséquences de leurs actes.

VOIR et ENTENDRE
Christian Estrosi répondait le 6 juin à Jean-Pierre Elkabach sur Europe 1. Chritian Estrosi a défendu sur Europe 1 sa proposition de loi contre les bandes violentes, adoptée par la Commission des Lois. Le député-maire de Nice était alors secrétaire d'Etat en charge de l'Outre-Mer. Depuis, Ch. Estrosi est devenu ministre de l'Industrie auprès de Christine Lagarde, ministre de l'Economie.

Estrosi : "avoir une guerre d'avance" par Europe1fr

Malgré sa volonté d'oeuvrer dans le domaine de la sécurité, Christian Estrosi a nié toute envie de marcher sur les plates-bandes du ministère de l'Intérieur. "J'ai beaucoup d'estime pour Michèle Alliot-Marie qui fait un excellent travail".

L'examen de la proposition de loi contre la violence en bandes a repris sur les bancs de l'Assemblée lundi 29 juin, à 21h30. La programmation à cette date peut surprendre. Le 24, en effet, l'Assemblée nationale avait brièvement poursuivi l'examen de la proposition, sans en aborder la mesure phare : la création du délit de participation à une bande violente (art.1). La séance avait été levée vers 23h50 et devait reprendre le lendemain jeudi, puis avait été reportée sine die. La député socialiste Delphine Batho n'interprète toutefois pas ce changement de calendrier comme une volonté du gouvernement de passer en force cette proposition de loi.

Promu ministre de l'Industrie la semaine dernière, Christian Estrosi a fait présenter son texte de loi au Parlement par un de ses proches, le député
UMP et président du Conseil Général des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, qui a été nommé rapporteur du texte.
"Ce texte a pour vocation d'être ferme avec les délinquants et juste avec les victimes", a affirmé Eric Ciotti. "Il nous faut tous ensemble adresser un message clair et unanime. C'est tout l'enjeu de ce texte qui, je l'espère, sera approuvé sur tous les bancs", a-t-il ajouté.

  • Pour le groupe socialiste, cette proposition de loi UMP est "une nouvelle mousse publicitaire qui ne répond en aucun cas aux réalités de la violence et des bandes".
    "Elle risque d'affaiblir l'autorité de la loi et de la République en apportant une nouvelle fois la démonstration de son impuissance", affirme-t-il.
  • "La délinquance change. Il nous faut adapter nos moyens techniques et juridiques à ces changements", a renchéri Michèle Alliot-Marie, la nouvelle Garde des Sceaux.

    Cagoules interdites

    Comme en Allemagne, le texte voulu par le Président de la République introduit une nouvelle mesure de protection des citoyens, assortie d'une peine d'emprisonnement de 3 ans et de 45.000 euros d'amende, visant de façon spécifique la participation à une bande ayant l'intention de commettre des violences.

    Il instaure une circonstance aggravante lorsque certaines violences sont commises par des personnes masquant volontairement leur visage pour éviter d'être identifiées. Cette mesure vise à combattre des actes de violence inédits en France, comme ceux qui ont frappé un quartier de Strasbourg lors du sommet de l’Otan, en avril dernier.
    Un décret publié il y a trois jours interdit donc les manifestations publiques par les porteurs de cagoule ou autre moyen de dissimulation du visage. Les faits sont désormais sanctionnés d'une amende de 1.500 euros.

    Etablissements scolaires

    Le texte protège les fonctionnaires de l'Etat, et singulièrement les enseignants, dont plusieurs, récemment encore, ont été poignardés dans l’exercice de leur profession.
  • Il instaure ainsi une circonstance aggravante lorsque les atteintes aux personnes sont commises, en raison de leurs fonctions, sur les enseignants ou les personnels travaillant dans les établissements scolaires ou lorsque des vols et des extorsions sont commis dans les écoles ou à proximité.
  • De même, les intrusions dans un établissement scolaire seront sanctionnées d'un an de prison et 7.500 euros d'amende.
    L'amendement annoncé par Xavier Darcos, alors ministre de l'Education nationale et devenu depuis ministre du Travail, prévoyant c.

    Mercredi 24 juin au soir, les députés ont adopté un amendement soutenu par la droite et la gauche fixant à trois mois, à partir du jugement, la date-butoir pour qu'un juge prononce une sanction éducative.
    Le texte avait déclenché les foudres de l'opposition.

    Le 18 mars dernier, Nicolas Sarkozy avait annoncé sa volonté d'une loi contre les bandes violentes et déclaré qu'il jugeait ce texte prioritaire. Le fait de choisir la voie de la proposition de loi permettait d'éviter l'examen d'un projet de loi par le Conseil d'Etat, qui est chargé d'examiner la régularité des textes présentés.
    Le fameux article 1 concerne non pas un délit effectivement commis, mais une intention délictuelle, qu’il assimile à la préméditation.