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dimanche 19 mars 2017

Gauche radicale anti-flics: violences de manifestants contre des violences policières ce dimanche

Deux gendarmes mobiles blessés par des activistes anti-flics

Des activistes ont fait des blessés au nom de la non-violence

Les forces de l'ordre ont dû faire usage de grenades lacrymogènes pour disperser des manifestants d'extrême gauche contre les violences policières dimanche à Paris, quelques semaines après l’affaire Théo.
La préfecture de Paris chiffre à 7.000 ou 7.500 les manifestants rassemblés place de la Nation pour gagner la place de la République. Son communiqué met en cause un sur sept d'entre eux, certains cagoulés, déterminés à en découdre avec les forces de l’ordre. "Environ 1.000 personnes positionnées en fin de cortège se sont masquées et ont commis, à partir de la mi-parcours, quelques dégradations [sic] qui ont pu être contenues par l’intervention rapide des forces de l’ordre qui ont dû faire usage de gaz lacrymogène".

"Des jets de projectiles ont visé des gendarmes mobiles, blessant légèrement deux des leurs", précise la préfecture.

Les CRS ont fait état également de jets de cocktail Molotov sur les barrages des forces de l'ordre à l'arrivée du cortège place de La République, cette fois sans faire de blessé.

SOS Racisme dénonce "une logique de confrontation"

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Les manifestants répondaient à l’appel d’organisations hétéroclites d'extrême gauche dont le fonds de commerce est  notamment l'antiracisme, de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) aux Indigènes de la République, auxquelles se sont joints la CGT, la FSU et le MRAP, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (soutien d'une "attitude obscurantiste et sexiste vis-à-vis des femmes musulmanes") - proches du Parti communiste - , mais aussi par SOS Racisme - proche du Parti socialiste - qui a dénoncé une "logique de confrontation".

La foule a scandé des slogans tels que : "Zyed, Bouna, Théo et Adama, on n’oublie pas, on ne pardonne pas", "Police partout, justice nulle part" - ou "urgence, urgence, la police assassine en toute impunité", des slogans approuvés par le PCF et la PS.
Dans le cortège flottaient des drapeaux de révolutionnaires, tels les trotskistes du NPA (Nouveau parti anticapitaliste de Philippe Poutou, candidat à la Présidentielle, et Besancenot) accompagnés d'un ballon Solidairesdu DAL (Droit au logement)
Les altermondialistes d'ATTAC (Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne), les communistes de la CGT et les anarcho-syndicalistes du CNT, activistes de l'action directe, défilaient derrière des pancartes, telles que "Les bamboulas, les bougnouls, les niakoués […] vous emmerdent"
Les manifestants instrumentalisaient les incertitudes sur un viol présumé lors de son interpellation à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) de Théo, jeune sportif costaud de 22 ans, début février, par un policier.
Plusieurs nuits de violences urbaines dans des villes de la banlieue parisienne n'ont, semble-t-il, pas suffi aux extrémistes. "Théo n’est pas juste une exception. On est là pour rappeler qu’il ne s’agit pas de faits divers isolés; c’est pas des bavures, ça fait partie d’un système", ont déclaré deux participantes de Rennes qu'il n'est pas besoin de briefer, Lucile Moigno-Flaux, 25 ans, membre de La Fabrique Citoyenne, amatrice de démocratie participative, et Jasmine Morice, 21 ans, militante de Solidaires étudiant-e-s qui dénonce par ailleurs le harcèlement sexuel et psychologique dont deux enseignantes de Rennes-2 disent avoir été victimes de la part de trois collègues masculins.
Venue avec sa fille de 16 mois, malgré les risques de dérapages, Béatrice, productrice vidéo, est là parce que "c’est important pour l’avenir" de sa fille,"pour qu’elle vive dans un monde meilleur, plus juste," raconte-t-elle.

Des manifestations ont également eu lieu dans quelques villes de province Manifestation en soutien à Théo, Montpellier © Benjamin POLGE
comme à Montpellier (près de 200 participants, photo ci-dessus et ci-dessous), avec sit-in sur les rails, à la Gare TGV de Montpellier Saint-Roch,
 Manifestation en soutien à Théo, Gare de Montpellier Saint-Roch, Montpellier © Benjamin POLGEToulouse (environ 200, avec les révolutionnaires de Lutte Ouvrière dont Nathalie Artaud est la candidate trotskiste à la Présidentielle),
Photo illustration, archives DDM
Nantes (quelques dizaines), selon des sources policières, malgré une forte organisation notamment par les partisans de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, aussi "contre le racisme, la hogra (pour ceux qui, en France, ne sont pas Algériens : oppression, exclusion ou brimade, en un mot le supposé "mépris" du pouvoir blanc) et la chasse aux migrant.e.s et pour soutenir les familles des trop nombreuses victimes de violences policières".
Au cours de ces échauffourées, deux gendarmes des forces de l'ordre républicain ont été blessés et transportés à l’hôpital, a indiqué la préfecture 

De l’immobilier urbain et les vitrines de cinq établissements bancaires ont été saccagés, selon la même source. Des filtrages en amont de la manifestation avaient permis de récupérer plusieurs projectiles et un sac de pavés cachés dans un bac à fleurs sur le parcours de la manifestation, précise le communiqué.

"Onze extrémistes ont été interpellés", notamment pour port d'arme, dégradations, agression et jets de projectiles sur les forces de l'ordre, a indiqué dans la soirée la préfecture de police de Paris, puis une seule interpellation, a-t-on rectifié. On attend de savoir si l'activiste a été relâché.

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