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samedi 18 mars 2017

Etat d'urgence : l'assaillant d'une patrouille militaire à Orly était fiché...

Connu des services de renseignement, un terroriste a attaqué des militaires en patrouille Sentinelle à l'aéroport d'Orly

Une attaque en deux temps
Ziyed Ben Belgacem


Première agression à Stains
Samedi matin vers 06h55, un Français d'origine tunisienne tire sur trois policiers lors d'un contrôle routier à Garges-lès-Gonesse, Val-d'Oise, au nord de Paris, blessant légèrement l'un d'entre eux à la tête avec un pistolet à grenailles. 

Après avoir pris la fuite, il est repéré au sud de Paris, à Vitry-sur-Seine, Val-de-Marne, où il fait "irruption dans un bar en proférant des menaces" et vole son véhicule à une femme, selon le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux. Il se rend ensuite à l'aéroport d'Orly, à une dizaine de kilomètres.

Seconde tentative à Orly
Vers 8h30, au premier étage du hall 1 du terminal sud d'Orly, Val-de-Marne et Essonne, il "essaie d'agresser une patrouille Sentinelle pour s'emparer de l'arme à feu de l'une des militaires" de la patrouille, composée de trois soldats de l'armée de l'Air, a précisé le ministre, en l'absence de Hollande en campagne dans l'Isère. 

Selon le ministre menteur, l'"homme" - dont il sait qu'il est Franco-Tunisien -  ne serait pas parvenu à arracher l'arme que la militaire portait en bandoulière. Mais, une source proche de l'enquête assure qu'en vérité l'individu a bel et bien réussi à s'emparer d'un fusil d'assaut, après avoir braqué la militaire avec le pistolet à grenailles qu'il avait utilisé à Garges, à se saisir du fusil avant d'être "immédiatement" abattu.
Les deux collègues de la militaire ont "ouvert le feu pour la protéger" et "protéger tout le public", a raconté le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Récit d'un témoin visuel
L'assaillant "tenait en otage une militaire, il la tenait par le cou, et il menaçait les deux autres militaires avec le fusil de la femme", raconte Dominique, qui a assisté à l'attaque à l'aéroport d'Orly-Sud samedi matin.
Dominique (qui ne souhaite pas donner son nom de famille, mais qui est apparu sur BFMTV), 58 ans, était en partance pour la République dominicaine avec sa femme, il a assisté à la scène, "au premier étage de l'aérogare".
"J'ai entendu des éclats de voix, et j'ai vu des militaires qui tenaient en joue une personne", explique-t-il. Selon ce témoin, "c'était un homme qui tenait en otage une militaire; il la tenait par le cou, et il menaçait les deux autres militaires avec le fusil de la femme" qu'il tentait d'arracher.
"C'était sérieux", "alors on s'est éloigné et en descendant les escaliers, j'ai entendu des coups de feu".

Avant de partir, le voyageur a eu le temps de remarquer un sac au milieu du hall, "on ne sait pas ce qu'il y avait dedans".
<br>Une opération de déminage a été menée mais aucun explosif n'a été retrouvé sur lui, ni à proximité.

Une famille ordinaire

Ce Français de 39 ans "est connu des services de police et de renseignement", a confirmé le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux. L'indication de la nationalité de l'agresseur est une information souvent gardée floue qui dissimule un loup et tente d'égarer l'opinion...

Ce "Français" est né le 14 février 1978, sans que soit précisé s'il est né en France, et a des attaches dans le Val-d'Oise, au nord-ouest de la capitale. Les papiers présentés à la police à Garges-lès-Gonesse sont ceux qui ont été retrouvés sur l'agresseur abattu à l'aéroport, ont précisé des sources policières.

Orly-Sud est surtout utilisé pour les vols nationaux, 
européens, et les vols à destination du Maghreb, 
du Moyen-Orient et des DOM-TOM français.
L'"homme" n'était pas fiché "S" (sûreté de l'Etat), mais fiché "J" (justice) en raison de son placement sous contrôle judiciaire dans une affaire de vol ...à main armée. Il faisait l'objet d'une interdiction de quitter le territoire.

Son casier judiciaire comporte "neuf mentions" pour des faits de droit commun, dont des vols à main armée et du trafic de stupéfiants.



Il serait déjà très défavorablement connu et ferait l’objet de "44 signalements au fichier du TAJ (traitement des antécédents judiciaires)", selon une autre source policière.

"Détecté comme radicalisé", Ziyed Ben Belgacem avait fait l'objet en 2015 d'une perquisition administrative, qui "n'avait rien donné", selon une source policière. Et pourtant libre de circuler à son gré.

Les enquêteurs ont placé en garde à vue son père et son frèresamedi vers midi. Ils se seraient présentés d'eux-mêmes au commissariat. Selon leurs déclarations, l'assaillant les avait contactés, disant : "j'ai fait des bêtises. j'ai tiré sur des gens et on m'a tiré dessus".

Une enquête est ouverte par le parquet antiterroriste
La section antiterroriste du Parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, confiée à la section anti-terroriste de la Brigade criminelle (SAT), la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Une perquisition est en cours au domicile du suspect à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise). La commune eut jusqu'en juin 1995 un maire communiste, Henri Cukierman (qui n'a rien à voir avec Roger Cuckierman, ex-président du Conseil représentatif des institutions juives de France, CRIF) qui présidait alors le conseil municipal depuis 1978. La circonscription eut Dominique Strauss-Kahn pour député et Christiane Taubira réalisera à Garges son meilleur score en métropole pour l’élection présidentielle de 2002 (8,69 % à Garges, 8,48 % à Sarcelles), mais, depuis 2004, la commune est désormais administrée par par un maire UMP.

Les conséquences pour les usagers de l'aéroport

Près de 3.000 personnes ont été évacuées du terminal Sud d'Orly ou confinées dans le terminal Ouest voisin.
Orly-Ouest, où le trafic était interrompu depuis l'agression, a rouvert ses portes samedi vers midi. Il a rouvert à Orly-Sud vers 15h00.

Le trafic aérien avait été interrompu depuis 08h50, les vols étant suspendus dans les deux terminaux d'Orly, selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) et Aéroports de Paris (ADP).
29 avions au total ont été déroutés vers d'autresaéroports samedi matin, précise un porte-parole de la Direction générale de l'aviation civile. Parmi eux, 28 ont atterri à Roissy, le dernier s'étant posé à Beauvais.

"En tout, 6.000 passagers sont concernés", a indiqué ce porte-parole, précisant que 216 vols étaient prévus samedi au départ d'Orly, et 216 autres à l'arrivée.

Selon une source préfectorale, des cellules de crise ont été mises en place pour accueillir les voyageurs à Orly comme à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle (nord-est de Paris), où 28 vols à destination d'Orly ont été déroutés samedi matin. Les cellules de crises n'ont pas dû être opérationnelles aussi rapidement qu'indiqué, car des usagers se plaignent d'avoir été livrés à eux-mêmes.


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