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vendredi 24 mars 2017

Un livre de journalistes met en cause le "cabinet noir" de Hollande à l'Elysée

L'un des auteurs du bouquin se renie

Un journaliste du Canard enchaîné, hebdomadaire anarchiste, nie de basses manœuvres de Hollande pour détruire ses adversaires politiques

François Hollande est-il à la manoeuvre dans le harcèlement de certains de ses adversaires politiques ? C’est ce que suggère un livre à paraître, Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat, des journalistes d’investigation au Canard enchaîné, Didier Hassoux, le renégat, et Christophe Labbé (déjà auteurs en 2012 d'un premier bouquin sur le sujet) et Olivia Recasens, journaliste indépendante. Que recèle cet ouvrage ?

"Difficile de ne pas voir la patte de Hollande," estiment les fauteurs de troubles, n'en déplaise à Laurent Mouchard-Joffrin

Publiées par l’hebdomadaire Valeurs Actuellesles bonnes feuilles du livre décrivent un vaste système de surveillance de ses adversaires mis en place par François Hollande depuis son arrivée à l’Élysée. Ce "cabinet noir" aurait eu pour objectif de discréditer les concurrents du président à l’élection présidentielle, dans l'hypothèse où il n'aurait pas dû renoncer, en particulier Nicolas Sarkozy et Manuel Valls, son propre Premier ministre, ses rivaux estimés. 

Ainsi, n'en déplaise à la foireuse ex-ministre de la Justice, Marylise Lebranchu, qui jouait les "perdreaux de l'année" (pléonasme) sur le plateau de BFMTV, les auteurs écrivent-ils à propos des 'affaires' et révélations sur la vie privée des candidats :
"Derrière ces ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande".
Sous couvert du secret des sources de journalistes, le président de la République ne serait pas étranger à certaines fuites dans la presse  d’informations sur la vie privée de certains responsables politiques à des fins malveillantes d'intérêt personnel. "Pendant près d’un an, la police judiciaire a espionné les conversations [de Nicolas Sarkozy]" après son départ de l’Élysée, rappellent les auteurs. Treize affaires judiciaires collent ainsi à la peau de l’ex-président. De quoi alimenter les procès en "cabale politique" chez les sarkozystes.
"En juillet 2014, le monde politique essuie un nouveau scandale avec l'affaire Sarkozy. L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy est mis en examen pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel. Libération révèle aussitôt que, grâce à la mise de Nicolas Sarkozy sur écoute, preuve est faite qu'il aurait commis des "faits constitutifs du trafic d'influence" en tentant de corrompre le haut magistrat de la Cour de cassation Gilbert Azibert. Or, il est au final établi qu'il n'a entrepris aucune démarche auprès de la Principauté de Monaco ! Les soupçons étaient un prétexte pour mettre Nicolas Sarkozy sur écoute et permettre d'obtenir des enregistrements de conversations claires entre Nicolas Sarkozy et Gilbert Azibert, mais avec son avocatThierry Herzog.
"Sarkozy, je le surveille, je sais tout ce qu’il fait"

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D’après les auteurs, il existe bien une orchestration des affaires judiciaires, dont le point de départ se situe à Tracfinservice de renseignement financier de Bercy dont le ministre, Michel Sapin, est un vieil ami de Hollande. 
Après avoir récolté des informations dans les comptes en banque de responsables politiques, cet organisme peut transmettre le dossier à la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), dont le directeur, depuis 2014, Robert Gelli, un autre proche de François Hollande, qui avait servi au Cabinet de Lionel Jospin en 2001. Dès décembre 2012, Hollande l'avait placé comme procureur de la République de Nanterre, l’une des principales juridictions de France, succédant à Philippe Courroye.

"La DACG n’est pas seulement l’œil de la chancellerie, c’est aussi un moyen de piloter discrètement les dossiers politiquement sensibles", soutient un parquetier cité par les auteurs. Ce qui n'empêche Laurent Joffrin de nier tout en bloc de studio de radio en plateau de télévision sans crainte pour son honneur perdu, depuis que le candidat Fillon a mis le président sortant en accusation.

Hollande s'est cru malin de démontrer sa puissance sur le sujet
De même qu'il se flatta au Salon de l'Agriculture de pouvoir faire en sorte qu"on ne "revoie plus" Sarkozy, il confia par mégarde devant dix-neuf députés socialistes, le 17 février 2014 : "Sarkozy, je le surveille; je sais tout ce qu’il fait". Simple manière de parler ? 

Selon les témoignages recueillis, un routard de la police judiciaire évoque en effet la constitution de "blancs", c’est-à-dire d’informations récoltées clandestinement, et qui remonteraient "en haut lieu". Il n’est ainsi pas dupe du fait que François Hollande ait découvert en lisant Le Monde que Nicolas Sarkozy a été mis en écoute…

Même Manuel Valls en aurait fait les frais

Ces coups bas concernent tous ceux qui pouvaient se trouver sur sa route, y compris Manuel Valls, selon les révélations de ce livre. Ainsi en est-il de la rumeur selon laquelle le Premier ministre aurait eu une liaison avec sa ministre de l’Éducation
Egalement  lâchée en haut lieu, les conditions de financement de l’orchestre d'Anne Gravoin, la femme de son premier ministre. A Matignon, on fait ainsi remarquer que l’enquête a été "conduite par une société d’intelligence économique proche de l’Élysée, qui travaille en sous-main avec la DGSE". 

Le pire, si ces informations sont étayées, c’est que malgré ce système visant à saper la réputation de ses rivaux, Hollande n’a pas réussi à se représenter…
Un énorme gâchis de la part d'un sournois sans foi ni loi qui se drape d'exemplarité !

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