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vendredi 30 octobre 2015

COP21, sous la menace de Black Blocs qui s’entraînent en France

Les altermondialistes européens ont mené une opération, ce week-end en Bretagne
Black Blocs en action à Strasbourg en 2009
pendant un sommet de l'OTAN


Passée inaperçue, cette action dans le Finistère était pour certains une répétition avant la COP21 


"Ils ont fait une répétition avant de frapper pendant la conférence climat en décembre à Paris". Voilà comment un proche de Manuel Valls analyse cette manifestation du week-end dernier dans le Finistère. 

Rassemblés sous le prétexte d'un hommage à Rémi Fraisse, une centaine de jeunes anarcho-révolutionnaires ont tenté d’envahir la poudrerie Nobel Sport où sont fabriquées des grenades lacrymogènes. Lors d’une manifestation sur le barrage de Sivens dans le Tarn, c’est  une  grenade offensive lancée par un policier qui a atteint le sac à dos du jeune homme. Il s'était enflammé en entrant en contact avec une matière inflammable qu'il contenait, dit-on, causant la mort, il y a un an, de l'activiste d'extrême gauche qui est présenté comme un inoffensif petit biologiste.



L' "usine d'armement" de Pont-de-Buis a été la cible de l'extrême gauche

La mobilisation a commencé sur les ondes, avec radio Poudrière (98,6) qui a diffusé en continu les infos utiles aux activistes,
raconte Mediapart. Cela a commencé, non loin de Carhaix, dans le champ prêté par un habitant - à mi-chemin entre Quimper et Brest - avec d’énormes Dazibao en papier mâché représentant les fameuses armes et munitions avec lesquelles la police mutile et tue (sic). Ils ont organisé des barrages filtrants, en riposte aux routes barrées tenues par les gendarmes qui disposaient d'un hélicoptère pour la journée.

Ils étaient 400 personnes dans le centre de Pont-de-buis (PS), selon les organisateurs. 
Quelques tags : "Face à la police, légitime défiance", "Nobel sport, noble mort"
Quelques slogans : "Les policiers à la vaisselle, les Flash-ball à la poubelle." "Nobel Sport, marchand de mort ".
Et puis une grande, très grande banderole peinte sur lequel on reconnaît le visage de Rémi Fraisse avec l’inscription : "Rémi, présent dans nos luttes."

A l’entrée de l’usine, canon à eau et grille anti-émeute attendent les manifestants. L’assemblée des blessés se tient là, réunissant des "petits biologistes" blessés, par des tirs de Flash-ball et de LBD 40 pour une conférence de presse.

De fait, une interdiction de manifester... pacifiquement
Depuis la mort de Rémi Fraisse, le gouvernement remet régulièrement en cause le droit de manifester, écrit Mediapart, pratiquant des arrestations préventives, en bloquant les manifestants dans de gigantesques nasses, etc. Le préfet dit ne pas avoir interdit la manifestation, mais il a mis tout en place pour empêcher son déroulement, selon les gentils organisateurs.
Lors d'une tentative pour sortir du centre, ils tombent sur un autre... barrage, mais sont repoussés par des gaz lacrymogène et retournent au campement en colonne motorisée. 
Le soir, c'était festnoz.

Parmi les manifestants, ce week-end, il y avait des "pros"


C'est ce que note un élu breton qui précise qu'ils étaient armés d’explosifs, casqués, cagoulés, habillés entièrement de noir et qu’ils n’étaient pas tous Français. Xénophobie ?...

Pour lui, cette action dans le Finistère n’était une répétition avant la COP21. L’exécutif craint que des manifestations dégénèrent à cette occasion. "Il faudra les bloquer aux frontières," conseille ce connaisseur anonyme. "C’est le boulot des services de renseignements et eux aussi ils ont pu s’entraîner ce week-end" conclut le député. Notamment en prenant tous les renseignements utiles sur les manifestants du Finistère.

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