POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mercredi 7 octobre 2015

Bartolone se dit visé par un "campagne de calomnies"

Visé par une enquête, Bartolone dénonce une «campagne de calomnies»  

Le parquet de Bobigny s'interroge notamment sur l'embauche par le département d'un élu de Pantin, y voyant un possible emploi fictif.

Tête de liste du PS pour les régionales en Ile-de-France, l'actuel président de l'Assemblée a dirigé le Conseil général de Seine-Saint-Denis de 2008 à 2012. A quelques semaines des élections régionales, Claude Bartolone, candidat socialiste à la présidence de la région Ile-de-France doit se justifier dans une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Bobigny. Elle vise des soupçons de détournements de fonds publics entre les mains de la direction centrale de la police judiciaire, révèle le Monde ce mardi. Le parquet soupçonne l’existence d’un emploi fictif, à savoir l’embauche par le conseil général de Seine-Saint-Denis – présidé par Bartolone de 2008 à 2012 – de Didier Segal-Saurel, un élu de Pantin. 

Dans un communiqué transmis mardi, l'éléphant du PS a dit espérer que l'enquête préliminaire ouverte permettrait "de faire cesser cette campagne de calomnies". Assurant avoir reçu "cette information avec sérénité", il a ajouté que «tous les recrutements qui sont intervenus» lorsqu'il était à la tête du conseil général, "l'ont été dans le parfait respect de la loi". 

L’affaire est partie d’un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) d’Ile-de-France, publié le 30 juin, portant sur la gestion du département de Seine-Saint-Denis depuis 2010. Dans un chapitre intitulé 'Le cas particulier d’un ancien vice-président du conseil général', les magistrats s’interrogent sur la nomination en 2012 de Segal-Saurel au poste de 'chargé de projet" à la direction de la Culture du département pour un contrat de trois ans. Une embauche validée par la présidence du Conseil général, donc par Bartolone lui-même. 

Un livre qui tarde à paraître

"Si la lettre de mission de ce collaborateur le chargeait de "contribuer à redonner à la Seine-Saint-Denis une place dans l’histoire métropolitaine et valoriser particulièrement son passé industriel et ouvrier" par l’édition "d’un ouvrage historique faisant référence sur le sujet", à la fin de l’année 2014, soit plus de deux ans après son recrutement, aucun ouvrage de cette nature n’avait encore été publié", écrit la Chambre régionale. 

Celle-ci s’interroge en outre sur le "recrutement […] effectué précipitamment" de l’intéressé et sur son niveau de diplôme (le baccalauréat), lequel ne correspondrait pas à "celui requis pour le recrutement d’un administrateur territorial" (au huitième échelon, rémunéré 3.400 euros brut par mois). 

Le département s’est défendu de tout emploi fictif, affirmant que Segal-Saurel était "bien un agent" de la direction de la Culture et que la rédaction de l’ouvrage "est en cours". Un plan du livre a été communiqué à la CRC. 

Jean-Luc Porcedo, qui dirigeait le cabinet de Claude Bartolone au Conseil général, a affirmé que "parler d’emploi fictif est à la limite de la diffamation. M. Segal-Saurel a effectué un vrai travail ; il était d’ailleurs à son poste tous les jours"... 

Porcedo conteste aussi l’accusation selon laquelle Didier Segal-Saurel aurait obtenu ce poste en contrepartie d’avoir laissé sa place éligible à Bartolone, dans le canton de Pantin-est, lors des élections cantonales de 2008. Ce désistement avait permis à l’actuel président de l’Assemblée nationale d’être élu et d’accéder à la tête du département.

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):