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vendredi 16 octobre 2015

DSK: le sulfureux socialiste dans une nouvelle affaire

L'ancien patron du FMI s'est mis dans les mauvais draps d'une affaire financière

Meilleur chance du PS en 2012,
Dominique Strauss-Kahn fait l'objet d'une enquête préliminaire pour escroquerie et abus de biens sociaux.

Le 28 juillet dernier, le Parquet de Paris a ouvert cette enquête sur LSK, la société d'investissement en faillite que DSK présidait au... Luxembourg jusqu’en octobre 2014 et qui a laissé une ardoise de 100 millions d’euros, révèle la radio de service public, France Inter, très marquée "à la gauche de la gauche". Deux créanciers, hommes d’affaires, ont porté plainte, mais cent cinquante-six créanciers français, belges, grecs, mais aussi israéliens, mauritaniens, russes ou macédoniens se disputent aujourd’hui les restes de LSK, dont le fisc luxembourgeois. 

L'information est révélée trois mois après ses débuts.

C’est en toute discrétion des media que le Parquet de Paris a ouvert au cœur de l’été cette enquête préliminaire sur la gestion de LSK, qui fait suite à la plainte d’un homme d’affaires français, Jean-François Ott, qui a perdu les 500.000 € qu’il avait investis dans le groupe.
Cet homme d'affaires est l'ancien PDG de la société immobilière luxembourgeoise Orco Property Group (chaîne d'hôtels Mamaison à Pragues et Berlin, notamment), a précisé son avocat, Me Mathieu Croizet. Son client déclare avoir souscrit dans l'été 2014, via sa société chypriote Roxannia, une augmentation du capital de LSK de 500.000 euros. Persuadé qu'on lui a présenté, en amont de cet investissement, une situation financière de LSK non conforme à la réalité, il a déposé plainte contre les anciens administrateurs de LSK . Parmi ces administrateurs figurait l'ancien ministre, a précisé Me Croizet.
"Afin de permettre à Jean-François Ott d’étudier cet investissement, LSK lui aurait alors remis différents documents, notamment un calcul de l’actif net réévalué et un business plan, évoquant un net retour à la profitabilité de la société dès 2015. Or, la perte mentionnée pour 2013 est bien inférieure à celle du projet de comptes que Roxannia s’est procuré par la suite, les comptes définitifs n’ayant pas été publiés. La plainte qu’il déposera parle donc "de projections financières fantaisistes et trompeuses". C’est l’aveugle qui soutient le paralytique tout en lui faisant un petit dans le dos !" (Mediapart)
Le site trotskiste poursuit. "En mars 2014, 'le conseil d'administration d'Orco Property Group a en effet mis fin aux contrats de Jean-François Ott, fondateur du groupe il y a 23 ans, ainsi que de Nicolas Tommasini, Aleš Vobruba et Brad Taylor. Jean- François Ott restera néanmoins président du conseil d'administration, tandis que le conseil a nommé Tomáš Salajka au poste de PDG et Jiří Dedera à celui de directeur général.' "

Au moins deux plaintes

Depuis la première plainte déposée le 30 juin par J.-F. Ott contre l’ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), "une seconde plainte a été déposée par un ex-banquier macédonien," a précisé France Inter, qui révèle l'affaire en coordination avec Le Parisien Magazine qui fait payer ses informations. "La première question que doit se poser la brigade financière de la Police Judiciaire de Paris saisie de l’affaire est de savoir comment ont été dilapidés les 100 millions d’euros aujourd’hui réclamés par les 156 créanciers de multiples nationalités ?" estime France Inter, avant de renvoyer à l'article payant du Parisien. Les deux compères se partagent-ils les bénéfices?

LSK, dont Dominique Strauss-Kahn voulait faire un fonds spéculatif de 2 milliards de dollars, a été déclarée en faillite en novembre 2014, quelques semaines après le suicide à Tel Aviv de son fondateur et dirigeant, Thierry Leyne.
"Son épouse Karen, deux ans avant lui, s'était jetée en 2011 du haut d'un parking à Genève ; après son suicide à lui, on aurait trouvé trois lettres laissées par le défunt, dont l’une destinée à sa compagne Nathalie B., ex-conseillère de DSK (décidément !), dont la fille Vanessa Strauss-Kahn travaillait elle-même pour LSK ! Il y aurait avoué sa "honte d'avoir causé tant de dégâts financiers" ; l'ancien directeur du FMI, n'est toutefois sans doute pas le seul à avoir perdu beaucoup d'argent (625.000 euros) en s'associant à Th. Leyne ; on parle de 150 victimes pour 100 millions d’euros et les conditions furent très loin d’être les mêmes." (Mediapart, qui cite PaSiDupes)
Dans Le Parisien du 30 octobre 2014, l'ancien directeur général du FMI avait chargé son ex-associé, affirmant qu'il "avait contracté une série d'emprunts excessifs". Il avait aussi admis qu'il était au courant de la "réputation contrastée" de son associé, mais expliqué avoir été attiré par le fait que l'homme d'affaires "avait fait dans le passé de très belles opérations". DSK a lui-même a porté plainte contre X au Luxembourg pour "abus de biens sociaux", dans l'affaire de cette faillite.

DSK avait quitté la présidence de LSK quelques jours avant ce suicide.
De son côté, l’avocat de Dominique Strauss-Kahn, Me Jean Veil, explique que son "client n’avait pas de rôle opérationnel dans le groupe et a lui-même été trompé."


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